Et si Puma lui loue son gîte sur R B&B 1M e par an, ça entre pas dans le SC, hein ?
Ce puma a des envies sommaires !
Posté 05 février 2026 - 10:50
Et si Puma lui loue son gîte sur R B&B 1M e par an, ça entre pas dans le SC, hein ?
Ce puma a des envies sommaires !
Posté 05 février 2026 - 11:15
En revanche à la négociation de son prochain contrat, il pourra conserver son 800KE et prendre 1M par Puma... et, ça marchera avec toutes les têtes de gondoles. Bref, ça ne changera strictement rien au pouvoir des clubs riches !
Les joueurs stars seront contents... je trouve cela bidon leur réforme, à chaque fois, qu'il y a un truc qui ne va pas, ils soupoudrent de quelques centaines de milliers en moins d'un côté et en plus de l'autre...au lieu d'aller au fond des choses. c'est la "droiche" chère à Jacques Beauregard la LNR !
A son prochain contrat, ce serait normal pour le SC manager de voir son salaire baissé. Il aura 35 ans
(je pense que Toulouse à lisser tout ça lors du dernier contrat 2031...)
Faut surveiller surtout les joueurs comme BB ou Deporteere dans les plus jeunes qui ont une courbe à la hausse
Et tu peux aussi avoir des promesses de sponsor du club pour l'après carrière pour ne pas avoir de problème pendant la carrière.
"Faire confiance"
Ca va pas changer grand chose
Posté 05 février 2026 - 11:28
Il aura suffit que Mignoni et un autre ouvrent leur gueules en disant qu'ils faisaient des impasses à cause du salary cap (l'énorme blague) pour que la ligue s'exécute...
Comme si augmenter de 600k, va permettre à Toulon de ne plus faire ses impasses à l'extérieur, c'est d'un ridicule...
Donc on va avoir 600k en plus de salary cap décidé avec une hausse de 300k des la saison prochaine...
Pas sûr que ça soit une bonne nouvelle pour nous qui ne voulons deja plus atteindre le salary cap autorisé car on ne peut deja pas etre à l'équilibre financier avec...
Posté 05 février 2026 - 17:53
Il aura suffit que Mignoni et un autre ouvrent leur gueules en disant qu'ils faisaient des impasses à cause du salary cap (l'énorme blague) pour que la ligue s'exécute...
Comme si augmenter de 600k, va permettre à Toulon de ne plus faire ses impasses à l'extérieur, c'est d'un ridicule...
Donc on va avoir 600k en plus de salary cap décidé avec une hausse de 300k des la saison prochaine...
Pas sûr que ça soit une bonne nouvelle pour nous qui ne voulons deja plus atteindre le salary cap autorisé car on ne peut deja pas etre à l'équilibre financier avec...
On va pas avoir 600k de SC en +
Rien n'est jamais certain et dépendra toujours du nombre de joueurs sur la liste EDF
Posté 05 février 2026 - 18:08
On va pas avoir 600k de SC en +
Rien n'est jamais certain et dépendra toujours du nombre de joueurs sur la liste EDF
La Montagne hier a fait un article disant que c'était 300k des la saison pro et 600 k au total apres plusieurs années :
https://www.lamontag...op-14_14824337/
Posté 05 février 2026 - 18:52
Ça ne va plus se jouer à celui qui a le plus de sélectionnés en Equipe de France mais à celui qui a les plus gros sponsors .
Si Jauneau est à 250k ou 300, on lui donne pareil pour sa prolongation et 100 ou 150 k de plus en contrat équipementier et le tour est joué !
Nos sponsors ont tendance à dégager, j'ai peur qu"on rate le virage , une fois de plus !
Posté 05 février 2026 - 19:16
La Montagne hier a fait un article disant que c'était 300k des la saison pro et 600 k au total apres plusieurs années :
https://www.lamontag...op-14_14824337/
Ah ça oui
J'ai mal interprété ta phase
Le but est pas d'engager des joueurs en plus. Le but est que Toulouse domine moins
Globalement Toulouse va rester au même SC, c'est les autres qui vont monter le leur
Le but de Vaz de ne pas tout dépenser c'est juste de pas devoir virer 1 joueur quand on se fera rattraper par la perte d'internationaux
C'est mal barré pour en avoir 3 pour 2027-28 (année civil 2026 qui compte pour les sélections)
Donc autant gardé 200k ou 300k de côté
Ce qui fait qu'on sera quand même à 96% ou 97%
Ça ne va plus se jouer à celui qui a le plus de sélectionnés en Equipe de France mais à celui qui a les plus gros sponsors .
