PENAUD Damian
#6931
Posté 09 novembre 2025 - 11:20
Plus léger... Un truc sur le net qui m'a fait sourire son nouveau surnom suite au coup de sal... Du SudAf , "Damian Panneau"
- Alligator427, Codorplusàvie et Bon Chasseur aiment ceci
#6932
Posté 23 mars 2026 - 20:39
Il y a de la rivalité entre cette UBB et ce Stade Toulousain, nourrie par l'ambition grandissante de l'une et l'intarissable soif de succès de l'autre, mais il y a du respect et de la complicité, aussi, souvent nouée en bleu. Quand il a été remplacé, peu après l'heure de jeu, Romain Ntamack a croisé Damian Penaud sur sa route, lui a donné une accolade sincère et lui a glissé, tout en autodérision : « Je t'ai fait une belle passe au pied ! »
Quelques minutes plus tôt, l'ouvreur des Rouge et Noir avait tenté une transversale dans les 22 mètres de Bordeaux, mais Penaud l'avait interceptée pour lancer un contre girondin, dans une action aussi longue que folle.
L'UBB a su d'ailleurs en tirer un nouvel essai, mais cette débauche d'énergie a aussi achevé Penaud. « J'ai des crampes !, l'a-t-on entendu glisser à Maxime Lucu, dans une scène captée par le micro que Canal+ avait judicieusement décidé de placer sur lui pendant le match, largement remporté par le club girondin (44-20). C'est pas pareil au centre, frérot ! Tu cours tout, t'as plus de ballons, tu fais des rucks, tu plaques, pouah ! »
Eh oui, porter le 13 dans le dos, ça n'est pas tout à fait comme jouer à l'aile, où le Corrézien a ses habitudes depuis la fin 2017. Bordeaux ne l'a que très rarement utilisé à ce poste depuis son arrivée en Gironde en 2023, il n'y disputait dimanche que sa deuxième rencontre, après une première, peu convaincante, contre Toulouse, déjà, en octobre dernier (13-56).
Mais si, à Ernest-Wallon, ce repositionnement correspondait plus à la tactique d'un soir, celui du stade Atlantique a été pensé plus attentivement par le staff girondin. Car il lui faut chercher une solution crédible et efficace en l'absence de Nicolas Depoortere, blessé à une épaule avec les Bleus pendant le Tournoi, opéré et absent jusqu'à la fin de la saison. « Avec la perte de Nico, on a voulu mettre Damian à ce poste-là pour avoir un peu plus de mains, être plus imprévisibles », justifiait ainsi Maxime Lucu.
« On a parfois cette image de Dams', mais c'est un joueur vraiment intelligent, il comprend bien le rugby, il est capable d'être un meneur de jeu »
Noel McNamara, entraîneur de l'attaque de l'UBB
Le capitaine rappelait en suivant que Penaud avait « fait le bonheur de l'ASM en 2016-2017 à ce poste-là, il avait le 13 pendant la finale ». « N'oubliez pas l'histoire !, insistait Noel McNamara, entraîneur de l'attaque de l'UBB. Damian a gagné le titre de champion de France quand il jouait au centre ! »
C'est vrai, pour mener les Auvergnats à leur deuxième Brennus en 2017, c'est là que Penaud s'est fait un prénom, avec une demi-finale aboutie à Marseille contre le Racing 92 et une finale où il s'était montré décisif contre Toulon, offrant l'essai Jaune et Bleu à Alivereti Raka d'une relance depuis ses 22 mètres. Guy Novès lui avait offert ses premières capes en bleu quinze jours après, en Afrique du Sud, au centre toujours.
Mais après une nouvelle saison au centre, malgré le mentorat exigeant d'Aurélien Rougerie, Penaud avait fini par être décalé à l'aile. En 13, son investissement défensif aléatoire, disons, lui valait quelques critiques, tandis que le long de la ligne de touche, son horizon en sélection était dégagé. Le choix avait été vite clair pour lui, même si à Clermont, jusqu'en 2023, il a souvent continué à dépanner à son premier poste. Yannick Bru le lui a rendu dimanche, et ne doit pas le regretter.
