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Commotion cérébrale


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#2056 RCV06

RCV06

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Posté 21 janvier 2019 - 19:33

 

Article de Cudmore dans l'Equipe, je met le début (qui est gratuit)

 

« Êtes-vous satisfait par les conclusions du rapport ?
Je ne cherche pas la satisfaction. Je voudrais juste que le club se rende compte, et surtout admette, le risque qu'il a pris en me renvoyant sur le terrain trois fois de suite alors que j'étais commotionné. Deux fois, selon le rapport, le test HIA était nickel. Ce n'est pas ce dont je me souviens mais je ne peux pas le prouver. En revanche, pour la troisième fois, pas besoin d'apporter de preuves puisqu'on ne m'a carrément pas fait passer le test. On ne l'a même pas proposé alors que j'ai vomi dans le vestiaire, que c'est le deuxième choc que je subis pendant ce match et que j'ai une plaie à la tête. Normalement, quand tu cumules tous ces signes, tu passes le test.

Un joueur qui était présent dans le vestiaire ce jour-là a refusé de confirmer par écrit que vous aviez vomi (un signe d'alerte rouge en termes de commotions). Vous savez pourquoi ?
Benson Stanley (aujourd'hui à Pau), c'est de lui qu'il s'agit, m'a vu vomir, il l'a dit aux dirigeants du club mais, ensuite, n'a jamais voulu m'écrire cette lettre. Je ne sais pas pourquoi, je lui demande juste de dire ce qu'il a vu. Je crois qu'il a peur. Il dit qu'il ne veut pas causer de précédent et que les joueurs attaquent les clubs dès qu'ils ont une commotion.

Vous-même, avez-vous voulu créer un précédent ?
Mon but, au départ, n'était pas d'attaquer le club mais d'exiger que le protocole soit respecté. En rentrant de la Coupe du monde 2015, j'avais envoyé un courrier à Jean-Marc Lhermet, notre manager général, pour lister les manquements du club dans la prise en charge de mes trois commotions et pour dire : « Ça ne peut plus continuer. Quand quelqu'un est commotionné, il ne doit plus revenir sur le terrain. » Surtout qu'il y avait eu mon cas mais aussi d'autres. À l'automne, notre talonneur John Ulugia était revenu sur le terrain alors que les images...

 

Sranley a plus peur de l'ASM que de Cudmore [B)]

 

 

 

Ce n'est pas parce que tu ne veux pas attaquer au départ qu'ensuite tu ne le fais pas.

Si tu te heurtes à un mur, de la mauvaise fois, ça peu gonfler et déclencher une riposte.

On est désormais nombreux à savoir le danger d'une commo mais aussi et surtout le risque très élevè qu'entraîne un deuxième choc rapproché. Je l'ai en tout cas retenu des divers itw de Chazal.

Alors quand on voit que Jamie subit une como à la 10éme ET à la 56éme minutes d'un même match, puis est revenu sur le terrain, ben ça craint !

Après ce serait bien d'entendre le staf médical mais il ne faut pas perdre de vu que celui-ci est rémunéré par le club.

L'institution judiciaire si elle le veut (témoignage, supplément d'info) est à même de faire le nécessaire pour en savoir plus.

Je crois que beaucoup de monde pense que Cudmore n'est pas le candidat idéal pour ce genre de croisade, j ai du mal a imaginer Tyson faire un procès aux organisateurs de ses combats et surtout qu il a eu une révélation sur le tard.

Pourquoi a t il attendu d'être parti pour faire son action et surtout avoir resigné et rejoué ailleurs s'il estimait que sa santé était en danger.


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#2057 Frédéric58

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Posté 21 janvier 2019 - 19:34

S'il y a précédent judiciaire et que cela va dans le sens d'une meilleure protection des joueurs c'est très bien. Même si l'on pourra déplorer que ce soit notre club de coeur qui en paye les pots cassés.

J'attends de celui-ci qu'il communique en disant qu'il se pliera à toute décision de justice après éventuel épuisement des moyens de recours. Qu'il n'a pas à porter de jugement sur cette plainte et que par ailleurs, il fait oeuvre de recherche sur ces problèmes de commotions depuis de nombreuses années et qu'il continuera toujours avec la volonté de privilégier la santé du joueur.


