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Combinaisons/Skills/Technique


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144 réponses à ce sujet

#136 el landeno

el landeno

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Posté 03 janvier 2026 - 14:57

Pourquoi les mitaines ont disparu des terrains de rugby Très en vogue dans les années 2000, complètement oubliées par les joueurs aujourd'hui, les mitaines incarnent une époque : celle des débuts du professionnalisme du rugby et ses gadgets du futur.

C'est désormais un objet de musée, mais il y a vingt ans, c'était un classique. La mitaine a proliféré sur les mains pas toujours gracieuses des rugbymen au début des années 2000. Alors que la discipline prend le tournant du professionnalisme en 1995, les équipementiers réinventent le vestiaire du joueur avec tout un tas d'accessoires plus ou moins utiles : épaulières, cuissard rembourré, casque dernier cri...

 
 

Avec leur grip, les mitaines s'imposent alors comme LE gadget à avoir. « Ces gants ont été créés pour offrir une meilleure adhérence par temps humide, ainsi qu'un confort et une protection accrus, explique Sean Deane, responsable chez Optimum, l'une des marques à la pointe sur le sujet. Au début, nous n'en avons fabriqué que quelques dizaines de paires. Mais une fois distribuées à des joueurs pros, la demande a explosé, le bouche-à-oreille a fonctionné et le succès a été immédiat. »

 
« Enfiler mes gants était comme un signal »

Parmi les joueurs séduits par l'accessoire, il y a Brock James, l'ouvreur australien de Clermont pendant une décennie (2006-2016). « Lorsque je jouais en Nouvelle-Zélande au début des années 2000, les terrains étaient souvent très humides à cause des fortes pluies hivernales. Les mitaines facilitaient la réception du ballon, pose l'icône de l'ASM. Je cherchais constamment à améliorer mes performances, je les ai donc adoptées et ne les ai plus quittées. Après quelques années, c'est devenu une habitude, un réflexe. Enfiler mes gants était comme un signal : c'est le jour du match. »

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Le port des mitaines : une habitude et un réflexe pour l'ancien ouvreur australien de Clermont (ici en 2009) Brock James. (A. Mounic/L'Équipe)
 
 

Directement inspirées des gants portés par les joueurs de football américain, les mitaines n'envahissent pas que les vestiaires des pros. Elles essaiment aussi dans les écoles de rugby. « Dès que nous avons signé des contrats avec de grands joueurs et que les enfants les ont vus à la télévision, tout le monde voulait sa paire de gants », sourit Sean Deane.

« J'en portais au début de ma carrière parce que la sélection australienne en distribuait gratuitement, mais en fait, c'était de la merde !

Matt Giteau, ancien demi d'ouverture des Wallabies

 
 
 

Mais les mitaines étaient-elles si efficaces que ça ? « J'en portais au début de ma carrière parce que la sélection australienne en distribuait gratuitement, mais en fait, c'était de la merde ! », se marre l'ancienne légende des Wallabies, Matt Giteau. Les coutures arrivaient au milieu de la deuxième phalange, ça gênait plus qu'autre chose, pas pour attraper le ballon, mais pour le transmettre correctement. »

Même son de cloche du côté de Jérôme Thion, ancien deuxième-ligne international passé notamment par le Biarritz Olympique, qui a porté des mitaines tout au long de sa carrière : « Peut-être que ç'a pu sauver deux ou trois réceptions en touche, mais ce n'était pas le truc indispensable. Il n'y avait pas de vraie plus-value à porter des mitaines. C'était surtout psychologique, ça te rassurait. Tu te disais qu'avec, tu pourrais attraper plus facilement les ballons. »

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Une main oui, l'autre non : les mitaines version Imanol Harinordoquy, l'ancien troisième ligne du Biarritz Olympique, ici en 2009 face à Clermont. (J. Prévost/L'Équipe)
Remplacées par les sprays collants

Les mitaines faisaient alors partie de la panoplie du guerrier prêt à entrer dans l'arène, comme l'élément d'un costume de superhéros. Elles constituaient aussi une pièce de choix pour les fashionistas du rugby. À l'occasion, certains n'en portaient qu'une, comme le troisième-ligne du BO et des Bleus Imanol Harinordoquy. D'autres les assortissaient au maillot de leur équipe.

