La régime de l’Aviron va mieux avec de Patat, c’est clair.
Aviron Bayonnais
#886
Posté 19 avril 2026 - 10:18
- el landeno aime ceci
#887
Posté 19 avril 2026 - 20:37
Les Bayonnais ont explosé en vol face à des Palois déchaînés. © Crédit photo : Bertrand Lapègue / SO
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Disséminés aux quatre coins du terrain ce samedi par la Section Paloise (22-54), les Bayonnais n’en finissent plus de sombrer. Si le maintien est assuré par l’extrême fragilité de Perpignan et Montauban, l’intégralité de l’organigramme ne peut se faire l’économie d’une profonde remise en question
L’heure n’est pas au bilan. Il y en aura fatalement un, mais il est encore trop tôt pour le dresser. Parce qu’il reste cinq journées de championnat et vingt-cinq points à prendre. Parce que tout n’est pas perdu, même s’il semble plus probable de ne rien gagner. L’Aviron Bayonnais est 11e du championnat avec 45 points, à cinq longueurs de la 8e place européenne et douze d’une qualification en phase finale dont plus personne ne parle. La faute à une nouvelle partie indigente, ce samedi face au voisin de l’est du département. Les bleu et blanc ont reçu la plus grosse mornifle de l’histoire du club à Jean-Dauger dans l’ère professionnelle (22-54).
« C’était un match charnière pour aller chercher quelque chose sur la fin de saison, peut être la 8e place qui, au vu de notre saison, aurait été déjà un exploit » , glissait le capitaine Arthur Iturria après la déroute face aux Palois. Il n’en sera rien. « C’est un coup de massue. Certes, il ne faut pas abandonner, mais on sait que tout s’éloigne. Tu vas l’entraînement pour viser des choses que tu n’as pas envie de viser. » À savoir une place dans le ventre mou, plus près de la 10e que de la 12e. C’est la terne ambition des derniers demi-finalistes du Top 14. Leur réalité, aussi. « C’est là qu’on va voir le caractère de chacun », pense le deuxième ligne.
L’arbre qui cachait la forêt ?Les supporters bayonnais auront été traversés par beaucoup de sentiments, cette saison. La douce euphorie d’un début de saison prometteur, avec six succès en neuf rencontres. La sensation d’invincibilité d’un Jean-Dauger qui n’en finissait pas de résister (19 succès de rang en Top 14 entre juin 2024 et janvier 2026), à l’image de l’ultime match de la dernière année face au Stade Français (35-34). Un stade devenu terre brûlée depuis, avec quatre revers en autant de parties en 2026. « Ce début de saison, c’était l’arbre qui cachait la forêt, pense Iturria. Honnêtement, de l’intérieur, je le sentais, je ne vais pas le cacher. À Perpignan (19-21), heureusement qu’on y va au premier match. Si on y va maintenant, on perd. On gagne aussi deux matchs sur le fil, Stade Français et Montpellier (26-23). S’ils basculent dans l’autre sens, aujourd’hui, on n’est pas à la même place. Et on ne parle pas de la même chose. » Sous-entendu, du maintien. « Ce bon début de saison n’était pas vraiment très bon non plus. »
Manu Tuilagi a été un des rares Bayonnais à tenir son rang ce samedi.
Le manager est parti. Sa garde rapprochée est dispersée. L’équipe n’en finit pas pour autant de sombrer. Il faudra du temps pour recoller les morceaux
Le doute et l’incompréhension ont aussi été de l’aventure, avec cette profonde défiance d’une partie de la direction envers Grégory Patat et une partie de son staff. Le feuilleton aura précipité la chute. Le manager est parti. Sa garde rapprochée est dispersée. L’équipe n’en finit pas pour autant de sombrer. Il faudra du temps pour recoller les morceaux. Il semble urgent d’en ajouter, en essayant de moins se tromper que l’été dernier. Ce sera la mission du directeur du rugby Laurent Travers, qui a troqué le costard pour le jogging en février. Et celle de Ged Fraser, trait d’union de deux cycles à ce jour diamétralement opposés.
« Nous ne sommes pas la première équipe en Top 14 à vivre ça. Montpellier l’a vécu il y a quelques années, rappelle le Néo-zélandais, récemment promu manager. C’est le Top 14, un championnat très, très dur. Il y a plein de facteurs qui expliquent cela. On a dû tirer sur certains joueurs parce que d’autres étaient blessés ou pas prêts à jouer. Pour moi, notre début de saison est positif, même si je nous ai trouvés un peu fatigués, peut-être parce qu’on a vécu une présaison plus courte. Et mentalement, on pensait peut-être que cette nouvelle saison allait se faire toute seule, sans aller chercher les efforts supplémentaires pour y arriver. »
Du président Philippe Tayeb aux joueurs, la remise en question devra être profonde.
