Jump to content


Photo

Aviron Bayonnais


  • Please log in to reply
878 replies to this topic

#871 jm12

jm12

    Champion du Monde

  • Membres
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 21,360 posts
  • Genre:Homme
  • Ville:millau
  • Mon club:

Posted 13 March 2026 - 07:32 AM

Ce qui me titille c 'est bien le fait que Broncan n 'était pas un perdreau de l 'année et qu'il ait eu les pires difficultés à faire prendre la sauce , avec un effectif pas dégeu/ quand même !

 

Sans doute anguille sous roche dans ce Club pour une saison actuellement ratée sauf dernière ligne droite d'exception avec un sprint imprévu...

 

Allez savoir ....à l 'image du FCG les ratés de ces dernières saisons ont manifestement pas été digérées et laissé des traces !

 

Pour l 'AB , dans l 'art et la manière de se tirer une balle dans le pied et d 'avoir les yeux plus gros que le ventre pour Tayeb !!!



#872 bazooka

bazooka

    Champion du Monde

  • Membres
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 13,524 posts
  • Genre:Homme
  • Ville:Cournon
  • Mon club:

Posted 13 March 2026 - 07:59 AM

J'aime bien ce que Tayeb fait de l'aviron.



#873 Bad Zé

Bad Zé

    Nouvelle modération obscurantisse

  • Modérateurs
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 20,172 posts
  • Genre:Homme
  • Ville:Barcelonne
  • Mon club:

Posted 13 March 2026 - 09:23 AM

J'aime bien ce que Tayeb fait de l'aviron.


Il a du racing en lui.

#874 el landeno

el landeno

    Equipe de France

  • Membres
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 7,775 posts
  • Genre:Homme
  • Ville:dax
  • Mon club:

Posted 19 March 2026 - 21:39 PM

Aviron Bayonnais. « J’étais venu pour aider, accompagner, et ce n’est pas ce qui s’est passé… », Laurent Travers s’exprime pour la première fois
20250914114605-b7v119.jpgLaurent Travers s’est invité en conférence de presse pour sa première prise de parole, ce jeudi après l’entraînement de l’Aviron Bayonnais. © Crédit photo : Émilie Drouinaud / SO

Par SudOuest.fr
19 mars 2026  Mis à jour le 19/03/2026 à 18h44.
  • Écouter
  • Voir sur la carte
  • Partager

Laurent Travers intervient sur le terrain au plus près de l’équipe première depuis le départ du manager Grégory Patat, le mois dernier. Ce jeudi, le directeur du rugby de l’Aviron Bayonnais s’est présenté en conférence de presse pour la première fois, après des mois à se tenir en retrait

 

C’est la première fois que vous prenez la parole. Pourquoi maintenant ?

Le retrait était voulu. J’étais venu pour accompagner, aider, pas pour gêner. Il y a un club en Top 14 dans le Pays Basque, c’est Bayonne. Tout le monde regarde Bayonne à travers le Pays Basque. Soyons fiers de ça ! Le territoire, je sais ce que c’est. Je suis issu du Périgord. Je connais le terroir. Je veux qu’on soit fiers de ça. Plutôt que de détruire, faisons en sorte, tous, que le club en sorte gagnant ! Si le club fonctionne bien, tout le monde en tirera des bénéfices. La dernière saison a été très belle, il n’y a rien à dire là-dessus. Bravo. Mais ce qui est important, c’est de pouvoir y revenir.

Avez-vous fixé un objectif comptable pour la fin de saison ?

Non, aucun. Le premier objectif, c’est Montauban. Quand tu es douzième, il faut rester focus sur le match qui arrive. On a besoin que tout le monde soit solidaire et fier de l’Aviron Bayonnais. À Anoeta (NDLR, le 28 mars), on aura besoin de tout le monde et du soutien de tous les Basques contre La Rochelle.

Sur le même sujet
20251227185527-au4i76442.jpg?v=177394225
Pour mettre fin à sa série de sept revers de rang, l’Aviron Bayonnais enregistre de nombreux retours dans son effectif pour le déplacement à Montauban, dernier du Top 14, ce samedi à 16 h 35

Après le match à Clermont (38-15), Ged Fraser a parlé d’une réinitialisation de l’état d’esprit. Que voulait-il dire ?

Quand il parle d’état d’esprit, je pense qu’il veut parler de réenclencher les victoires. Pourquoi ? Si on regarde la situation, sur les onze derniers matchs, on a gagné un match. On a perdu deux rencontres à domicile et on est douzième. C’est factuel, c’est la réalité. Ce qui nous importe à tous, c’est de vite retrouver un état d’esprit positif pour, derrière, gagner les matchs.

Est-ce une affaire de confiance ?

La confiance, elle se gagne. Ce n’est pas l’adversaire qui va nous la donner. La confiance, elle dépend de ce que l’on va faire tous les jours au quotidien. On n’attend rien de l’adversaire. C’est à nous de faire ce qu’il faut, les uns, les autres, les uns pour les autres et les uns avec les autres. C’est nécessaire pour casser la spirale qui nous accompagne depuis onze matchs.

« J’étais venu pour compléter… Le choix de chaque homme n’appartient qu’à lui-même »

Quel est l’impact du récent stage à Seignosse pour réenclencher une dynamique ?