L'entente avec Moefana est pourtant partie sur de bonnes bases : il a offert à Penaud son essai d'une subtile petite passe au pied dans les 5 mètres toulousains (53e), un essai où on a pu voir toute la détermination et l'envie de l'ex-Clermontois, plus décidé (et servi par le rebond) pour doubler Ntamack et aplatir au dernier moment.
Penaud en a d'ailleurs lâché un grand cri de rage, comme un écho aux mots de son capitaine : « Il a cette envie, il a les crocs ». Parce qu'il n'avait pas joué depuis longtemps, dans cette période étrange en Top 14 où, après un interminable enchaînement pendant le premier trimestre, le rythme des rencontres se fait plus irrégulier, haché par le Tournoi. Parce qu'il a justement vécu ce Six Nations loin de Marcoussis et du Stade de France, laissé sur le côté par Fabien Galthié, quelques semaines seulement après s'être emparé du record d'essais en sélection (40), au détriment du nouveau maire de Biarritz, Serge Blanco.
Un choix qui l'a touché ? « Je pense, ne s'est pas caché Lucu. Quand tu regardes à la télé les copains jouer le Six Nations, avec le maillot de l'équipe de France, et j'ai été dans ce cas-là aussi, ce n'est jamais évident. C'est une compétition qu'on a tous envie de jouer, notamment quand on l'a déjà disputée les années précédentes. Damian avait envie de toucher du ballon, de prendre du plaisir et ça s'est vu. »
#6933
Posté 24 mars 2026 - 00:26
#6934
Posté 24 mars 2026 - 06:59
Très bon match dimanche au centre, gros investissement et activité permanente en attaque et en défense.
Je le vois bien finir au centre comme Rougerie.
#6935
Posté 24 mars 2026 - 09:15
Je le vois bien finir au centre comme Rougerie.
Comme dit dans l'article, il a déjà fait des matchs magnifique à ce poste notamment en 2017. Et oui, en 13 j'adore perso. Je te rejoins, je le vois revenir au centre. Et plus globalement, je trouve que c'est un truc important à avoir en tête pour les ailiers qui ne peuvent pas faire une carrière complète sur leur vitesse et donc doivent ajouter de nouvelles compétences dans leur jeu voir se replacer au centre. Par exemple un LBB devra faire évoluer sa palette à un moment pour ne pas finir comme un Clerc période toulonnaise
- Lima aime ceci
#6936
Posté 24 mars 2026 - 12:44
Comme dit dans l'article, il a déjà fait des matchs magnifique à ce poste notamment en 2017. Et oui, en 13 j'adore perso. Je te rejoins, je le vois revenir au centre. Et plus globalement, je trouve que c'est un truc important à avoir en tête pour les ailiers qui ne peuvent pas faire une carrière complète sur leur vitesse et donc doivent ajouter de nouvelles compétences dans leur jeu voir se replacer au centre. Par exemple un LBB devra faire évoluer sa palette à un moment pour ne pas finir comme un Clerc période toulonnaise
+1.
L'évolution au centre est quand même plus simple pour les beaux gabarits à la Rougerie, Penaud.
Raka aurait pu évoluer au centre aussi mais comme écrit par Penaud, ça nécessite d'être beaucoup plus.complet et c'est très exigeant en termes de rigueur, concentration, physique.
Ce sera compliqué pour un Bielle-Biarrey de par son gabarit léger.
#6937
Posté 24 mars 2026 - 13:24
Damian Penaud, qui n'a pas été retenu par Fabien Galthié lors du dernier Tournoi des Six Nations, demeure le meilleur marqueur de l'histoire du XV de France avec 40 essais inscrits sous le maillot bleu. À Bordeaux, il est une pièce centrale du système offensif, capable de faire basculer un match sur une inspiration.
En dehors du terrain, son profil intrigue tout autant. Passionné d'échecs - discipline qui exige anticipation et lecture du jeu - il cultive aussi un goût prononcé pour la collection. Les cartes Pokémon s'inscrivent parfaitement dans cet univers : stratégie, rareté, patience. Souhaitant visiblement agrandir son catalogue, l'ailier de l'UBB a posté lundi une annonce dans une story Instagram : « Salut tout le monde, je rachète vos anciennes collections de cartes Pokémon, n'hésitez pas à m'envoyer un message », a-t-il écrit dans un premier message. Avant d'ajouter : « N'hésitez pas à m'envoyer des photos de la collection ».