La comparaison avec la Section, trublion de cette saison, est inévitable. À ceci près que l’Aviron méritait sa 4e place la saison dernière là où Pau est encore un cran au-dessus, candidat au top 2 vainqueur à quatre reprises en déplacement. « Ils sont arrivés doucement là où nous, on est arrivés très vite, très haut, pose Iturria. Ils ont des bonnes bases et travaillent depuis quelques années. Ils ont créé quelque chose. Ils sont costauds sur les fondamentaux. La mêlée, c’est propre. La touche, c’est très bon. Les ballons hauts, c’est très bon aussi. Ils ont quelque chose qui est plus costaud que nous. »
« C’est dur d’être haut et de tomber aussi bas. Mais on a ce qu’on mérite »
Et une fin d’exercice qui n’aura pas la même saveur. « Les Palois sont prêts à jouer les premières places. Nous, on a le discours de vouloir les jouer mais on n’est pas encore prêts à ça. Après notre victoire contre La Rochelle (26-15), on a bien travaillé physiquement. Mais on voit que bien travailler ne suffit pas. Il y a un gros travail de fond à faire sur nous-mêmes pour pouvoir être bons dans des moments comme ça. »
Cheikh Tiberghien, suspendu, manquera le prochain match.
Il reste trois déplacements (Toulon, Lyon et Paris) et deux réceptions (Bordeaux-Bègles et Perpignan) pour sortir du marasme. « C’est une année sans, une année très compliquée, admet Iturria, qui promet de repartir d’arrache-pied, dès ce lundi, à la conquête de la 8e place. C’est dur d’être haut et de tomber aussi bas. Mais on a ce qu’on mérite. On n’a sûrement pas dû bien basculer, bien préparer cette saison. À nous d’en tirer les conclusions en fin de saison. Il faudra faire le travail de fond dont je parlais. Il va falloir le faire très correctement pour pouvoir rivaliser parce que l’année prochaine, ce sera encore plus dur. Ça va être long. Pour bien commencer la prochaine saison, on a plutôt intérêt à bien finir celle-ci. Et ce n’est pas en prenant 55 points à tous les matchs qu’on va bien la finir. » Le discours est aussi abrupt que la chute du club basque ces derniers mois.
« Milesker Greg ». Pour le premier match à Jean-Dauger depuis le départ de Grégory Patat, les supporters du BOC (Bayonnais d’origine certifiée) ont déployé une banderole, en début de partie, afin de remercier leur manager de juillet 2022 à février 2026. Elle n’était pas du goût de tous, notamment parmi les Socios, mais les membres du BOC ont maintenu leur hommage.
#888
Posté 19 avril 2026 - 21:28
l'AB vit un genre de saison "post-titre", sans titre.
#889
Posté 21 avril 2026 - 07:40
Avec un championnat toujours plus dense et resserré maintenant chaque année 1 ou 2 gros est en galère dans le fond du classement et proche du match de barrage : SF, MHR, LOU etc....
Sinon Iturria est toujours aussi doué pour faire des phrases....et brasser pas mal d'air!
- cocotte 63 aime ceci
#890
Posté 21 avril 2026 - 07:46
Raison de plus pour ne pas t'autodétruire dès le début de saison... c'est incroyable ce club ! et puis c'est pas comme si tu ne le voyais pas arriver !
#891
Posté 21 avril 2026 - 07:51
- Alligator427 aime ceci
#892
Posté 21 avril 2026 - 08:42
Il leur faudrait Urios pour remonter tout ça.
bonne idée il connaît la moitié de l'effectif en plus ![]()
#893
Posté 21 avril 2026 - 12:23
Il leur faudrait Urios pour remonter tout ça.
Urios / Tayeb ? ça pourrait finir en partie de mailloche ![]()
#894
Posté 24 avril 2026 - 06:09
« On est encore dans l’adolescence, image Laurent Travers. Pour passer à l’âge adulte, il y a des moments où on a des boutons d’acné, où c’est un peu plus compliqué. Il y a des crises de croissance. » © Crédit photo : Émilie Drouinaud / SO
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Au sortir de la plus grosse déconvenue de son histoire à domicile, Laurent Travers a remisé le rêve de top 8 de l’Aviron Bayonnais, qui se rend ce samedi à Toulon (16 h 35). Le directeur du rugby pense déjà à la saison prochaine
On pensait que l’Aviron allait mieux après les victoires à Montauban et face à La Rochelle, mais la situation a empiré avec ce troisième revers à Dauger contre Pau (22-54), le plus lourd de l’histoire du club à domicile en championnat. Quel constat en tirez-vous ?
