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Le rugby à l'international


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Posté 19 septembre 2024 - 06:13

Élections à World Rugby : l'Écossais John Jeffrey renonce à sa candidature à la présidence
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John Jeffrey salue Johnny Sexton après le match du Tournoi des Six Nations 2023 entre l'Écosse et l'Irlande. (Stu Forster/Getty images via AFP)
Alors qu'il s'était déclaré il y a un an et qu'il était favori pour succéder à l'Anglais Bill Beaumont lors des élections à la Fédération internationale de rugby en novembre prochain, l'Écossais John Jeffrey n'a pas reçu le soutien de sa propre fédération.
publié le 18 septembre 2024 à 17h05
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L'ancien troisième-ligne écossais John Jeffrey, qui a dû renoncer à sa candidature à la présidence de World Rugby après avoir échoué à obtenir le soutien de sa propre fédération, a déclaré qu'il se sentait « blessé, amer et trahi ».

 
 

Vice-président de l'instance dirigeante du rugby, après avoir remplacé Bernard Laporte, rattrapé par les affaires en 2023, Jeffrey, 65 ans, était considéré comme le favori pour succéder à Sir Bill Beaumont à la tête de World Rugby en novembre prochain. Mais en fin de semaine dernière, l'ancien vainqueur du Grand Chelem en 1990, surnommé le « Requin blanc », a été informé que la Scottish Rugby Union ne soutiendrait pas sa candidature en raison de sa gestion lorsqu'il était président du conseil d'administration de Scottish Rugby Limited (la branche opérationnelle de la SRU) de 2020 à 2023.

Le conseil d'administration, qui a un rôle de surveillance, tient Jeffrey en partie responsable du désordre financier dans lequel se trouve actuellement le rugby écossais. La Fédération a enregistré une perte de 10,5 M£ (12,5 M€) pour le dernier exercice et prévoit des pertes similaires cette année, ce qui menacerait 35 emplois.

« Être battu par son propre pays fait vraiment très mal »

John Jeffrey au micro de BBC Sport Scotland

 
 
 

« Je suis très amer. Je suis très bouleversé - très, très bouleversé. Être battu par son propre pays fait vraiment très mal, a-t-il déclaré à BBC Sport Scotland. Les gens se moquent maintenant de nous. Cela ne donne pas une bonne image du conseil d'administration (de SRU). Il y a beaucoup de politique mais certains auraient pu mettre leurs différends de côté. L'Écosse avait l'occasion de diriger une fédération internationale, cette opportunité ne se représentera plus avant dix ans. Je sais que j'étais favori pour gagner. »

 
 

La décision de Jeffrey laisse la voie libre aux trois candidats restants pour se présenter aux élections de novembre. Tous sont d'anciens internationaux et parmi eux Brett Robinson (54 ans), l'ancien flanker australien qui, s'il gagnait, deviendrait le premier président de World Rugby de l'hémisphère sud. Les deux autres prétendants sont l'ancien capitaine du XV de France, Abdelatif Benazzi (56 ans), le dernier à s'être déclaré, il y a une dizaine de jours et l'Italien Andrea Rinaldo (70 ans, 4 sélections) qui sera soutenu par le nouveau président de la Fédération italienne, Andrea Duodo.

Désabusé, John Jeffrey a annoncé qu'il quittait toute fonction dans le rugby et qu'il retournait dans sa ferme à Kelso, dans les Borders.

 
 

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Posté 28 mai 2025 - 06:10

« Au niveau international, le jeu n'a jamais été aussi fort » : le président de World Rugby Brett Robinson sur l'évolution de son sport
Élu président de World Rugby en novembre dernier devant Abdelatif Benazzi, l'Australien Brett Robinson revient sur la manière dont il voit l'avenir de son sport, en termes économiques, sportifs, ou de sécurité des pratiquants. Il évoque aussi le rapport de l'instance avec la France.

 
 

Dans cette période de guerre froide, ou réchauffée, entre World Rugby et la France, la présence bonhomme du docteur Brett Robinson à la tête de la Fédération internationale peut apaiser bien des rancoeurs passées. Né à Toowoomba, près de Brisbane (Australie), élu en novembre dernier pour deux voix de plus qu'Abdelatif Benazzi, Robinson tient à partager son tropisme familial français.