Aujourd'hui, collectionner des cartes Pokémon est plus qu'un simple hobby d'enfance. C'est un marché global qui pèse plusieurs milliards, porté par plusieurs facteurs : nostalgie, rareté et une spéculation en forte hausse depuis la période du Covid. Certaines cartes atteignent désormais des montants impressionnants : une carte Dracaufeu datant de 1999 s'est vendue plus de 40 000 dollars récemment, comme l'ont rapporté nos confrères du New York Post. La croissance du marché des cartes Pokémon rappelle celle des collectionneurs de vinyles anciens (les « diggers ») ou des amateurs de montres de luxe.
Dans un récent article, le quotidien Le Monde décrivait une ambiance électrique devant l'hypermarché Auchan de Bagnolet (Seine-Saint-Denis), où quelque 300 personnes attendaient, une heure avant l'ouverture, la mise en vente de coffrets « Dresseur d'élite - Évolutions Prismatiques », très recherchés par les collectionneurs.
Entre l'offre et la demande se croisent collectionneurs, véritables « chasseurs » passionnés de rareté, et « scalpers », qui achètent en masse pour revendre rapidement plus cher et faire du profit. Certains génèrent ainsi plusieurs milliers d'euros de chiffre d'affaires. En s'intéressant aux cartes Pokémon, Damian Penaud met un pied dans un univers où se mêlent collection, stratégie et business.
#6938
Posté 25 mars 2026 - 12:27
Comme dit dans l'article, il a déjà fait des matchs magnifique à ce poste notamment en 2017. Et oui, en 13 j'adore perso. Je te rejoins, je le vois revenir au centre. Et plus globalement, je trouve que c'est un truc important à avoir en tête pour les ailiers qui ne peuvent pas faire une carrière complète sur leur vitesse et donc doivent ajouter de nouvelles compétences dans leur jeu voir se replacer au centre. Par exemple un LBB devra faire évoluer sa palette à un moment pour ne pas finir comme un Clerc période toulonnaise
Il n'a pas encore 30 ans et il reste rapide sur l'aile, donc je ne vois pas d'urgence. Mais pquoi pas rentrer définitivement au centre du terrain d'ici 2-3 ans.
En tout cas il n'y aurait pas d'avantage supplémentaire pour la sélection. Il n'y a pas plus de place au centre qu'à l'aile, au contraire. Si Attissogbe lui barre le chemin à l'aile pour le moment, c'est une liste de mecs au centre auxquels il fait face.
#6939
Posté 25 mars 2026 - 16:10
Je ne le vois pas fini Damian, et même si Atissogbe est un très bon, je pense sincèrement que Penaud apporte certaines choses que très peu de joueurs sont capables d'apporter. Et il offre l'avantage d'avoir un jeu d'arrière "un peu moins" unidimensionnel.
#6940
Posté 30 mars 2026 - 11:14
Il jouait au centre, y compris en pro et en équipe de France, jusqu'au début de la saison 2018-2019.Comme dit dans l'article, il a déjà fait des matchs magnifique à ce poste notamment en 2017. Et oui, en 13 j'adore perso. Je te rejoins, je le vois revenir au centre. Et plus globalement, je trouve que c'est un truc important à avoir en tête pour les ailiers qui ne peuvent pas faire une carrière complète sur leur vitesse et donc doivent ajouter de nouvelles compétences dans leur jeu voir se replacer au centre. Par exemple un LBB devra faire évoluer sa palette à un moment pour ne pas finir comme un Clerc période toulonnaise
#6941
Posté aujourd'hui, 20:02
Damian Penaud n'a pas connu telle série depuis l'automne 2022. À cette époque, Clermont l'avait replacé au centre de sa ligne de trois-quarts pour une série de trois matches, et c'était déjà une rareté. Ce dimanche après-midi (16 h), l'ailier de Bordeaux-Bègles va à nouveau connaître contre Leicester une troisième semaine de suite avec le numéro 13 dans le dos, et cette fois, ça pourrait durer davantage. Car l'UBB doit gérer l'absence de Nicolas Depoorteree meilleur marqueur d'essais de l'histoire des Bleus (40) a percé en Top 14 comme sur la scène internationale à ce poste de deuxième centre. Il était l'adjoint de Guy Novès quand celui qui était alors sélectionneur avait lancé Penaud en bleu contre les Springboks, à l'été 2017 (37-15, le 17 juin). Le recentrage trottait donc dans l'esprit du manager de l'UBB depuis un moment, avec un test peu concluant à Toulouse mi-octobre (56-13). L'indisponibilité de Depoortere l'a convaincu de retenter le coup.
