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La FFR et ses magouilles


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#9901 Arverne03

Arverne03

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Posté 08 décembre 2025 - 11:51

Oui mais c'est Grill qui va passer pour un glandu. Heureusement que l'opposition est digne et respectueuse, ils ne se lanceront pas dans une campagne de dénigrement qui sent le fumier. 

..................que s'il n'y arrive pas ! C'est le lot de tous ceux qui prennent des responsabilités !  :mellow:


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#9902 el landeno

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Posté 20 janvier 2026 - 21:21

Plus de latitude pour Fabien Galthié avec les Bleus et suppression du match d'accession Pro D2-Nationale : les enseignements de la nouvelle convention entre la FFR et la LNR
La nouvelle convention adoptée par la FFR et la LNR permettra au staff des Bleus de disposer encore d'un groupe de 42 joueurs et de sélectionner des finalistes pour les rendez-vous estivaux.

L'accouchement a été long. Après neuf mois de discussions, la Fédération française et la Ligue Nationale de Rugby (LNR) sont parvenues à un accord sur la nouvelle convention qui sera officiellement adoptée le 4 février. Un texte « gagnant-gagnant » selon les deux parties qui porte sur la période 2026-2031. Il doit à la fois permettre à l'équipe de France de briller, au Top 14 de conserver sa puissance actuelle, au rugby amateur de se développer partout en France mais aussi d'assurer la sécurité des joueurs.

 
 
 
 
Les Bleus restent à 42

Les grands principes de la mise à disposition des internationaux demeurent. Le sélectionneur Fabien Galthié pourra toujours compter sur un groupe de 42 pour préparer les futures échéances internationales. Des aménagements ont cependant été mis en place car certains regrettaient de voir toujours les mêmes éléments se rendre à Marcoussis pour faire le nombre lors des rassemblements.

 Comme l'ont souligné des managers, cela commençait à être pesant pour les joueurs à la fois moralement, car tu portes les boucliers pendant six semaines, et physiquement parce que ces allers-retours sont fatigants », raconte Laurent Marti, président de l'UBB et en charge à la LNR des relations avec les équipes de France. Ils ont été entendus à travers un mécanisme de rotation. Chaque partenaire d'entraînement ne pourra être sollicité que deux fois lors des périodes automnales et trois lors d'un même Tournoi des Six Nations. Par ailleurs, « sauf cas exceptionnel », un club comptant 8 joueurs dans les 28 retenus ne sera pas sollicité pour composer l'effectif des partenaires d'entraînement.

 
 
 
 
 
Pas de quotas de finalistes

Qui dit nouvelle compétition dit nouvelles ambitions. Pour aborder le Championnat des nations dans les meilleures conditions dès cet été, l'encadrement des Bleus sera libre de retenir autant de finalistes du Top 14 qu'il le souhaite. Galthié et ses adjoints devront cependant prendre en compte l'état physique et mental de leurs internationaux « en bonne intelligence » avec les managers de clubs.

 
 
 

« On n'a pas légiféré sur un quota, explique le président de la Ligue Yann Roubert. Ce n'est pas zéro, ni cinq comme l'année dernière ni vingt non plus. Plutôt que de réguler par la loi, on a préféré renforcer le dialogue. » Galthié retrouvera davantage de latitude pour aller en Nouvelle-Zélande, en Australie et au Japon les 4, 11 et 18 juillet sachant que la finale du Top 14 se déroulera le 27 juin.

« Quand tu t'appelles l'équipe de France et que tu abordes une compétition, tu as bien sûr envie de la gagner, mais on est aussi très conscients collectivement que la santé des pratiquants est une priorité pour le rugby mondial », complète le président de la FFR Florian Grill.

 

Pour 2027, les règles seront évidemment différentes en vue de la Coupe du monde (1er octobre-13 novembre). Trois matches de préparation sont prévus (le dernier week-end d'août et les deux premiers de septembre). Le groupe passera de 42 à 33 éléments le 12 septembre.