On va chercher plusieurs recettes. On a fait ça dans le but de retrouver les sensations du rugby. L’avantage du stage, c’est qu’on vit ensemble, on partage ensemble. Ce qui nous importe, c’est qu’on puisse tous aller dans le même sens. Vous le savez tous, lorsqu’on est sur un bateau, si on rame tous dans le même sens, le bateau va plus vite… En revanche, si on ne rame pas tous dans le même sens, le bateau peut tourner en rond. C’est alors beaucoup plus difficile…

Est-ce le cas ? Vous êtes le capitaine du bateau…

Il y a un patron du sportif, on le sait, c’est Ged (Fraser). C’est très très bien, parce que l’ambiance est très positive avec l’ensemble du groupe. On essaie de trouver nos marques et on essaie de faire ce qu’il faut pour enlever cette pression, qui est souvent négative. Dans le rugby comme dans les autres disciplines, quand vous ne gagnez pas, la pression pèse. C’est à nous de faire en sorte que cette pression se transforme en une pression positive, et non en une dépression. Il n’y a que deux lettres qui changent…

20251026192128-2y4a656copier.jpg?v=17739Laurent Travers, ici avec le président Philippe Tayeb.
Emilie Drouinaud / SO
Sur le même sujet
jbdelerue-3323.jpg?v=1773942254
Journaliste au Pays basque, Laurent Zègre a reçu jeudi 5 mars le prix du meilleur article 2025 lors de la cérémonie de l’Union des journalistes de sport en France (UJSF), pour son article sur le club de rugby Emak Hor paru dans « Raffut », le magazine rugby du journal Sud Ouest

Vous êtes aussi sur le terrain. Comment vous répartissez-vous l’organisation ?

Ce que je veux, c’est accompagner. On est tous avec le maillot de l’Aviron Bayonnais. Il s’est passé l’inverse de ce pour quoi j’étais venu. J’étais venu pour compléter, aider, accompagner, et ce n’est pas ce qui s’est passé… Le choix de chaque homme n’appartient qu’à lui-même. Moi, je n’ai pas de souci là-dessus, et je sais que sur ce plan-là, je suis resté clair sur ma sincérité, ma solidarité et cette envie de venir aider et accompagner l’Aviron Bayonnais. Je mettrai tout en œuvre pour aider et accompagner l’Aviron Bayonnais. Ce qui m’importe, c’est l’institution. Dans l’institution, il y a des hommes. La gestion des hommes, c’est ce qu’il y a de plus attrayant, mais aussi ce qu’il y a de plus difficile.

« On est tous là pour construire l’avenir du club, et non pas le détruire. Des gens, peut-être, par moments, n’ont pas compris cela »

Avec Ged, on marche vraiment main dans la main. (Il s’emporte) Mais quand on dit Ged, ne vous inquiétez pas, il y a aussi les intendants, les préparateurs physiques, le médical, les gens de l’administratif, le jardinier, les gens des cuisines… C’est tout un club ! Ce n’est pas qu’une équipe avec des joueurs et des entraîneurs. Le club, ici, plus qu’ailleurs, est une institution. Il y a une deuxième religion, ici : c’est le rugby ! Si on est tous là, moi y compris, c’est parce qu’on voulait vivre de cette passion. On est tous là pour construire l’avenir du club, et non pas le détruire. Des gens, peut-être, par moments, n’ont pas compris cela.

On vous sent agacé…

Non, pas du tout (Il reprend plus calmement). Je veux que les joueurs comprennent ça. On a une mission : faire ce qu’il faut pour gagner les matchs. J’ai un certain âge avancé (57 ans), je sais garder la sérénité et le calme. Mais il faut que les choses soient dites. En temps voulu, elles seront dites. Ce qui m’importe, là, c’est le match de Montauban, et rien d’autre. Je veux aider mes joueurs à performer parce qu’il y a une belle bande de potes. Bien sûr que, par moments, il y aura des ballons tombés, des en-avant, des pénalités, mais je peux vous dire qu’ils sont fiers de porter ce maillot. Et moi je suis fier d’être avec l’ensemble du staff pour qu’ils puissent continuer à gagner et à performer.

Quelle analyse faites-vous de la situation depuis que vous vous êtes rapproché du groupe professionnel ?

Le club est sain. Regardez comment il est géré. Regardez l’évolution. Je ne dis pas ça pour mettre du cirage et brosser les chaussures. Regardez tout ce qui a été mis en place en dix ans sur les infrastructures, l’humain… Tout le monde peut être fier. Il faut que les gens soient objectifs et regardent l’évolution de ce club. Quand on voit tout ce qui est prévu au niveau du club, on se dit qu’il est ambitieux. Je ne suis que de passage, les joueurs aussi. Essayons de rendre le maillot plus propre, ou mieux que lorsqu’on l’a trouvé.

Néanmoins, la situation sportive est compliquée… Pourquoi ?

Dans le très haut niveau, il y a des spirales négatives. Le ballon ne rebondit pas toujours du bon côté. Faisons ce qu’il faut pour que ça se transforme en positif. Il n’y a pas que les 23 ou les 28, il y a les espoirs aussi, l’ensemble du club… Les joueurs sont les stars, à eux de faire ce qu’il faut.

Visez-vous encore le top 8 ?

Ce serait malvenu quand on voit les onze derniers matchs… Restons humbles. Samedi, on mettra le maillot avec une seule envie : gagner. À nous d’être plus forts que l’adversaire. Et si on n’a pas les quatre points, on essaiera de les avoir le week-end suivant à Anoeta. On peut se retourner sur la dernière saison. Très bien. Mais ce qui m’importe, c’est ce qui est devant.

« À Anoeta, j’espère que tout le stade sera en bleu et blanc derrière notre équipe pour nous aider à avancer, à plaquer, à marquer »
Sur le même sujet
20251129185529-au4i3744.jpg?v=1773942254
Le Gersois qui a quitté l’Aviron Bayonnais (Top 14) le 18 février dernier ne restera pas longtemps éloigné des terrains. Selon les informations de « Sud Ouest », il s’est engagé à Brive (Pro D2) pour les trois prochaines saisons

Pensez-vous que le club s’est reposé sur ses lauriers après la demi-finale de l’an passé ?