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#2058 Gai Novice

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Posté 21 janvier 2019 - 19:38

Cudmore n'aurait peut-être pas dû ne serait-ce que débuter la finale 2015, sans doute pas dû revenir après la première commotion (on voit bien qu'il s'éteint en plaquant "simplement", et non pas à cause d'un traitement viril des warriors d'en face comme avaient voulu se satisfaire quelques radois ici-même à l'époque, et qu'après la commotion de la demie cela aurait dû être plus qu'une alerte), et certainement pas dû reprendre après la dernière commotion. C'est l'ASM certes, le contexte était différent de maintenant même si c'est récent, mais c'est un fait.

De même pour Fritz en sang et complétement groggy, impression amplifiée par le fait qu'on a les images de "l'action" protocolaire en direct.

Je me souviens d'un autre joueur groggy à Exeter en cours de match (Jedraziak), qui va jouer dans la continuité (et même prendre une très belle touche) sans que personne n'intervienne. C'est peut-être passé inaperçu à la télé, du stade c'était édifiant tellement il titubait. Avec mon voisin (qui peut confirmer ici s'il le souhaite) on s'en était étonnés et inquiétés de suite. Et c'était fin 2015 donc après la finale de Cudmore... Si le club est aux avants postes en matière de prévention, prise en charge ou tout ce qu'on veut en la matière maintenant, le chemin a été long, pas rectiligne, et quelques feux ont été grillés. Tant mieux si maintenant on prend beaucoup moins de risques...





Ce n'est pas parce que tu ne veux pas attaquer au départ qu'ensuite tu ne le fais pas.
Si tu te heurtes à un mur, de la mauvaise fois, ça peu gonfler et déclencher une riposte.
On est désormais nombreux à savoir le danger d'une commo mais aussi et surtout le risque très élevè qu'entraîne un deuxième choc rapproché. Je l'ai en tout cas retenu des divers itw de Chazal.
Alors quand on voit que Jamie subit une como à la 10éme ET à la 56éme minutes d'un même match, puis est revenu sur le terrain, ben ça craint !
Après ce serait bien d'entendre le staf médical mais il ne faut pas perdre de vu que celui-ci est rémunéré par le club.
L'institution judiciaire si elle le veut (témoignage, supplément d'info) est à même de faire le nécessaire pour en savoir plus.


Complètement. J'ose croire que ça ne se reproduirait plus nulle part aujourd'hui.
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#2059 pims

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Posté 21 janvier 2019 - 19:53

Moi j'espère juste une chose, c'est que si on pend cher au tribunal si jamais c'est de notre faute, on ira pas rejeter ça sur

 - Cudmore qui est parti avec une dent contre le club

 - Les autres qui font pareil et que du coup ça nous dédouane

 - Les baveux avides de fric

 - Médiapart


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#2060 Bru

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Posté 21 janvier 2019 - 20:30

Le sens de mon message c'est de savoir si, à un moment, le "sportif" a prévalu sur le "médical" et dans ce cas si le médecin peut être interrogé/impliqué. Il n'est pas question de dédouaner un individu ou un club quel qu'il soit mais il peut y avoir un niveau de confiance accordé au résultat du protocole et à celui qui l'a conduit sans forcément qu'il y ait eu volonté de "sacrifier" un joueur en connaissance de cause. Il faudrait vraiment être con pour croire qu'un joueur à ce point diminué 1) ne risque rien pour sa santé et 2) ne pénalise pas l'équipe par sa présence au mieux inutile voire préjudiciable.

Je répéte : "choc qui appelle un protocole = sortie définitive" est la meilleure solution.

Si on prend un pét' au casque au point de gerber, et qu'on n'a plus la lucidité nécessaire pour refuser de reprendre le match, personne n'est dupe et il faudrait vraiment être con pour croire que ... etc, etc, ....(voir ci-dessus).

Ou alors je ne comprends pas.