Après deux victoires, subir cette défaite fait mal. On avait cassé la spirale négative de 11 défaites en 12 matchs mais la vérité du terrain parle. Cela montre l’écart entre un deuxième et un onzième. On peut trouver des explications et des excuses mais ce qui est important, c’est de trouver des solutions. Malheureusement, le sort s’acharne. On a trois cartons rouges (NDLR, trois suspendus : Bruni, Tatafu et Tiberghien) et 16 blessés. Ça fait 19 absents. Il faut faire front. Rien n’est dû au hasard.
C’est-à-dire ?
Il y a plusieurs facteurs qui rentrent en ligne de compte. Quand t’as pas tous les chevaux dans le moteur, forcément, le moteur avance moins vite.
À quoi liez-vous ces blessures ?
La saison dernière a été pleine, elle a duré, les joueurs ont donné tout leur potentiel et il y a eu très peu de coupure estivale, très peu de préparation. La deuxième année, tout le monde s’essouffle. La fatigue est aussi mentale et psychologique, surtout quand tu vois que tes ambitions ne sont plus atteignables. Les joueurs font ce qu’ils peuvent, on fait tous ce qu’on peut, et s’il y a des gens qui pensent l’inverse, je leur laisse… (NDLR : Il ne termine pas sa phrase). Le plus dur quand tu fais une grosse saison, c’est de la digérer. Il faut avoir la capacité à reprendre, à se préparer de nouveau. Ça n’a pas été le cas. La preuve, la liste des blessés est phénoménale.
« Quand vous êtes douzième ou treizième masse salariale, il ne faut pas espérer lutter avec tout le monde »
L’Aviron a connu assez peu de blessures musculaires en début de saison…
Oui. C’était plutôt osseux mais maintenant, c’est musculaire. Tout est lié parce que tu tires au maximum sur certains joueurs. Malgré cela, on est content d’aller à Mayol, on va faire ce qu’il faut, le club est ambitieux mais ce n’est pas parce que Bayonne a réussi à être une fois dans les six en 40 ans qu’on va y être tous les ans. Il faut être lucide sur nos capacités. Vous avez lu le rapport (de la Ligue) ? Quand vous êtes douzième ou treizième masse salariale (NDLR : 12e avec 8,95 M€), il ne faut pas espérer lutter avec tout le monde. Quand vous y êtes, bravo, c’est top, mais on est encore dans l’adolescence. Pour passer à l’âge adulte, il y a des moments où on a des boutons d’acné, où c’est un peu plus compliqué. Il y a des crises de croissance. On est peut-être dans cette période-là. Regardez : combien a-t-on pu prendre de jokers médicaux ? (NDLR : un, Marco Fepulea’i, en début de saison suite à la blessure de Tevita Tatafu). Il y a des clubs qui n’ont pas ce problème. Quand tu ne l’as pas, tu es moins en difficulté.
Justement, la saison dernière a généré de nombreuses recettes : 12 guichets fermés annoncés à Dauger, dont un barrage, deux délocalisations financièrement réussies à Saint-Sébastien, un classement final et une demie à Lyon qui engendrent des retombées économiques : comment expliquer que cet argent ne soit pas réinvesti dans le sportif, que le classement de la masse salariale n’ait pas évolué ?
Je suis mal placé pour en parler mais il y a aussi d’autres critères qui rentrent en ligne de compte. Les bons résultats entraînent des primes et augmentations. Quand vous perdez certains partenaires, il faut les compenser. Si on avait atteint le quota des 17 Jiff (joueurs issus des filières de formation), on aurait touché une manne financière. Ça n’a pas été le cas. C’est un beau club. Il est sain. Mais soyons lucides sur nos capacités.
Si une saison réussie ne génère pas de ressources supplémentaires dans le sportif, on voit mal comment l’inverse pourrait en générer…
Je me suis expliqué sur ce sujet.
Laurent Travers indique être sous contrat jusqu’en 2027.
« Quand t’as pas tous les chevaux dans le moteur, forcément, le moteur avance moins vite »
Est-ce que le top 8 est encore votre motivation pour cette fin de saison ?