 

En 2029, de la nouveauté sera à prévoir. Les Français affronteront les Lions britanniques le week-end du 30 juin en parallèle de la finale de la Coupe du monde des clubs jouée potentiellement à la même date (dans ce cas-là la finale du Top 14 serait exceptionnellement avancée en mai).

 
Un effort conséquent pour le rugby amateur

L'investissement financier de la LNR vers la FFR sera nettement revu à la hausse. Il passera d'une trentaine de millions à environ cinquante millions d'euros sur le cycle 2027-2031, soit une hausse d'environ vingt millions dont treize supplémentaires fléchés vers un soutien au rugby amateur (développement du maillage territorial, conseillers techniques de club, réforme des indemnités de formation).

 
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Yann Roubert, le président de la Ligue Nationale de rugby, et Florian Grill, celui de la Fédération française de rugby. (W. Dupuy/L'Équipe)
 

« Le rugby amateur nourrit le rugby pro et inversement, insiste Grill. On a créé un cercle vertueux qui doit tous nous faire gagner. » Avec l'ambition annoncée de « redensifier le socle du rugby de la base ». De l'extérieur, on pourrait aussi y voir un moyen de boucher les trous financiers de la FFR. Les intéressés le réfutent fermement « On ne vient pas renflouer les caisses de la fédé mais pour investir sur des projets qui nous tiennent à coeur parce qu'on a conscience que le rugby professionnel est étroitement lié à ses racines, et donc au rugby amateur », insiste Roubert.

 
Suppression du match d'accession Pro D2-Nationale

De l'aveu même des intéressés, c'est pour ce sujet que les pourparlers ont été les plus tendus. Comme réclamé par la Fédération, le barrage d'accession entre le quinzième de Pro D2 et le finaliste perdant de Nationale va être supprimé. À compter de 2027-2028, retour à deux montées et deux descentes directes. Cela permettra le passage de la Nationale à 16 clubs mais aussi, comme l'espère fortement la FFR, l'émergence de nouveaux projets sur l'ensemble du territoire.

 

« Je comprends très bien que tous les clubs de Pro D2 ne soient pas emballés par cette décision, mais il faut générer de la fluidité, faciliter les montées descentes, les accompagner, souligne Grill. On pense au long terme. » Par ailleurs, un plan de structuration de la Nationale verra le jour avec à la fois un renforcement du contrôle financier et un meilleur accompagnement des clubs amenés à monter.

 
 
 

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#9903 el landeno

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Posté 20 janvier 2026 - 21:47

Entretien croisé avec Yann Roubert et Florian Grill sur la nouvelle convention LNR-FFR : « On croit au modèle français »
Le président de la fédération Florian Grill et son homologue de la Ligue Nationale de Rugby Yann Roubert sont satisfaits de la nouvelle convention qui doit permettre à l'ensemble du rugby français de performer durant les cinq ans à venir.

 
 

La Fédération Française et la Ligue Nationale de Rugby ont trouvé un accord sur la nouvelle convention qui s'appliquera du 1er juillet prochain jusqu'au 30 juin 2031. Les modalités de mise à disposition des internationaux sont aménagées alors qu'un effort financier conséquent a été prévu pour le développement global du rugby amateur mais aussi sur la santé des joueurs. Rencontrés durant une trentaine de minutes à Marcoussis, Florian Grill et Yann Roubert, les présidents des deux institutions, nous partagent leur enthousiasme.