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#2061 el landeno

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Posté 21 janvier 2019 - 21:41

Jamie Cudmore : « Ce n'est plus possible de mettre des joueurs en danger »
Publié le   lundi 21 janvier 2019 à 14:09   | Mis à jour le   21/01/2019 à 14:14 
Alors qu'un rapport d'expertise vient de démontrer que la responsabilité de Clermont était engagée suite aux trois commotions subies par le joueur en demi-finale et finale de la Coupe d'Europe 2015, Jamie Cudmore livre ses premières impressions à L'Equipe. L'ex-deuxième ligne international (43 sélections avec le Canada) revient longuement sur le pourquoi de sa démarche et n'exclut pas de porter l'affaire au pénal. L'ASM serait alors accusée de « mise en danger de la vie d'autrui. »
par dominique Issartel pour l'Equipe

« Êtes-vous satisfait par les conclusions du rapport ?
Je ne cherche pas la satisfaction. Je voudrais juste que le club se rende compte, et surtout admette, le risque qu'il a pris en me renvoyant sur le terrain trois fois de suite alors que j'étais commotionné. Deux fois, selon le rapport, le test HIA était nickel. Ce n'est pas ce dont je me souviens mais je ne peux pas le prouver. En revanche, pour la troisième fois, pas besoin d'apporter de preuves puisqu'on ne m'a carrément pas fait passer le test. On ne l'a même pas proposé alors que j'ai vomi dans le vestiaire, que c'est le deuxième choc que je subis pendant ce match et que j'ai une plaie à la tête. Normalement, quand tu cumules tous ces signes, tu passes le test. 

Un joueur qui était présent dans le vestiaire ce jour-là a refusé de confirmer par écrit que vous aviez vomi (un signe d'alerte rouge en termes de commotions). Vous savez pourquoi ?
Benson Stanley (aujourd'hui à Pau), c'est de lui qu'il s'agit, m'a vu vomir, il l'a dit aux dirigeants du club mais, ensuite, n'a jamais voulu m'écrire cette lettre. Je ne sais pas pourquoi, je lui demande juste de dire ce qu'il a vu. Je crois qu'il a peur. Il dit qu'il ne veut pas causer de précédent et que les joueurs attaquent les clubs dès qu'ils ont une commotion. 

« Ils m'ont tous fusillé, les uns après les autres. Ils m'ont dit que je trahissais le club » 

 

Vous-même, avez-vous voulu créer un précédent ?
Mon but, au départ, n'était pas d'attaquer le club mais d'exiger que le protocole soit respecté. En rentrant de la Coupe du monde 2015, j'avais envoyé un courrier à Jean-Marc Lhermet, notre manager général, pour lister les manquements du club dans la prise en charge de mes trois commotions et pour dire : « Ça ne peut plus continuer. Quand quelqu'un est commotionné, il ne doit plus revenir sur le terrain. » Surtout qu'il y avait eu mon cas mais aussi d'autres. À l'automne, notre talonneur John Ulugia était revenu sur le terrain alors que les images montraient clairement qu'il était sonné. 

Et que vous a répondu Jean-Marc Lhermet ?
La seule réponse que j'ai eue, c'est une convocation dans un bureau seul face à plusieurs personnes. Il y avait Neil (McIlroy, manager sportif), Franck (Azéma, l'entraîneur), les deux docteurs, Jean-Marc Lhermet. Ils m'ont tous fusillé, les uns après les autres. Ils m'ont dit que je trahissais le club. Mais j'aimerais qu'on m'explique : qui est-ce que je trahis à ce moment-là ? Je ne mettais personne en cause... J'avais justement envoyé cette lettre au manager général pour qu'il passe le message, à tous les niveaux du club, que ce n'est plus possible de mettre des joueurs en danger. 

Il y a encore deux ans, les cas comme le vôtre se multipliaient. Des joueurs, en France ou en Grande-Bretagne, reprenaient les matches après des tests HIA alors qu'ils présentaient tous les signes pour une sortie définitive. Vous étiez le seul à avoir cette conscience du danger ?
Mais avant cette histoire, je ne l'avais pas, c'est sûr ! Lors de ces matches de Coupe d'Europe, j'étais d'accord pour revenir sur le terrain, je voulais y retourner, je l'ai toujours dit. 

