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Elite 1 : pourquoi l'ASM Rugby Féminin perd l'un de ses entraîneurs, Vincent Fargeas et ses deux piliers internationales
L’ASM Rugby Féminin va quelque peu changer de visage la saison prochaine. En plus du co-entraîneur, Vincent Fargeas, sept joueuses s’apprêtent à quitter le navire dont les internationales Yllana Brosseau et Assia Khalfaoui. Malgré tout, le club reste ambitieux.
Par Vincent Balmisse (La Montagne)
Publié le 03 juin 2026 à 06h00
L’ASM Rugby féminin a surpris son monde, dimanche. Non pas parce qu’elle n’a encaissé aucun point face à Bobigny (47-0). Mais parce que le club a annoncé une vague de départs auxquels on ne s’attendait pas forcément.
La première surprise est venue de Vincent Fargeas. Après huit ans passés au stade Michel-Brun, le co-entraîneur en charge des avants, va quitter le navire à l’issue de la saison. Pluriactif, à l’image de son compère Fabrice Ribeyrolles, il est contraint de quitter son poste pour raisons professionnelles.
« Jusqu’alors je travaillais pour le compte de la Ligue AuRA de rugby en étant détaché sur le pôle espoir de l’Académie de Clermont-Ferrand. Mais ce poste va être amené à disparaître lors d’une future réforme », explique l’intéressé qui, après avoir répondu à un appel à candidatures lancé par la Fédération française de rugby, a été retenu pour devenir manager du projet de performance fédérale. « Un poste créé pour encadrer la filière féminine des moins de18 ans sur le secteur sud-est. »
Prévenue dès le début de saison de cette éventualité, l’ASM n’a donc pas mis longtemps à se mettre en route pour s’activer à lui trouver un successeur. « Avec Vincent, il y a tout un travail qui a été fait sur la formation et ce travail, il faut absolument qu’on le continue parce que c’est l’ADN du club, indique Marie-Françoise Magignot, la présidente. On a étudié plusieurs possibilités, mais on préfère privilégier un profil de formateur qui connaît le rugby féminin. »
Brosseau et Khalfaoui de retour au Stade Bordelais
Pour l’heure, aucun nom n’a filtré. Mais d’après nos informations, deux candidats ont été reçus en entretien. Le poste serait aussi quelque peu redéfini puisque « l’élu » serait recruté à temps plein et occuperait à la fois des prérogatives de directeur sportif (avec un regard attentif porté à la formation) et d’entraîneur des avants de l’équipe d’Élite 1.
Mais dimanche, le club en a aussi profité pour acter les départs de sept joueuses : Yllana Brosseau, Assia Khalfaoui, Isabelle Page, Élodie Fernandez, Ophélie Gincourt, Solène Gaucher et Margaux Franc. Et certains sont plus surprenants que d’autres. On pense notamment à ceux des piliers internationales recrutées l’été dernier.
Marie-Françoise Magignot (Présidente de l'ASM Rugby Féminin) : « Il n’y a eu aucun problème avec Yllana et Assia. Mais pour des raisons personnelles, elles ont préféré partir. Forcément, on n’imaginait pas du tout ça, il y a un an, au moment de les faire venir. On les voyait rester plusieurs années. »
La saison prochaine, les deux jeunes femmes retrouveront leur ancien club, le Stade Bordelais.
En ce qui concerne Izzy Page, la deuxième ligne canadienne semble ne s’être jamais réellement acclimatée à sa vie en France. Elle repart donc au pays reprendre le fil de ses études. Un peu comme Élodie Fernandez qui, après un an, repart à Toulouse suivre ses études d’ostéopathie. Pour les historiques Ophélie Gincourt, Solène Gaucher et Margaux Franc, leur départ semble plutôt lié à une logique de régénération de l’effectif.
Est-ce alors à penser que l’ASM Rugby Féminin, lancée sur une réelle dynamique de développement depuis plusieurs années, connaît un premier coup d’arrêt dans son projet ? « Pas du tout. Ce n’est pas un arrêt, mais plutôt un réajustement, réagit Fabrice Ribeyrolles. Même si c’est dur de voir partir ces personnes, il faut essayer de voir le côté positif, c’est l’arrivée d’un nouveau souffle. Quand je repense aux venues de Vincent Fargeas il y a huit ans ou de notre préparateur physique Simon Thomas il y a deux ans, ça a fait un bien énorme. On va garder les mêmes ambitions. »
Mais pour l’heure, l’ASM a une fin de saison alléchante à disputer. Ses Espoirs affrontent le Stade Bordelais en finale de championnat de France, ce samedi (15 heures) à La-Roche-sur-Yon. Et le lendemain (à 15 heures) l’équipe d’Élite 1 ira jouer la première place à Toulouse, avant de recevoir en demi-finale. Le club n’est donc pas pressé d’annoncer l’identité de ses futures recrues même si l’arrivée d’une pilier étrangère semble bien engagée…