excellente nouvelle. Car avec des buteurs a 60% ca aurait ete plus complique...
Sinon article interessant sur le blog rct, a propos de la co-domination de Clermont et Toulon :
Toulon premier, Clermont deuxième. Ou inversement, qu’importe. Pour faire plus simple, les deux équipes sont aujourd’hui premières ex æquo du Top 14 et, avec six points d’avance sur leur premier poursuivant (Stade français), elles filent tout droit vers les demi-finales du Top 14. Une évidence depuis trois ans que seul Montpellier a réussi à contrecarrer, l’an dernier, en s’immisçant au prix d’une fin de saison irrésistible. Les faits sont là. Ils valent
pour le théâtre national, mais aussi sur la scène européenne où Clermont et Toulon incarnent, depuis trois ans, les plus belles chances françaises. Cette année ? Ils ont dompté les deux groupes les plus relevés de la phase régulière, se sont même assuré un quart de finale à domicile et, à l’aune du tirage au sort des demi-finales, s’en vont rejouer
la finale de 2013.
Derrière les faits, il y a l’analyse. Pourquoi l’ASMCA et le RCT dominent dans de telles proportions la concurrence ? Le Racing empile aussi fièrement les grands noms du rugby mondial, Montpellier compte sa grosse vingtaine d’internationaux et Toulouse a encore, sur le papier, de quoi faire frémir. Irrémédiablement, pourtant, Clermont et Toulon surnagent. Alexandre Audebert, qui a bien connu l’avènement clermontois, livre une première explication.
« Ces deux équipes ont réussi à développer une culture de la gagne, mais surtout un modèle qui répond à ces ambitions. Cela a été très rapide à Toulon, plus progressif à Clermont. Mais le résultat est le même. Je parle de la structure complète du club. Ils disposent d’une grosse profondeur d’effectif, mais aussi d’une formation qui leur assure beaucoup d’assise et de beaucoup de stabilité en coulisses. C’est peut-être ce qu’il manque encore au Racing, qui dispose d’un effectif impressionnant mais qui paye encore l’instabilité qui a régné en coulisses pendant plusieurs saisons. Aujourd’hui, ils en font encore les frais. Mais avec le travail des deux Laurent et le calme qui semble s’installer, ils progressent et rattrapent leur retard. »
L’autre critère qui nourrit cette culture de la gagne touche à la chose collective. Clermont et Toulon ont réussi ce tour de force : malgré l’empilement des stars, la force collective apparaît supérieure aux individualités. De l’intérieur, ces deux groupes sont aujourd’hui capables de s’autoréguler. À Clermont comme à Toulon, c’est aujourd’hui le groupe qui réclame un niveau d’exigence élevé à ses éléments, pas la peur de l’entraîneur. La clé de toutes les ambitions.
ÉVOLUTIONS TECHNOLOGIQUES
Autre critère majeur de la réussite « clermonto-toulonnaise » : la recherche et l’innovation. C’était le dada de Vern Cotter, en Auvergne, entretenu aujourd’hui par Franck Azéma. « Pour gagner, il faut être constamment en mouvement et en évolution. C’est comme à la chasse : si vous êtes immobile, vous êtes une proie facile » s’amusait à comparer le Néo- Zélandais. Alexandre Audebert raconte. « Au niveau des staffs, le travail sur les détails est impressionnant. Ils sont constamment en réflexion sur les technologiques d’entraînement, sur l’évolution de
la préparation physique ou simplement sur les nouvelles tendances qui émergent dans le rugby mondial. Le but est de garder constamment un temps d’avance sur la concurrence et ils mettent les moyens pour y parvenir. »
Enfin, l’ancien troisième ligne clermontois met en avant un troisième critère pour expliquer la domination des Varois et des Auvergnats : l’extra-sportif. « Les déplacements, par exemple, sont millimétrés, planifiés à la virgule près. Il y a des éléments comme Neil McIlroy, à Clermont, qui sont là pour gommer toutes les aspérités. Le joueur peut être concentré à 100 % sur sa performance. C’est une philosophie qui s’étend même à la vie privée. Les Anglo-Saxons
ont ce dicton : « happy wife, happy life ».
C’est le but recherché par ces clubs. Tout est en place pour que le quotidien et la vie privée du joueur soient facilités. Résultat : les mecs ne pensent qu’au rugby. Surtout, s’ils ne sont pas bons, ils n’ont pas d’excuse. Il n’y a pas d’échappatoire. » Une méthode qui fait ses preuves.