Moi je mange du loup, c'est meilleur que le mouton
Pourtant le mouton bouillant, c'est bien bon ! ![]()
Posté 30 octobre 2022 - 16:42
Moi je mange du loup, c'est meilleur que le mouton
Pourtant le mouton bouillant, c'est bien bon ! ![]()
Posté 04 novembre 2022 - 16:15
On peut créer une race de moutons de combat ? Histoire de se marrer, genre pitbull en beaucoup plus baleze? Ça changerait de leur rôle de victime. Dans Babe tu vois très bien que leur caractère est pas si simple.
y'a un documentaire là dessus ![]()

https://www.allocine...ilm=125164.html
Posté 05 novembre 2022 - 14:02
Posté 05 novembre 2022 - 17:14
Soûl comme un leinsterman et entouré de potes, ça doit passer crème.
Les Néozèd, vaut mieux qu'ils se concentrent sur le rugby ![]()
Posté 05 novembre 2022 - 18:56
Et les loups bayonnais qui hurlent au Michelin.
Posté 18 novembre 2022 - 08:17
que dit L214 ?
chut
Posté 18 novembre 2022 - 08:50
Je suis tombé là dessus, ça m'a bien exaspéré, ne sachant trop où en faire part.
https://www.lamontag...lleur_14216778/
J'imagine une petite mémé malade, hospitalisée, dans l'incapacité de gérer temporairement son administratif.
Étant précisé le nom : un bailleur, je ne serais en rien surpris qu'il se prénomme social ?
Si fort avec les faibles...
Prompt à faire les poches de locataires notamment par le truchements de rénovations dites BBC qui n'en ont que le nom.
L'ensemble de l’œuvre très très largement subventionnée par l’impôt du contribuable sans le moindre contrôle avant, pendant, après...
Avec la connivence et complicité d'élus locaux, qui par ailleurs, dans le cas présent, vont passer leur confortable chemin sans tourner la tête.
Des serrures changées en pleine hiver, hors période légale d'expulsion, le bailleur n'est sans doute pas passé par les délais inhérent à un juge d'instruction...
Si une âme charitable peut mettre l'article dans son intégralité, d'avance merci.
Posté 18 novembre 2022 - 10:28
« Pourquoi ils me font ça… j’ai rien fait moi ». Bouleversée, Catherine, âgée de 96 ans, blottie dans sa polaire rose pâle, mouchoir à la main, ne comprend pas ce qu’il lui arrive. Depuis jeudi 10 novembre, la vieille dame est logée à l’hôtel Kyriad des Salins de Clermont-Ferrand, après avoir retrouvé les serrures de son logement clermontois changées et son portail cadenassé à son retour de l’hôpital.
À ses côtés, Philippe, qui s’occupe au quotidien de la nonagénaire avec l’accord de sa famille (*), crie au scandale. « Depuis 2005, tout est fait pour que Catherine quitte son logement. Elle est la dernière survivante sur ce terrain (**) qui a été vendu par le CHU à Assemblia (anciennement Logidôme) pour une bouchée de pain et elle dérange. Il faut que tout cela cesse ! C’est la fois de trop. »
Un logement verrouillé. Un mot de l’huissier sur la porte. Autant de faits qui questionnent. Joint par téléphone, le service juridique d’Assemblia, propriétaire du logement, démontre avoir respecté le droit. « Nous avons saisi le juge afin de pouvoir établir un constat sur l’état de l’immeuble et sa mise en sécurité. Nous avons envoyé plusieurs courriers recommandés à Madame Ceres pour la prévenir.
Après avoir décalé un rendez-vous et relancé cette dame avec plusieurs recommandés qu’elle n’a jamais récupérés, nous avons informé son avocate que nous allions intervenir chez elle le 10 novembre à 10 heures, en présence des forces de l’ordre et d’un huissier comme l’autorise la loi. »
« Elle est traitée pire qu’un squatteur »Seulement voilà, la nonagénaire a été hospitalisée à de multiples reprises depuis le 27 septembre. « Comment aurait-elle pu récupérer ses recommandés ? », s’insurgent ses voisins. Carine, une amie et ancienne voisine de la vieille dame condamne la manière. « Vous croyez qu’un mot de l’huissier sur la porte une veille de pont du 11 novembre suffit ? Tout aurait dû être mis en œuvre pour lui restituer ses clefs en mains propres. Si elle était rentrée en ambulance, comment aurait-elle fait face à son portail cadenassé ? En période de trêve hivernale, elle est traitée pire qu’un squatteur alors qu’elle est chez elle ! Car les squatteurs, depuis le 1er novembre, on ne les expulse plus ! »
A sa sortie de l'hôpital, la vieille dame a retrouvé son portail cadenassé.