Non. Ce sont plusieurs choses, mais ça doit rester entre les joueurs et le staff. Tout le monde est capable de faire des analyses. Moi je sais être spectateur et les spectateurs sont tous des entraîneurs. C’est normal. Mais nous, on est là au quotidien. On vit avec l’ensemble du club. Tout le monde est meurtri. On aimerait qu’une chose : avoir le sourire. Aujourd’hui, on ne l’a pas. J’espère qu’il reviendra rapidement. On doit tous avoir envie que l’Aviron Bayonnais gagne, et j’espère que c’est réciproque pour tout le monde dans la salle.

Vous parlez beaucoup de rassemblement. Est-ce à dire que le groupe était dispersé ?

Je ne peux pas me permettre de dire qu’il manquait ça ou ça. Ce serait trop facile. Je ne vais pas critiquer quoi que ce soit. Si je dois faire des critiques, je les ferai face aux gens en face de moi. Pas à travers les journaux. Par contre, j’ai parlé à ceux avec qui je devais le faire…

Un mot sur Montauban, un endroit que vous connaissez bien…

(Il coupe) À Montauban, ça pique. Je connais bien Sapiac et je suis très heureux d’y revenir. La Cuvette, tout le monde s’en rappelle. Ce sera un bon match, comme à Anoeta, où j’espère que tout le stade sera en bleu et blanc derrière notre équipe pour nous aider à avancer, nous aider à plaquer, nous aider à marquer. C’est tout ce qui nous importe.

 

 



#875 el landeno

el landeno

    Equipe de France

  • Membres
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 7,775 posts
  • Genre:Homme
  • Ville:dax
  • Mon club:

Posted 19 March 2026 - 22:19 PM

Aviron Bayonnais : Andrea Moretti, l’entraîneur des avants de l’Italie, rejoint le club
andrea-moretti-rugby-italie-photo.jpgAndrea Moretti. © Crédit photo : Rugby Italie

Par SudOuest.fr
19 mars 2026  Mis à jour le 19/03/2026 à 18h57.
  • Écouter
  • Voir sur la carte
  • Partager

Andrea Moretti a signé un contrat de deux ans avec le club basque

 

L’aviron Bayonnais a officialisé ce jeudi l’arrivée dans son staff d’Andrea Moretti. L’actuel entraîneur des avants de la sélection italienne rejoindra les Ciel et Blanc à partir de la saison prochaine pour deux ans, soit jusqu’en 2028.

L’ancien talonneur international (13 sélections) faisait partie du staff des Azzurri depuis 2021, en charge de la mêlée. Moretti connaît bien le nouvel entraîneur de l’Aviron, Gerard Fraser, pour avoir joué avec lui dans le club italien de Calvisano entre 2002 et 2005.

 



#876 el landeno

el landeno

    Equipe de France

  • Membres
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 7,775 posts
  • Genre:Homme
  • Ville:dax
  • Mon club:

Posted 25 March 2026 - 07:47 AM

TEMOIGNAGE – Un cas sur 5 millions : ce syndrome rare qui frappe Baptiste Heguy, troisième ligne de l’Aviron Bayonnais
dambin.jpgBaptiste Heguy, en rééducation à la clinique Marienia de Cambo, avec sa compagne Marion qui s’est mise en arrêt de travail pour rester à ses côtés. © Crédit photo : Émilie Drouinaud / Sud Ouest

24 mars 2026  Mis à jour le 24/03/2026 à 18h11.
  • Écouter
  • Voir sur la carte
  • Partager

Depuis deux mois, en toute discrétion, Baptiste Heguy a disparu des feuilles de match de l’Aviron Bayonnais. Et pour cause, le troisième ligne de 27 ans a été fauché par un virus et des complications difficiles à diagnostiquer. Entre hospitalisation et centre de rééducation, il raconte à « Sud Ouest » son calvaire et ses progrès

Sa disparition du groupe pro est passée relativement inaperçue aux yeux du grand public. C’est en partie un choix, celui de l’Aviron Bayonnais et de Baptiste Heguy de ne pas communiquer sur son cas. Raison officielle invoquée : « un virus ». Il est le point de départ d’une réalité plus complexe, de soucis de santé beaucoup plus ennuyeux qui ont vu le troisième ligne passer près de deux mois entre hospitalisation d’urgence et centre de rééducation.

« 13 Français par an ! J’avais plus de chances de gagner au Loto… »

C’est justement à la clinique Marienia de Cambo que le Basque de 27 ans a accepté de s’entretenir avec « Sud Ouest », mercredi 18 mars, pour détailler les raisons de son absence. « Aujourd’hui, ça va, j’ai quasiment tout récupéré », rassure-t-il d’emblée. Quasiment. La nuance est importante : il repart à l’hôpital de Bayonne, ce mardi 24 mars, pour suivre une semaine de cure d’anticorps et « finir le traitement » contre le syndrome opsoclonus-myoclonus, maladie auto-immune rare qui entraîne des mouvements rapides et anarchiques des yeux ainsi que des troubles de l’équilibre et de la coordination. « J’aurais chopé ça à la suite d’une contamination virale, pensent les médecins. Mon corps a surdéfendu le virus et s’est attaqué à mon système nerveux. C’est hyper rare ! » Un cas sur cinq millions. « Et 13 Français par an. Jackpot ! J’avais plus de chances de gagner au Loto… »

Sur le même sujet
20260321170906-796712.jpg?v=1774372283
Si vous ne savez pas à quand remontait la dernière victoire de l’Aviron Bayonnais en Top 14 avec au moins 60 points inscrits, cet article est pour vous
Il perd 10 kg en 10 jours