 
 

« Mon père, qui était avocat, est parti s'installer à Lyon pour y enseigner l'anglais. Il y a vécu quatre ans, s'est passionné là-bas pour la nourriture et le vin. Quand il est revenu en Australie, il a acheté des terres pour y planter des vignes de Chardonnay, de Cabernet. Toute mon enfance, je l'ai passée à travailler les week-ends dans notre vignoble français. Mon père était un pur romantique, il nous jouait du Charles Aznavour à la maison. »

Robinson grandit et s'en va étudier au Downlands College. Il y fait une rencontre qui change tout, « avec l'entraîneur John Elders qui a inspiré toute une génération de jeunes joueurs de rugby. Une seule personne peut parfois avoir une grande influence. » De ce collège, émergera une génération exceptionnelle, celle de Jason Little, Tim Horan, Garrick Morgan et donc de Brett Robinson. « En 1995-1996, j'étais arrivé à un moment où je devais choisir entre la médecine à temps plein ou le rugby pro. Ça a coïncidé avec le moment où un gars nommé Rod McQueen créait à Canberra une nouvelle équipe appelée les Brumbies. J'y suis allé, j'ai participé à la construction de cette super équipe avec George Gregan, Stephen Larkham, Joe Roff ou Owen Finegan. »

« Nous avons écouté les fans et le marché, et nous nous sommes ajustés. Il reste du travail mais le produit est meilleur »

 
 
 

Jusque-là caché dans l'ombre de David Wilson, incontournable numéro 7 des Wallabies, Robinson prend enfin la lumière et se retrouve sélectionné pour la Coupe du monde 1999. « J'ai fait toute la préparation, j'étais sur la photo officielle mais pas dans l'avion à cause d'une blessure à l'épaule survenue au tout dernier moment. Ça reste une frustration terrible. » Et pour cause... Avec Rod McQueen sur le banc, avec Horan, Little, Roff, Finegan, Gregan ou Larkham, les Wallabies devinrent champions du monde en brisant le rêve français en finale à Cardiff (35-12).

 
 
 

« Comment le docteur Robinson juge la vitalité du rugby ? Êtes-vous optimiste pour l'avenir de votre sport ?
Je suis incroyablement optimiste. D'abord, la communauté des gens qui ont joué ou qui aiment ce jeu est spéciale, différente des autres sports. C'est pour ça que tu peux te retrouver à l'autre bout du monde, toquer à la porte d'un club et quelqu'un sera là pour te proposer un lit, parfois un travail. Ensuite, je trouve qu'au niveau international, le jeu n'a jamais été aussi fort. Les réformes qui ont eu lieu ces dix-huit derniers mois n'y sont pas étrangères ; le jeu au pied, la fin des escortes, le temps limité pour les touches et les mêlées, tout cela a rendu le jeu plus rythmé, entraîné plus de fatigue, plus d'ouvertures dans les défenses, plus de rebondissements. Voilà : nous avons écouté les fans et le marché, et nous nous sommes ajustés. Il reste du travail mais le produit est meilleur. Je veux rassembler toutes les sensibilités, celles qui se sont divisées pendant la campagne électorale. À Londres, la semaine dernière, nous avons posé la première pierre de notre plan de quatre ans.

Justement, à Londres, a été votée la globalisation de l'essai du carton rouge de 20 minutes, qui fera son apparition en Top 14 et Pro D2 la saison prochaine. Comprenez-vous que cette atténuation du carton rouge puisse brouiller le message sécuritaire que le rugby tient à faire entendre pour rassurer les parents ?
Je peux le comprendre. Je suis médecin, je sais l'importance de la sécurité et l'importance d'être honnête sur ces sujets. Mes fils jouent (Tom avec les U20 australiens en ce moment), mes filles jouent à 7. Ce jeu est ma vie. Le rugby est leader mondial dans l'investissement pour comprendre les risques liés aux commotions. Nous avons examiné sous tous les angles des milliers de plaquages pour affiner nos recherches. Quand on a compris que le risque de commotion cérébrale était multiplié par quatre en cas de choc tête contre tête, nous avons légiféré sur la hauteur des plaquages. Aujourd'hui, tout joueur professionnel porte un protège-dents connecté qui mesure la force G de chaque impact pour le cerveau. Ce qu'on a présenté à Londres, c'est notre ambition, vu toutes les données qui nous remontent du protège-dents connecté, de tracer de façon hyper personnalisée le profil de chaque joueur. Cette personnalisation, c'est la clé. Pour revenir au rouge de 20 minutes, il doit permettre de faire une distinction entre une erreur technique et autre chose, qui n'a rien de technique, qui est plus maléfique. Pour les brutalités, le rouge définitif reste en vigueur et conserve son pouvoir éducatif.