 
 
 
 

« Cette nouvelle convention est-elle un bon accord après de très longues négociations ?
Yann Roubert : À partir du moment où il y a accord, c'est qu'il est bon. C'est gagnant-gagnant pour la fédé et la ligue mais surtout gagnant pour le rugby. On aurait évidemment pu attendre la fin de la convention actuelle en 2027 mais on a préféré anticiper. Il ne faut pas le voir seulement comme un aboutissement de neuf mois de discussions mais aussi comme un point de départ pour la période qui s'ouvre.
Florian Grill : Le symbole le plus fort c'est effectivement l'anticipation. Le rugby français est plus fort quand la fédé et la ligue parlent d'une seule voix. On est très fiers d'avoir réussi à instaurer cette qualité de dialogue et de réflexion qui fait gagner tout le rugby avec le sentiment qu'on a une vraie responsabilité partagée sur le rugby pro, le rugby amateur, le rugby mondial et la santé des pratiquants. Tout ça est pris en compte dans cette convention qui a entièrement été repensée. On s'était mis d'accord sur un chapeau. C'est celui de l'intérêt général. Le rugby amateur nourrit le rugby pro et inversement. On a créé un cercle vertueux qui doit nous tous faire gagner. On est arrivé à quelque chose d'incroyablement satisfaisant, très loin des imprécations qui ont pu exister par le passé.

 
 

Ces négociations ont parfois été tendues avec notamment la menace de la FFR d'appliquer strictement la règle 9 de World Rugby sur la mise à disposition des internationaux...
F. G. : Quelque part, on a fait une déclinaison locale de la règle 9. Nous, on croit au modèle français. On voudrait d'ailleurs que d'autres s'en inspirent. On a recherché une notion d'équilibre pour conserver la puissance du modèle Top 14 et celle des équipes de France. On est arrivé à conserver toutes ces forces. Bien sûr il y a eu des débats mais ils ont toujours été dans l'écoute active.
Y. R. : Dans l'application et les modalités il y a eu forcément des discussions parfois dures mais toujours franches et honnêtes.

 
 

« Effectivement, à la base, on n'était pas favorables à la suppression de cet access match »

Yann Roubert au sujet de la disparition de l'access match Pro D2-Nationale

 
 
 
 
 

Quel a été le sujet le plus vif ?
F. G. : Celui qui a le plus cristallisé de tensions, c'est la fin de l'access match Pro D2-Nationale. Cela vient d'une réflexion partagée et la volonté partagée que le rugby français se développe partout en France, et notamment sur des territoires où le rugby est un peu moins installé comme à Nantes, Rennes, Strasbourg, etc. Je comprends très bien que tous les clubs de Pro D2 ne soient pas emballés par cette décision mais il faut générer de la fluidité, faciliter les montées-descentes, les accompagner. On pense au long terme.
Y. R. : Effectivement, à la base, on n'était pas favorables à la suppression de cet access match. Après évidemment qu'on partage l'objectif de faire rayonner le rugby sur tout le territoire, avec les exemples de Nevers, Vannes en Pro D2 mais aussi Nice, Marcq-en-Baroeul, Orléans ou d'autres. Cette suppression s'accompagnera d'un groupe de travail pour aider à professionnaliser la Nationale et accompagner les clubs qui seront amenés à monter.

 
 
 