Si Jauneau est à 250k ou 300, on lui donne pareil pour sa prolongation et 100 ou 150 k de plus en contrat équipementier et le tour est joué !
Nos sponsors ont tendance à dégager, j'ai peur qu"on rate le virage , une fois de plus !
Le problème des sponsors des équipementiers c'est qu'ils ont tous les clubs, tous les sports à arroser
Alors pourquoi arroser Jauneau plutôt que Clermont dans leur dépense ?
S'ils disent : on donne 500k à ASM,
ok on peut pas plus, on va donner 350k à ASM et 150k à Jauneau,
est-ce que l'ASM s'y retrouve ?
ou alors il va manquer 150k dans la caisse pour la paye des 350k de Jauneau ? ou pour la paye d'un autre
les équipementiers vont pas trouver d'argent comme ça, si ? il va bien falloir qu'ils arrêtent de donner à l'un pour donner à l'autre, surtout sans échange ou service en retour ?
De toute manière le contrat entre l'équipementier et le joueur sera sur la table du SC manager et de son équipe
S'il n'y a rien en échange ça ne pourra pas être 150K
10k pourquoi pas pour une photo ?
Donc a un moment ça va pas les gaver de faire des contrats bidons pour que le club se paye un jouet plus cher ?
Pour moi faut pas trop regarder ce côté
Il y aura de vrai contrat en échange d'une vrai image du joueur que le joueur ira chercher tout seul s'il le souhaite et sans le club (ce que peut être il ne pouvait pas faire aujourd'hui)
Et il n'y aura que les "stars" qui auront ça
Posté 05 février 2026 - 20:09
Ah ça oui
J'ai mal interprété ta phase
Le but est pas d'engager des joueurs en plus. Le but est que Toulouse domine moins
Globalement Toulouse va rester au même SC, c'est les autres qui vont monter le leur
Le but de Vaz de ne pas tout dépenser c'est juste de pas devoir virer 1 joueur quand on se fera rattraper par la perte d'internationaux
C'est mal barré pour en avoir 3 pour 2027-28 (année civil 2026 qui compte pour les sélections)
Donc autant gardé 200k ou 300k de côté
Ce qui fait qu'on sera quand même à 96% ou 97%
Le problème des sponsors des équipementiers c'est qu'ils ont tous les clubs, tous les sports à arroser
Alors pourquoi arroser Jauneau plutôt que Clermont dans leur dépense ?
S'ils disent : on donne 500k à ASM,
ok on peut pas plus, on va donner 350k à ASM et 150k à Jauneau,
est-ce que l'ASM s'y retrouve ?
ou alors il va manquer 150k dans la caisse pour la paye des 350k de Jauneau ? ou pour la paye d'un autre
les équipementiers vont pas trouver d'argent comme ça, si ? il va bien falloir qu'ils arrêtent de donner à l'un pour donner à l'autre, surtout sans échange ou service en retour ?
De toute manière le contrat entre l'équipementier et le joueur sera sur la table du SC manager et de son équipe
S'il n'y a rien en échange ça ne pourra pas être 150K
10k pourquoi pas pour une photo ?
Donc a un moment ça va pas les gaver de faire des contrats bidons pour que le club se paye un jouet plus cher ?
Pour moi faut pas trop regarder ce côté
Il y aura de vrai contrat en échange d'une vrai image du joueur que le joueur ira chercher tout seul s'il le souhaite et sans le club (ce que peut être il ne pouvait pas faire aujourd'hui)
Et il n'y aura que les "stars" qui auront ça
Pour l’asm, je pense que le budget 26/27 est fixé sur une masse salariale joueur identique à la saison 25/26, à 11,2 M€ ( ou 11,3) par principe.
Je crains que ce soit surtout le REX ( résultat d’exploitation) qui soit la réelle contrainte car:
- difficulté à maintenir les niveaux de partenariat ( cf annonces récentes de Pats ou VAZ )
- nouvelle charge de crédit pour couvrir le projet ASM ONE sur la partie non autofinancée.
