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Stade Français CASG


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#3766 RCV06

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Posté 06 octobre 2025 - 17:05

Avec les Landais on festoie beaucoup plus, je connais, faut avoir la santé  :D

C'est clair que niveau bringue je suis passé pro, j ai pas loupé beaucoup de lieux stratégiques dans Paris  :D 


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Posté 06 octobre 2025 - 17:09

C'est clair que niveau bringue je suis passé pro, j ai pas loupé beaucoup de lieux stratégiques dans Paris  :D

Moi j'ai fait ça chez eux, avec occasionnellement des Basques des Béarnais et des Gersois, c'était quelque chose.  On a bien rapproché les peuples.  :P  



#3768 RCV06

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Posté 06 octobre 2025 - 17:17

Moi j'ai fait ça chez eux, avec occasionnellement des Basques des Béarnais et des Gersois, c'était quelque chose.  On a bien rapproché les peuples.  :P  

J ai fait une fois les fêtes de Soustons, j ai cru crever, en plus j avais un maillot du Racing sur le dos  :D 


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#3769 Alex chocolatines

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Posté 06 octobre 2025 - 17:25

J ai fait une fois les fêtes de Soustons, j ai cru crever, en plus j avais un maillot du Racing sur le dos  :D

Oh lekon !  :P



#3770 el landeno

el landeno

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Posté 25 octobre 2025 - 15:31

Tondeuses de nuit et nettoyage express : comment le stade Jean-Bouin passe du foot au rugby en une nuit
Le stade Jean-Bouin, enceinte habituelle du Stade Français, qui accueille aussi depuis cette saison les matches du Paris FC, a été le théâtre d'une transformation express entre vendredi et samedi, pour passer de la configuration foot à celle du rugby. Récit d'une nuit animée et chronométrée.

Sur la pelouse du stade Jean-Bouin vendredi soir, quelques minutes seulement après la victoire de Nantes face au Paris FC (2-1), une étrange chorégraphie s'organise. À côté des remplaçants du FCN qui enchaînent les allers-retours, des gilets jaunes ont fait irruption. Munis de seaux et de balais, ils ne tardent pas à débuter le minutieux nettoyage des lignes. Autour du terrain, les chariots remplis de matériel se croisent déjà. Dans les tribunes, les agents de sécurité invitent poliment les derniers spectateurs à se diriger vers la sortie.

 
 

Il n'est pas encore 23 heures mais le temps presse. La nuit s'annonce longue et courte à la fois. À midi le lendemain, protocole oblige, l'enceinte doit avoir fait peau neuve pour le match de Top 14 entre le Stade Français et Montpellier, prévu à 16h35. Depuis la montée du promu parisien en Ligue 1 et la cohabitation actée avec le club de rugby, titulaire exclusif d'une convention d'occupation des lieux jusqu'en 2029, et de sa gestion via la SFPG, chacun sait que ce moment va arriver. Celui où il faudra se partager les clés le temps d'un week-end.

« C'est du travail relativement classique. Sauf que cette fois, le timing est beaucoup plus serré »

Thibault Le Bail, responsable arène et grands événements au Stade Français

 
 
 

Pour ce premier des quatre doublons programmés cette saison, l'heure n'est donc plus à l'improvisation. « Ça fait 15 jours qu'on travaille sur le sujet. On a vite identifié qu'il fallait avoir des prestataires communs et établir un planning prévisionnel pour respecter le cahier des charges », explique Thibault Le Bail, responsable arène et grands événements au Stade Français, en charge de la coordination de cette transformation express. Au total, près de 200 personnes et une douzaine de corps de métiers ont été mobilisés. Soit le double des effectifs nécessaires pour la même opération organisée en temps normal sur plusieurs jours.

 
 

« Je suis persuadé que ce test sera réussi parce que le travail se fait en symbiose entre les deux clubs », annonce Arnaud Campanella, secrétaire général du Paris FC. Derrière lui, le décor a déjà changé. Le parcage réservé aux supporters visiteurs, qui avaient bruyamment fêté le succès des Canaris peu avant, est vide depuis 23h20. Il faut maintenant remonter les quatre premières rangées de sièges, enlevées par précaution, et faire tomber le filet de protection. Pas le plus simple, au contraire d'une autre routine, celle de remplacer les buts de foot par les poteaux de rugby, expédiée en une heure à peine, à l'aide d'un tracteur pour hisser le pavillon rose. « C'est du travail relativement classique, affirme Le Bail. Sauf que cette fois, le timing est beaucoup plus serré. »