Lors de la tournée d'automne du quinze de France, le sélectionneur a parfois laissé sous-entendre que le mode de fonctionnement du Top 14 était un frein pour l'équipe de France. Qu'en pensez-vous ?
Y. R. : Pour la prochaine Coupe du monde (en Australie du 1er octobre au 13 novembre 2027), la préparation sera toute autre. Les conditions seront idéales et elles permettront à l'équipe de France d'arriver aussi bien préparée, voire on l'espère mieux, que les autres, pour enfin aller chercher le Graal. Mais il ne faut pas l'oublier qu'un Top 14 fort est un atout extraordinaire, y compris pour les Bleus. Plutôt que de réguler par la loi, on s'est dit que l'important était que le manager de l'équipe de France et les managers de club se parlent encore davantage. Le dialogue va être renforcé. Pour l'été prochain, lors du Championnat des Nations (avec les rencontres contre la Nouvelle-Zélande, l'Australie et le Japon les 4, 11 et 18 juillet) on n'a pas légiféré sur un quota de finalistes disponibles. Ce n'est pas zéro, cinq comme la saison dernière ni vingt non plus. Il n'y a pas de chiffre précis mais un principe de responsabilité et de confiance afin que les managers de clubs et le sélectionneur se parlent pour finaliser au cas par cas qui sera dans les meilleures dispositions pour aller jouer et performer. Si les cadres ont besoin de se reposer pour être performants avec leur club et avec l'équipe de France sur la saison d'après, ils continueront à le faire.
F. G. : Ce qui me plaît le plus dans cette convention, c'est « d'oser la confiance ». On institue le dialogue comme base de toute réflexion. Quand tu t'appelles l'équipe de France et que tu abordes une compétition, tu as bien sûr envie de la gagner mais on est aussi très conscients collectivement que la santé des pratiquants est une priorité pour le rugby mondial. Je considère qu'un Top 14 fort bénéficie à l'équipe de France. Ce n'est pas un frein. Au contraire. Ce qui peut l'être potentiellement c'est l'exposition au nombre de matches. Tout le monde ne peut pas tout faire. On a créé de manière conjointe un groupe d'experts pour comprendre ce qui est le mieux pour préserver les joueurs.

 
 

« Si les clubs sont partants pour consentir à ces efforts inédits, c'est évidemment parce qu'on a envie que notre équipe de France soit championne du monde »

Yann Roubert

 
 

Après avoir déjà effectué de gros efforts pour le Mondial 2023, sentez-vous une attente de plus de plus forte des clubs de Top 14 ?
Y. R. : Bien sûr, on ne va pas le nier. Si les clubs sont partants pour consentir à ces efforts inédits, c'est évidemment parce qu'on a envie que notre équipe de France soit championne du monde.
F. G. : La France entière du rugby en a envie.

 
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Florian Grill espère bien voir Fabien Galthié et les Bleus remporter la Coupe du monde en 2027. (P. Lahalle/L'Équipe)
 

La fédération, en proie à des soucis financiers depuis plusieurs années, avait-elle besoin d'un effort de la Ligue à travers cette convention ?
F. G. : C'est un investissement de la Ligue qu'on flèche sur le rugby amateur. Ce sujet ne règle pas les problèmes de la fédé. On les a réglés par ailleurs. On a hérité d'une fédération avec un déficit structurel d'à peu près vingt millions d'euros. À date, on serait plutôt aux alentours de moins quatre. On ajoute à ça les plus de cinquante millions d'euros de pertes de la Coupe du monde. Ce n'est pas le problème de la Ligue mais la responsabilité de la fédération. En revanche, pour que le rugby français soit fort, la fédé et la Ligue comprennent toutes les deux la nécessité de redensifier le socle du rugby de la base. Ce n'est pas une dépense mais un investissement. Il y a un besoin de renforcer le rugby des villages, des villes moyennes, ce rugby qui s'était un petit peu délité. On a décidé ensemble de mettre de l'argent là où il était utile pour l'avenir du rugby français.
Y. R. : On ne vient pas renflouer les caisses de la fédé mais pour investir sur des projets qui nous tiennent à coeur parce qu'on a conscience que le rugby professionnel est étroitement lié à ses racines, et donc au rugby amateur.

 

Ces nouvelles conditions de travail offertes à Fabien Galthié font rêver ses prédécesseurs...
F. G. : Tant mieux, moi je rêverai le jour où on sera champions du monde. (Rire) Ce qui nous intéresse c'est l'avenir.
Y. R. : Si on fait ces efforts, c'est qu'on espère qu'il soit le sélectionneur avec les meilleurs résultats de l'histoire de l'équipe de France. »


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#9904 l'ours des tavernes

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Posté 22 janvier 2026 - 16:31

J ignorer que la FFR pouvait faire appel des décisions de la ligue

https://www.rugbyram...Y-N0HWxx17z39xQ

C est o'gara qui va être content !

