Salut les gars ! Quelqu'un d'entre vous pourrais me faire une liste de votre équipe avec les salaires approximative que je me fasse une idée ? Merci
pas beaucoup de details mais il y avait eu un article assez detaille au printemps dernier (a titre de comparaison Parra touche 46 000 euros net par mois. A noter que depuis cet article Giteau a ete tres fortement revalorise suite a la surrenchere du Racing pour tenter de le recruter et qu'Halfpenny a pris aussi le 3e salaire du top 14 en arrivant apres les nouveaux salaires de carter - hors categorie a 1,3 millions la sason - et giteau) :
http://teamsporteco....-avec-millions/
Quand Toulon rime avec millions
La saison 2013-2014 a été l’apogée pour le RC Toulon grâce à une Dream Team qui n’a rien à envier aux plus grandes sélections nationales. L’équipe TeamSportEco s’est donc penchée sur la politique salariale du club varois et a essayé d’en estimer le coût.
Au coup d’envoi de la finale du Top14, samedi dernier, avant même d’avoir remporté son quatrième Brennus face au Castres Olympique et réalisé le quasi impossible doublé, le RC Toulon affolait déjà les compteurs de l’Ovalie avec sa feuille de match. En effet, avec des noms comme Wilkinson, Botha, Habana, Fernandez-Lobbe, Giteau ou Castrogiovanni, l’effectif toulonnais cumulait plus 930 sélections dans les différentes équipes nationales représentées ! Une qualité et une expérience qui ont donc permis au club au muguet de remporter son pari fou et surtout de légitimer les choix de recrutement XXL du président Boudjellal.
Mais combien coûte réellement cette politique galactique ?
Tout d’abord, si l’on en croît l’atypique président toulonnais, dans une interview accordée au Midi Olympique le 19 mai 2014, la masse salariale du RC Toulon la saison 2013/2014 s’élèverait à 8,55 millions d’euros pour un effectif officiel de 41 joueurs professionnels.
A ce niveau-là de masse salariale, il est bien normal que les joueurs toulonnais trustent le haut du classement des plus gros salaires du Top14 : Jonny Wilkinson (56 000 € nets mensuels), Bryan Habana (50 000 € nets mensuels), Carl Hayman (41 000 €
nets mensuels), Bakkies Botha (41 000 € nets mensuels)
, Matt Giteau (40 000 € nets mensuels). Pour leur part, les français Frédéric Michalak et Mathieu Bastareaud avoisineraient les 30 000 € nets mensuels.
Sur cette masse salariale indiquée, le club, comme tout bon employeur, doit s’acquitter de quelques 4 millions d’euros de charges sociales et patronales diverses.
Toutefois, il en faut bien plus pour attirer et fidéliser une telle armada de stars. Et il faut surtout rivaliser d’ingéniosité pour dépasser le système en place. Le système en place, c’est le salary cap, instauré par les instances du rugby français, qui plafonne la masse salariale des clubs à 10 millions d’euros par saison afin de garantir une certaine équité entre les clubs. Grâce à cette limite, l’inflation des gros salaires a cessé et certains ont été revus à la baisse. Ainsi, par exemple, les revenus dont bénéficiait Jonny Wilkinson en 2009 (800.000 euros net par an) ne sont plus légion dans le Top14.
Mais évidemment, comme tout système, le salary cap a ses limites et des compléments de salaire conséquents, complètement légaux, et n’entrant en rien dans le calcul de la masse salariale, peuvent exister.
Tout d’abord, il faut savoir que les jokers médicaux recrutés en cours de saison pour remplacer des joueurs blessés sur une longue durée ne rentrent pas dans la masse salariale (Juan Smith pour Sebastien Munoz, Craig Burden pour Sébastien Bruno et plus récemment Alexandre Menini pour Andrew Sheridan). De même, les joueurs sous contrat espoirs (Vincent Martin, Josua Tuisova, etc.) ne font également pas partie du calcul. TeamSportEco estime ce coût à quelques 500 000 euros auxquels il faut ajouter quelques 200 000 euros de charges sociales et patronales diverses.
Toujours selon le Président Boudjellal, un certain nombre des joueurs de l’effectif, perçoivent de la part du club des royalties exonérées de charges sociales sur les produits dérivés et l’exploitation de leur nom et de leur droit à l’image. Ainsi, selon une source citée par le JJD, ce système peut aller jusqu’à 20-30% du salaire net du joueur. Mourad Boudjellal confirme en citant des « versements à 6 chiffres ». TeamSportEco estime cette part pour l’ensemble de l’effectif toulonnais autour des 2,3 millions d’euros.
S’ajoutent aussi, bien entendu, des avantages en nature pour le joueur et ses proches (logement, équipement, transports, etc.). TeamSportEco estime ce coût indirect à plus de 3,7 millions d’euros. Enfin, il existe à chaque arrivée ou prolongation de contrat des primes à la signature et des primes d’engagement. Mais là, difficile d’avoir des chiffres et des estimations.
Enfin, Il faut rendre à César ce qui est à César : un effectif galactique peut également engendrer quelques recettes indirectes et inattendues. D’une part, le remboursement des arrêts de travail dû aux blessures des joueurs (Masoe, Sheridan, Bruno), a rapporté quelques 800 000 euros de la part de la sécurité sociale et des diverses assurances complémentaires privées. D’autre part, les dédommagements dûs à la libération des internationaux en sélection ont généré quelques 180 000 euros.
Grosso modo, le train de vie de ces galactiques varois tourne autour des 20 millions d’euros. Une grosse somme pour le monde de l’Ovalie (rien du tout si on le compare aux salaires nets de Cristiano Ronaldo ou Lionel Messi dépassant ce seuil des 20 millions d’euros) mais avec ces deux nouveaux titres, les retombées engendrées et l’engouement suscité, on peut dire que le jeu en vaut la chandelle.