Azema entraîneur principal, sacré retour en grâce.
Quand on y pense , le rct c'est quand même un beau crash industriel cette saison, avec l'effectif qu'ils ont
Deux places derrière en top 14 mais une demi finale de CE. C'est pas SI pourri que ça
Posté 10 juin 2026 - 19:47
Azema entraîneur principal, sacré retour en grâce.
Quand on y pense , le rct c'est quand même un beau crash industriel cette saison, avec l'effectif qu'ils ont
Deux places derrière en top 14 mais une demi finale de CE. C'est pas SI pourri que ça
Posté 11 juin 2026 - 14:16
Gaël Fickou pourrait disputer son 107e et dernier match sous le maillot du Racing 92 samedi (21h05), en barrage, sur la pelouse de la Section Paloise après cinq années dans le club des Hauts-de-Seine. Le centre va poursuivre sa carrière à Toulon, son club formateur, où il s'est engagé pour une saison (plus une en option). L'international français (32 ans, 98 sélections) dévoile les raisons de ce départ précipité, un an avant le terme de son contrat. Il évoque également sa volonté de retrouver l'équipe de France avec en ligne de mire la Coupe du monde 2027 (1er octobre-13 novembre, en Australie).
« Pouvez-vous nous expliquer la genèse de ce transfert un peu inattendu ?
C'était délicat parce que je n'étais pas en fin de contrat. Il me restait une année plus une autre en option. J'ai d'abord eu une discussion avec Patrice (Collazo). Il souhaitait savoir si on activait l'année optionnelle jusqu'en juin 2028. Des deux côtés, on s'est dit qu'il était préférable de ne pas l'activer. Ensuite, quand j'ai évoqué mon avenir avec mes proches et mon agent, plusieurs hypothèses, dont un départ à l'étranger, ont été évoquées. Mais dans mon esprit, le plus important était de réussir une grosse saison l'an prochain pour me donner toutes les chances de participer à la Coupe du monde en Australie.
Toulon était intéressé pour ma venue après le Mondial. Et peut-être même avant. J'ai pris le temps de la réflexion. J'avais envie de raviver la flamme. Et l'histoire est encore plus belle car je rentre chez moi, à Toulon (il est né à la Seyne-sur-Mer). Je vais enfin porter le maillot de mon club de coeur, celui où j'ai été formé avant de partir à 17 ans (pour Toulouse). Ça m'a toujours trotté dans la tête, mais l'opportunité ne s'était jamais vraiment présentée. J'en ai rediscuté avec Patrice et il m'a assuré qu'il ne bloquerait pas mon départ, qu'il respecterait ma décision.
Pourquoi avoir répondu favorablement à Toulon ?
Je pensais terminer ma carrière au Racing. Je n'ai rien contre le club et ce que le président Jacky Lorenzetti a réalisé est extraordinaire. Mais on a le droit de changer d'avis (il sourit). Quand tu es un peu moins heureux, il faut peut-être voir autre chose pour retrouver l'envie. J'ai toujours rêvé de jouer au RCT. C'est le bon moment. Je n'aurais aucun regret. J'ai vécu des années incroyables au Racing, même si les deux dernières, c'était un peu plus compliqué. Il est temps de voir autre chose. La présence de Pierre (Mignoni) a été déterminante. Je n'oublie pas que c'est lui qui m'avait fait monter chez les pros (en 2012, mais il n'a jamais joué de match officiel). Nous avons une connexion particulière. S'il n'avait pas été au RCT, ça aurait été plus compliqué. Pierre m'a redonné la flamme. Il va me challenger, me pousser à être au top. Je vais tout donner pour bien finir ma carrière.
« Toute ma carrière, ça a été presque comme une évidence d'être titulaire, vice-capitaine de l'équipe de France, etc. Le plus difficile, c'est cette remise en question »
Pierre Mignoni a été victime d'une "décompensation", selon ses propres termes, en cours de saison. Cela ne vous a-t-il pas inquiété en vue de votre signature à Toulon ?
Non, pas du tout. D'autant que Pierre va prendre un peu plus de recul avec le terrain avec l'arrivée de Franck Azéma, que je ne connais pas. On ne s'est pas encore parlé. Mais tout le monde m'en a dit le plus grand bien. S'il revient au RCT (il avait fait un premier passage entre 2021 à 2023), ce n'est pas anodin.