- volonté dogmatique de ne pas avoir recours aux renflouements en fin de saison.
- certainement que les FP doivent avoir fondu avec les 2 exercices comptables déficitaires
Il y a intérêt à ce que la Masia sorte du lourd et rapidement.
Des Messi , Xavi, Puyol , busquets, Piqué, Sergi, fabregas , guardiola , yamal…..ont en veut ![]()
Posté 07 février 2026 - 10:04
Posté 07 février 2026 - 11:10
Comme on dit souvent : faire 300k d'économie et avoir un poste faible c'est une mauvaise économie
Bien curieux de voir ce qu'ils vont nous pondre en 1ere ligne
Avoir un poste faible ça fait perdre des matchs, ça fait perdre des places et ça fait perdre de l'argent
Et accessoirement ça fait réfléchir à la somme mise pour chaque partenaire
Réduction de voilure = réduction de confiance de ceux qui mette du fric Abonnés ou Sponsors
Carrément ![]()
Soit tu fais de l’investissement productif, soit du fais de la gestion à la petite semaine et tu comptes les économies de chandelles sur des trombones, des élastiques, ce qui dénote souvent d’un manque de vision stratégique.
Je crains que Pats ne soit dans le dernier profil, ou alors, il n'arrive pas à tordre le bras de Michelin qui exige un retour à l’équilibre et du coup le contraint. A vrai dire je n’en sais rien
Posté 08 février 2026 - 10:34
haut niveau de journalisme surtout qui pique des articles Octobre pour faire un article en février
Quant à la conclusion alors que le plafond augmente... C'est sur que la référence ce sont les articles du Parisien d'octobre... et que c'est le seul moyen d'information sûr
"Au moment de la rédaction de l'article du Parisien, le rugby français s'apprêtait à revoir les règles du salary cap, en vigueur jusqu'en 2027, avec la possibilité d'un plafond revu à la baisse "
Posté 08 février 2026 - 11:03
Oui, j'ai vu qu'après.. bon... mea culpa... n'empeche ça méritait d'être rappelé avant tout !!
Posté 09 février 2026 - 21:17
Au Stade Toulousain, les contrats d'image suspects d'Antoine Dupont et Anthony Jelonch
La société 3S-Alyzia, partenaire du Stade Toulousain, a versé plus de 1,5 million d'euros à Antoine Dupont et 170 000 euros à Anthony Jelonch pour des contrats d'image et de publicité dont on ne trouve pas de contreparties visibles. Autre problème : selon nos informations, la redevance image perçue par Dupont de la part de Fiducial, autre sponsor du club, n'est pas déclarée dans le salary-cap.
Il y a un peu plus d'un an, l'affaire Jaminet-Pacific Heart, révélée par L'Équipe, avait soulevé des interrogations quant aux pratiques ayant cours au Stade Toulousain, un club condamné un an auparavant par la commission de discipline de la Ligue pour une violation du règlement salary-cap dans l'affaire du transfert de Cheslin Kolbe à Toulon. Pour s'attacher les services de Melvyn Jaminet, arrière du quinze de France en ce temps-là, en 2022, le club du président Didier Lacroix, conseillé par l'avocat Arnaud Dubois, s'était compromis dans un montage financier avec la société tahitienne Pacific Heart afin de contourner le salary-cap.
Cela lui a coûté cher : 1,3 million d'euros d'amende, des frais annexes conséquents, deux points retirés au classement du Top 14, et une réputation entachée. Sur ce sujet, une enquête pénale a été ouverte pour abus de confiance visant le Stade Toulousain. L'affaire Jaminet illustre l'utilisation détournée d'un contrat et de faux droits d'image. Nous avons cherché à savoir s'il s'agissait d'un cas unique au Stade Toulousain, d'une grosse faute en passant ; cherché à savoir si ce club vingt-quatre fois champion de France et six fois vainqueur de la Coupe des champions avait pu franchir la ligne jaune sans aller jusqu'à Tahiti ni recourir à l'entremise d'Arnaud Dubois.