Samedi 31 janvier, l’Aviron Bayonnais s’incline largement à Toulouse (31-10), leader du Top 14. Baptiste Heguy porte le numéro 7, dispute l’intégralité de la rencontre et file en vacances, comme ses équipiers. Huit jours plus tard, le joueur ne se sent pas bien. « J’ai des vertiges, je commence à avoir des légers tremblements, beaucoup de fatigue, comme un léger état d’ivresse… Et aussi les yeux qui commencent à trembler. J’envoie un vocal au doc du club. » Au vu des symptômes, la piste ORL est privilégiée. Romain Guillemot l’oriente vers une consœur. Qui passe le relais aux urgences afin d’affiner le diagnostic avec une IRM cérébrale. L’image ne donne rien. Un neurologue et un ORL tranchent « par élimination » pour une névrite vestibulaire, ce trouble de l’oreille interne qui affecte l’équilibre. Des corticoïdes lui sont prescrits pendant quatre jours. Heguy rentre chez lui. « Et là, les symptômes s’aggravent. »

« Le 13 février, je pensais faire l’aller-retour à l’hôpital et je ne suis toujours pas rentré chez moi depuis »

« Je tremble de plus en plus, marche de moins en moins bien. La moindre petite sortie me fatigue, je suis incapable de lire un SMS, ça tangue, les nystagmus (NDLR, mouvements involontaires des yeux) s’intensifient, je vomis énormément… » Le gaillard perd dix kilos en dix jours. Inquiète, sa compagne Marion rappelle le médecin du club. Baptiste Heguy est hospitalisé le vendredi 13 février pour une nouvelle batterie de tests (IRM, scanners, échographies, bilan sanguin, ponction lombaire). « Je pensais faire l’aller-retour et je ne suis toujours pas rentré chez moi depuis », sourit-il aujourd’hui.

Les résultats sont partagés avec les centres de Paris et Lyon, références dans les maladies neurologiques rares. Certains sont encore en attente. « Mais c’est plutôt une bonne nouvelle, précise Marion, infirmière à l’hôpital de Bayonne. Cette pathologie peut être d’origine virale, ce que pensent les médecins, ou oncologique. Il fallait à tout prix écarter le cancer. Dans cette hypothèse, il y a souvent des séquelles et Baptiste n’en a pas. »

20260131223306-39349712.jpg?v=1774372283Le flanker lors de son dernier match, le 31 janvier à Toulouse. Les symptômes sont apparus la semaine suivante.
AFP
Giudicelli et la boulangerie

Après onze jours à tourner en rond avec sa perfusion, entre son lit, la salle de bain et les plateaux-repas du CHU peu adaptés à son gabarit - « Heureusement qu’il y avait les JO d’hiver à la télé ! » - le joueur formé à l’Aviron rejoint la clinique Marienia de Cambo. La commune où il a grandi. Sa famille n’est pas loin. Elle lui rend visite. « Quand ils m’ont vu arriver ici, ils ont dit : Wow ! J’ai passé deux semaines en fauteuil roulant. J’avais énormément de raideurs, je n’arrivais pas à plier les genoux. J’étais obligé de marcher les jambes écartées pour avoir de la stabilité. Quand j’étais sur un vélo, j‘avais l’impression de rouler sur des pavés tellement ma tête tremblait. Et niveau force, au début, je ne pouvais pas pousser. Les médecins sentaient que le moteur fonctionnait mais la direction et l’équilibre ne répondaient pas. »

Son beau-frère boucher le ravitaille d’un colis de protéines. Et « Giudic » (Vincent Giudicelli) dévalise une boulangerie pour le requinquer en glucides

Après plusieurs journées intenses de rééducation, les progrès sont rapides et considérables. Son physique d’athlète facilite le processus. Le regard se stabilise, la balance revoit les 100 kg et les traitements régulent ses syndromes parkinsoniens. Le moral remonte en flèche à mesure que le corps réagit. Les proches y sont pour beaucoup. Marion se met en arrêt de travail pour rester à ses côtés. Son beau-frère boucher le ravitaille d’un colis de protéines. Le team manager Louis Carlod l’emmène voir ses coéquipiers en stage à Seignosse. Et « Giudic » (le talonneur Vincent Giudicelli, prononcez « Gouditche ») dévalise une boulangerie pour le requinquer en glucides.

« Quand t’arrives dans des centres comme ça, tu relativises. Il y a des mecs qui ont frôlé la mort et ne retrouveront jamais 100 % de leurs capacités »

« Ce soutien était important. Le plus dur, c’est de ne pas savoir ce que tu as et d’où ça vient, de ne pas avoir de réponse et de voir ton entourage inquiet. Arriver au centre de rééducation m’a aussi fait beaucoup de bien. Tu es encadré, tes journées sont rythmées et tu n’es plus à attendre à l’hôpital dans ton lit. Et puis, quand t’arrives dans des centres comme ça, tu relativises beaucoup. Il y a des mecs qui ont frôlé la mort et ne retrouveront jamais 100 % de leurs capacités. Limite, je leur donne envie quand ils me voient bosser et progresser. Eux, ça fait trois semaines qu’ils sont là, trois semaines dans le même état. »

Sur le même sujet
20260321174304-7996312.jpg?v=1774372283
Les joueurs bayonnais ont enfin décroché leur première victoire en 2026, ce samedi à Montauban (26-60). Mais il y a trop d’écart entre la lanterne rouge et le reste de la division pour en tirer des conclusions. La réception de La Rochelle à Anoeta, samedi 28, aura une tout autre valeur
Bientôt de retour à Dauger

Lui devrait poursuivre sa convalescence au Campus de l’Aviron dès la semaine prochaine, avec du matériel plus adapté à son statut de sportif de haut niveau. « D’être dans l’environnement du club va me faire du bien. J’ai repris la course, ce qui est déjà un gros step de passé, mais je sais que je ne cours pas comme avant. Je suis encore un peu gêné sur l’effet visuel. Faire une réathlé va me remettre en condition et mon corps va se réadapter. » Sans objectif particulier à court terme.