Non, l’objectif est de gagner le maximum de matchs. Il faut être réaliste. Le top 8, n’y croyons pas. Ce qu’il faut, c’est ne rien lâcher et commencer à préparer la saison prochaine. Arrêtons de parler de top 6 ou 8. On est ambitieux mais je l’ai dit : combien de fois l’Aviron a été dans le top 6 en 40 ans ? Une fois. (Il insiste) Une fois ! Exceptionnel ! Miracle !
La durée de votre contrat suscite un flou. Philippe Tayeb a parlé de quatre années, puis d’une seule. Qu’en est-il ?
Ce que je peux vous dire, c’est que si je suis à l’Aviron, c’est que je l’ai choisi. Je vais défendre ses couleurs parce que c’est un club avec un environnement, une ville, une région, un engouement derrière le rugby… C’est exceptionnel. Ça fait vibrer. Par contre, si demain je sens que je ne peux pas mener ma mission à bien, ne vous inquiétez pas… J’ai un certain âge (57 ans), je suis assez lucide. Ce que je veux, c’est que l’Aviron Bayonnais continue à se développer, à grandir, à rêver d’un top 6, voire plus.
Et votre contrat ?
Il me reste un an, soit jusqu’à la saison prochaine (2027).
- jm12 aime ceci
#895
Posté 24 avril 2026 - 12:12
Le père Travers parait assez lucide, il pourrait prendre un tir par la direction, ça colle pas avec les ambitions.
- jm12 aime ceci
#896
Posté 24 avril 2026 - 17:33
Pas sur que ça aide à passer le mur...
Aviron Bayonnais : « Quand tu es dos au mur, il n’y a qu’une seule chose à faire, c‘est avancer », pose Herschel Jantjies
- Silhouette et Caplan aiment ceci
#897
Posté 24 avril 2026 - 18:37
Sinon nos anciens qui sont partis la bas doivent se poser quelques questions
#898
Posté 25 avril 2026 - 12:50
Sinon nos anciens qui sont partis la bas doivent se poser quelques questions
Ou pas, si on en croit Germain les soirées fonctionnent bien et c'est même un reproche qui lui est fait de ne pas y participer...
On va voir si Travers nous fait un ménage style Urios, ou pas...
- RCV06, jm12 et Patator aiment ceci
#899
Posté 26 avril 2026 - 09:55
Ou pas, si on en croit Germain les soirées fonctionnent bien et c'est même un reproche qui lui est fait de ne pas y participer...
On va voir si Travers nous fait un ménage style Urios, ou pas...
Ce passage de témoins forcé imposé par Tayeb est d'évidence à hauts risques en déstabilisant un groupe de joueurs qui jusqu'à maintenant paraissait plutôt sur son petit nuage !
On voit bien que chez nous , même après une situation sportive et d'ensemble très fragilisée pour ne pas dire près du gouffre , l 'arrivée de Urios ne fait pas non plus consensus et qu'li essaie de bâtir un groupe homogène de gars qui entrent dans son moule avec les contingences du SC et l 'obligation imposée par la Maison Mère de rééquilibrer les comptes en priorité absolue rapidement
Franchement on peut légitimement ergoter sur Urios , l 'aimer , ne pas le voir en peinture , la réalité est là et bien là et au final il ne s'en sort pas si mal vu le contexte très compliqué sur le court terme ! L 'instabilité au niveau du Club serait la pire des choses qui puisse arriver et ne tarderait pas à nous saborder !
Moi aussi je suis impatient et trouve que les choses ne vont pas assez vite mais je ne gère pas des millions d'euros de budget sans parler de constituer un groupe sportif digne de ce nom !
Urios sportivement n 'a peut-être pas les mains aussi libres que certains le disent ici et un jour il a lâché : " je suis obligé de composer..." Là par contre j 'en suis convaincu !
#900
Posté 06 mai 2026 - 21:08
À Toulon, le week-end dernier, Esteban Capilla a inscrit son 10e essai de la saison. © Crédit photo : AFP
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L’Aviron Bayonnais souhaite absolument prolonger le contrat du troisième ligne de 23 ans, qui s’achève en 2027. À ce jour, les discussions achoppent. À tel point que le président Philippe Tayeb et le directeur du rugby Laurent Travers réfléchissent à un transfert dès cet été pour récupérer 350 000 euros d’indemnités
Esteban Capilla va être promu capitaine de l’Aviron Bayonnais, ce samedi face à l’Union Bordeaux-Bègles. Ce sera une première - et sans doute pas un hasard - pour le jeune joueur de 23 ans, pas effrayé par les responsabilités : « J’ai toujours aimé en avoir, livrait-il récemment au magazine Raffut (1). Ça ne me perturbe pas. Au contraire, je me sens vraiment impliqué et au centre du truc. » Le troisième ligne va l’être également sur une autre actualité : son avenir.