Un terme « d’expulsion » que la société de logement social Assemblia réfute. « Ce n’est pas une expulsion puisque l’huissier a laissé ses coordonnées sur la porte pour que cette dame récupère ses clefs ».
Scandale Orpea : des "dizaines de perquisitions" lancées dans plusieurs Ehpad
Pour Isabelle Dubois, son avocate, « si la procédure est effectivement légale, humainement, la façon de faire avec une vieille dame de 96 ans pose question ».
Marion Canales, présidente d’Assemblia, s’est engagée à faire toute la lumière sur cette dramatique situation. « Il existe un contexte flou autour de ce dossier. On demande depuis des mois à pouvoir rentrer dans ce logement pour pouvoir envisager les travaux. J’ai saisi mes services afin de trouver à quel niveau il y a eu dysfonctionnement. En attendant, les factures d’hôtel de Madame Ceres sont prises en charge par les services sociaux de la ville. »
Carole Eon
(*) Jointe par téléphone, sa petite-fille, Nathalie Ceres, nous a confirmé avoir donné son accord afin que Philippe puisse veiller sur sa grand-mère.
(**) En mars 2005, le CHU a cédé à Logidôme le terrain de 3.830 m2 de l’ancienne léproserie d’Herbet à Clermont-Ferrand pour un montant de 153.200 euros.
DEHORS la vioc !!!
Posté 18 novembre 2022 - 10:39
Pris en charges services sociaux de la ville, le contribuable.
Posté 18 novembre 2022 - 10:55
Je suis tombé là dessus, ça m'a bien exaspéré, ne sachant trop où en faire part.
https://www.lamontag...lleur_14216778/
J'imagine une petite mémé malade, hospitalisée, dans l'incapacité de gérer temporairement son administratif.
Étant précisé le nom : un bailleur, je ne serais en rien surpris qu'il se prénomme social ?
Si fort avec les faibles...
Prompt à faire les poches de locataires notamment par le truchements de rénovations dites BBC qui n'en ont que le nom.
L'ensemble de l’œuvre très très largement subventionnée par l’impôt du contribuable sans le moindre contrôle avant, pendant, après...
Avec la connivence et complicité d'élus locaux, qui par ailleurs, dans le cas présent, vont passer leur confortable chemin sans tourner la tête.
Des serrures changées en pleine hiver, hors période légale d'expulsion, le bailleur n'est sans doute pas passé par les délais inhérent à un juge d'instruction...
Si une âme charitable peut mettre l'article dans son intégralité, d'avance merci.
Pourquoi ils envoient un huissier chez elle alors qu'ils devaient savoir qu'elle n'était pas là ?!...
C'est d'une bassesse sans nom ! ![]()
Rien à voir avec cette affaire, mais à côté de ça, notre justice et nos pouvoirs publics sont incapables de mettre dehors un squatteur qui est rentré illégalement chez quelqu'un ; le propriétaire doit accepter cela en fermant sa gueule ! ![]()
Posté 18 novembre 2022 - 11:50
En sortant de l’hôpital, Catherine Ceres n’a pas pu accéder à son logement dont les serrures ont été changées par son bailleur. Depuis jeudi 10 novembre, elle a trouvé refuge dans un hôtel clermontois.« Pourquoi ils me font ça… j’ai rien fait moi ». Bouleversée, Catherine, âgée de 96 ans, blottie dans sa polaire rose pâle, mouchoir à la main, ne comprend pas ce qu’il lui arrive. Depuis jeudi 10 novembre, la vieille dame est logée à l’hôtel Kyriad des Salins de Clermont-Ferrand, après avoir retrouvé les serrures de son logement clermontois changées et son portail cadenassé à son retour de l’hôpital.
