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#5221 Silhouette

Silhouette

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Posté 08 janvier 2026 - 15:54

Qui est ce qui t'a expliqué tout ça ? 

C'etait dans la presse: https://www.leparisi...5HP7WRHVZRA.php

 

Parce que c'est tout a fait dans les regles et legal, juste un arrangement entre amis, ou juste entre gens qui se comprennent (tout le monde y trouve son compte, sauf le contribuable au final).


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#5222 le Sampaud

le Sampaud

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Posté 09 janvier 2026 - 19:24

Qui est ce qui t'a expliqué tout ça ? 

C'est pour pour moi la question ?
Si oui, le marchés publics ont été publics, la rétrocession est également disponible. Le Parisien a fait un article dessus

#5223 el landeno

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Posté 30 janvier 2026 - 07:14

Auguste Albuisson, plus jeune Français à jouer chez les pros : « Collazo a dit à ma mère que c'était plus dangereux d'avoir quatre gars sur moi en Crabos qu'un en Challenge européen »
Cet hiver, le troisième-ligne du Racing Auguste Albuisson est devenu à 17 ans et 270 jours le plus jeune Français à jouer en pro. Surclassé, il vient d'être appelé avec les U20 pour le Six Nations.

Il faut bien commencer un jour. C'est juste que pour certains, ce jour arrive plus tôt que pour les autres. Le 5 décembre, en entrant en jeu à Belfast contre l'Ulster pour le compte de la première journée de Challenge européen (défaite 61-7), le Racingman Auguste Albuisson a repoussé les limites connues de la précocité. Âgé de 17 ans et 270 jours, le troisième-ligne, qui officia quatorze minutes cette soirée-là, est devenu le plus jeune Français à officier chez les pros.

 
 
 
 

Dans l'histoire des Coupes d'Europe, trois joueurs pas encore majeurs sont entrés dans le métier de plus bonne heure : le Roumain Alexandru Marin (Dinamo Bucarest, 17 ans et 124 jours), le Sénégalais Magname Koita (Biarritz, 17 ans et 155 jours) et le Gallois Gareth Chapman (Newcastle, 17 ans et 178 jours). En convoquant le souvenir de ces trois jouvenceaux, on parle d'un temps que les moins de 25 ans ne sauraient reconnaître.

Les plus jeunes à avoir joué en Coupes d'Europe :
1. Alexandru Marin (ROU, Dinamo Bucarest) 17 ans, 124 jours
2. Magname Koita (SEN, Biarritz) 17 ans, 155 jours
3. Gareth Chapman (GAL, Newcastle) 17 ans, 178 jours
4. Auguste Albuisson (Racing 92) 17 ans, 270 jours
(...)
6. Lilian Baret (Lyon) 17 ans, 285 jours
10. Julien Arias (Colomiers) 17 ans, 339 jours
11. Antoine Dupont (Castres) 17 ans, 345 jours

Un Crabos qui saute deux classes et débarque chez les pros, ça n'arrive pas souvent et ça ne peut arriver qu'en Coupe d'Europe (Coupe des champions ou Challenge européen). La réglementation en vigueur en Top 14 interdit formellement d'aligner un mineur. « Ce critère répond avant tout à une problématique liée au droit du travail, explique le docteur Bernard Dusfour, président de la commission médicale de la Ligue. Faire travailler un mineur implique certaines obligations, sur le temps de travail, l'intensité du travail, la médecine du travail... Pour nous, c'est clair et net : le critère, c'est une date sur un papier officiel. »

 
 
 
 

Une fois, seulement une fois, une exception à cette règle a été constatée pour un joueur d'exception : Antoine Dupont. Une semaine avant son dix-huitième anniversaire, soit le 8 novembre 2014, le jeune Castrais, qui venait, quinze jours auparavant, d'être lancé avec les pros contre le Leinster en Coupe d'Europe, apparaissait sur une feuille de match de Top 14, face à Toulon (22-14).

 
 
 
 

C'était une telle semaine de grand bricolage (en raison des nombreuses blessures d'un côté comme de l'autre) que Bernard Laporte, manager du RCT, envisagea le forfait « pour ne pas exposer nos jeunes piliers ». Il se ravisa mais son président Mourad Boudjellal se fit un sang d'encre jusqu'au bout : « On n'a plus qu'à se rapprocher du bon Dieu jusqu'à samedi 16 h 45, heure de la fin du match. Mais c'est sûr, on y va la peur au ventre ». Fort heureusement, aucun accident ne fut à déplorer et Dupont n'entra même pas en jeu.

 
 

« La maturité physique, c'est autre chose. Vous savez bien qu'un garçon de 17 ans et demi pourra être plus apte à jouer en pros qu'un autre de 19 ans »

Bernard Dusfour, président de la commission médicale de la Ligue.

