Deux matchs de suite à domicile à Top 14 qu'on gagne on ne sait pas bien comment (après celui contre Toulouse). Le piège grenoblois était là et on a tout fait pour s'y vautrer. Après nuançons quand même le constat de la bouillie insipide d'aujourd'hui, ce qui nous a servi dans les autres matchs à nous détacher et à jouer en pleine confiance c'est la réussite de nos buteurs. Un jour sans pour Parra face aux perches ça arrive à tous. Ce qui est plus inquiétant c'est cette neurasthénie dans le combat. Mais là encore face à une équipe qui dès qu'elle a vu notre apathie (oui comme jean michel) a su parfaitement nous manœuvrer cela peut s'expliquer. De la même façon le match calamiteux de la charnière vu leur pedigree n'arrivera pas dans de telles proportions chaque week end. Et tant mieux si c'est contre un relégable à domicile en saison régulière. Le plus inquiétant pour moi (outre la touche ce point noir qui vire quasiment au comique) c'est l'absence de réaction et d'adaptation. La passivité des joueurs et du staff. Comment espérer que cela n'advienne pas quand cela comptera ? Cette obstination à taper - mal en plus - à attaquer à plat arrêté sans profondeur et ce coaching encore tardif et difficilement lisible.
Bref les 4 points, les bonnes performances des jeunes Giorgadze et Penaud, le bon retour de Yato et rideau. Et remercions les Grenoblois d'avoir offert un essai, mal joué de nombreux coups et Raka pour son plaquage salvateur qui s'il sauve une situation chaude permet surtout de vivre la fin de match sans la menace Aplon. Mais que cette léthargie et ce manque de réaction est inquiétante. En espérant que cela n'arrive qu'une fois. Et que ce soit la conséquence d'un sentiment inconscient de supériorité inacceptable mais vu le match surement passager. Parce qu'évidemment on perdra des matchs cette année (d'ailleurs on ne perd pas celui là) mais pas d'une telle manière.