Nos recherches nous ont menés à la société 3S-Alyzia, fondée à Toulouse en 2001 par Serge Sellan et devenue un prestataire de poids dans les services aéroportuaires (services d'escale, nettoyage et dégivrage des pistes, nettoyage des aérogares, gestion des bagages et des chariots, gestion des correspondances, des personnes à mobilité réduite...). Si vous avez l'oeil, vous aurez repéré le nom d'Alyzia sur le panneau LED autour du terrain d'Ernest-Wallon ou au dos du maillot de Toulouse. Partenaire de longue date du club, Alyzia a accédé, il y a près de deux ans, au rang de partenaire officiel (*) du club jusqu'au 30 juin 2027. Ce nouveau contrat lui donne le droit d'afficher son logo à l'arrière des maillots pour dix matches de Top 14. Le groupe 3S-Alyzia - qui compte plus de 6 000 collaborateurs - a aussi obtenu le contrat de nettoyage de l'enceinte du Stade Toulousain.
Parallèlement à cela, le 1er juillet 2022, 3S-Alyzia signe un contrat de parrainage avec la société AJ 32, présidée par Anthony Jelonch. Comme mentionné dans le contrat, AJ 32 accorde à 3S-Alyzia, « pour les activités de service, le droit exclusif d'exploitation des droits attachés à la personnalité de M. Jelonch, dans un but publicitaire ». Il est précisé que la société aéroportuaire a acquis le droit d'utiliser le nom, l'image et tout élément de la personnalité du joueur, « dans tous documents de communication interne (site internet, brochures, communiqués, films d'entreprise, slides etc.) et externe du Groupe 3S-Alyzia (tous médias) ». En contrepartie, tel que mentionné dans le contrat signé par MM. Sellan et Jelonch, le joueur s'engage à participer à des événements organisés par 3S-Alyzia, des campagnes publicitaires et/ou séances photo, des conférences...
« M. Jelonch s'engage à réaliser en collaboration avec le directeur de la communication de la société 3S un journal de bord relatant ses impressions et commentaires sur ses activités et/ou des événements importants en relation avec le rugby. Ce journal de bord est adressé par emails ou autres moyens aux clients/prospects et autres organismes en relation avec 3S (...) AJ s'engage aussi à participer à chaque soirée de fin d'année de la société 3S ainsi qu'à d'autres événements organisés par le groupe (...) La participation de M. Jelonch aux événements précités étant une condition déterminante du présent accord, sa non-réalisation donnera lieu à une résiliation anticipée du présent contrat. »
« J'ai eu fait des trucs pour eux. Des soirées one shot. Tu parles de ton savoir-faire, du travail d'équipe. Je l'ai fait deux fois pour eux je crois »
Anthony Jelonch au sujet de son partenariat avec 3S-Alyzia
Pour la période courant de janvier à juin 2022, antérieure à la signature du contrat, ce qui peut poser question, 3S-Alyzia verse 20 000 euros à Jelonch. Puis 75 000 euros pour la saison 2022-2023 et 75 000 euros encore pour la saison 2023-2024. Problème : on ne trouve pas trace de l'utilisation de l'image ou du nom de Jelonch par ce partenaire du Stade Toulousain. Or, le principe même d'un contrat comme celui-ci, c'est que cela doit se voir. C'est même tout l'intérêt pour la société qui a acheté une exclusivité pour s'associer à un international du Stade Toulousain (36 sélections avec le quinze de France).
Au téléphone, quand on demande à Jelonch s'il possède ou a possédé un partenaire commercial trouvé via le club, il répond non. Quand on lui demande s'il est lié ou a été lié par contrat avec Alyzia ou 3S, il dit : « Ça ne me dit rien. »Puis se rappelle. « J'ai eu fait des trucs pour eux. Des soirées one shot. » C'est-à-dire ? « Tu parles de ton savoir-faire, du travail d'équipe. Je l'ai fait deux fois pour eux je crois. » Deux événements pour 170 000 euros, ça ne colle pas. « Pour un joueur comme lui, il faut compter environ 5 000 euros pour une intervention, s'accordent à dire plusieurs acteurs de ce marché. Ça veut dire qu'il aurait fallu qu'il travaille sur une quinzaine d'événements par an. » Quand on lui demande s'il peut nous faire suivre une captation vidéo, un document, la publication d'un contenu sur un réseau social, une photo, n'importe quelle trace attestant de contreparties réelles et sérieuses à hauteur de l'argent versé (170 000 €), le troisième-ligne nous aiguille vers son agent Thierry Cazedevals.