Cette saison, vous avez perdu le brassard, vous n'étiez plus un titulaire indiscutable et vous n'avez pas été sélectionné avec l'équipe de France pour le Tournoi. Est-ce que tous ces éléments vous ont poussé à changer d'air ?
Patrice veut changer les choses. Je ne dis pas que je suis d'accord sur tout, mais je respecte ses décisions. Je les comprends aussi. J'ai quand même beaucoup joué cette saison (20 matches, 17 titularisations). Le Championnat est tellement dur que si tu enchaînes tous les matches, tu es cramé. Après, oui, le fait de ne pas avoir été en bleu me motive. Toute ma carrière, ça a été presque comme une évidence d'être titulaire, vice-capitaine de l'équipe de France, etc. Le plus difficile, c'est cette remise en question. C'est le bon moment pour me stimuler, relever ce défi. Je sais ce qui m'attend à Toulon. La pression de l'environnement. Je reviens dans mon club et j'ai conscience d'avoir l'obligation d'être performant, de briller, de tirer ce club vers le haut et d'atteindre enfin mon objectif final avec cette Coupe du monde.
Avec vous échangé avec le staff des Bleus ? Si oui, qu'attendent-ils de vous et la porte est-elle ouverte pour la Championnat des nations cet été ?
Oui, j'ai échangé deux trois fois. Ils m'ont dit que j'étais toujours dans le coup, qu'il fallait que je performe avec mon club. Fabien (Galthié) prend les meilleurs. Avant, il n'y avait pas de joueurs de Pau. Aujourd'hui, ils sont en haut de tableau et ils sont nombreux à être appelés. Idem à Toulouse ou Bordeaux. Au Racing, on a eu des périodes compliquées. À un an de la Coupe du monde, le staff veut challenger tout le monde, c'est positif. Pour cet été, j'ai mes chances.
Avec cette possibilité de fêter votre 100e sélection...
(il coupe). Ce serait beau, mais si on me dit : "Tu n'as pas tes 100 sélections, mais tu fais la Coupe du monde", je prends direct !
Vous signez à Toulon, qui sort d'une saison difficile (9e) et qui ne jouera pas la Coupe des champions. Ne craigniez-vous pas que ça vous pénalise pour l'équipe de France justement ?
Pas du tout. Le RCT aura un autre visage l'an prochain. L'équipe a été renforcée et sera compétitive. Toulon peut jouer le titre, le potentiel est là, comme beaucoup d'équipes. Mais c'est tellement difficile de gagner un titre. Je suis bien placé pour le savoir (il n'a rien gagné en club).
Votre signature a engendré beaucoup de commentaires. Des positifs sur le fait que vous reveniez à la maison, d'autres plus négatifs estimant que le RCT devenait une maison de retraite...
(il sourit.) Si à 32 ans, c'est la maison de retraite, ils ont le droit de le penser. Ça ne sera pas un levier de motivation. Si je fonctionnais comme ça, j'aurais arrêté le rugby depuis bien longtemps. Mon objectif est d'être performant, de gagner des titres et de rendre fiers les supporters.
« Cette ferveur autour du RCT va me stimuler, avoir un effet positif. C'est un atout »
À Toulon, vous serez beaucoup plus exposé qu'à Paris où vous étiez presque incognito...
J'y ai beaucoup réfléchi. Mais là encore, cette ferveur autour du RCT va me stimuler, avoir un effet positif. C'est un atout. Même si Pierre (Mignoni) me disait que parfois, surtout quand tu perds le week-end, ça peut devenir un poids. Je ne suis pas trop inquiet par rapport à ça.
Que retenez-vous de ces cinq années au Racing 92 ?
Les débuts étaient fous, incroyables. La fin est un peu plus compliquée. Les deux dernières ont été un peu sous tension. Mais j'espère que l'aventure va bien se terminer avec une qualification (l'interview a été réalisée avant la dernière journée du Top 14). Et pourquoi pas plus... »
Posté 12 juin 2026 - 06:41
Deux places derrière en top 14 mais une demi finale de CE. C'est pas SI pourri que ça
Posté 24 juillet 2026 - 05:53
Pour sa première conférence de presse depuis son retour à Toulon, Franck Azéma, a esquissé jeudi la feuille de route d'un RCT qu'il veut voir redevenir conquérant, après une saison ratée.