« En fonction des matches, je les changeais, avoue en rigolant Jérôme Thion. En équipe de France, j'avais les mitaines bleues, avec le BO, c'étaient les rouges. J'ai arrêté ma carrière en 2013 mais aujourd'hui encore, je prends des pièces sur mes mitaines ! Quand tu vas sortir l'article, je vais recevoir deux trois textos (rires). »

Aujourd'hui, les sprays collants ont remplacé les mitaines, lesquelles ont complètement disparu du paysage. « Avec le temps, l'effet de nouveauté s'est estompé et de moins en moins de joueurs ont continué à les utiliser », reconnaît Sean Deane. « C'était le gadget à la mode mais je ne suis pas étonné que ces gants aient disparu », en rigole Matt Giteau.

Les mitaines resteront donc un tendre souvenir des années 2000, rangées quelque part entre la Tecktonik, MSN et le groupe O-Zone. Mais la mode étant cyclique, peut-être que... « Non, je ne pense pas. C'est enterré, calme Jérôme Thion. Les mecs se sont aperçus que ça ne servait pas à grand-chose (rires). Les mitaines sont devenues obsolètes. Tu ne les verras plus... Mais j'en garde à la maison, on ne sait jamais ! »



#137 Arverne03

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Posté 03 janvier 2026 - 15:10

Pas sûr qu'on ne les revoit plus avec tous ces joueurs qui ont des mains en peau de pêche !  B) 



#138 el landeno

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Posté 05 janvier 2026 - 07:17

« C’était vraiment la stratégie mise en place par le staff » : comment l’UBB a fini par faire exploser le Racing 92
20260103225611-ja97751.jpgL’UBB a inscrit neuf essais, dont sept en deuxième mi-temps, samedi, face au Racing 92. © Crédit photo : Fabien Cottereau / SO

4 janvier 2026  Mis à jour le 04/01/2026 à 15h22.
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L’Union Bordeaux-Bègles a suivi le plan à la lettre face au Racing 92 (62-20), samedi, à Chaban-Delmas : user les poids lourds adverses, avant l’entrée en jeu de ses fusées pour faire la différence et s’envoler vers un succès bonifié

C’est ce qu’on appelle un coaching payant. Alors que l’Union Bordeaux-Bègles était malmenée par le Racing 92 jusqu’à la 55e minute, samedi à Chaban-Delmas, le banc girondin a renversé la vapeur pour infliger un sévère 47-0 (7 essais) en 25 minutes. Les Bordelais se sont ainsi offert un nouveau succès bonifié qui les relance dans la course au top 2. « Il faut les féliciter parce qu’ils étaient mal embarqués et ils ont su renverser la table. Yannick Bru a été plus fort que moi », reconnaissait Patrice Collazo, le manager des Ciel et blanc, le sourire en coin.

Le manager bordelais n’est pas de nature à jouer les « Hannibal » Smith. Si son plan s’est déroulé sans accroc, il avait le triomphe modeste à la fin de la rencontre. « On avait imaginé un scénario compliqué qui se débriderait dans le money-time », expliquait-il. Et ce plan, il l’avait en tête depuis le début de la semaine.

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Malmenée jusqu’à la 55e minute, l’UBB a fini par accélérer pour s’offrir un large succès bonifié face au Racing 92 (62-20) ce samedi soir à Chaban-Delmas. Elle grappille un peu son retard dans la course au top 2
L’apport du banc

« C’était vraiment la stratégie mise en place par le staff, appuie le trois-quart centre Nicolas Depoortere, auteur d’un doublé en fin de match (64e, 69e), comme Louis Bielle-Biarrey (73e, 78e). On savait que le Racing allait venir avec des intentions, un gros pack, une grosse ligne arrière très dense, très physique. On savait aussi qu’une équipe comme ça, au bout d’un moment, physiquement, au niveau du cardio, elle pouvait exploser. »

Si l’essai refusé à Habosi, suivi du carton jaune d’Escobar (55e), ont été un déclic, l’UBB a pu compter sur ses entrants pour faire la différence : Ben Tameifuna et Jean-Luc Du Preez ont apporté toute leur puissance et les lignes arrière ont appuyé sur l’accélérateur. « Le banc a apporté de la fraîcheur, on a pu exploiter à fond notre rugby et eux, ils étaient un peu dans le dur, résume Nicolas Depoortere. C’est ce qui a fait la différence ». Et cette différence s’est effectuée à la vitesse grand-V. « On a l’habitude, on s’entraîne comme ça, avec des séquences à très haute intensité sur 2 minutes 30 ou 3 minutes, confie le pilier tongien Ben Tameifuna. Ce genre de matchs, on sait faire. Mais les “big boys” comme moi, on doit essayer de suivre Nico (Depoortere) et Louis (Bielle-Biarrey). C’est un bon équilibre à trouver. »