« Je ne me fixe pas de date. C’est d’abord le corps, d’abord la santé. Le rugby, ça reste secondaire »

« Quand on lui a dit que sa saison était finie, ça a été dur pour lui », comprend Marion, ancienne cycliste. Baptiste ne s’avoue pas vaincu, même si ce n’est pas sa priorité. « On me l’a dit, oui, mais vu comment j’ai récupéré, j’ai encore un petit espoir. Se réentraîner sera la première étape mais je ne me fixe pas de date. C’est d’abord le corps, d’abord la santé. Le rugby, ça reste secondaire. Tout se fera au ressenti. » La sagesse vient aussi des questions qui l’ont assailli pendant deux mois : « Est-ce que je vais retrouver la forme que j’avais avant ? Est-ce que ce virus ne va pas revenir ? Est-ce que ça ne va pas me gêner pour l’avenir ? Tu cogites beaucoup. Tu dors mal. Psychologiquement, toutes ces inquiétudes sont écartées. Mais j’attends de reprendre complètement, d’être sûr que tout soit parti. » En attendant, il regardera ses copains à la télé, ce samedi face à La Rochelle, sans le moindre regret : « A Anoeta, je suis le chat noir ! On y a joué quatre fois : j’y suis les deux fois où l’on perd, pas quand ça gagne. »

 


  • Babé03 and Rakavatu like this

#877 el landeno

el landeno

    Equipe de France

  • Membres
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 7,775 posts
  • Genre:Homme
  • Ville:dax
  • Mon club:

Posted 26 March 2026 - 07:09 AM

INFO « SUD OUEST ». Aviron Bayonnais : Joris Segonds sanctionné par son club contre La Rochelle ?
20260321170306-7965612.jpgJoris Segonds samedi dernier au stade Sapiac de Montauban. © Crédit photo : AFP

25 mars 2026  Mis à jour le 25/03/2026 à 21h02.
  • Écouter
  • Voir sur la carte
  • Partager

Le demi d’ouverture pourrait ne pas être titulaire, ce samedi face au Stade Rochelais à Anoeta. Son club envisage une sanction suite à un écart de conduite la semaine dernière à Montauban

 

Joris Segonds était bien à l’entraînement, ce mercredi à Jean-Dauger. La veille, il n’avait pas pris part à la séance collective de l’Aviron Bayonnais. Le demi d’ouverture de 28 ans s’était entraîné à part. Il n’était pourtant pas blessé. La raison de son absence est tout autre. Selon les informations de « Sud Ouest », le joueur a été sanctionné par son club pour un écart de conduite dans les règles de la vie de groupe.

Joris Segonds est sorti tardivement, vendredi soir dernier à Montauban, la veille du match qui opposait l’Aviron à l’équipe locale. Le lendemain, il était capitaine du groupe à la place d’Arthur Iturria, remplaçant au coup d’envoi. Bayonne s’est largement imposé (26-60) et l’ouvreur a inscrit 9 points au pied (une pénalité, trois transformations, 4/7 en tout) avant de quitter ses partenaires à la 56e minute, suppléé par Cheikh Tiberghien.

Dans le groupe

Sera-t-il titulaire ce samedi à 21 heures contre La Rochelle au stade Anoeta de Saint-Sébastien ? Rien n’est moins sûr. L’option Tom Spring était privilégiée lors de la séance du jour. Interrogé à ce sujet en conférence de presse après l’entraînement, le responsable des trois-quarts Gerard Fraser n’a pas voulu commenter une éventuelle sanction contre Joris Segonds. « Il sera dans le groupe », a-t-il toutefois assuré.

Le XV de départ probable Orabé - Tiberghien, Maqala, Tuilagi, Carreras - (o) Spring, (m) Germain - Capilla, Bruni, Chouzenoux - Paulos, Iturria © - Tatafu, Bosch, Bordelai.
 

 



#878 el landeno

el landeno

    Equipe de France

  • Membres
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 7,775 posts
  • Genre:Homme
  • Ville:dax
  • Mon club:

Posted 27 March 2026 - 21:33 PM

Inspiré par Bernard Tapie, entreprenant mais aussi très critiqué : qui est vraiment Philippe Tayeb, le président de l'Aviron Bayonnais ?
En poste depuis 2018, Philippe Tayeb, le président de l'Aviron Bayonnais, qui reçoit La Rochelle à Anoeta ce samedi (21 heures), ne comprend pas la violence des critiques qui lui sont adressées.

« Je vous assure, je ne mens jamais. » Quand Philippe Tayeb essaie de convaincre son interlocuteur, de lui prouver qu'il a tort, il prononce souvent cette phrase. On l'a rapportée aux personnes qui le connaissent bien. Ils ont souri ou éclaté de rire. Certains disent que le président de l'Aviron Bayonnais aime bien enjoliver et romancer. Un interlocuteur, qui a préféré conserver l'anonymat, comme la plupart des témoins sollicités pour ce portrait, lâche : « Est-ce que vous mentez quand vous avez l'impression de ne pas mentir ? »

 
 
 
 

En poste depuis 2018, Tayeb, qui a fêté ses 58 ans début février, est à la fois fascinant, agaçant et surprenant. Dans les rues ou au comptoir des bistrots de Bayonne, comme chez ses collègues de Top 14 ou de Pro D2, le personnage suscite la controverse. « Il est chiant mais aussi incroyablement attachant, il est comme ça, c'est mon ami, et on ne va pas le changer, décrit Alain Carré, le président de Colomiers et du syndicat des clubs de rugby professionnel. Je suis très heureux de l'avoir à mes côtés. C'est un bosseur, il maîtrise ses sujets, il fonce. »

 

Il ne compte pas ses heures passées au club. Parce que ça lui fait du bien, il continue d'aller, le lundi, à son agence d'assurance, dans laquelle il a conservé quelques parts. D'abord bénévole, il est désormais rémunéré, ou plus précisément indemnisé, en tant que mandataire social de l'Aviron. À Bayonne, lui qui n'est pas Basque - et c'est un handicap - a cassé les codes, résisté au microcosme local, au poids de la politique qui peut être un frein.