La France a été la seule à voter contre, tout en reconnaissant les progrès entre la dernière mouture et celle d'origine. La FFR réclame pour plus de lisibilité, trois couleurs : le rouge pour l'exclusion définitive, le orange pour l'infériorité de 20 minutes et le jaune pour celle de dix minutes...
S'il faut être plus symbolique, pourquoi pas ? Si cela permet d'apporter de la clarté, je ne suis pas fermé. Le carton orange est clairement une option.

« On a besoin que par le rythme du jeu, une fatigue se crée, permettant aux attaquants de trouver des espaces »

 
 
 

La France pousse également pour un abaissement de la ligne de plaquage, en s'appuyant sur les résultats d'une étude qu'elle a menée pour comparer l'accidentologie entre la Fédérale 1 (plaquage au sternum autorisé) et la Fédérale 2 (obligation de plaquer plus bas). Cette étude fait état de 55 % de blessures en moins...
L'ensemble de notre communauté n'a pas accès à toute cette technologie, toutes ces datas. Il faut donc prendre le temps de lui expliquer ce chemin. La France, en effet, mène ce débat parce qu'elle a été la première à conduire ce genre d'études (l'Irlande a depuis lancé sa propre étude qui arrive aux mêmes chiffres que la FFR). Abaisser encore la ligne de plaquage, disons à la taille, permettrait de libérer les bras, de pouvoir faire plus de passes au contact, donc de gagner en temps de jeu. Moi, j'ai fait la promotion de cette idée dans mon pays. Et si vous saviez le bruit que ça a fait en Australie, jusque dans ma maison. Mes garçons m'ont interpellé : "Papa, qu'est-ce que tu fais ? Ils font quoi tes gars ? Ça va ruiner le jeu, ça va créer pénalité sur pénalité". C'est aussi un choc culturel Nord-Sud, le Sud où l'influence du XIII et du 7 avec les pays du Pacifique, disciplines libéralisant les contacts sur le haut du corps, est très prégnante. Et puis mes fils et leurs potes ont expérimenté le plaquage plus bas et ont changé d'avis. J'encourage et j'aime la façon de penser de la France sur ce sujet. J'attire juste l'attention sur le fait qu'en baissant les plaquages, le risque de choc contre les hanches et les genoux augmente.

Certains disent qu'avec toutes ces nouvelles règles pour rendre le jeu plus rapide, plus fun, vous répondez à ce que semblent vouloir les fans, moins à ce dont les joueurs ont besoin...
Vu mon histoire, je regarde d'abord le rugby du point de vue du joueur. Sur ce sujet, j'aime revenir en arrière. Dans les années 70, 80, 90, les mêlées duraient vingt secondes. C'était naturel, il fallait s'assembler très vite pour gagner le ballon. On a rallongé le temps des mêlées pour des raisons de sécurité, avec les commandements. Ce n'était pas une demande des fans. Et aujourd'hui, parce que ce temps a été perverti pour récupérer davantage, pour casser le rythme d'un match, il fallait intervenir, sans compromettre la sécurité. Idem pour les lancers en touche. D'où un temps limité par l'horloge (30 secondes). Cette décision fait gagner deux ou trois minutes de jeu par match. On a besoin que par le rythme du jeu, une fatigue se crée, permettant aux attaquants de trouver des espaces.