Comment avez-vous compris, alors ?
Personne ne nous parlait de ça dans les clubs. Seulement, avant de rejoindre l'équipe du Canada pour la préparation à la Coupe du monde 2015, j'ai voulu prendre un autre avis que ceux des docteurs Chazal et Dionet, du CHU de Clermont, qui m'avaient donné le feu vert pour rejouer, le 30 juillet, après quasiment trois mois d'arrêt. Je n'étais pas trop en confiance et j'ai refait les tests avec deux neurologues spécialisés dans le hockey sur glace où il y a énormément de problèmes de commotions. Ce sont eux qui m'ont fait réaliser les risques auxquels j'avais été exposé. 

« Mon but, c'était que le club applique le protocole à la lettre, et qu'en cas de doute, il choisisse toujours l'option de la sécurité » 

 

Le docteur Chazal, un neuro-chirurgien qui vous a opéré et suivi en termes de commotions, avait choisi de défendre l'ASM lors de la première audition de l'expertise. Comment avez-vous réagi ?
Dès le début de cette histoire, il s'est rangé du côté du club, contre moi. Pourtant, si on écoute le discours qu'il tient depuis quelques mois, il devrait citer mon cas comme un exemple de ce qu'il ne faut pas faire, non ? Au lieu de cela, depuis trois ans et demi, il défend le club, il assure que tout a été bien fait. C'est dommage car c'est un excellent chirurgien, il m'a opéré d'une hernie, il a sauvé beaucoup de joueurs touchés aux cervicales. Je respecte ce côté-là de lui. Mais son discours n'a aucun sens, il change sans arrêt. 

Selon lui, une des raisons de vos maux de tête, après la demi-finale contre les Saracens, était une consommation excessive de bières après le match ?
Après ma lettre, en 2015, il avait essayé de savoir si j'avais trop bu après la demi-finale. Mais déjà à l'époque, je lui avais répondu que j'avais été incapable de finir ma bière dans le bus. Mon témoignage n'a jamais changé. Pourtant, il a encore essayé de me faire dire que j'avais trop bu devant l'expert, lors de la première audition. J'étais furieux. Quand j'entends la manière dont il a commenté les récents décès de jeunes joueurs, comment il remet en cause le rugby actuel et les instances, je me demande à chaque fois pourquoi il ne s'est pas mis à mes côtés pour dénoncer les manquements au règlement de Clermont. 

Cela aurait changé quoi ?
Je crois qu'il aurait pu faire bouger les choses. Mon but, c'était que le club applique le protocole à la lettre, et qu'en cas de doute, il choisisse toujours l'option de la sécurité. Jean Chazal aurait dû m'appuyer. Au lieu de cela, les cas litigieux ont augmenté, en 2016-2017, il y en a eu plein en Top 14. Soit les mecs ne sortaient carrément pas, soit ils passaient le protocole alors qu'ils auraient dû quitter le terrain définitivement (19 protocoles commotions déclenchés rien qu'en phase finale). Les chiffres de la Ligue ont montré qu'à un moment, plus de 30 % des joueurs qui allaient être déclarés commotionnés après un match étaient restés sur le terrain ! 

01f9b.jpg

Année 2015 compliquée pour Jamie Cudmore. (R. Martin/L'Equipe) 

Beaucoup de personnes, dans le milieu du rugby, ont l'air persuadées que vous vous êtes engagé dans ce combat pour récupérer des indemnités...
Même s'ils sont reconnus, les préjudices subis ne sont pas énormes et si jamais je devais gagner de l'argent avec ce combat, il irait immédiatement dans la fondation que j'ai créée en 2016 avec mon épouse (*). Mais encore une fois, si je fais tout ceci, c'est avant tout pour que le règlement soit respecté. On a mis un protocole en place, et même si je ne suis pas sûr que cela suffise, au moins qu'il soit appliqué ! 

« Prenons soin de nos joueurs sur le moment. C'est primordial que le niveau professionnel montre l'exemple » 

 

Pensez-vous que le rugby est devenu trop dangereux ?
Le rugby est un sport de contact donc il y a forcément une part de risques mais normalement moins que quand un gamin part faire une balade à vélo. Sauf que quand un gamin tombe de vélo, il va à l'hôpital. Au rugby ? Non, il retourne sur le terrain ! C'est cette mentalité qu'il faut changer. Vu l'augmentation des gabarits et de la vitesse, les chocs sont inévitables. On ne peut pas revenir en arrière alors, au moins, respectons le règlement en place, prenons soin de nos joueurs sur le moment. C'est primordial que le niveau professionnel montre l'exemple. 