 
 

« Il a fait preuve d'une certaine forme d'audace entrepreneuriale »

Alexandre Aubert, directeur général de l'Aviron

 
 
 
 
 

Il a fait grandir le club avec les travaux réalisés dans le stade Jean-Dauger, la construction du centre d'entraînement, qui permet au groupe professionnel de travailler dans d'excellentes conditions. Tayeb a pérennisé les rendez-vous fixés, saison après saison, à Anoeta, où les Bayonnais reçoivent La Rochelle, ce samedi soir (21 heures). Il a offert à ses entraîneurs des effectifs de qualité, avec notamment le recrutement de Manu Tuilagi, la prolongation de Sireli Maqala ou celle de Tevita Tatafu.

 
 
 
d3ce6.jpg
 
Philippe Tayeb (à droite) au côté de Didier Lacroix, le président du Stade Toulousain. (F. Lancelot/L'Équipe)
 

Il a eu du flair, aussi, et du courage en allant chercher Grégory Patat, il y a quatre ans, pour remplacer Yannick Bru alors qu'il n'avait aucune expérience de numéro 1 à ce niveau. Malgré une saison difficile, le club bayonnais, qui est remonté au sein de l'élite en juin 2022, semble installé pour durer. Ce n'est pas rien, dans un Championnat complexe et ultra-concurrentiel.

 
 

« Il est arrivé avec un regard neuf, se souvient Alexandre Aubert, le directeur général de l'Aviron. Le regard d'un pur entrepreneur, qui a appris au fil du temps, comprenant qu'un club de rugby n'était pas une entreprise, mais avec la volonté de gérer ça comme une entreprise. Il a fait preuve d'une certaine forme d'audace entrepreneuriale. Il n'a peur de fouiller dans les cartons et de sortir des projets enterrés et oubliés. C'est un homme de challenge, très à l'écoute, même si tu peux avoir l'impression qu'il n'écoute pas. »

 
De belles histoires qui se terminent mal

Tayeb cite souvent Bernard Tapie, un modèle. Il en parle souvent avec Sophie, la fille de l'ancien président de l'Olympique de Marseille, qui est l'épouse de Baptiste Germain, le demi de mêlée des Bleu et Blanc. Tapie était un hyperactif, et un hyperaffectif. Le dirigeant bayonnais l'est aussi, et peut passer de l'amour à la haine en très peu de temps. C'est déroutant, brutal et bruyant. La belle histoire avec Yannick Bru - ils étaient amis - s'est mal terminée, celle avec Grégory Patat, dont le départ a été officialisé mi-février, aussi. « Il ne se nourrit pas de la haine pour avancer, assure Aubert. Mais il peut se sentir vite trahi s'il capte la parole d'un proche qui le désavoue. »

 
 

Il y a quelques mois, Tayeb nous expliquait qu'il avait décidé de s'attacher les services d'une société de conseil en communication. « Pour arrêter de parler à tort et à travers. Parce que je parle trop, et je m'emporte parfois. » Chassez le naturel, il revient au grand galop. L'intéressé s'emporte encore et toujours, surtout en cette période trouble. Il est présenté comme le principal responsable de la crise de l'Aviron. « Il est vraiment têtu, soupire Alain Carré, je me demande pourquoi il a décidé de tout changer. »

Le président de Colomiers parle évidemment de l'arrivée, l'été dernier, de Laurent Travers et de sa nomination au poste de directeur du rugby. « C'est incroyable, tout allait bien à l'Aviron, qui venait de terminer quatrième du classement et d'atteindre les demi-finales du Top 14. Je ne comprends pas toujours Philippe, je lui ai dit mais encore une fois, on ne va pas le changer », souffle le dirigeant haut-garonnais. « Il a cassé le jouet qu'il avait mis du temps à monter, c'est fou », ajoute un ancien collaborateur, qui estime qu'il sera difficile de recoller les morceaux. Bernard Tapie était aussi capable de changer un entraîneur et une équipe qui gagnaient, mais cela n'avait aucune incidence sur les résultats.

 
 

« Ça l'agace d'entendre et de lire que les managers sont sous pression et fatigués alors qu'ils sont si bien payés »

Alain Carré, président de Colomiers et proche de Philippe Tayeb

 
 

À ses nombreux détracteurs, l'ancien joueur de Lourdes et de la sélection espagnole répond : « Je ne me suis jamais beaucoup trompé depuis que je suis arrivé. » Et il aimerait que tout le monde le reconnaisse et se souvienne de ce qu'était l'Aviron quand il a débarqué, un peu moins d'un an après une relégation en Pro D2. Il répète souvent qu'il ne ment pas et qu'il en a marre d'en prendre autant dans « la gueule ».« Oui, ça l'agace d'entendre et de lire que les managers sont sous pression et fatigués alors qu'ils sont si bien payés, et connaissent des moments difficiles, et de voir que les présidents sont autant malmenés », rapporte Carré. C'est sa marotte du moment.