« Entre la France et l'Australie, entre Abdel Benazzi et moi, qui avons joué l'un contre l'autre, il y a un grand respect »

 
 
 

En 2026, le Championnat des nations remplacera les tournées d'automne et d'été. N'avez-vous pas peur qu'une mini Coupe du monde chaque année n'affaiblisse la grande ?
En 2023, quand nous avons pris cette décision à Paris, j'étais tellement content et fier. Ça va donner plus de signification à ces test-matches de juillet et novembre. Le format et le rythme de cette compétition seront très différents d'une Coupe du monde, et permettront plus de croisements entre équipes de tier I et tier II.

Restons sur la problématique du calendrier. On entend parfois que le rugby s'apparente à la boxe mais on ne verra jamais un boxeur faire trente combats dans une année. Pensez-vous par exemple que les joueurs français professionnels jouent trop ?
Il faut être prudent dans les formulations. J'ai lu récemment une remarquable étude médicale faite par un collègue français. La clé pour bien aborder cette question, c'est l'individualisation, c'est regarder le nombre de contacts reçus par tel ou tel individu, sur quelles zones du corps, quel protocole d'entraînement, quelle période de repos, quel minutage de jeu dans la saison...

L'hiver dernier, entre la blessure d'Antoine Dupont et la suspension de Romain Ntamack, la France a mis beaucoup de pression sur le Six Nations et World Rugby. Florian Grill avait déclaré que la France "avait besoin de plus de respect". Comment vous positionnez-vous ?
En Australie, j'ai dû sans cesse me battre pour que le rugby à quinze existe au milieu du treize, de l'Australian rules. Se planquer dans une zone de confort, je ne connais pas. Mais entre la France et l'Australie, entre Abdel Benazzi et moi, qui avons joué l'un contre l'autre, il y a un grand respect. Quand j'ai été élu, j'ai voulu envoyer un message au monde pour dire : la France est très importante pour notre jeu. J'ai donc décidé de nommer Abdel président de la commission haute performance, qui est la plus importante dans notre organisation.

« Le match revanche entre l'Irlande et les All Blacks à Chicago rapportera six fois plus d'argent que si un des pays l'avait organisé chez lui »

 
 
 

Les fédérations nationales se débattent année après année avec une situation financière toujours plus tendue. Il y a quelques jours, l'Irlande annonçait arrêter son programme de rugby à 7 masculin pour générer quelques économies. Dans ce contexte, la rumeur d'un investissement de World Rugby aux États-Unis - le chiffre de 200 millions de livres a circulé - a de quoi décontenancer. Le rugby croit-il pouvoir réussir à se faire une vraie place sur le marché américain ?
Ce chiffre n'a pas d'existence réelle. Ça peut être plus, ça peut être moins. Première chose : il faut stabiliser et aider les fédérations historiques et bien sûr investir en Afrique, en Amérique du Sud, en Espagne, en Allemagne. Deuxième point : il nous faut nous développer. On veut réussir de magnifiques Coupes du monde aux USA (les hommes en 2031, les femmes en 2033) et surfer sur cet héritage. On veut mener les deux projets. Et pour réussir, nous voulons que les nations historiques organisent des matches aux États-Unis. Cette année, nous aurons quinze test-matches organisés là-bas. C'est bénéfique pour tout le monde, même pour les stars de notre sport. Regardez Antoine (Dupont) qui vient de devenir actionnaire du club de Los Angeles. Et regardez le match revanche entre l'Irlande et les All Blacks qui aura lieu à nouveau à Chicago en novembre : il rapportera six fois plus d'argent que si un des pays l'avait organisé chez lui. Les Américains consomment tellement, ils ont une telle passion pour le merchandising... »

 
 


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Posté 25 février 2026 - 07:13

« On veut que notre modèle soit copié, pas dénaturé », pourquoi la France veut-elle peser sur le rugby de demain ?
france-australie.jpgLes Australiens poussent pour un jeu toujours plus rapide et télégénique. © Crédit photo : AFP

24 février 2026  Mis à jour le 24/02/2026 à 17h43.
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Alors que World Rugby organise cette semaine des réunions susceptibles de peser sur les directives arbitrales, la FFR et la LNR veulent contrer le lobbying australien et néo-zélandais pour accélérer le jeu

Le Six-Nations va marquer une pause cette semaine. Mais cela ne signifie pas pour autant l’arrêt des confrontations entre nations sur la scène internationale. Dans un registre infiniment plus politique que sportif, une passe d’armes est à l’œuvre actuellement à Londres.