« Lui doit en avoir des trucs », assure Jelonch. Pendant la conversation, le troisième-ligne propose de nous envoyer des « trucs sur mes autres contrats pubs personnels avec Bio Occitanie ou Saint-Mont ». Il ne le fera pas mais peu importe : la différence avec 3S-Alyzia, c'est qu'on retrouve en deux clics des contenus publicitaires de ces deux marques avec Jelonch. L'autre différence, c'est que 3S-Alyzia est un sponsor du Stade Toulousain. S'agissant de 3S-Alyzia, Jelonch assure qu'il s'agit « d'un contrat personnel » qui n'a rien à voir avec le club. Or, L'Équipe a eu accès à plusieurs documents qui semblent dire le contraire.
D'abord, un acte sous-seing privé signé par Jelonch et le président du club Didier Lacroix par lequel le Stade Toulousain s'engage à mettre en relation le joueur avec une entreprise afin de conclure un partenariat commercial qui lui assurera, pour la même période, la même somme d'argent que percevra le joueur de 3S-Alyzia. Puis plusieurs mails impliquant l'avocate de 3S-Alyzia, Clarisse Brély, Didier Lacroix et l'agent de Jelonch. Nous avons demandé au Stade Toulousain s'il avait pris part à l'élaboration de ce contrat (ou plutôt de ces contrats, nous allons y venir), s'ils répondaient à des engagements financiers pris par le club auprès des joueurs. Pas de réponse. Nous avons aussi contacté l'agent de Jelonch mais Thierry Cazedevals n'a pas souhaité nous parler.
Bien avant Jelonch, 3S-Alyzia avait signé un autre contrat avec un autre joueur du Stade Toulousain, et non des moindres. Ce partenariat commercial entre la société de Serge Sellan et celle d'Antoine Dupont, dénommée AD 9 Conseils, a été conclu peu après le recrutement en 2017 du demi de mêlée en provenance de Castres. Arrivé à échéance, il a été renouvelé et dure depuis bientôt dix saisons. Mais qui le sait ? Qui s'en est seulement aperçu ? Comme pour Jelonch, la société 3S-Alyzia a acheté le droit d'exploiter « pour sa communication interne et extérieure » l'image d'Antoine Dupont, son nom et tout élément de sa personnalité, dans un but publicitaire, donc pour que ça se sache, que ça s'entende, que ça se remarque. L'investissement est important puisque 3S-Alyzia verse une contrepartie de l'ordre de 200 000 euros par saison à Dupont, ce qui équivaudra, à la fin du contrat, à plus de 1,8 million d'euros en tout et pour tout.
En tout et pour quoi au juste ? Là encore, nous n'avons rien trouvé en face de ces redevances versées. Pas une vidéo, pas de contenu publicitaire, pas d'affichage, pas de photos de Dupont au siège social de Ramonville-Saint-Agne, en Haute-Garonne, pas de posts sur les réseaux sociaux. Pas besoin d'être docteur en marketing pour comprendre que le but d'une opération pareille n'est pas de ressembler au crime parfait : pas d'indices, pas d'empreintes. Il faut pourtant se ranger à ce constat : une entreprise a acheté le droit d'utiliser, sur une décennie, l'image de celui que beaucoup considèrent comme le meilleur joueur du monde, l'image du capitaine de l'équipe de France (29 ans, 60 sélections), et elle n'en fait pas d'usage visible.
Nous avons essayé de nous entretenir avec Serge Sellan et Didier Montégut, les patrons de 3S-Alyzia, pour qu'ils nous indiquent quelles étaient les contreparties réalisées par MM. Jelonch et Dupont. Le 19 décembre, la responsable marketing Lucie Maset Lacan, avec qui nous venions d'échanger au téléphone, nous écrivait : « Je vous confirme le cadre dans lequel nous pouvons organiser l'entretien avec Monsieur Serge Sellan et Monsieur Didier Montégut. L'échange pourra porter sur le partenariat entre le Groupe 3S-Alyzia et le Stade Toulousain, (...) sur l'histoire de ce partenariat, ce que nous recherchons à travers ce partenariat et les retombées qu'il génère pour le Groupe ; et, le cas échéant, de l'existence de partenariats avec certains joueurs. L'objectif est de mettre en lumière le partenariat en tant que tel, sans aborder de sujets extérieurs à celui-ci. » Le 22 décembre, elle nous assurait qu'elle ne manquerait pas de revenir vers nous après les fêtes si un échange devait être envisagé. Une nuance venait d'apparaître. Malgré nos nombreuses relances, juste après les fêtes, personne au sein de 3S-Alyzia ne nous a répondu jusqu'au 16 janvier, jour où Mme Maset Lacan a renoué brièvement le contact. Nous y reviendrons.
