Un extrait intéressant sur Le Figaro
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Nasri, l'illustration
Surréaliste, mais pas autant que l'attitude de Nasri au sortir de la rencontre. L'invective du milieu de City à l'encontre d'un journaliste est naturellement indigne, et devrait même conduire à s'interroger sur sa légitimité à porter encore le maillot bleu. Mais elle n'est, hélas, que révélatrice du comportement de trop de joueurs de cette équipe de France, petits bourgeois querelleurs bien plus que durs au mal, parvenus sans être jamais arrivés nulle part. Car qu'a prouvé un Samir Nasri, avec ses quatre buts en 34 sélections? Rien. Il a certes marqué contre l'Angleterre en phase de poules de cet Euro, mais s'il prenait sa retraite internationale demain personne ne le regretterait ni ne serait capable, dans 10 ans, de se souvenir de ce sous-Pirès mal embouché. Mais Nasri ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt; le problème de l'équipe de France le dépasse de très loin.
S'inspirer de l'Espagne et de l'Allemagne
Il faut sans doute, aujourd'hui, aller au-delà, comme ont su le faire d'abord l'Espagne, encore elle, mais aussi l'Allemagne notamment. Ces pays-là, depuis une vingtaine d'années, axent leur sélection des jeunes et leur formation non seulement sur les capacités techniques et physiques, mais aussi sur la façon dont ces graines d'athlètes vont être capables de se mettre au service d'un collectif. Il ne s'agit pas ici de leur faire dire amen à tout et de briser toute personnalité, mais bien de privilégier des joueurs capables d'abnégation -y compris défensive- et de générosité, voire d'altruisme; des garçons susceptibles de comprendre que faire la dernière passe, voire l'avant-dernière, est tout aussi gratifiant que de marquer. Il y en a, bien sûr, en équipe de France, mais il n'y a malheureusement pas qu'eux -fussent-ils majoritaires, ils sont hélas phagocytés par les égos des autres.
La discipline et l'intelligence collectives, c'est, par exemple, ce qui avait permis au Danemark ou surtout à la Grèce de devenir championnes d'Europe sans individualités fortes à chaque ligne, et c'est ce qui manque à la France depuis que Zidane n'est plus là pour masquer les lacunes des Bleus. L'Allemagne, l'Espagne, ce sont des nations qui ont su écarter un jour leur meilleur joueur du moment (Raul, Ballack) pour favoriser le collectif -comme d'ailleurs l'avait fait Jacquet en 1996 en n'emmenant ni Ginola ni Cantona à l'Euro. A leur image, et du bas de la pyramide jusque tout en haut, le football français serait bien inspiré de ne s'appuyer que sur des joueurs prêts à le servir plutôt que sur des philistins aux ventres trop pleins pour leurs grossiers appétits.
c'est vrai que jacquet avec son air d'employé Casino à St Ch'mooont....il avait été sévèrement burné d'écarter ginola et canto en 96 et de tenir bon en 98 tout en sélectionnant dugarry....ça tient du génie!!!