Une large délégation française, mêlant représentants de la FFR et de la LNR, a pris la direction de la capitale londonienne dès lundi pour participer jusqu’à jeudi aux réunions organisées par World Rugby du Shape of the game. L’appellation en VO d’un rendez-vous capital qui, pour influer sur la législation, est de nature à modifier les formes de jeu à deux ans de la Coupe du monde en Australie.

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Le précédent de 2023, qui avait modifié les directives arbitrales pour rendre l’avantage à l’attaque au détriment de la défense sous la pression des Néo-Zélandais juste avant la Coupe du monde, est là pour rappeler l’importance des décisions initiées sur la base de ces sessions de travail.

Les Bleus, qui avaient été contraints de se réinventer alors qu’ils étaient maîtres dans leur capacité à contester les ballons, sont bien placés pour mesurer à quel point il est vital de faire entendre leur voix.

Face au lobbying orchestré par les fédérations australienne et néo-zélandaise qui, confrontées à la chute de leurs revenus et de leurs audiences, entendent sans cesse accélérer plus le jeu et ainsi le rendre plus télégénique, les représentants des institutions françaises ont donc choisi de ne pas rester spectateurs d’éventuels changements.

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« Les Australiens et les Néo-Zélandais veulent mettre la notion de continuité du jeu au-dessus de tout. Ils essayent d’attaquer toutes les phases de jeu un peu chronophages, les mêlées, les mauls, les touches », résume Mathieu Raynal, manager des arbitres professionnels. « Pour augmenter le temps de jeu effectif, ils voudraient par exemple remplacer les mêlées par des bras cassés, et des voix s’élèvent pour demander l’autorisation d’écrouler les mauls. » Un jeu à XIII qui ne dirait pas son nom.

« On ne veut pas se voir imposer un modèle qui ne marche pas aussi bien que le nôtre »

« On se mobilise parce qu’on ne veut pas se voir imposer un modèle qui ne marche pas aussi bien que le nôtre : l’économie du rugby, c’est la France et l’Angleterre à 80 % », affirme Florian Grill, président de la FFR. « Notre modèle fonctionne. On veut qu’il soit copié, pas dénaturé. » Si World Rugby est désormais présidé par un Australien en la personne de Brett Robinson, et qu’un directeur du rugby néo-zélandais devrait être rapidement nommé au sein de l’institution assurant la gouvernance du rugby mondial, les Français ne sont pas seuls à l’heure de défendre cette position.

S’ils ont rallié le soutien du comité des Six-Nations, ils ont également trouvé en l’Afrique du Sud un allié de poids et de circonstance. Les Springboks, doubles champions du monde en titre, ont bien conscience que leur hégémonie sur la planète rugby pourrait être fragilisée si les vues australienne et néo-zélandaise devaient prédominer.

« Nous, on pense qu’une défense doit encore pouvoir récupérer le ballon », poursuit Mathieu Raynal. « Une phase de jeu telle que le maul, c’est aussi ce qui permet de concentrer et de fatiguer les joueurs, de créer les espaces. […] Ces actions font partie de la charte du rugby, vieille de 200 ans. Ce sont des symboles forts de notre sport. » Une profession de foi reprise par Thomas Castaignède, désormais en charge de l’international à la LNR : « Nous ne sommes pas conservateurs, nous avons seulement la volonté de garder ce qui fait l’essence de notre jeu, les valeurs de combat. »

« Légitimité »

Dans ce combat, la FFR fait évidemment front commun avec la LNR. Un secteur professionnel qui n’entend pas se voir imposer des règles dans un Top 14 qu’il juge suffisamment équilibré en l’état. « On a la légitimité de nos audiences », assure Yann Roubert, président de la LNR. « Je ne sais pas si le Top 14 est le meilleur championnat du monde, mais c’est celui qui attire le plus de spectateurs et d’audience, et c’est aussi celui qui redistribue le plus de revenus à ses acteurs. »

Le plus gros des discussions portant sur les évolutions potentielles apportées aux directives arbitrales, menées notamment en présence de Raphaël Ibañez pour représenter le XV de France, aura lieu ce mercredi lors des ateliers consacrés à la haute performance. Aucune décision ne sera entérinée dans la foulée. Mais pour lancer une opération de lobbying, c’est maintenant ou jamais.