En général, une entreprise est toujours ravie de faire connaître à des journalistes sa relation avec un club prestigieux ou des sportifs reconnus. Elle est même demandeuse. Pas 3S-Alyzia. Contactée à de multiples reprises, l'avocate de l'entreprise Me Brély n'a jamais donné suite.
Dans les très nombreux articles s'intéressant au versant business de Dupont, les marques Volvic, Adidas, Apple, AMI (vêtements), Peugeot, Tissot puis Audemars Piguet, FitnessBoutique, Apple, Carré Bleu (piscines), Lympo (NFT, biens numériques), Casino, Fiducial, Puressentiel, BMW (motos), Sika (bricolage) sont tour à tour citées, et on en oublie. Mais jamais 3S-Alyzia, qui a pourtant une antériorité incontestable. Sur ses réseaux sociaux, Dupont, dont Cazedevals est également l'agent, a l'habitude de reposter des contenus de ses sponsors, parfois en écrivant un petit mot ou en saluant la team Danone ou la team Fiducial. Mais jamais la team 3S-Alyzia.
« Il y a des partenariats de cession d'image individuelle qui ne sont pas très visibles. Si un athlète fait par exemple une conférence pour une marque, ça reste circonscrit aux équipes internes. C'est différent des contrats d'image avec pignon sur rue et de la cession d'image qui part en télé »
Christophe Quiquandon, fondateur de l'agence de marketing sportif Bros, dont Dupont est actionnaire
Dans ces articles-là, Christophe Quiquandon intervient souvent. Il a fondé en 2016 l'agence de marketing sportif Bros, dont Dupont est devenu un des actionnaires. À l'évocation du partenariat avec la société 3S, Quiquandon émet une explication : « Il y a des partenariats de cession d'image individuelle qui ne sont pas très visibles. Si un athlète fait par exemple une conférence pour une marque, ça reste circonscrit aux équipes internes. C'est différent des contrats d'image avec pignon sur rue et de la cession d'image qui part en télé. » Quand on lui fait remarquer que le contrat 3S comporte des engagements de communication externe et que, pour 200 000 euros par saison, il faudrait que Dupont multiplie chaque année les séminaires pour 3S-Alyzia, Quiquandon n'insiste pas : « Ce n'est pas du tout mon sujet, je suis désolé. Moi je n'ai rien à voir avec ce contrat, il faut voir avec l'équipe toulousaine. »
Dupont n'a pas souhaité nous répondre, laissant son avocat Me Iglesis le faire. « Je vous confirme que Monsieur Antoine Dupont est bien lié à la société 3S par un contrat de parrainage. Les informations contenues dans ce contrat et ses modalités d'exécution sont couvertes par une clause de confidentialité. Monsieur Antoine Dupont n'a pas la faculté de lever cet engagement de confidentialité. Vous comprendrez donc qu'il ne peut être apporté une réponse à vos autres interrogations sans violer cet engagement de confidentialité. » On peut comprendre l'existence d'une clause de confidentialité appliquée à l'aspect financier mais si elle couvre les modalités d'exécution d'un contrat dont l'objet même est de ne pas rester confidentiel, c'est pour le moins étrange.