« Avec sa vitesse et sa présence physique, Nico, c'est un profil spécial qu'on a du mal à remplacer quand il n'est pas là, justifie Bru. On cherchait quelqu'un de très véloce. Damian, par sa communication, sa vitesse et sa présence dans les duels, a beaucoup d'atouts à faire valoir à cette position. » Et des habitudes de jeu qui collent au poste. « Damian a besoin de participer, ajoutait Maxime Lucu. Il faut toujours l'alimenter de ballons, il a besoin d'être au milieu du trafic. C'est ce côté funambule qu'on aime chez lui, et c'est vrai qu'en 13 tu l'as un peu plus. »
« Ce challenge, et peut-être aussi tous les questionnements qu'il y avait autour de lui, ont fait qu'il avait envie de remettre un coup de gaz »
Yannick Bru, manager de l'UBB
Le demi de mêlée a pu observer de près l'efficacité de Penaud lors de ses deux premiers recentrages, avec un essai contre Toulouse (44-20, le 22 mars) puis une passe décisive, une vraie, à Lyon (17-21, la semaine dernière). Il sait les ajustements qu'il lui reste à peaufiner pour être bien connecté en défense, retrouver des automatismes dans cette phase de jeu. Il voit surtout ce qu'il peut apporter offensivement. « On essaie d'avoir des lancements autour de lui, décrit Lucu. Il fait quand même 100 kg (1,92 m) et quand il vient lancé dans ces zones-là, ce n'est pas le plus facile à plaquer ! »
Ça paraît couler de source. Il fallait encore que Penaud veuille ce recentrement. « Comme toujours quand il y a un repositionnement, il faut qu'il y ait une volonté de la part du joueur, insiste Bru. C'est toujours un choix partagé. Et Damian avait envie de relever ce challenge. Il aime bien la nouveauté. » Surtout, la proposition ne pouvait tomber à un meilleur moment pour l'ancien clermontois. Il venait d'encaisser la décision de Fabien Galthié,
« Damian n'aime pas la monotonie, reprend son coach. Peut-être que sur la première partie de saison, on était tous tombés dans un train-train qui manquait d'électricité. Ce challenge, et peut-être aussi tous les questionnements qu'il y avait autour de lui, ont fait qu'il avait envie de remettre un coup de gaz. » Un début d'hiver sans rassemblements à Marcoussis a permis à Penaud de se concentrer sur son cocon familial, de passer plus de temps auprès de sa femme, épousée l'été dernier, et qui attend leur premier enfant. Puis la perspective de faire mieux que dépanner au centre l'a fait basculer définitivement sur du positif.
« Ce que j'aime chez Damian en ce moment, c'est son sérieux, son engagement pour l'équipe, au-delà de ses problématiques personnelles, complimente Bru. Il dépasse ses déceptions pour donner au collectif, c'est un signal fort. Depuis deux mois, cette attitude nous convainc chaque jour que c'était top de l'avoir attiré à Bordeaux. »
Le coach s'était personnellement investi dans le recrutement du Clermontois en 2023. Depuis, il y a été un ailier décisif, presque aussi prolifique que Louis Bielle-Biarrey, en termes d'essais marqués (52 en 62 matches). L'UBB n'a pas hésité à prolonger son contrat l'été dernier, jusqu'en 2028. Deux années supplémentaires pour lesquelles le recentrage actuel élargit les perspectives. Et Bru de revenir sur la forme actuelle de son joueur : « Il ne faudrait quand même pas qu'on redécouvre Damian Penaud maintenant ! Il a fait du chemin, depuis. » Et continue de tracer sa route, à l'aile comme au centre.
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