 



#34 el landeno

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Posté 25 février 2026 - 09:22

« Shape of the Game », dans les coulisses des jeux d'influence autour du futur des règles du rugby international
Réunis à Londres pour le « Shape of the Game » jusqu'à jeudi, les dirigeants du rugby international vont débattre sur l'évolution de certaines règles. Et toutes les nations ne tirent pas forcément dans le même sens.

 

La bataille invisible a commencé en coulisses ce mardi à Londres. Jusqu'à jeudi s'y tient le « Shape of the Game » organisé par World Rugby, une réunion entre dirigeants et responsables de l'arbitrage des différentes fédérations. Le but est d'y engager des échanges sur l'avenir du jeu, en soumettant des requêtes pour modifier les règles d'un sport en constante évolution. Et bien sûr, les intérêts des uns et des autres divergent régulièrement.

 
 
 
 

Cette semaine, deux pôles s'opposent assez nettement. D'un côté, les nations du Nord, dont la France se veut la cheffe de file, alliées à l'Afrique du Sud, pour défendre une vision plus traditionnelle du rugby. De l'autre, la Nouvelle-Zélande et l'Australie qui souhaitent remuer le cocotier en dynamitant le jeu, quitte à tourner le dos à certains de ses éléments fondateurs.

 
 
Qui veut la peau de la mêlée ?

« On est ouvert mais on ne veut pas casser ce qui fonctionne », résume Yann Roubert, président de la Ligue nationale de rugby. La France, qui n'a pas toujours pesé à World Rugby ces dernières années, compte se faire entendre. « On est très déterminé, assure Florian Grill, président de la Fédération française de rugby. On considère que la France a une vraie légitimité au regard de la qualité de son rugby professionnel et de ses équipes de France. »

 

Le temps passé (ou perdu, c'est selon) en conquête : voilà le principal sujet de friction de cette réunion. Néo-Zélandais et Australiens militent pour diminuer au maximum l'importance de ces secteurs clés que sont la mêlée et la touche. « Ils s'attaquent aux phases chronophages, aux instants de conquêtes collectives, afin d'augmenter le temps de jeu effectif, explique Mathieu Raynal, manager du secteur professionnel des arbitres de Top 14 et de Pro D2. Dans certains cas, ils veulent remplacer les mêlées par des bras cassés. À l'heure actuelle, des voix s'élèvent pour l'autorisation d'écrouler les mauls, il faut le savoir. »

Des dispositions contre lesquelles luttent ardemment les Français et, sans surprise, les Sud-Africains. « On pense que ces secteurs sont des symboles forts de notre sport, poursuit Raynal. Ils permettent aussi de concentrer les joueurs et donc de créer des espaces, une conséquence logique quand on se retrouve avec 16 ou 18 joueurs sur 10 m2. Ça permet également d'éprouver le physique, de fatiguer les joueurs, et donc d'aérer le jeu sur la durée. Et ainsi, tout le monde peut participer à notre sport : les gros, les grands, les petits, les rapides... À terme, le rugby que prônent la Nouvelle-Zélande et l'Australie va uniformiser les profils. On va se retrouver uniquement avec des troisième-ligne ou des centres. Cela aura une conséquence sur la démocratisation de notre sport. »

 

Pourtant, l'argument avancé par ces nations, et relayé par World Rugby, est celui de la conquête de nouveaux territoires grâce à un jeu plus dynamique. La FFR rétorque que le rugby à quinze n'y parviendra pas « en singeant le rugby à XIII » mais en s'adressant au plus grand nombre, et donc aux physiques les plus variés.

 
Le carton rouge définitif en sursis ?