Relancé, Me Iglesis confirme que le groupe 3S-Alyzia « travaille avec un ambassadeur principal, Antoine Dupont. (...) Sans que cette liste soit exhaustive, Antoine Dupont est le principal invité de la soirée de gala que le groupe organise chaque année dans un lieu prestigieux, avec ses cadres, ses clients et prescripteurs. Il a aussi pu participer à des manifestations telles que des salons (notamment le salon du Bourget). Il participe activement à la communication interne du groupe et notamment à des soirées avec les salariés. Il effectue un passage régulier en loge pour être présenté aux principaux clients de la société (loge du Stade Toulousain et loge au Stade de France.) Il réalise des prestations "média DAY" pour le compte de la société. »
Quelques jours plus tard, la responsable marketing de 3S-Alyzia nous transmet à son tour une liste des prestations de l'ambassadeur Dupont : « Il s'agit de temps forts de représentation du groupe auprès de clients et partenaires lors d'événements professionnels organisés par 3S-Alyzia ; d'interventions lors d'événements internes, incluant des rencontres avec les collaborateurs, des séances de dédicaces et des prises de parole autour de thématiques telles que le leadership, l'engagement collectif et la performance ; de productions de contenus internes (shootings photo, formats vidéo), utilisés pour la communication interne, la marque employeur et la valorisation des métiers du groupe, ainsi que dans des contextes professionnels comme des salons de recrutement ou des événements sectoriels ; de participations à de grands rendez-vous professionnels du secteur, notamment des salons, au cours desquels le groupe reçoit ses clients et prescripteurs. » Nos requêtes pour obtenir des éléments confirmant toutes ces interventions sont restées lettres mortes.
Nous avons demandé, côté joueur comme côté entreprise, pourquoi il n'existait aucune trace de la moindre contribution de MM. Dupont et Jelonch sur internet ou sur les réseaux sociaux du groupe 3S-Alyzia, présent et actif sur Instagram, LinkedIn ou TikTok, on nous a répondu que 3S-Alyzia « est un acteur B2B (d'entreprise à entreprise) spécialisé dans les services aéroportuaires, dont la communication repose historiquement sur des actions relationnelles, institutionnelles et internes, et non sur des dispositifs de visibilité grand public. (...) Les clients de la société ne sont pas issus du "grand public", il est donc compréhensible que la communication autour d'Antoine Dupont soit essentiellement axée sur la communication interne et le partenariat avec des clients importants. » Dans ce cas, pourquoi avoir acheté un espace sur le maillot du Stade Toulousain, action typiquement destinée au grand public et non circonscrit à son propre milieu professionnel ? Et pourquoi sur les réseaux sociaux de 3S-Alyzia, on retrouve d'autres contenus rugby mais aucun découlant du partenariat individuel avec Jelonch et Dupont ?
« Un achat de droit d'image sur dix ans d'un champion de cette envergure, la possibilité dans le contrat de faire de la pub ou de la com externe et pas de trace : c'est plus que bizarre »
Un expert du secteur
« Même quand il s'agit de la venue d'une personnalité à un événement dit interne, il y a toujours des traces, nous ont dit les experts du secteur que nous avons questionnés. Beaucoup de boîtes ont plutôt tendance à abuser dans l'autre sens : elles n'ont qu'un contrat B2B mais elles inondent tellement leurs réseaux sociaux d'images ou de vidéos que ça devient un usage grand public, ce qui fait grincer les dents de l'agent de la personnalité. Un achat de droit d'image sur dix ans d'un champion de cette envergure, la possibilité dans le contrat de faire de la pub oubie de la com externe et pas de trace : c'est plus que bizarre. »
Autre élément surprenant : alors que la notoriété de Dupont a explosé avec la Coupe du monde 2023 et les Jeux de Paris l'année d'après, au moment du dernier renouvellement du contrat qui nous occupe (en novembre 2024), la même redevance de 200 000 euros a été appliquée pour les mêmes engagements puisque, hormis la durée, « les autres dispositions du contrat demeurent inchangées ». Or, l'image de Dupont ne vaut évidemment pas le même prix en 2024, 2025, 2026 qu'en 2019 ou 2020. Interrogé là-dessus, Me Iglesis n'a pas apporté de réponse.
Le 20 janvier, l'avocat toulousain nous envoyait un fichier contenant quatorze documents, dont des « photos d'Antoine Dupont à diverses manifestations organisées par la société 3S ». Le hic, c'est que les photos en gros plan de Dupont attablé parmi des convives non identifiables à des dîners non identifiables ne peuvent constituer des éléments probants d'une utilisation réelle de l'image du demi de mêlée. Quant à la majorité des pièces communiquées, elles proviennent de l'activation du partenariat entre le club et 3S-Alyzia. C'est assez facilement reconnaissable : soit on y voit le président Lacroix avec Dupont sur scène (parfois avec le Brennus), soit on peut observer trois joueurs de l'équipe à une même opération, sur un tournage ou à un shooting, ce qui fonde le droit à l'image associée collective (trois joueurs minimum). Si le partenaire d'un club paye un contrat d'image personnel, comme l'a fait 3S, c'est précisément pour avoir droit à davantage que l'image dite collective.