À ses côtés, Philippe, qui s’occupe au quotidien de la nonagénaire avec l’accord de sa famille (*), crie au scandale. « Depuis 2005, tout est fait pour que Catherine quitte son logement. Elle est la dernière survivante sur ce terrain (**) qui a été vendu par le CHU à Assemblia (anciennement Logidôme) pour une bouchée de pain et elle dérange. Il faut que tout cela cesse ! C’est la fois de trop. »
Un logement verrouillé. Un mot de l’huissier sur la porte. Autant de faits qui questionnent. Joint par téléphone, le service juridique d’Assemblia, propriétaire du logement, démontre avoir respecté le droit. « Nous avons saisi le juge afin de pouvoir établir un constat sur l’état de l’immeuble et sa mise en sécurité. Nous avons envoyé plusieurs courriers recommandés à Madame Ceres pour la prévenir.
Après avoir décalé un rendez-vous et relancé cette dame avec plusieurs recommandés qu’elle n’a jamais récupérés, nous avons informé son avocate que nous allions intervenir chez elle le 10 novembre à 10 heures, en présence des forces de l’ordre et d’un huissier comme l’autorise la loi. »
« Elle est traitée pire qu’un squatteur »Seulement voilà, la nonagénaire a été hospitalisée à de multiples reprises depuis le 27 septembre. « Comment aurait-elle pu récupérer ses recommandés ? », s’insurgent ses voisins. Carine, une amie et ancienne voisine de la vieille dame condamne la manière. « Vous croyez qu’un mot de l’huissier sur la porte une veille de pont du 11 novembre suffit ? Tout aurait dû être mis en œuvre pour lui restituer ses clefs en mains propres. Si elle était rentrée en ambulance, comment aurait-elle fait face à son portail cadenassé ? En période de trêve hivernale, elle est traitée pire qu’un squatteur alors qu’elle est chez elle ! Car les squatteurs, depuis le 1er novembre, on ne les expulse plus ! »
A sa sortie de l'hôpital, la vieille dame a retrouvé son portail cadenassé.
Un terme « d’expulsion » que la société de logement social Assemblia réfute. « Ce n’est pas une expulsion puisque l’huissier a laissé ses coordonnées sur la porte pour que cette dame récupère ses clefs ».Scandale Orpea : des "dizaines de perquisitions" lancées dans plusieurs Ehpad
Pour Isabelle Dubois, son avocate, « si la procédure est effectivement légale, humainement, la façon de faire avec une vieille dame de 96 ans pose question ».
Marion Canales, présidente d’Assemblia, s’est engagée à faire toute la lumière sur cette dramatique situation. « Il existe un contexte flou autour de ce dossier. On demande depuis des mois à pouvoir rentrer dans ce logement pour pouvoir envisager les travaux. J’ai saisi mes services afin de trouver à quel niveau il y a eu dysfonctionnement. En attendant, les factures d’hôtel de Madame Ceres sont prises en charge par les services sociaux de la ville. »
Carole Eon
(*) Jointe par téléphone, sa petite-fille, Nathalie Ceres, nous a confirmé avoir donné son accord afin que Philippe puisse veiller sur sa grand-mère.
(**) En mars 2005, le CHU a cédé à Logidôme le terrain de 3.830 m2 de l’ancienne léproserie d’Herbet à Clermont-Ferrand pour un montant de 153.200 euros.
DEHORS la vioc !!!
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Les loups se mettent a squatter chez les vieux maintenant, ce pays part en sucette ![]()
Posté 21 novembre 2022 - 14:32
Rien à voir avec cette affaire, mais à côté de ça, notre justice et nos pouvoirs publics sont incapables de mettre dehors un squatteur qui est rentré illégalement chez quelqu'un ; le propriétaire doit accepter cela en fermant sa gueule !
Une réforme est sur les rails il me semble pour palier cela.
Posté 21 novembre 2022 - 15:08
Cette sucette sent le poison...Les loups se mettent a squatter chez les vieux maintenant, ce pays part en sucette
Posté 27 décembre 2025 - 12:00
À n’en pas douter, 2025 a été, en Corrèze, l’année du loup. Manifestations entre « pro » et « anti », attaques sur les troupeaux en haute Corrèze et désolation des éleveurs : les projecteurs ont été braqués sur les faits et gestes du canis lupus, et leurs conséquences.