Au-delà de cet enjeu, c'est la notion d'équité dans la lutte qui pourrait être largement chamboulée si le poids de la mêlée et de la touche venait à diminuer. « Les évolutions réglementaires proposées par certaines nations ont tendance à favoriser l'attaque et la possession, regrette Olivier Lièvremont, DTN à la Fédé. Nous, on dit qu'il faut qu'il y ait de la conquête et de la reconquête. Cela permet de diversifier les styles de jeu des équipes. »

 

L'autre grand chantier entamé par les Océaniens, contre l'avis des autres nations est la mort du carton rouge. La Nouvelle-Zélande, qui avait disputé la finale du dernier Mondial à 14 après l'expulsion de son capitaine Sam Cane à la demi-heure de jeu, entend bannir ce scénario du champ des possibles.

« On pourrait avoir le cas, dès la 5e minute, d'une charge à l'épaule dans le visage d'un joueur clé qui sortirait avec un enfoncement du plancher orbital. Et vingt minutes plus tard, l'équipe coupable se retrouverait à 15. En termes d'image, cela aurait une conséquence irréversible »

Mathieu Raynal, manager du secteur professionnel des arbitres de Top 14 et de Pro D2

 
 

« Aujourd'hui, World Rugby (dont le président Brett Robinson est Australien et le directeur du rugby Mark Robinson Néo-Zélandais) souhaite appliquer le carton rouge de 20 minutes au détriment du carton rouge définitif, pose Raynal. Cela veut dire qu'on ne verra plus d'exclusion définitive sauf pour des morsures, des coups de poing ou des coups de pied, ce qui n'arrive plus dans le rugby. On pourrait avoir le cas, dès la 5e minute de jeu, d'une charge à l'épaule dans le visage d'un joueur clé qui sortirait avec un enfoncement du plancher orbital. Et vingt minutes plus tard, l'équipe coupable se retrouverait à 15. Ça, ce n'est pas normal. En termes d'image, cela aurait une conséquence irréversible. Le carton rouge définitif est absolument nécessaire dans notre sport. On souhaite le préserver. »

 

Les statistiques avancées par les Français tendent à montrer que le rouge définitif n'annihile pas les chances de victoires pour l'équipe réduite à 14 (plus de 40 % de succès). Surtout, l'exclusion permet de « tracer une ligne blanche entre ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas ». Sans elle, le risque est de dégrader l'image de ce sport, de renforcer l'aspect violent dont il a du mal à se départir. Pas la meilleure publicité pour inciter les parents à inscrire leurs enfants à l'école de rugby.



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Posté 25 février 2026 - 09:52

Pourquoi s'arrêter là ? Je propose les réformes suivantes :

- interdiction de jouer à la main

- le ballon ovale devient rond

- on ne garde que la partie inférieure des poteaux, ainsi que la barre transversale

- l'objectif est désormais de faire passer le ballon entre les poteaux.

- un joueur a le droit de jouer à la main pour défendre cette zone

- on a le droit de simuler une blessure, se rouler par terre, crier sur l'arbitre

- le nombre de joueurs passe à 11

 

Voilà qui devrait rendre le jeu plus populaire, et nous permettre de toucher de nouveaux marchés. Parce que c'est une chose de vouloir complètement dénaturer le rugby jusqu'à en changer la nature même ; c'est autrement plus con de le faire pour le faire ressembler à un jeu confidentiel au possible, le rugby à XIII, joué dans à peu près 3.5 pays en tout et pour tout.


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Posté 03 mars 2026 - 17:21

Dites moi pas qu'c'est pas vrai ? queuuuuuhaaaaa ?

Ho ben alors ça !!! Ca alors !!

 

 

 

En Afrique du Sud, les tests antidopage auraient connu une baisse significative au cours de la dernière décennie, révèle dans une enquête le Telegraph Sport. Une diminution chiffrée, qui pose question alors que les Springboks sont doubles champions du monde en titre.