 

Souffrirait-il d'un manque de reconnaissance ? Son image, en tout cas, n'est pas bonne. « Il veut être aimé », jure un proche du club. « Bayonne, c'est un club populaire, et le déchaînement des réseaux sociaux est violent, ce n'est pas facile de prendre le recul nécessaire, avance Alexandre Aubert, le directeur général. Le président engage l'argent, a la pression des résultats, sanctionne les joueurs, gère les supporters, et au final, les réactions sont haineuses. Il aimerait un peu plus de bienveillance. »



#879 el landeno

el landeno

    Equipe de France

  • Membres
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 7,775 posts
  • Genre:Homme
  • Ville:dax
  • Mon club:

Posted 27 March 2026 - 21:55 PM

ENTRETIEN. « Je n’ai pas dormi pendant trois jours » : Ged Fraser raconte son nouveau quotidien à l’Aviron Bayonnais
20250612134615-b7v581copier.jpg« Je parle peu parce que dans ma logique, il faut d’abord écouter », livre Gerard Fraser, qui force un peu plus sa nature dans sa nouvelle fonction. © Crédit photo : Émilie Drouinaud / SO

27 mars 2026  Mis à jour le 27/03/2026 à 15h07.
  • Écouter
  • Voir sur la carte
  • Partager

Le départ de Grégory Patat, ses nouvelles responsabilités de manager, sa cohabitation avec Laurent Travers… Avant d’affronter La Rochelle, ce samedi à Anoeta (21 heures), le taiseux néo-zélandais Gerard Fraser (47 ans) s’est livré sur son nouveau quotidien et l’environnement bayonnais

Était-ce dans vos objectifs de devenir manager un jour ?

Pas forcément. Mais vu que j’aime bien me challenger, que je suis curieux sur plein de choses, je ne dis jamais non. Fermer les portes, c’est toujours bête. Au début, je ne savais même pas si je voulais être entraîneur. Ce n’était pas clair. J’ai essayé un peu, pour voir. Mais devenir manager d’un coup a été un peu un choc. Je n’étais pas forcément préparé.

Pourtant, comme tous, vous avez vu venir le départ de Grégory Patat…

Je me suis dit que ça arriverait peut-être en fin de saison, mais pas si tôt.

C’est lui qui vous avait choisi comme adjoint en 2022. Sa situation conflictuelle avec la direction, son départ et votre promotion ont changé quelque chose dans votre relation ?

Pas du tout. Je suis quelqu’un de transparent. On l’a toujours été l’un envers l’autre. J’ai vu la frustration de Greg pendant cette période et moi, j’ai mis la tête dans le rugby. Je préfère éviter de perdre de l’énergie sur d’autres choses. Le plus important, c’était l’équipe, le fait qu’on gagne, qu’on joue bien à l’entraînement, qu’on se prépare bien… J’ai mis encore plus de distance que d’habitude. Ma responsabilité, c’est le jeu et les joueurs.

Cela ne vous affectait pas ?

C’est difficile de mettre ça de côté, c’est certain. C’était impossible de ne pas voir ou entendre tout ce qui se passait, même de loin. Mais ce n’était pas vraiment à moi de donner mon avis. Je restais dans mon couloir.

Il ne vous l’a pas reproché ?

Non. On était au courant de certaines choses, Greg en gardait d’autres pour lui, c’est normal. Ce qu’on devait savoir tous les deux, on le savait. Il n’y a jamais eu de frictions entre nous par rapport à ça.

On pense notamment à l’épisode de votre prolongation de quatre ans quand lui n’en avait obtenu que deux… Vous en aviez parlé ?

J’ai expliqué à Greg pourquoi j’ai signé quatre ans. C’était important que ce soit clair entre nous. Après, je ne sais pas exactement comment lui l’a pris… Il ne m’a rien dit, donc pour moi c’était clair.

« J’ai vu la frustration de Greg pendant cette période. Moi, j’ai mis la tête dans le rugby. Le plus important, c’était l’équipe »

Qu’est-ce que ce nouveau rôle, plus élargi, change dans votre quotidien ?

Je suis un peu plus présent avec les avants. Et j’ai passé toute l’après-midi à faire des interviews comme celle-ci ! (rires) Laurent (Travers) gère beaucoup la logistique et le côté organisationnel. Moi, sur des choses importantes pour le rugby, comme le planning de la semaine, j’ai plus voix au chapitre. Et j‘essaie de vraiment créer le lien entre nos comportements sur le terrain et en dehors, c’est-à-dire au Campus, à l’hôtel, dans le bus, au resto… Je pense que notre façon de vivre est importante dans notre manière de jouer le samedi.

Vous aviez la main sur la partie rugby auparavant, et Grégory Patat sur le management. Comment vous répartissez-vous désormais les rôles avec Laurent Travers ?

Avec Greg, on discutait sur le rugby, donc ce n’était pas que moi. Là, avec Laurent, c’est un peu la même chose. La différence, c’est qu’on est en fin de saison. Il faut amener de la continuité, pas tout préparer. Laurent, comme Greg, a son point de vue sur certaines choses. Moi, je suis là pour l’écouter. Il a plein d’expérience. Quand j’étais avec Greg, j’écoutais Greg, on discutait et on trouvait la meilleure chose pour l’équipe. Et ça, ça n’a pas changé.

Vous n’êtes pas le plus grand des communicants. Devez-vous forcer votre nature ?

Je parle peu parce que dans ma logique, il faut d’abord écouter. Et si tu veux que ta parole ait du poids, il faut être pertinent, y compris dans le timing pour s’exprimer. Si tu parles trop, les joueurs en ont marre et ce que tu dis perd de l’importance. Je suis comme ça. Mon père est pareil. Ça vient aussi du fait que je suis assez ouvert dans ma vision de la vie. J’aime bien apprendre, j’aime écouter les idées, ce que pense l’autre personne, pour confronter les visions.

Et qu’avez-vous appris à Bayonne, en tendant l’oreille ?

Que ce serait se tromper de jouer ici comme ailleurs. Il faut s’adapter à l’environnement, au club, à son ADN de jeu.

Comment définiriez-vous l’ADN de l’Aviron ?