À cause des jeunes ?
Oui, chez les jeunes, il n'y a pas ce genre de protocole, pas de vidéo surveillance des chocs. Et quand ils voient des joueurs de Top 14 ou de Pro D2 rester ou revenir sur le terrain alors qu'ils sont sonnés, qu'est-ce qu'ils se disent ? Quand je jouais, rien que dans mon équipe, il y a eu Fritz Lee, Arthur Iturria, John Ulugia, moi... Et les mecs disent que tout a été bien fait ? Mais continuons comme ça, donnons cet exemple aux jeunes, laissons les croire qu'on peut sortir dix minutes, répondre à quelques questions et revenir... 

Quelle va être la suite à présent ? Allez-vous déposer une plainte au pénal ?
Avec tout le boulot que j'ai à Aix depuis le début de saison, je ne me suis pas encore posé pour décider de la suite. Si j'attaque le club, c'est pour qu'il y ait un changement derrière ; pour que les joueurs soient mieux protégés. Le fond de ma pensée, c'est que le test HIA1, ce questionnaire effectué en cours de match, ne devrait même pas exister. S'il y a suspicion de commotion, le joueur doit sortir. C'est une chose pour laquelle j'ai envie de me battre : supprimer le test HIA1. Car c'est une zone grise où les médecins sont soumis à une énorme pression, celle de l'entraîneur, celle du joueur. Je le répète, lors de cette finale, je voulais continuer à jouer. Si on arrive à supprimer ce moment de flottement, en instaurant une règle où sitôt qu'il y a un doute, le joueur sort, ce serait une grande avancée... Que ce soit oui ou non, pas peut-être. 

Vous envisageriez de négocier avec Clermont, de trouver un accord ?
Oui ce serait peut-être une excellente solution. Que Clermont, en guise de réparation, accepte de verser des fonds à ma fondation et qu'on puisse disséminer l'information sur les commotions partout. Si les jeunes sont éduqués, ils vont commencer à poser des questions : « Eh là, je ne dois pas sortir ? Et mon copain, là, pourquoi il reste sur le terrain ? » »  

 

 


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#2062 Silhouette

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Posté 21 janvier 2019 - 22:08

Ce n'est pas bien de dénoncer les petits camarades.

Apres l'info de Stanley est interessante: c'est un joueur qui (si je me souviens bien) avait eu des problemes de commotion avant de rejoindre l'ASM, et etait justement venu en Europe suite a ces problemes en Nouvelle-Zelande. C'est interessant de voir qu'il a lui, apparemment, l'impression que c'est pas une bonne idee de commencer a attaquer les clubs en justice, etc.

 

 

Le fond de ma pensée, c'est que le test HIA1, ce questionnaire effectué en cours de match, ne devrait même pas exister. S'il y a suspicion de commotion, le joueur doit sortir. C'est une chose pour laquelle j'ai envie de me battre : supprimer le test HIA1. Car c'est une zone grise où les médecins sont soumis à une énorme pression, celle de l'entraîneur, celle du joueur. Je le répète, lors de cette finale, je voulais continuer à jouer. Si on arrive à supprimer ce moment de flottement, en instaurant une règle où sitôt qu'il y a un doute, le joueur sort, ce serait une grande avancée... Que ce soit oui ou non, pas peut-être. 

Vous envisageriez de négocier avec Clermont, de trouver un accord ?
Oui ce serait peut-être une excellente solution. Que Clermont, en guise de réparation, accepte de verser des fonds à ma fondation et qu'on puisse disséminer l'information sur les commotions partout. Si les jeunes sont éduqués, ils vont commencer à poser des questions : « Eh là, je ne dois pas sortir ? Et mon copain, là, pourquoi il reste sur le terrain ? » »  

La il souleve une vraie question: la pression sur le medecin qui fait passer le test de tout le monde. Apres faire sortir automatiquement c'est risque, parce que ca pourrait inciter certains a faire sortir volontairement les joueurs "cles" adverses ...  :wacko:  :wacko:

 

Sinon son idee d'une negociation et d'un arrangement est typiquement nord-americaine, mais c'est Portejoie je pense qui serait pas satisfait  :P



#2063 el landeno

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Posté 21 janvier 2019 - 22:36

il me semble qu'il est parti jouer la coupe du monde de son propre chef.

et à partir de là , son argumentaire me gonfle au plus au point.

a l'inverse, Pat Lambie mérite le plus profond respect

 

et pourtant , Dieu (pas BJ) sait combien j'ai kiffé Jamie pendant toutes ces années ...