Or, pour justifier de la réalité de l'exécution du contrat 3S-Alyzia - Dupont, Me Iglesis nous a transmis une image montrant Jelonch, Juan Cruz Mallia et Dupont sur une estrade et une autre de Rodrigue Neti, Mathis Castro-Ferreira et Dupont pendant un tournage ; c'est donc de l'image dite collective. Concernant le gage impliquant Neti, Castro-Ferreira et Dupont, l'avocat a joint une capture d'un post LinkedIn d'une cheffe de projet marketing de la société qui indique elle-même que ce tournage a eu lieu dans « le cadre du partenariat Alyzia-Stade Toulousain ». Dans le fichier de l'avocat, on trouve aussi un badge au nom d'Antoine Dupont, invité de 3S-Alyzia au Salon du Bourget 2019. Avec une précision de Me Iglesis : « Comme vous le savez, il n'y a pas de photos autorisées. » Renseignements pris, les photos sont autorisées sur le site du Salon du Bourget et on ne compte plus, à titre d'exemple, les VIP qui ont posé à côté d'un Rafale. « Désolé mais je n'ai pas d'Antoine Dupont venu en 2019. J'ai regardé tous les types de badges possibles », nous a-t-on fait savoir au Salon du Bourget.
L'avocat de Dupont ayant indiqué que la liste de ces transmissions n'était pas exhaustive, nous avons demandé si de nouveaux éléments qui proviendraient des contrats d'image individuels pouvaient nous être adressés. La réponse fut négative.
Mis bout à bout, tous ces éléments soulèvent plusieurs questions connexes : ces sommes versées par un partenaire officiel du club à des joueurs ont-elles été déclarées dans le salary-cap, au bon moment et entièrement ? Si 3S-Alyzia paye autant en droits d'image non exécutés, par quel autre biais cette société s'y retrouve-t-elle ? D'autres joueurs du club sont-ils concernés par ce genre de pratiques ? L'avocat de Dupont conteste que l'argent perçu par son client (et par Jelonch par extension) puisse s'apparenter à du salaire déguisé, qui permettrait au club d'économiser des cotisations Urssaf et aux joueurs d'échapper à l'impôt sur le revenu. En théorie : pour que Jelonch et Dupont touchent à l'arrivée la même chose en salaire, il aurait fallu que le club leur verse bien plus.
On peut trouver sans effort sur internet et sur les réseaux sociaux plusieurs vidéos attestant qu'il est partenaire ou ambassadeur de Fiducial. Le problème, c'est que, selon nos informations et contrairement aux redevances versées par Peugeot, ces sommes perçues par Dupont, via Bros, n'ont jamais été déclarées dans le salary-cap. Elles auraient dû l'être car Fiducial est une partie associée du club (**). Cette situation, si elle est établie, occasionnerait un contournement et un dépassement du salary-cap sur plusieurs saisons. « Pour des raisons de confidentialité, je ne peux m'exprimer sur ce sujet et vous invite à vous rapprocher du club », nous a répondu Samuel Gauthier, le salary-cap manager. Contacté sur ce point précis, le Stade Toulousain nous a précisé vouloir « naturellement réserver la primauté de nos déclarations au salary-cap manager - dans le cas où ce dernier nous solliciterait ».
L'ensemble de ces éléments doit aussi être mis en miroir avec les déclarations d'Antoine Dupont au début du mois d'octobre. Après avoir participé à un événement promouvant le renouvellement du partenariat entre Peugeot et le Stade Toulousain, le capitaine du quinze de France, interrogé par l'AFP, SportBusiness Club et Le Monde, avait déclaré que « les règles du salary-cap (...) nous empêchent d'utiliser notre image individuelle à travers des contrats de pub classiques (...) On ne peut pas utiliser notre image. Ça commence à faire beaucoup. (...) Même dans leur droit de regard, ils (la Ligue et par extension le contrôleur du salary-cap) essayent d'être de plus en plus invasifs en nous demandant de citer tous les partenaires qu'on a, même les partenaires qui ne sont pas partenaires avec le club. Ils veulent savoir à la limite tout le patrimoine qu'on peut avoir, donc on arrive un peu dans une chasse aux sorcières où ils veulent démasquer les tricheurs mais ça en devient ridicule ».
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