C’est l’attitude au jeu, des avants dominants et des trois-quarts qui ont l’ambition de provoquer, d’oser un peu plus. Et ça doit être un jeu collectif. On ne peut pas penser avants et trois-quarts de manière séparée. Il faut trouver la synchronisation entre les deux. Plein d’avants ont un côté « soft-touch », ils savent jouer à la main. Et les trois-quarts, surtout les joueurs locaux, ont une grinta, cette chose courageuse en plus que te donne le maillot de Bayonne. Ma première année de coach, mes parents étaient venus pour un match de fin de saison. Je parlais des joueurs originaires de Bayonne à ma mère et elle m’avait dit : « Ils ne sont pas grands mais ils sont incroyablement courageux ! » C’est la vérité. Les Guillaume Martocq, Arnaud Erbinartegaray, Yohan Orabé, Tom Spring… Ils s’accrochent comme n’importe qui. Ils veulent toujours jouer. Ils auraient le genou pété, ce serait la même chose. Pour moi, c’est énorme.

Sur le même sujet
20260321170306-7965612.jpg?v=1774620438
Le demi d’ouverture pourrait ne pas être titulaire, ce samedi face au Stade Rochelais à Anoeta. Son club envisage une sanction suite à un écart de conduite la semaine dernière à Montauban
« Je suis cartésien dans la vie mais je peux être complètement différent dans ma vision du rugby. J’aime l’anarchie dans le jeu, le chaos »

Comment avez-vous accueilli le fait d’être propulsé en première ligne, ou presque ?

Je n’ai pas dormi pendant trois jours (rires). J’aime bien me réveiller tôt mais là, j’avais plein de choses dans la tête.

Comme quoi ?

Être mieux préparé, plus précis, plus succinct dans ce que je dis, plus efficace dans ma communication… Où mettre l’importance, savoir quoi modifier, à quel moment… Il ne fallait pas tout changer. Ce serait bête. Plein de choses m’ont tiré du lit beaucoup plus tôt.

Vous notiez vos pensées sur un cahier, sur votre téléphone ?

Un peu les deux. La nuit, plutôt le cahier parce que moi, passé 19 heures, le téléphone, je ne le regarde plus, sauf pour ma femme. Après, je suis aussi organisé avec mon téléphone : j’ai plein de listes. (Il nous montre) : vous voyez, il y en a pour moi, le staff, l’équipe… Je le partage avec les autres sur le « cloud ».

Vous faites ça aussi dans la vie de tous les jours ?

Oui. J’ai besoin de routine. Sans ça, je pars un peu dans tous les sens. Il me faut un cadre.

C’est votre côté cartésien ?

Je suis comme ça dans la vie mais je peux être complètement différent dans ma vision du rugby. J’aime l’anarchie dans le jeu, le chaos. C’est mon côté latin. J’ai plus vécu en Europe qu’en Nouvelle-Zélande désormais.

Vous aimez le désordre organisé ou total ?

C’est un peu du Pierre Villepreux : « Il faut être capable de trouver l’ordre dans le désordre ». Aujourd’hui, les systèmes défensifs sont organisés et compliqués à déchiffrer. Pour « casser » ça, il faut faire des choses auxquelles l’autre ne s’attend pas. Il faut créer cette anarchie. Ça ne marche pas toujours.

« J’ai un truc pour me libérer du stress : le rameur. Avec Nick Abendanon, on se met dans un état… »

Beaucoup de gens qui vous côtoient disent que vous mangez, vivez et dormez rugby. C’est la réalité ?

Un peu, oui. Quand ma femme est ici (NDLR, elle vit en Italie), elle me dit souvent que je ne l’aime plus ! Parce qu’elle est là, que je pars à 6 heures et rentre à 19 heures. Je lui dis : « Oui, mais il y a des choses à faire. Il faut qu’on gagne le samedi ! »

Comment quelqu’un d’assez froid dans l’analyse vit-il l’agitation permanente de Bayonne ?

L’instabilité fait partie de nos métiers. Et on ne peut pas avoir l’extrémité de la passion sans les conséquences. Cette ferveur à Dauger, c’est parce que les gens sont à fond derrière l’Aviron. C’est magnifique. Donc tu peux comprendre la désillusion si on ne gagne pas. Quand j’étais petit et que je regardais les All Blacks, je faisais le tour de la maison comme un fou quand ils gagnaient, et je pleurais quand ils perdaient. Avant le match, en haut de la tribune, j’ai toujours des frissons quand les gens chantent la Peña. Je préfère ça que les ambiances anglo-saxonnes, où les gens ne chantent pas, où il n’y a pas de vie.

Et comment vivez-vous le fait qu’à l’intérieur du club, il se passe aussi toujours quelque chose ?

C’est hyper important pour un coach d’être stable dans ses comportements, de ne rien montrer aux joueurs pour ne pas leur refiler sa frustration et ses problèmes. Je me comporte de la même manière qu’on gagne ou qu’on perde. Si je leur montre qu’un jour je suis heureux et le lendemain au fond du seau, ce n’est pas bon.

Donc vous vous forcez à maîtriser vos émotions ?

Oui.

Vous n’avez pas peur de finir avec un ulcère ?

(Rires) J’ai un truc pour me libérer : le rameur. Steve Hansen, ex-entraîneur des All Blacks, disait qu’il fallait toujours quelque chose pour se libérer du stress de la fonction. Avec Nick Abendanon, au rameur, on se met dans un état… Je ne peux plus penser parce que je suis occis (sic) ! Ça me permet d’évacuer le stress et l’attente des matches.

Et qui est le meilleur ?

(Il grimace) Nick… Mais en ce moment, c’est moi parce qu’il a mal au dos. Il est plus fort mais il a dix ans de moins que moi ! Sur les courtes distances, il est meilleur, mais sur les moyennes, je me défends. Après, je dis à tout le monde que je gagne, donc si vous pouvez écrire qu’il est moins bon, ça m’arrangerait.

 






1 user(s) are reading this topic

0 members, 1 guests, 0 anonymous users