 
 

Entre la nature même du jeu de rugby, la vitesse toujours plus importante et les impacts toujours plus sourds, il ne viendrait à l'idée d'aucun manager de lancer à la légère un mineur dans ce tambour-là. « La maturité physique, c'est autre chose, prolonge le docteur Dusfour. Vous savez bien qu'un garçon de 17 ans et demi pourra être plus apte à jouer en pros qu'un autre de 19 ans. Ce débat est évidemment essentiel mais il ne peut être mené qu'en interne avec le médecin, les kinés, les préparateurs physiques, les entraîneurs. »

 

Pour pouvoir inscrire un mineur sur une feuille de match, le club a besoin d'une décharge parentale. C'est non négociable. « Patrice Collazo (manager du Racing) a donné rendez-vous à mes parents dans les bureaux pour expliquer sa démarche, raconte Auguste Malbuisson, lycéen en terminale à Lakanal, très à l'aise pour la première interview de sa vie. Ma mère est venue et elle n'a pas eu besoin d'être rassurée davantage. Le discours était très clair, elle a signé la décharge. Patrice lui a dit que c'était plus dangereux d'avoir quatre gars sur moi en Crabos qu'un en Challenge européen. (Sourire.) »

 
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Auguste Albuisson (à droite) en action lors de son entrée contre l'Ulster (61-7), le 5 décembre. (A. Réau/L'Équipe)
 

C'est justement à l'occasion d'un derby en Crabos, entre le Racing et Massy, que Collazo a repéré la haute stature de ce troisième-ligne (1,95 m ; 97 kg) qui se verrait bien sur les bancs de Dauphine à la rentrée prochaine. « Il m'avait surpris, il est très complet, avec ou sans ballon, ce qui n'est pas commun à cet âge-là. Il a un QI rugby très élevé. Techniquement, dans l'analyse, il est bon. Il ne faut pas brûler les étapes mais c'est du temps gagné pour la suite. Il a joué les quatre matches de Challenge avec nous (le dernier, contre les Cheetahs, 31-28, en tant que titulaire avec un essai en prime) mais j'ai voulu qu'il retourne avec les Crabos entre les deux périodes européennes parce que c'est sa réalité. »

 

L'immersion chez les pros a défilé en accéléré. « Deux semaines avant l'Ulster, j'ai intégré les entraînements avec eux mais c'était chaud. Je ne connaissais pas les combis en touche, ni les systèmes. Mais j'étais déjà très content d'être là et les gars m'ont super bien accueilli. Quand on m'a annoncé que je serais remplaçant à Belfast, c'était dingue. Je n'avais fait qu'un entraînement à balles réelles. C'est pour ça que j'estime qu'on m'a plus donné cette chance que je ne suis allé la chercher. Mon entrée contre l'Ulster ? L'impression d'être dans un film. J'ai plaqué leur numéro 8 et ça m'a fait mal à l'épaule. Mais j'ai réussi le plaquage ! À ce niveau, tu ne peux pas te permettre de plaquer en haut. Il faut être intelligent. »

 
 

« Auguste est notre tête d'affiche. (...) Dans le jeu, il est très fort sur l'aérien, il se déplace très bien... Mais c'est aussi un garçon chez qui ça va très vite là-haut »

Clément Gomet, son entraîneur en catégorie juniors, et Sylvain Bouthier, directeur du haut niveau au centre de formation.

 
 

Formé au RC Courbevoie, Albuisson ne sait pas précisément de quoi sa fin de saison sera faite. Il vient d'être surclassé pour rejoindre les moins de 20 en vue du Tournoi des 6 Nations qui approche. À 18 ans - il les fêtera le 10 mars -, il pourra être appelé en Espoirs ou en Top 14 mais, au fond de lui, il a l'envie de vivre la phase finale avec ses amis de promo.

 

« Il est capitaine des Crabos et il est très impliqué dans ce projet d'équipe, il est très attaché à ses copains, disent en choeur Clément Gomet, son entraîneur dans cette catégorie juniors, et Sylvain Bouthier, directeur du haut niveau au centre de formation. Le premier enjeu, c'est qu'il obtienne son bac avec mention. On s'est engagés auprès des parents. À côté de cela, bien sûr, nous faisons tout pour qu'il accède au haut niveau le plus vite possible. Le fait qu'il ait été appelé chez les pros alors qu'il est loin d'avoir acquis sa maturité physique est un super indicateur. Auguste est notre tête d'affiche. Il a plein de super pouvoirs. Dans le jeu, il est très fort sur l'aérien, il se déplace très bien... Mais c'est aussi un garçon chez qui ça va très vite là-haut. (Ils montrent la tête.) » Depuis quelques mois, la formation rebourgeonne au Racing.

 

« Faire monter onze Espoirs chez les pros contre les Cheetahs, intégrer un Crabos prometteur, c'est envoyer des messages vers l'extérieur, pour dire que la santé du club est bonne et qu'on y travaille bien, et vers l'intérieur, pour que nos jeunes sachent qu'on compte sur eux », insiste Collazo. Sous son impulsion, les découvertes se succèdent : le flanker Shingi Manyarara, l'ailier Nolann Donguy, le pilier Édouard Jabea, le talonneur Yanis Basse, le demi de mêlée Antoine Latrasse...

 

Le Racing n'a plus rien gagné chez les jeunes depuis la génération Le Garrec-Baudonne-Moukoro, titrés en Alamercery en 2018. Si Auguste et sa bande cherchent un défi de taille pour les beaux jours...






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