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L’Union Bordeaux-Bègles a remporté un large succès bonifié face au Racing 92 (62-20) ce samedi soir à Chaban-Delmas lors de la 14e journée de Top 14. Les déclarations d’après-match
Chacun dans son rôle

Lorsque le Racing 92 semblait prendre le dessus en début de seconde période, « c’est sûr, on s’est fait peur, reconnaît Nicolas Depoortere. Mais on est resté droit dans nos bottes, on a suivi notre plan de jeu, on n’est pas sorti des rails et ça fait que le résultat, derrière, il est avec nous. On a bien préparé ce match toute la semaine. »

Pour tenir le bras de fer, le staff de l’UBB avait misé sur l’association Van Rensburg – Moefana au centre, et avait placé Depoortere et Bielle-Biarrey sur le banc. « Il était question de se passer le témoin et de jouer chaque minute avec un rôle et un travail spécifique, explique Yannick Bru. Les joueurs connaissaient parfaitement leur rôle. On est heureux que ça se passe comme ça. Les 40 points d’aujourd’hui ne reflètent pas la différence entre l’UBB et le Racing. Mais quand une équipe baisse les bras à ce niveau et n’a plus de carburant dans le moteur, ça marque beaucoup, surtout avec les joueurs qu’on a. Donc voilà, il ne faut pas s’emballer ».

 

 



#139 Le Marseillais

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Posté 19 janvier 2026 - 20:16

Je savais pas trop ou poster, donc je pose ça là

Sur un forum briton, on demande comment on appelle en Français un deuxième ligne gros porteur de ballon, mais pas sauteur 

Vous avez une idée ? 



#140 Silhouette

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Posté 19 janvier 2026 - 20:17

Je savais pas trop ou poster, donc je pose ça là

Sur un forum briton, on demande comment on appelle en Français un deuxième ligne gros porteur de ballon, mais pas sauteur 

Vous avez une idée ? 

Un buffle ? 



#141 clum63_

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Posté 19 janvier 2026 - 21:01

À l'ASM on ne sait pas non plus car on n'en appel pas 



#142 Alex chocolatines

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Posté 19 janvier 2026 - 21:07

Je savais pas trop ou poster, donc je pose ça là

Sur un forum briton, on demande comment on appelle en Français un deuxième ligne gros porteur de ballon, mais pas sauteur 

Vous avez une idée ? 

Un Merluche ?  :D



#143 el landeno

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Posté 19 janvier 2026 - 21:47

Imbernon



#144 Bougnat et Breton

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Posté 19 janvier 2026 - 23:10

Une mule



#145 el landeno

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Posté 24 janvier 2026 - 18:53

Du terrain au banc de touche : entraîne-t-on différemment selon le poste auquel on a joué ?
Anciens joueurs de haut niveau, les managers du Top 14 utilisent au quotidien le leadership et le sens tactique dont ils faisaient preuve durant leur carrière sur le terrain. Mais le poste qu'ils occupaient a-t-il conditionné leur envie d'entraîner et leur façon de coacher ?

Dis-moi à quel poste tu as joué, je te dirai quel entraîneur tu es. On pourrait grossièrement résumer le destin des rugbymen qui enfilent le survêtement une fois leur carrière achevée par cette simple formule. Ce serait un brin caricatural, on l'admet. Mais il y a tout de même un peu de ça quand on se penche sur le passé de joueur des managers du Top 14.

 
 
 
 

La question est simple : le poste auquel on a joué influence-t-il le choix de devenir entraîneur ? Et cette interrogation en appelle une seconde : entraîne-t-on différemment en fonction du poste auquel on a joué ? À bien y regarder, certaines confréries du rugby sont surreprésentées parmi les numéros 1 des staffs, que ce soit en Top 14 ou au niveau international.

 

Celle des troisième-ligne figure en bonne place, mais leur plus grand nombre dans les effectifs et sur le terrain joue en leur faveur. Il semble ainsi plus surprenant de voir autant de talonneurs, de demis de mêlée et de demis d'ouverture - des postes ultra-spécifiques avec un seul représentant sur la pelouse - dans le paysage archi-concurrentiel des entraîneurs.