Après quelque huit décennies d’absence de l’animal, l’homme en Corrèze est contraint de se réhabituer à cette cohabitation difficile, violente, et pourtant historique.
Un loup enragé attaque à CornilPour s’en convaincre, il suffit de remonter le temps en plongeant dans les archives*, pour observer au fil des siècles, les traces de celui que l’on affublait du surnom de la « Male bête ».
Une présence mise à mal par les mesures prises sous la IIIe République (lire ci-dessous) qui ont favorisé sa disparition provisoire sur notre département (le « dernier loup » sera tué en 1945).
Sur la période la plus récente, celle comprise entre le XVIIIe siècle jusqu’au milieu du XIXe, la Corrèze a vécu au rythme des attaques sporadiques de loups enragés ou anthropophages. Selon le travail de l’historien Jean-Marc Moriceau, une cinquantaine de personnes ont ainsi été victimes de ces loups, notamment à Turenne en 1801 ou Vigeois en 1811. Les victimes?? Souvent des enfants chargés à l’époque de surveiller le bétail.
Le traumatisme de la rageL’un des événements le plus marquant se déroula à Cornil, en 1784, quand un loup enragé blessa dix-sept personnes. Le chirurgien, nommé Rebière, relata ainsi l’événement à l’intendant de la généralité de Limoges.
« Ce loup parut le lundy au soir au bois d’Aley à peu de distance du bourg de Cornil, il attaqua une fille de dix-huit ans et trois vaches qu’elle gardoit. Le lendemain, au point du jour, il parcourut les villages de Poumeyrol, de Lauconie et de la Ramade où il exerça sa fureur. Depuis ce jour-là, on n’a pas entendu dire qu’il ait fait d’autre ravage, il ne quitta pas son repayre, on le trouva presque mourant, regorgeant le sang et la bave, six jours après. »
Les archives concernant ces faits relatent les traitements expérimentaux menés sur les victimes, dont un à base de venin de vipère qui sera inefficace. Elles détaillent aussi les effets de la rage : « La Cardinaude, de Lauconie, mordue grièvement au visage, mourut le 11e jour dans un délire furieux, on avoit été obligé de l’attacher dans son lit avec des cordes. C’était la seule malade que les sieurs Rebière n’ont pas pansée », relate-t-on dans un état des personnes mordues.
Raser une forêt pour combattre le loupL’affaire de Cornil marquera profondément les esprits, au point que l’on en trouve trace dans les cahiers de doléances, aux prémices de la Révolution française. Un dénommé Sudour, juge de Cornil, demande « Le rasement de la petite forêt d’Obazine, pour les inconvénients en résultant par multitude de ses loups dont la rage causa, en 84, la mort d’une multitude d’habitants. »
Ce traumatisme collectif du loup se retrouve aussi dans les chansons. La culture chrétienne a aussi largement entretenu la diabolisation de l’animal, l’impossibilité de donner l’ensemble des derniers sacrements touchant directement la spiritualité.
Des attaques comme à Cornil, la Corrèze continuera d’en connaître. En juillet de la même année, c’est un loup anthropophage qui fait quatre blessés à Saint-Hilaire-Luc et Neuvic. En 1838, une battue spectaculaire est organisée dans le Causse corrézien. Mille chasseurs y participent sous l’autorité du lieutenant de louveterie Louis de Lissac.
Un couple de loups, une louve et un renard sont abattus. L’homme aussi chasse en meute. Après les lois de 1882, pas moins de 316 loups seront tués en Corrèze jusqu’en 1900. Le début d’une extermination.
Une empreinte sur le territoireLe Loup, l’homme, une histoire de « Males bêtes » violentes qui a marqué le territoire jusque dans la toponymie. En Corrèze, on note dans quarante-neuf communes pas moins de 56 lieux-dits dont le nom est en lien avec le prédateur : à Meilhards, on trouve le « Loup pendu ». La commune de Lanteuil a certainement entendu, à une époque donnée, les hurlements de l’animal pour qu’un site prenne le nom de « Japeloup ». Cornil a bien évidemment le sien avec « Fontloube » qui signifie la source de la louve.
(*) Le catalogue d’exposition des archives départementales de la Corrèze, intitulé « Le loup en Corrèze de la male bête à l’animal », a contribué par sa richesse à la rédaction de cet article.