#9905 Very Good Eshvili

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Posté 22 janvier 2026 - 16:40

Font pas appel pour les deux points de (La)croix


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#9906 el landeno

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Posté 02 février 2026 - 21:18

« Nous visons le retour à l'équilibre d'ici à la saison 2027-2028 » : les comptes de la Fédération française de rugby en rémission
Dans son rapport couvrant la période 2018-2024, la Cour des comptes confirme que la gouvernance Laporte-Simon-Martinez conduisait la Fédération tout droit vers la cessation de paiement. Tout en restant prudents, les magistrats saluent la qualité du plan de redressement initié par Florian Grill.

Ces derniers mois, le rugby français aura beaucoup accaparé la Cour des comptes. Après leur rapport intransigeant et acide concernant la gestion de la Coupe du monde 2023 par Claude Atcher, les magistrats de la rue Cambon ont examiné l'état financier de la Fédération pour la période courant de 2018 à 2024. L'élection du président actuel Florian Grill étant intervenue en juin 2023 (un président sans majorité jusqu'à octobre 2024), cet audit ressemble à un dernier inventaire avant liquidation de la gouvernance Laporte (2016-2023).
 
 
 

« La gouvernance fédérale a été défaillante à plusieurs reprises avec en particulier la condamnation en première instance, en 2022, de M. Laporte pour corruption et la gestion critiquable de certains dossiers comme celui de la Coupe du monde de rugby 2023 ou de l'investissement pour le centre d'innovation du rugby de Pantin », indiquent en préambule les magistrats, rappelant les déficits d'exploitation année après année (-6,8 M€ en 2018, -1,5 M€ en 2019, -3,5 M€ en 2020, -4,8 M€ en 2021, -625 000 € en 2022, -15,5 M€ en 2023, -29,5 M€ en 2024) (*).

 
 
(*) Pour 2025, la FFR table sur un déficit d'exploitation de l'ordre de 22,4 M€.

Pour expliquer ce « déficit d'exploitation structurel », les rapporteurs mentionnent « avant tout, un modèle économique non soutenable », avec des dépenses qui s'envolent, comme la masse salariale de la FFR augmentant de 30,91% au cours de la période auditée, et des revenus insuffisants ou insuffisamment pérennes. C'est le cas des versements du fonds d'investissement CVC à qui la FFR, et tout le Six Nations avec elle, a choisi de vendre les droits commerciaux du Tournoi. Certes, une redevance substantielle est venue agir comme un produit masquant mais la dernière échéance approche.

 
 
 
 
La FFR victime de la crise sanitaire

Et dans le même temps, Laporte et son négociateur dans ce dossier (« Claude Atcher, ni salarié, ni prestataire, ni élu, dont la désignation n'a pas été assortie d'un lien contractuel avec la FFR ») n'ont pas fait en sorte que les recettes financières tirées par la France du Six Nations cessent de plafonner à 16% pour un pays qui apporte 26% au pot commun. « Les produits exceptionnels issus de CVC (qui permettaient de combler le déficit jusqu'en 2023) ne suffisent plus à couvrir le déséquilibre structurel et disparaîtront en 2026. À court terme, la situation financière et la trésorerie de la FFR sont menacées », écrit la Cour des comptes qui n'écarte pas encore totalement le risque d'une cessation de paiement.

Outre le choix stratégique de CVC, la Cour, qui confirme au passage que les rémunérations du vice-président Serge Simon dépassaient le plafond réglementaire fixé par le Code général des impôts entre 2017 et 2021, interroge le projet de construction d'un centre d'innovation des rugby (CIR) à Pantin, « dont le modèle économique reste à trouver ». La Cour note le coût croissant de ce projet immobilier (parti d'une fourchette comprise entre 11 et 14,7 M€ pour atteindre 34 M€ à ce jour), « un suivi défaillant, des instances peu informées au stade des prises de décision et une exploitation qui pourrait générer environ 2 M€ de déficit par an pour la FFR. L'acte majeur d'engagement a été signé par le président par intérim (Alexandre Martinez) quelques jours avant la fin programmée de son mandat alors qu'il aurait été souhaitable d'attendre l'élection de juin 2023. » Entre 2018 et 2024, la situation financière de la Fédération a également subi les répercussions de la crise sanitaire puis les pertes substantielles du programme des hospitalités de la Coupe du monde 2023 qui entraîneront encore, écrit la Cour, « des décaissements importants ».