 
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Le parcage nantais était copieusement garni, vendredi soir à Jean-Bouin. (J.-B. Autissier/L'Équipe)

Pour Ewan Hauven aussi, jardinier chez Natural Grass, la société de maintenance et de création de terrains de haut niveau, l'objectif consiste à « s'avancer au maximum pour avoir le moins de travail possible (samedi) matin »« La seule contrainte, précise le jeune homme en poussant son engin à roulette pour effacer la peinture, c'est le stress de se demander si ce sera fini à temps. Mais il n'y a pas de raison, on a toute la nuit. »

 
400 housses laissées en présidentielle pour gagner du temps

Si le traçage du rugby, plus long que celui du foot, sera effectué en fin de matinée comme prévu, la mission de Najib, employé chez GL-Events, autre prestataire en charge de la signalétique, ne peut pas attendre le lever du jour. Entre les panneaux en bord de terrain à changer, ceux des partenaires en tribunes, les housses de sièges, les vomitoires ou encore les bancs de touche à remplacer, les allées et venues jusqu'aux coursives s'enchaînent à mesure que la nuit avance. Il est plus de minuit, la température est tombée en dessous des 10 °C, « mais on se réchauffe en travaillant », sourit le manutentionnaire.

« On a l'avantage de bosser avec le Stade Français depuis deux ans, on sait ce qu'on fait, ajoute-t-il, en s'accordant une petite pause, les yeux levés vers ce cadre de travail atypique. On ne va pas se plaindre non plus, on est un peu privilégiés d'être là. » Pour gagner du temps, plus que de l'argent, il a été décidé de laisser 400 housses bleues en tribune présidentielle. « Ça reste quand même les couleurs du Stade Français, souligne Maxime Jacquey, responsable séminaires et événementiel au club. On a d'autres priorités. »

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Les préparatifs se sont poursuivis ce samedi matin. (J.-B. Autissier/L'Équipe)

Le traitement des déchets, notamment les bâches laissées par les ultras nantais de la Brigade Loire, en fait partie. Pour pouvoir les évacuer et les stocker, il a fallu anticiper. « Nos conteneurs allaient être pleins après le match du PFC, alors on a commandé une benne tampon, montre Jacquey. Notre prestataire ménage nous avait alertés sur ce point. »

Des tondeuses peu bruyantes pour ne pas déranger le voisinage

À bientôt une heure du matin, au son feutré - par respect pour le voisinage - des tondeuses ultra-modernes entrées en scène, la fourmilière de petites mains s'active dans tous les coins. À l'extérieur, tandis que les écrans géants affichent un nouveau logo flashy, les projecteurs ont baissé en intensité. À l'intérieur, pas question de lever le pied. Une fois les loges débarrassées par le traiteur et un coup de propre donné, leur aménagement avec une nouvelle visibilité débute autour de 3 heures. Au petit matin, la relève est arrivée pour finir de dresser les tables et remplir les sacs-cadeaux pour les invités.

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Les sacs-cadeaux destinés aux invités ont été préparés ce petit matin. (J.-B. Autissier/L'Équipe)

Depuis 7 heures et le changement d'équipe, le rythme est moins soutenu. Le plus gros est fait. « La journée recommence comme d'habitude, constate Thibault Le Bail, satisfait de n'avoir eu à gérer aucun contretemps avant le briefing sécurité prévu à 13h30. On a un savoir-faire certain aujourd'hui, même si c'était une première à ce niveau d'exigence pour la Ligue 1. On se félicitera ce (samedi) soir, mais c'était un vrai défi à réaliser. »

Le switch sera amené à se renouveler dès mercredi pour la réception de l'OL en soirée (21h05), dans un délai cette fois plus raisonnable. D'autres nuits s'annoncent encore chargées pour le PFC et le Stade Français. « S'il suffisait d'appuyer sur un bouton, si c'était partout aussi simple... », lance une habituée des lieux, en allumant le couloir des vestiaires, désormais teinté de rose. Tout est fin prêt, le spectacle en coulisses est terminé, le vrai, sur le terrain, peut commencer.



#3771 Parigot_Paris

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Posté 17 novembre 2025 - 13:40

Bouh ! BOUH !