Entouré de deux de ses adjoints, Cédric Beal et Alex Codling, qui vont s'occuper des avants et de la conquête du RCT, Franck Azéma s'est livré ce jeudi à sa première conférence de presse depuis son retour à Toulon. Et celui qui est désormais entraîneur principal des Varois, dans un nouveau duo avec Pierre Mignoni, directeur du rugby, ne s'est pas senti dépaysé, après son premier passage entre 2021 et 2023.
« Je suis très heureux de retrouver le groupe, a assuré Azéma. C'est rassurant parce qu'il y a des gens que je connais, je sais où je mets les pieds. Et il y a aussi pas mal de nouveaux, ça a pas mal changé en trois-quatre ans. Ce mélange-là est intéressant. » Le Catalan dit avoir toujours gardé le contact avec Mignoni depuis son départ. « On s'appelait régulièrement pour parler un peu de tout, de rugby comme de la famille. On ne peut pas dire que ce soient des retrouvailles. À moi de me glisser le mieux possible dans le rôle, d'essayer d'aider le plus possible et retrouver ce projet qui a continué de grandir. »
« Comment on va se comporter ensemble ? Quand c'est facile, c'est une chose. Quand c'est plus compliqué, c'en est une autre, et c'est là qu'il faut qu'on soit grands »
Franck Azéma
Dans quel rôle exactement ? La semaine dernière, Mignoni avait clarifié la répartition des missions avec l'ancien coach de Clermont et de Perpignan : « Franck a un rôle plus axé sur l'attaque et les trois-quarts, il sera sur le terrain, tout comme moi-même, même si je m'occupe plus de l'organisation générale et beaucoup plus de la défense cette année. »
Un partage des responsabilités qui n'est pas la préoccupation première d'Azéma. « Ce qui est important, c'est que l'équipe fonctionne, d'être au service de l'équipe. Ça fait quelques années que j'entraîne et ce qui m'intéresse, c'est ce qui se passe sur le terrain, comment on construit notre collectif et notre état d'esprit, a-t-il orienté. Comment on va se comporter ensemble ? Quand c'est facile, c'est une chose. Quand c'est plus compliqué, c'en est une autre, et c'est là qu'il faut qu'on soit grands. »
Avec une idée forte : « La priorité, c'est notre caractère. On veut une équipe conquérante, combattante devant comme derrière, capable d'exercer un pressing sur l'adversaire avec ou sans ballon, et avoir la capacité de surprendre ». Toulon sort d'une saison ratée, terminée à la 9e place, sans phase finale de Top 14 et sans qualification pour la prochaine Coupe des champions, dont les Rouge et Noir ont pourtant été demi-finalistes au printemps dernier, seul rayon de soleil du dernier exercice, marqué aussi par la « décompensation » de Mignoni.
Il y a une dynamique à retrouver dans le Var et Azéma, remercié par l'Usap en octobre dernier, doit participer à cette relance. Cette mise à l'écart en Catalogne lui aura permis de se ressourcer et d'arriver sur la Rade avec le bon état d'esprit pour relever le défi.
« Ça fait 23-24 ans que j'entraîne, je savais que c'était la règle, quand ça ne gagne pas..., est-il revenu sur cette période. C'était comme ça. Oui, j'étais en colère, j'ai encore cette frustration en moi. Il faut s'en servir à bon escient, en faire une opportunité. J'ai eu du temps avec ma femme, mes enfants, comme je n'en ai jamais eu de ma vie ! Ça m'a permis aussi d'aller explorer autre chose. J'ai passé du temps avec le 7, je suis allé un peu à l'étranger, j'ai échangé avec d'autres coaches. Tu n'as jamais le temps, dans ta carrière, de souffler ou de te ressourcer. Ça m'a permis d'avoir cette pause-là et de ramener de la fraîcheur, d'être enthousiaste. »
Posté aujourd'hui, 06:20
Pierre Mignoni (49 ans) entame sa seizième année en tant que coach, la cinquième saison à la tête de Toulon. On l'a senti tonique et d'attaque, lui qui avait mis un genou à terre en février dernier. Surmené, ce coach au tempérament incandescent avait été contraint au repos forcé. « J'ai coupé totalement cet été : 15 jours complets. C'est la première fois que ça m'arrive », dit-il.