Professeur à l’université de Caen, Jean-Marc Moriceau est un spécialiste de l’histoire du loup en France. Il a rédigé plusieurs ouvrages (*) sur cet animal qui suscite tant de débats.
Pourquoi le loup fascine autant les hommes??
Le loup est un concurrent de l’homme, qui est aussi audacieux, aussi ambitieux, aussi entreprenant que lui. Des loups, il y en avait en France depuis la pointe du Rhin, jusque dans les Alpes, et depuis la Flandre jusqu’aux Pyrénées. Il y avait 15 à 20.000 loups, à peu près, en France, jusqu’à 1800-1815. C’est très différent d’autres espèces, comme l’ours par exemple. Il a été vu partout depuis l’Antiquité, dans le cadre de l’agriculture et l’élevage, mais aussi d’autres activités économiques qui utilisaient des chevaux. Donc le loup était l’ennemi commun des hommes. Il intervenait dans la vie ordinaire, mais aussi lors des conflits, puisque l’homme ne pouvait plus le chasser, et donc le loup plus entreprenant dévorait davantage de bétail et attaquait même l’homme.
Pourquoi retrouve-t-on tant de noms de lieux en lien avec le loup??
De très loin, c’est le loup qui arrive au premier rang du palmarès des noms de lieux dits, par exemple des toponymes, parce que ça correspond à cette emprise que le loup avait eue sur l’espace. Depuis le Moyen-Âge, et encore au XVIe siècle, on a baptisé un certain nombre de lieux en fonction du passage du loup : le Pas du loup, ou le Loup pendu, ou le trou au loup, ou le Lac au loup.
La Corrèze a connu une pause pendant 80 ans dans cette relation. Comment les rapports entre l’homme et le loup ont changé??
Oui, la Corrèze est l’un des derniers départements français à avoir connu le loup qu’on connaissait depuis le Moyen-Âge. Donc, l’enracinement est important. Ceci étant, l’un des enjeux pour l’homme a été de repousser le loup pour sa sécurité parce que les loups (prédateurs, j’entends) dévoraient longtemps les enfants et les femmes. Il y avait quelques centaines d’enfants dévorés chaque année, quand même. Et puis il y avait les loups enragés, qui eux, attaquaient tout ce qu’ils voyaient et qui laissaient des blessures véritablement dramatiques, dans lesquelles le virus de la rage, évidemment, faisait son effet 40 jours après. Donc ça a traumatisé. Quand la Troisième République a multiplié le montant des primes de destruction, en 1882, les loups avaient entièrement disparu au bout de 10 à 15 ans. Sauf quelques individus, rarissimes. Il n’y avait plus de raison d’en avoir peur. Les derniers témoins d’attaques sont décédés au bout de 30 ans, 40 ans. Puis, l’homme a repensé son rapport aux sauvages et aux animaux. L’image du loup a changé. Le loup est devenu l’emblème de la biodiversité. Donc le loup dans les contes pour enfants, qui était très très noir jusqu’à 1940-50, est devenu rose maintenant. Plus on est loin du loup, plus on adore le loup, plus on est près du loup, plus on le craint.
Quel regard d’historien vous portez sur ces polémiques qui existent entre les opposants et les défenseurs de l’animal??
Je pense qu’il faut avoir une vision intelligente et comprendre vraiment les réalités, ne pas uniquement avoir du loup une image emblématique. C’est un animal carnivore, sauvage, qui attaque petits et gros gibiers et qui peut attaquer les hommes aussi, il ne faut pas l’oublier. Il ne s’agit pas pour autant d’exterminer l’animal, de le considérer comme un fléau de l’humanité. Et puis, je pense qu’il faut territorialiser les choses. C’est-à-dire qu’il y a des espaces dans l’Hexagone où le loup peut être protégé, vraiment. Et puis, il y a des espaces où le loup peut être chassable, vraiment.
(*) Jean-Marc Moriceau est l’auteur de plusieurs livres : L’homme contre le loup. Une guerre de 2000 ans, poche, Pluriel (2013)?; Le Loup en questions. Fantasme et réalités, Buchet-Chastel, (2015)?; Histoire du méchant loup, poche Pluriel 2016.
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