#2064 Silhouette

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Posté 22 janvier 2019 - 00:14

il me semble qu'il est parti jouer la coupe du monde de son propre chef.

et à partir de là , son argumentaire me gonfle au plus au point.

a l'inverse, Pat Lambie mérite le plus profond respect

 

et pourtant , Dieu (pas BJ) sait combien j'ai kiffé Jamie pendant toutes ces années ...

Sauf qu'il dit lui meme qu'il n'etait pas conscient des risques, et reconnait qu'il s'est effectivement mis en danger tout seul en insistant pour jouer, a la fois a la coupe du monde et durant la finale 2015. Ce qu'il reclame c'est justement que les clubs prennent soin des joueurs "malgre eux", parce que c'est pas forcement facile pour un joueur pro d'etre au courant de tous ces risques et de prendre des decisions lucides quand en meme temps tu fais partie d'un collectif, tu veux pas etre celui qui "abandonne" ou "laisse tomber" le groupe, etc (on sait comment est la culture du rugby de ce point de vue, particulierement pour les avants). Apres on est d'accord ou pas, mais (et malheureusement c'est assez peu repris dans les titres d'articles et autres resumes en trois phrases), Jamie admet qu'il a commis pas mal d'erreurs et n'est pas hypocrite sur ce point.


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Posté 22 janvier 2019 - 07:04

Sauf qu'il dit lui meme qu'il n'etait pas conscient des risques, et reconnait qu'il s'est effectivement mis en danger tout seul en insistant pour jouer, a la fois a la coupe du monde et durant la finale 2015. Ce qu'il reclame c'est justement que les clubs prennent soin des joueurs "malgre eux", parce que c'est pas forcement facile pour un joueur pro d'etre au courant de tous ces risques et de prendre des decisions lucides quand en meme temps tu fais partie d'un collectif, tu veux pas etre celui qui "abandonne" ou "laisse tomber" le groupe, etc (on sait comment est la culture du rugby de ce point de vue, particulierement pour les avants). Apres on est d'accord ou pas, mais (et malheureusement c'est assez peu repris dans les titres d'articles et autres resumes en trois phrases), Jamie admet qu'il a commis pas mal d'erreurs et n'est pas hypocrite sur ce point.


Mouhai, enfin un mec qui faisait de la rudesse sa marque de fabrique (c’est bien bro...), je trouve que ce costume de chevalier blanc ne lui va pas.
Il n’est pas plus respectable que le professeur Chazal si on devait faire une hiérarchie des plus prompts à défendre les joueurs.

Pour le reste, si on laisse les distancions avec l’asm de côté, la remise en cause du protocole est sûrement une bonne chose avec une évolution à venir des zones de plaquages, enfin j’espère.

#2066 el landeno

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Posté 22 janvier 2019 - 07:23

Commotions cérébrales : Jamie Cudmore ouvre une brèche
Publié le   mardi 22 janvier 2019 à 00:00 
Des experts indépendants, agréés par la Cour de cassation, ont conclu que la responsabilité de Clermont était engagée à propos d'une des trois commotions subies par le joueur en 2015. Une première dans le rugby.
Dominique Issartel dans l'Equipe
 
On ne sait pas si Jamie Cudmore décidera de prolonger le combat sur le terrain judiciaire, en déposant une plainte au pénal devant le procureur de la République pour «mise en danger de la vie d'autrui» mais, dans le conflit qui l'oppose à l'ASM Clermont-Auvergne, son club pendant onze ans, l'expertise lui a donné raison

Désigné en juillet 2017 par le tribunal de grande instance de Clermont, le docteur François Chédru, expert agréé par la Cour de cassation, a rendu son rapport le 17 janvier, après avoir décortiqué pendant plus d'un an le sujet des commotions dans le rugby et le cas particulier du Canadien Jamie Cudmore. 