 
Le nouveau contrat avec le Stade de France devrait rapporter 5M€ par an

Ce rapport de la Cour des comptes (137 pages) prend aussi le temps de se pencher sur le plan quinquennal de redressement des comptes initié par l'administration Grill. « Un plan de grande qualité montrant l'implication et le sérieux de la Fédération pour redresser durablement ses comptes, notent les magistrats. Mais dont le succès dépendra du maintien de l'attractivité du rugby, de la mise en oeuvre de mesures d'efficacité et d'un suivi rigoureux des dépenses. » La situation reste fragile et la Cour estime qu'il faudra attendre la publication des comptes 2026 pour mieux mesurer l'effet du plan Grill sur ce déficit structurel. Elle note cependant que cette cure d'austérité n'a pas affecté le prix de la licence, toujours aussi bas. « Nous visons le retour à l'équilibre d'ici à la saison 2027-2028, assure la FFR. On pense que la situation se consolide et qu'elle ne dépendra pas d'un résultat sportif comme avec l'équipe précédente et la Coupe du monde en France. »

 

En attendant, le rapport relève « les efforts importants de maîtrise des dépenses, par exemple en renégociant à la baisse les primes des joueurs, et surtout d'augmentation de ses revenus (sponsoring, négociations avec GL Events, le nouveau concessionnaire du Stade de France, augmentation de la part des bénéfices du Tournoi des Six Nations, de 16% à 17,85% à partir du 1er juillet 2025 puis 19% à partir du 1er juillet 2026, ce qui générerait in fine des revenus supplémentaires de 3,5 M€ par an). » Selon la FFR, le nouveau contrat avec le Stade de France devrait engendrer un gain de l'ordre de 5 M€ par an.

La Cour salue par ailleurs le fait que l'opposition soit mieux représentée que du temps de la gouvernance précédente et constate « depuis deux ans, une politique de recrutement plus restrictive afin de maîtriser la masse salariale. Les hypothèses sur lesquelles repose ce plan sont réalistes et de premiers résultats concrets positifs ont déjà été obtenus. » Les magistrats du Palais Cambon émettent toutefois un point de vigilance important concernant le nouveau contrat d'assurance dit d'auto-assurance partiel souscrit par la FFR. « Cette trésorerie doit être sécurisée par la création d'un fonds disposant d'une personnalité morale distincte de celle de la Fédération. Par ailleurs, il est nécessaire pour la FFR de se mettre en conformité, à la suite d'une décision du Conseil d'État de juillet 2024, avec le code du sport et celui des assurances relatif aux contrats d'assurance collectifs. La FFR a reconnu des maladresses rédactionnelles de son contrat d'assurance. Il conviendra donc de repréciser les termes exacts de ce contrat afin de lever toute ambiguïté qui pourrait être source de risques juridiques et fiscaux. »


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#9907 xdderf63

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Posté 03 février 2026 - 09:15

Il est pas si nul Grill 

Il demande à être connu (pas que par sa mère)


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#9908 Bart Simpson

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Posté 05 février 2026 - 18:39

2 semaines de plus pour O'gara

J'ai une chose à dire

AVFE

#9909 l'ours des tavernes

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Posté 05 février 2026 - 20:07

2 semaines de plus pour O'gara

J'ai une chose à dire

AVFE

et 3 semaines de plus pour Tarrit !






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