Sous contrat avec Bayonne jusqu’en 2027, Capilla pourra faire l’objet de sollicitations directes des autres clubs de Top 14 à partir du 1er juillet prochain, selon les règlements de la Ligue (LNR). Les dirigeants bayonnais n’ont pas attendu cette date pour tenter d'étendre le contrat du prodige, auteur de performances époustouflantes en début de saison (Toulouse, Clermont) et troisième meilleur marqueur d’essais du Top 14 avec 10 réalisations, juste derrière son équipier Tom Spring (11) et le Lyonnais Jiuta Wainiqolo (16). Philippe Tayeb souhaite absolument le prolonger mais à ce jour, aucun accord n’a été trouvé. Les négociations s’annoncent difficiles. Tellement que, selon les informations de « Sud Ouest », le président et son directeur du rugby Laurent Travers réfléchissent à l’option de libérer leur joueur dès cet été afin de récupérer une indemnité de transfert de 350 000 euros. Une décision qui n’a pas (encore ?) fait l’objet d’un débat au sein du conseil d’administration du club basque.
Il sait ce qu’il veutCe choix économique ne serait pas neutre en termes d’image. Arrivé à l’Aviron en minimes, en 2016, Esteban Capilla est désormais le porte-étendard du club et de la formation bayonnaise. Joueur explosif et rapide (il a été flashé à 36 km/h), l’ancien septiste a été convoqué à plusieurs reprises dans le groupe élargi du XV de France lors de la tournée de novembre 2025. Le sélectionneur Fabien Galthié dit le plus grand bien de lui. S’il n’a pas été capé, le troisième ligne au profil hybride ambitionne de l’être rapidement. D’où certaines exigences formulées auprès de la direction bayonnaise.
L’Aviron va devoir sortir le chéquier pour aligner le contrat de sa pépite à sa cote réelle sur le marché
« Il veut jouer en équipe de France et pour y parvenir, il veut que l’Aviron se dote d’une équipe capable de jouer régulièrement les premiers rôles », glisse un proche du dossier. Ce n’est pas la tendance actuelle. « Il ambitionne même d’en être le capitaine à court ou moyen terme. » En l’absence d’Arthur Iturria, blessé au coude, la promotion de ce samedi prend tout son sens. Suffira-t-elle à envoyer un signal au joueur ? Rien n’est moins sûr. « C’est un garçon très ambitieux - ce n’est pas un défaut - et gourmand. » Si Capilla ne fait pas de l’aspect financier le premier des critères, l’Aviron va devoir sortir le chéquier pour ajuster le contrat de sa pépite à sa cote réelle sur le marché. « Il est peu probable que le club suive », indique un habitué des négociations. « Il ne tient pas à rester à Bayonne », assure un autre, attentif à l’évolution de la situation.
Toulouse et l’UBB surveillentEn octobre dernier, après une prestation éblouissante face à Clermont, créditée d’un 9/10 dans « Sud Ouest » (son deuxième de la saison), ce fils de militaire regagnait les vestiaires, l’œil rieur. « Il va falloir casquer », lançait-il avec humour à Philippe Tayeb, avec qui il entretient d’excellents rapports. Du Capilla tout craché, à la fois culotté et détaché, tout en étant travailleur, performant et sûr de lui. Si l’Aviron ne s’aligne pas, les clubs à la fois susceptibles de payer et d’accueillir son ambition ne sont pas légion.
Le Stade Toulousain constitue la piste la plus sérieuse. Les dirigeants du triple champion de France apprécient les qualités d’un joueur qui pourrait s’inscrire dans la rotation d’Alexandre Roumat, au poste de numéro 7 comme de numéro 8. L’opération financière serait évidemment complexe pour un club suspecté de plusieurs infractions au règlement encadrant les masses salariales ces derniers mois, même si l’indemnité de transfert de 350 000 euros ne serait pas reversée au salary cap, conformément à la législation de la LNR.
Esteban Capilla plaît également à Montpellier et à l’Union Bordeaux-Bègles. Cette attirance est réciproque. Le champion d’Europe en titre, qui vient de se qualifier pour sa deuxième finale de Champions Cup consécutive, n’a cependant pas de marge de manœuvre avec le salary cap à ce jour. Qui plus est à l’heure où il travaille à la prolongation du phénomène Louis Bielle-Biarrey. Mais de Bordeaux à Toulouse, pour un joueur comme Capilla, on est capable de trouver des solutions.
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