Aidé d'un sapiteur - c'est ainsi que l'on nomme un deuxième expert, désigné en cours de procédure -, le docteur Philippe Pernot, neurochirurgien, il était chargé de répondre aux questions suivantes : le joueur a-t-il bien souffert de commotions lors de la demi-finale et de la finale de la Coupe d'Europe 2015 ? A-t-il été correctement pris en charge ? La responsabilité de l'ASM est-elle susceptible d'être engagée ? 

Une prise de conscience a posteriori 

Ses réponses sont contenues dans un rapport d'une quinzaine de pages. Oui, les trois commotions de Jamie Cudmore en 2015 (une le 18 avril en demi-finales contre les Saracens, deux le 2 mai en finale contre Toulon) sont toutes avérées. Lors des deux premières, le règlement en vigueur a été respecté mais, c'est écrit noir sur blanc, «il n'était pas apte à revenir jouer de la 66e à la 80e minute»lors de la finale contre le RCT. Par conséquent, «la responsabilité de l'ASM est engagée dans les préjudices subis par le requérant du fait du traumatisme crânien de la 56e minute pendant le match du 2 mai».

Pour en arriver là, la procédure a été longue. Arrêté jusqu'au 30 juillet 2015 suite à ces commotions par le professeur Jean Chazal, référent de l'ASM en matière de neurologie qui a suivi Cudmore pendant plus de dix ans, le joueur avait pris conscience du danger a posteriori, en consultant deux neurologues canadiens exerçant dans le hockey sur glace, discipline très touchée par le problème. «Avant ça, j'étais comme beaucoup de joueurs : un ignorant sur le sujet.» Il ne fuit pas sa propre responsabilité : «Quand, en demi-finales, le toubib, après m'avoir dit que je ne reprendrais pas le match, m'a finalement renvoyé sur le terrain, j'étais content.»

Autorisé à disputer la Coupe du monde 2015 après trois mois d'arrêt, sensibilisé par les médecins canadiens, il décide de placer l'ASM devant ses responsabilités et lui demande, par courrier, d'appliquer strictement le protocole commotion. «Je voulais qu'ils protègent les joueurs et que plus personne ne soit renvoyé sur le terrain en cas de doute. Ils m'ont accusé de mentir et de trahir le club.»

Jamie Cudmore entame alors une démarche en justice. Il se tourne dans un premier temps vers un avocat très présent dans le milieu du rugby, maître Christian Chevalier (qui défend notamment Mohed Altrad et Mourad Boudjellal), mais, pendant plusieurs mois, le dossier piétine. Le joueur fait alors appel au cabinet Portejoie, basé à Clermont. Son médecin-conseil sera Jean-François Chermann, neurologue spécialiste des commotions (tous sports confondus, il en a traité près de 850 depuis 2013). 

Une volte-face étonnante 

Plus étonnant, celui de l'ASM s'avère être le professeur Chazal qui, depuis 2017 et des phases finales de Top 14 très engagées (19 protocoles commotions déclenchés en cinq rencontres), se pose en lanceur d'alerte sur le sujet de la violence des chocs dans le rugby. À propos de Cudmore, le 6 juillet 2015, il adressait à Mathieu Abbot, un des médecins de l'ASM, le compte rendu de consultation où il écrivait : «J'ai vu Jamie Cudmore. Son histoire se résume à deux commotions cérébrales cette année, parfaitement identifiées, [...] le 18 avril 2015 et le 2 mai 2015. À la suite de la dernière commotion, la symptomatologie était assez bruyante?: impression de tête dans le coton, pression bitemporale avec céphalées orbitaires et rétro-orbitaires, asthénie, troubles de la mémoire au quotidien, lenteur, vertiges aux changements de position...»

Trois ans plus tard, le 10 janvier 2018, il déclare dans le cabinet du Dr Chédru qu'il avait été «trop précautionneux» à l'époque et qu'il n'y avait «peut-être pas eu de commotions». Dès la sortie du rendez-vous, Me Portejoie saisit le conseil de l'Ordre des médecins pour s'étonner «d'une part de la présence de Monsieur Chazal aux côtés de l'ASM et d'autre part qu'il soit revenu sur son diagnostic initial». Lors d'une audience de conciliation, les deux parties signeront un accord, maintenant leurs positions, et Jean Chazal n'assistera pas à la nouvelle expertise, à l'hôpital Percy, devant le sapiteur Philippe Pernot, le 30 octobre dernier. 