 

L’Afrique du Sud a-t-elle un problème avec ses tests antidopage ? C’est la question qui se pose après la divulgation de chiffres alarmants dans une enquête menée par le Telegraph SportSelon le média anglais, les dépistages antidopage auraient connu une baisse drastique au cours de la dernière décennie, au point d’être six fois moins nombreux en 2024 qu’en 2015. Selon les chiffres publiés par l’Agence mondiale antidopage, le nombre de tests effectués dans le rugby par l’Institut sud-africain pour un sport sans drogue (Saids) est passé de 785 en 2015 à seulement 127 en 2024. Une baisse qui interroge, d’autant plus que toujours selon le Telegraph Sport, au cours de la même période, le nombre équivalent de tests effectués par l’antidopage britannique (Ukad) a augmenté de près de 25 %, passant de 998 à 1 241.

 

"Ce n’est pas bon", a avoué Ross Tucker, un scientifique du sport sud-africain et consultant de recherche pour World Rugby, lorsque ces chiffres lui ont été présentés. "C’est dommage parce qu’il fut un temps, il y a dix ou quinze ans, où l’Institut sud-africain pour un sport sans drogue insistait vraiment avec ses tests". Mais pourquoi cette baisse existe-t-elle, alors que les Springboks sont les doubles champions du monde en titre et que l’Afrique du Sud est le pays avec le plus grand nombre de dopés condamnés dans le rugby, avec 89 cas positifs au cours de cette période (soit environ 20 % du total mondial) ? Précisons d’abord que les années Covid ont globalement fait chuter le nombre de tests effectués au niveau mondial, même si en 2020, 817 tests ont été effectués au Royaume-Uni, contre seulement 66 en Afrique du Sud.

 
Un problème de laboratoire ?

Aussi, selon l’Agence mondiale antidopage, World Rugby a effectué 2 182 tests dans le monde en 2024, le total le plus bas depuis 2015 en dehors des années Covid (2020 et 2021). Surtout, un problème de laboratoire viendrait freiner les tests dans la nation arc-en-ciel. La suspension en mars 2024 du laboratoire antidopage de Bloemfontein, le seul accrédité par l’agence mondiale antidopage en Afrique, en raison de son "incapacité à répondre de manière satisfaisante à de multiples non-conformités par rapport à la norme internationale pour les laboratoires", a sérieusement compliqué les choses.

 

Le laboratoire de Bloemfontein avait déjà été suspendu par l’agence mondiale antidopage entre mai 2016 et septembre 2018, ce qui a entraîné une baisse des deux tiers du nombre de tests effectués par l’Institut sud-africain pour un sport sans drogue. Sans laboratoire, la Saids est obligée d’envoyer des échantillons à tester soit à Doha (Qatar), soit à Gand (Belgique). Une opération coûteuse, alors que les subventions du gouvernement sud-africain n’augmentent pas. De son côté, si World Rugby a refusé de divulguer le nombre de tests qu’elle avait effectués sur ces joueurs au cours de la dernière décennie, l’instance internationale a assuré via un porte-parole que "Les joueurs sud-africains sont testés toute l’année, y compris hors compétition. Nos tests hors compétition comprennent des visites à domicile. […] Les joueurs seront également testés par nos soins lors de la Coupe du monde de rugby, mais aussi lors compétitions européennes de rugby des clubs professionnels et lors des tests d’automne". De quoi écarter tous les soupçons ?


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#37 Alex chocolatines

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Posté 03 mars 2026 - 17:44

 

Dites moi pas qu'c'est pas vrai ? queuuuuuhaaaaa ?

Ho ben alors ça !!! Ca alors !!

 

 

 

 

Aligator a déjà posté ça dans coupe du monde 2027. (en plus y a la fameuse photo des mecs torses nus)

Les bras m'en tombent, quelqu'un veut nuire à cette équipe, j'vois que ça.  :D  


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Posté 03 mars 2026 - 18:44

On traine les champions dans la fange.

Décidemment, ce monde n'aime pas les vainqueurs.

 

Afrique du Sud is the new Stade Toulousain !!



#39 Alex chocolatines

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Posté 03 mars 2026 - 19:14

On traine les champions dans la fange.

Décidemment, ce monde n'aime pas les vainqueurs.

 

Afrique du Sud is the new Stade Toulousain !!

Putain, j'allais liker.

 

Fumier ! 


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Posté 03 mars 2026 - 20:26

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