 

Nan je dis "bouh" pour faire peur, comme Casper le fantôme, histoire de vous effrayer. :bush: Car LE STADE FRANCAIS en personne viendra vous hanter dès que vous aurez réglé l'affaire lyonnaise.

 

Ah, tout de suite ça rigole moinsse, hein ? Allez, déposez vos témoignages de frousse verte, de flubes intenses, de trouille irrépressible dans ce topic ! :w00t:

 

Oooooooh c'est moi qui ai les foies ! :crying:



#3772 el landeno

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Posté 20 décembre 2025 - 09:33

Au rugby comme dans la vie, Giorgi Melikidze, le pilier sur lequel ses coéquipiers du Stade Français peuvent se reposer : « Sa présence apporte une vraie joie de vivre »
Giorgi Melikidze, le pilier droit du Stade Français, qui affronte samedi son voisin du Racing 92 (14 h 30), est le symbole de la force retrouvée du pack parisien. Personnalité rare, ce joueur qui a déjà inscrit 5 essais en Championnat, s'applique à rénover une église du VIIe siècle pour faire revivre son village en Géorgie.

Quand il a bien mangé, Giorgi Melikidze aime passer sa main sur son ventre en répétant « garage poulet » et plisser les yeux de satisfaction à mesure que s'ouvre son large sourire. « Il est drôle, s'amuse Perry Freshwater, l'entraîneur des avants du Stade Français. C'est un personnage fort de notre groupe. Il appelle tout le monde "ma belle", fait rire les gars avec son français approximatif. Sa présence apporte une vraie joie de vivre. » Dans son sabir franco-caucasien, Giorgi assure qu'il veut « gagner le Top Takorz ». Avant les matches, il parle de « casser mêlée adversaire ».

 
 

Ce jovial de 29 ans est né en Géorgie, pays de 3,9 millions d'habitants au coeur du Caucase écrasé par la grande Russie au nord, frontalier avec la Turquie, l'Arménie et l'Azerbaïdjan au sud. Avec pour respiration la mer Noire à l'ouest. Giorgi avait 19 ans lorsqu'il a débarqué à Paris en 2015.

« Ça fait dix ans, mais en français il a encore du mal, se marre Ryan Chapuis, son coéquipier. Il fait des fautes grossières et on attrape des fous rires. Comme il a le sens de l'autodérision, il est très apprécié. C'est un mec attachant, insouciant, on ne sent pas de vice en lui. Il est presque enfantin. » Tous deux se côtoient depuis les espoirs. « Au début, c'était compliqué pour communiquer. Giorgi était un peu un Indien dans la ville : il vient d'un coin très reculé de la Géorgie. Même l'anglais, il ne le parlait pas. »

Son compatriote Sergo Abramishvili, pilier gauche de 22 ans, précise : « Giorgi vient du Samtskhé-Djavakhétie, une région montagneuse du sud qu'on appelle "la porte de la Géorgie". C'est un bastion de notre pays qui a toujours résisté aux invasions des Macédoniens, des Ottomans, des Perses. » Il ajoute que les Géorgiens ont « une mentalité d'insulaires », un esprit « seuls contre tous ».

 

« On dit des gens de sa région qu'ils sont les piliers de notre pays, ils ont toujours été en première ligne pour le défendre des envahisseurs »

Sergo Abramishvili, pilier gauche du Stade Français

 
 
 

Abramishvili est passionné par l'Histoire de son pays, se débrouille en français et anglais. Il a grandi à Tbilissi, la capitale, où il s'entraînait aux côtés de Davit Niniashvili, l'ailier explosif du Stade Rochelais. « Giorgi, lui, vient d'un village à 300 kilomètres de Tbilissi, 500 habitants perchés à 1 200 mètres d'altitude. On dit des gens de sa région qu'ils sont les piliers de notre pays, ils ont toujours été en première ligne pour le défendre des envahisseurs. Et Giorgi est au rugby comme dans la vie, un pilier dans le sens où tu peux t'appuyer sur lui, c'est un mec de confiance, loyal et responsable. »

Melikidze habite à Boulogne-Billancourt, anonyme et discret. « Chez lui c'est une star, poursuit Abramishvili. Les policiers l'arrêtent pour des selfies, il y a eu des reportages à la télévision. Sa réussite a incité beaucoup de jeunes à se mettre au rugby. » Cette saison, il affiche un taux de 97 % de plaquages réussis et a déjà inscrit cinq essais en Top 14 avec le Stade Français, plus que certains ailiers et autant que ses coéquipiers Peniasi Dakuwaqa et Léo Barré.