Une décision pour l'exemple 

Aujourd'hui, Jamie Cudmore a gagné un combat symbolique. Pour la première fois, dans l'histoire du rugby et des commotions cérébrales, la responsabilité d'un club est reconnue. «C'est un moment marquant, estime le docteur Chermann, qui a d'abord hésité à conseiller Cudmore. Je ne fais jamais de contentieux, c'est compliqué de déjuger un confrère. En rugby, ils sont de plus soumis à une énorme pression, de la part des entraîneurs et des joueurs. Mais il me semble important qu'il y ait un exemple, une décision qui fasse comprendre la gravité de ce problème. Il aurait pu arriver à Jamie Cudmore quelque chose de catastrophique.»

Contacté par nos soins, le club auvergnat n'a pas souhaité réagir pour le moment et devrait le faire ce mardi. De son côté, le cabinet Portejoie pointait, via un communiqué, «les dénégations invraisemblables du professeur Chazal, qui est allé jusqu'à nier (lors de l'expertise) l'existence des commotions, et une défense affligeante de l'ASM, difficilement compatibles avec le souci d'éthique sportive que les grands clubs doivent manifester. Sa prise en charge ayant été défaillante, Jamie Cudmore se réserve la possibilité de déposer plainte contre X pour "mise en danger de la vie d'autrui."» 


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Posté 22 janvier 2019 - 08:43

Au delà de ce que l'on peut penser des uns et des autres, pour ce qui me concerne ça éclaire quand même l'affaire d'un nouveau jour.

Je n'avais pas pleine conscience (sans pet sur la carafe) de toutes ces précisions données, notamment du rôle et comportements des uns et des autres.

Je n'avais souvenirs que Jamie était sorti deux fois lors de cette finale. Je le trouve par ailleurs honnête de dire que lui même voulait revenir sur le terrain, tout sauf une volonté de trahir le club, au moins ce jour là...



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Posté 22 janvier 2019 - 08:53

Je crois que beaucoup de monde pense que Cudmore n'est pas le candidat idéal pour ce genre de croisade, j ai du mal a imaginer Tyson faire un procès aux organisateurs de ses combats et surtout qu il a eu une révélation sur le tard.

Pourquoi a t il attendu d'être parti pour faire son action et surtout avoir resigné et rejoué ailleurs s'il estimait que sa santé était en danger.

 

Je crois discerner ce que tu veux dire.

Mais quel pourrait bien être le candidat idéal ?

Il n'y a pas beaucoup de danseurs de claquette dans ce milieu.

Et puis cela dépend des préoccupations que l'on peut avoir.

Perso que le chevalier sois blanc, noir ou gris, et même que ce soit un bourricot, je n'en ai rien à talquer. Ce n'est que de la diversion !

LE SEUL VRAI SUJET C'EST LA SANTE DES JOUEURS.


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Posté 22 janvier 2019 - 09:52

Le club communiquera dans la soirée.

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Posté 22 janvier 2019 - 10:10

Si l'ASM a déconné elle doit être sanctionnée... si le cas Cudmore peut faire un peu plus prendre conscience des choses c'est une bonne chose... mais, c'est difficile de réécrire l'histoire, on voit bien que l'ASM ne prend plus de risques avec les commotions et que les choses ont déjà bien évolué dans le bon sens... bien plus qu'en 2015...

 

Faut quand même dire que c'est pas simple quand t'es joueur d'aller dans le sens contraire du club qui a toujours fonctionné comme un vase clos où il est pas bien vu de contredire l'entité... ce n'est pas juste comme ça à l'ASM, hein, c'est le cas partout...

Dans la même veine, l'ami Florian Fritz aurait pu mener le même combat avec le ST...que Curdmore...

 

Après le top 14 a encore du boulot... mais bon quand on se rappelle des phases finales horribles de 2017... où ce fut du destronchage totale des barrages à la finale...

 

Il faut que tous les acteurs dont les arbitres et la commission de discipline aient aussi conscience du truc... il me semble que c'est le cas cette saison...même s'il reste encore quelques gestes qui passent pour certains joueurs bien identifiés... et certains arbitres sont encore bien trop tolérants ou souffrant de cécité...


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