L'ancien demi de mêlée du quinze de France (28 sélections entre 1997 et 2007) a navigué sur la Méditerranée et mis le cap sur « le plus beau pays du monde : la Corse pour quinze jours entre terre et mer, en famille. C'était génial ! » Il pilotait un Sea-Line « de 13 mètres et 42 pieds. Il date de 2012, c'est un bateau pas très jeune mais très bien entretenu. » Samedi soir à Bayonne (19h05), il sera à la barre du navire RCT. Un club qui, bien que demi-finaliste de la dernière Coupe des champions, ne disputera pas cette compétition, car 9e du dernier Championnat. Impossible, du coup, de cacher les intentions en Top 14 cette saison.
« L'art du manager c'est d'embarquer son vestiaire. Qu'avez-vous raconté à vos joueurs ?
On sort d'une mauvaise saison en Top 14 (9e place), tout le monde a de l'appétit, un sentiment de vengeance intérieure, l'envie de se racheter. On a accueilli des recrues plutôt "câblées ", de nouveaux coaches (Franck Azéma en coach principal et Alex Codling pour les avants), pour un nouveau départ avec beaucoup de choses positives.
Des « mecs câblés » ?
Gaël Fickou, Judicaël Cancoriet, Rabah Slimani... Des gars vraiment intéressants. Pareil pour les jeunes comme le petit Luka Keletaona (20 ans) ou son frère de 18 ans (Tana), l'Écossais Huw Jones... On est très contents. On voulait continuer avec cette jeunesse qui nous a fait du bien la saison passée et ajouter des joueurs qui ont de l'expérience et apportent à l'équipe. C'est un mix important.
« On veut être une équipe axée sur la conquête, la défense avec une philosophie qui laisse de la liberté aux joueurs. Un cadre mais de l'adaptation. On veut des joueurs intelligents, du jeu debout »
Franck Azéma est de retour comme coach, il vous supplée ou il vous complète ?
Il me complète. Franck a beaucoup d'expérience, connaît le club. On a une complicité. Mon rôle c'est directeur du rugby, responsable de tout le secteur professionnel et de la politique sportive. Franck, lui, a pour mission l'encadrement des trois quarts et du jeu d'attaque. On a aussi Alex Codling pour la touche et le jeu d'avant, qui est top. Il a coaché l'Angleterre, connaît le très haut niveau, amène une autre philosophie. On a aussi Cédric Béal, Mickaël Ivaldi, Éric Dasalmartini - des gens à la fois locaux et très expérimentés.
Il y a un rôle difficile dans le rugby : coach de la défense. C'est vous qui vous y collez ?
La défense c'est le coeur et l'âme d'une équipe. Elle a un côté émotionnel et mental. Il faut bien sûr s'aimer les uns les autres mais aussi de la technique, de la précision, de l'intelligence, une faculté d'adaptation. Défendre c'est une question de choix - collectif et individuel. Le choix collectif peut être une défense où l'on contrôle ou alors où on "rushe "plus (couper les extérieurs). Il faut être connecté. Après il y a le côté individuel : faire des doubles jobs, ne pas s'éliminer, ne pas tourner les épaules. Réussir ses plaquages, gagner les collisions. Le plaquage c'est du courage autant qu'un geste technique.
Quel jeu veut proposer Toulon cette saison ?
On veut être une équipe axée sur la conquête, la défense - à Toulon c'est important - avec une philosophie qui laisse de la liberté aux joueurs. Un cadre mais de l'adaptation. On veut des joueurs intelligents, du jeu debout. Surprendre, ne pas réciter. Les résultats créent une dynamique, mais il faut rester les mêmes dans la pluie comme dans le beau temps. Et croiser les doigts pour éviter trop de blessés - quand tu as plus de 12-13 blessés, c'est dangereux. Cette année, on n'a pas la grande coupe d'Europe, donc on gérera l'effectif différemment.
« Je reste le patron, et ça me plaît, mais je veux le faire avec plus de précision, moins dans le "tout ", mettre l'énergie là où il faut »
Quelle fut la teneur du débrief de la saison passée avec vos joueurs ?
On a eu des failles, pas toujours été alignés. Des blessures aussi. On ne méritait pas de se qualifier. La demi-finale de Coupe d'Europe nous a un peu sauvés.
À titre personnel, après votre surmenage, qu'est-ce que vous vous êtes promis de faire différemment ?
De ce qui m'est arrivé, j'ai beaucoup appris. Je suis le même mais différent. J'espère être mieux et faire mieux. Je reste le patron, et ça me plaît, mais je veux le faire avec plus de précision, moins dans le "tout ", mettre l'énergie là où il faut.