 
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(Infographie/L'Équipe)
 
 
 
 

« On a toujours été là ! », s'amuse l'ancien numéro 9 Pierre Mignoni. Le manager de Toulon justifie la forte présence de ses pairs dans le milieu du coaching par la nature même du poste : « Quand tu es demi de mêlée, tu es le plus petit et tu commandes tout le monde. Ou plus exactement tu as la main sur tout le monde, sur ton équipe. D'une certaine façon, tu manages les avants quand tu joues, mais tu as aussi le lien avec les trois-quarts. Tu as cette capacité à comprendre les deux jeux. C'est toi qui fais le lien. Donc c'est forcément un poste qui t'amène à entraîner plus facilement plus tard. »

 
 
 
 

Le demi de mêlée et l'ouvreur tiennent des rôles primordiaux dans la conduite du jeu, que ce soit en termes de raisonnement tactique ou de prises de décisions. Autant de qualités nécessaires pour devenir manager. Concernant le talonneur, poste le plus représenté parmi les coaches du Top 14 à l'heure actuelle (Yannick Bru à l'UBB, Joan Caudullo à Montpellier et Christophe Urios à Clermont), il dispose d'autres atouts, notamment au niveau du leadership.

 
 

« Incontestablement, le poste de talonneur est un poste de leader (...) Ce sont souvent des garçons qui ont de la personnalité »

Fabrice Landreau, ancien talon et entraîneur de Grenoble de 2009 à 2014

 
 

« Je crois qu'on a naturellement le respect de ceux qui travaillent sans le ballon, de l'empathie pour ceux qui ne sont pas toujours dans la lumière, et les bons managers savent mettre en valeur le travailleur de l'ombre », expliquait Bru, coach des champions d'Europe bordelais, à L'Équipe fin 2015 quand les numéros 2 commençaient à squatter les staffs professionnels de Top 14 et de Pro D2.

 

« Incontestablement, c'est un poste de leader, poursuit Fabrice Landreau, ancien talon qui a notamment entraîné Grenoble. Parce qu'il est au coeur du réacteur dans le paquet d'avant. Ce sont souvent des garçons qui ont de la personnalité, des leaders de jeu, des combattants. Ils ressentent vraiment, physiquement, les temps forts et les temps faibles. Donc, ils sont souvent amenés à prendre des décisions. C'est peut-être pour ça qu'ils embrassent plus facilement une carrière d'entraîneur. » L'expérience du combat, au coeur du pack, offre au talonneur une légitimité quand il s'agit d'envoyer ses troupes au charbon.

 
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(Infographie/L'Équipe)
 

En revanche, on retrouve relativement peu de piliers et de deuxième-ligne parmi les managers. « On en voit un peu plus à l'étranger, avec des gars comme Steve Borthwick (sélectionneur de l'Angleterre), Marco Bortolami (entraîneur de Trévise, Sale puis Black Lion et de la Géorgie), Leo Cullen (entraîneur du Leinster) ... », répond Romain Sazy, ancien seconde barre qui a intégré le staff du Stade Rochelais cet été.

 

Si piliers et deuxième-ligne se font si rares, c'est en raison de leur hyper-spécialisation. Bien souvent, on les retrouve dans l'encadrement, à des postes en charge de la mêlée ou de la touche, rarement au premier rang. « D'une manière générale, on se construit d'abord comme spécialiste avant de devenir manager, estime Landreau. Et après, l'appétit vient en mangeant. C'est là où tu ressens la fibre ou pas de savoir manager, de pouvoir construire un groupe, de l'accompagner. »

 
 

« Plus que le poste, c'est lié à ta personnalité, à l'entraîneur que tu as à l'intérieur de toi »

Pierre Mignoni, manager de Toulon

 
 

Les ailiers aussi sont peu nombreux sur les bancs. Leur position excentrée, loin du jeu et des autres, ne les incite pas forcément à prendre le costume d'entraîneur principal par la suite, même s'ils existent de parfaits contre-exemples (Guy Novès, Philippe Saint-André, Joe Schmidt...).

 

« Mais plus que le poste, c'est lié à ta personnalité, à l'entraîneur que tu as à l'intérieur de toi, insiste Mignoni. Tu peux avoir des très grands demis de mêlée qui ne peuvent pas entraîner. Et il y a des managers qui ont fait des carrières de joueur très modestes, voire pas de carrière du tout, et qui sont d'excellents entraîneurs. »

 

« Il n'y a pas de règle, je ne vais pas te dire qu'il faut avoir été demi de mêlée ou talonneur pour être manager, conclut Sazy. Ce qui fait l'entraîneur que tu deviens, c'est la somme de plein de choses : les managers que tu as croisés, ta façon de jouer au rugby, ton parcours... Tu te développes avec l'environnement dans lequel tu as baigné. Certains ont connu uniquement le Top 14. D'autres ont connu des expériences à l'étranger. Tu essaies de tirer le meilleur de chaque personne que tu as croisé dans ta carrière. »

 
 
 





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