Le 23 novembre, à Jean-Bouin, il s'est même offert un doublé face au RC Toulon (22e et 43e minute), lors d'une victoire éclatante (51-24)« Forcément, on l'a chambré, sourit Chapuis. Ce n'est pas courant pour un pilier droit. On lui a dit qu'il avait poussé tout le monde pour marquer. »

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Giorgi Melikidze, le 29 novembre lors de la défaite des Parisiens à Clermont (36-32). (F. Faugère/L'Équipe)

Chaque matin, Melikidze débarque au Camp des Loges avec sa bonne humeur. « On sent qu'il est content d'être là, observe Freshwater. Il bonifie l'environnement. C'est un gros bosseur, rapide et très à l'aise ballon en main. » Ce cube de muscles et de tendons pèse 121 kg pour 1,80 m. « Au squat, c'est le plus costaud de l'équipe », indique l'entraîneur. Une vidéo publiée sur le compte Instagram du joueur le montre arracher 300 kg sous les ovations de ses coéquipiers. Il porte de simples baskets, pas même des chaussures d'haltérophilie. « Pas besoin, dit-il. J'aime chose normale, naturelle ! » La puissance de ses appuis le rend redoutable. « On sait que dès qu'on s'approche des lignes, s'il a le ballon il est difficile à arrêter », rappelle Chapuis.

Entre deux éclats de rire, Abramishvili traduit les souvenirs d'enfance de Giorgi. Les deux hommes sont comme des frères. Melikidze est l'aîné de cinq ans mais se retrouve parfois dans le rôle du cadet, désemparé par ses difficultés à s'exprimer en français. Il a grandi dans un village où l'on ignorait tout du rugby. « Je faisais boxe avec mama », raconte-t-il. « Mama » signifie papa en géorgien, il parle du sien avec tendresse et ça le rend touchant.

Akaki Melikidze, né en 1965, avait servi quatre ans dans l'armée soviétique du temps de l'URSS. Il en était revenu avec la passion du noble art. Dans la petite ferme familiale, il tenait dans ses bras un large boudin de cuir sur lequel son fils tapait des poings. Un moment de partage lumineux dans une période sombre. « À l'époque, c'est beaucoup problèmes », dit Melikidze. Abramishvili éclaire : « La génération de nos parents a subi la crise des années 1990 après la dislocation de l'URSS, puis plusieurs conflits armés. On ne trouvait pas grand-chose à manger dans le pays. Beaucoup de gens ont survécu grâce à une agriculture de subsistance et à l'entraide familiale. »

Giorgi était écolier dans son village de Toloshi lorsqu'un entraîneur, Temuri Tivadze a débarqué pour lui proposer de s'essayer au rugby dans la ville d'Aspindza, à douze kilomètres de là. « J'ai trop aimé ! » s'illumine Giorgi. Désormais international, il compte 26 sélections avec la Géorgie. Il dit « je travaille rugby » car ce sport pour lequel il s'est pris de passion lui permet de réaliser un rêve plus haut encore. Une partie de son salaire est investie dans la rénovation d'une église orthodoxe du VIIe siècle, en ruines à cinq minutes de la maison familiale.

« Il investit seul dans un acte de piété désintéressé, pour ramener la vie dans son village car avant les églises n'étaient pas qu'un lieu de prière, les enfants y étudiaient »

Sergo Abramishvili

 
 
 

« Quatre fois église cassée dans Histoire, moi j'ai cinquième mec qui reconstruire. C'est pas béton, caillou. » Abramishvili précise : « il fait rénover l'église selon les méthodes traditionnelles ancestrales, pierre après pierre. Il investit seul dans un acte de piété désintéressé, pour ramener la vie dans son village car avant les églises n'étaient pas qu'un lieu de prière, les enfants y étudiaient. »

Avec l'hiver dans la montagne, les travaux sont à l'arrêt mais Giorgi espère que la rénovation sera achevée fin octobre prochain. Ce jour-là, il fera venir un prêtre pour bénir le lieu, conviera les habitants du village pour un immense repas où l'on fera rôtir une vache, quelques moutons et plusieurs poulets. Peut-être osera-t-il demander un congé au coach Paul Gustard. Ou pas, selon le contexte du club. « Si moi pas là, pas grave. Moi pas priorité. » Ainsi parle Giorgi Melikidze, pilier droit essentiel du Stade Français.


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