Vous avez un tempérament de feu, ça signifie être en guerre contre vous-même ?
Non, je suis en paix avec moi-même. Il faut que je tienne ça, c'est important pour moi et pour l'équipe. Je donnerai toujours tout, à feu et à sang, mais mieux. Je suis bien entouré.
« Je préfère cent fois manager des loups que des moutons. Avec les loups, tu avances. Les moutons, c'est usant. Il y a plusieurs formes d'ego. J'aime celui qui veut gagner et sait pourquoi »
On vous voit souvent gueuler au bord du terrain, pensez-vous que vos joueurs vous entendent ou qu'ils le perçoivent bien ?
Je suis comme je suis. On me verra un peu plus en tribune de temps en temps, ça fera des vacances à certains. Mais je me fous du regard des autres. Ce qui m'importe, c'est que mes joueurs soient connectés. Des fois, ils m'entendent et ça leur fait du bien, des fois ça les gave, c'est la vie.
Votre surmenage en février a changé votre relation au vestiaire ?
Ça l'a fait évoluer. J'ai compris que les choses partagées marchent plus fort que quand tu imposes.
Manager des compétiteurs, c'est nager au milieu des requins, semblable à de la corrida ?
Les compétiteurs, j'ai eu la chance d'en coacher des incroyables. Ils te remettent toujours en question. Ils te questionnent pour la performance : comment on gagne, pourquoi on fait ça ? Le vrai compétiteur, c'est celui qui te remet en question tous les jours et qui se remet en cause. Il fait tout pour que l'équipe soit meilleure. Je préfère cent fois manager des loups que des moutons. Avec les loups, tu avances. Les moutons, c'est usant. Il y a plusieurs formes d'ego. J'aime celui qui veut gagner et sait pourquoi. Lui, il faut lui donner à manger, trancher, être juste, prendre des décisions. Il n'aime pas l'à-peu-près, ça, il te le fait payer. Il faut savoir manipuler avec bienveillance, sans jouer un rôle. Toujours rester dans le « juste » et l'esprit compétiteur. C'est la partie la plus importante et la plus excitante du job. Ça consume, mais quand tu le fais avec des gens qui te font réfléchir, qui t'amènent vers la haute performance, c'est passionnant.
« Charles Ollivon reste un leader mais avait besoin de se régénérer. Il donne beaucoup. Il y a aussi Baptiste Serin, Ben White. Et Jérémy Sinzelle à son niveau »
Vous avez nommé trois capitaines à la tête de l'équipe...
J'avais déjà fait avec deux l'an dernier, là c'est trois. À Toulon, une seule personne, c'est une connerie. Il y a des blessures, des méformes, des fatigues. Un homme ne peut pas tout supporter. En début de saison, ce sera Gaël Fickou. David Ribbans et Lewis Ludlam (en convalescence) vont revenir vite. Charles Ollivon reste un leader mais avait besoin de se régénérer. Il donne beaucoup. Il y a aussi Baptiste Serin, Ben White. Et Jérémy Sinzelle à son niveau.
Si vous deviez résumer votre vestiaire en trois mots ?
C'est un vestiaire qui a envie de grandir, de passer un cap, d'être meilleur. Un vestiaire de remise en question, qui veut gagner, et qui veut être connecté avec son staff et avec son club. On part pour une aventure qui a envie de rendre les gens fiers.
Et vous, quelle histoire vous racontez-vous tous les matins à 4 heures avant d'aller au boulot ?
Plaisir. Plaisir. Plaisir ! (Il répète.) Prendre du plaisir. Celui de partager avec les autres, de sentir cette connexion avec les joueurs, de côtoyer le président qui est un homme incroyable. Plaisir à interagir avec tous les gens du club. Je m'en fous de la gloire, je cherche ce plaisir de partager avec les autres. Avec toujours ce côté compétiteur abusé, mon tempérament excessif dû à mon envie de gagner. »
Posté aujourd'hui, 09:26
"Les compétiteurs, j'ai eu la chance d'en coacher des incroyables. Ils te remettent toujours en question. Ils te questionnent pour la performance : comment on gagne, pourquoi on fait ça ?. "
Je ne sais pas si tous les coachs tiennent ce discourt ................. suivez mon regard.
Posté aujourd'hui, 09:52
Ce monsieur ne connait absolurent pas le management des moutons , pour dire de telles approximations !!!
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