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Lundi prochain au matin, un mois après la rentrée scolaire de millions d’enfants et d’ados, Aurélien Rougerie va effectuer la sienne. À 43 ans, avec son cartable et sa trousse, il va prendre la direction du Centre de droit et d’économie du sport (CDES) à Limoges pour une formation diplômante de manager général.
Une initiative qui aurait plu à son père, Jacques, décédé il y a quelques semaines, lequel à l’aube de la carrière du rejeton surdoué du rugby, lui répétait à l’envi "passe ton bac d’abord, ensuite, tu penseras au rugby".
Au-delà de l’anecdote, la démarche d’Aurélien Rougerie traduit aussi sa montée en puissance dans l’organigramme de l’ASM, sa présence dans ce que Christophe Urios nomme "le big five" ; à savoir le président Pats, le directeur général Vaz, le coach en chef Urios, le directeur du développement Retière et donc Roro.
Cette semaine, c’est au Chambon-sur-Lignon, où l’ASM était en stage, que le manager sportif nous a parlé de son rôle, de son évolution et de ses espoirs.
"Sur le recrutement, on était en dehors des clous depuis longtemps"
Qu’allez-vous chercher avec ce diplôme de manager du sport ?
"J’y vais pour apprendre, découvrir et échanger avec d’autres sportifs. Le but est de partager nos expériences forcément différentes, celles du foot, du hand, du basket. Comment, dans ces sports, on appréhende la compétition, la vie au quotidien, la gestion des périodes d’entraînement. D’un point de vue sportif, mais aussi logistique et financier."
À quoi cela peut-il vous servir à l’ASM ?
"Peut-être pas à grand-chose dans un premier temps. C’est aussi pour moi l’occasion de me remettre en question, de m’ouvrir à autre chose. C’est toujours bon de trouver d’autres leviers de motivation."
Parlez-nous de votre rôle aujourd’hui à l’ASM. A-t-il évolué ?
Oui, je ne peux pas dire autre chose. Je suis au cœur du moulin (sic). Ils se sont rendu compte que ce que je disais n’était pas complètement fou… Je n’en veux à personne, c’est comme ça. Il faut maintenant penser au club, à l’institution et à sa reconstruction, pour retrouver les sommets.
Vous voulez dire que vous avez plus de choses à donner à ce club qu’il y a quelques années à vos débuts dans l’encadrement ?
"(rires) Je crois que c’était le cas depuis le début, mais bon. C’était plus compliqué avant, j’étais moins écouté sans doute. Au final, je l’ai vécu comme une expérience délicate mais enrichissante. Cela m’a formé quelque part, j’ai appris la patience par exemple."
Au-delà de votre rôle de manager logistique, êtes-vous toujours dans la boucle du secteur sensible du recrutement ?
"J’en fais toujours partie, oui. Mais là on est vraiment dans l’échange, c’est très intéressant, même si parfois les sujets sont délicats. On cherche à changer le mode de fonctionnement et moi, je suis un peu moins dans le prospect, la recherche de joueurs."
Ce secteur du recrutement fait partie, on imagine, des points à améliorer ?
"L’an dernier, on était en panique. Là, on a quand même plus de temps et on a pris le taureau par les cornes. Didier (Retière) fait un gros boulot là-dessus. On a tous notre rôle et comme c’est un milieu d’influence (NDLR : le recrutement et les agents), il faut essayer de semer des cailloux pour trouver le bon chemin."
On sent que l’ASM avait un réel besoin de se réorganiser sur le recrutement ?
"Il faut dire les choses, on était en dehors des clous à ce niveau-là. On avait perdu le fil depuis longtemps, près de dix ans pour moi. Je pense que l’on n’a pas su déceler les nouveaux codes et mettre les bonnes personnes où il fallait. On a préféré les évincer… Mais bon, c’est le passé, aujourd’hui on est sur de bonnes bases pour repartir du bon pied."
Vous semblez enthousiaste et optimiste…
"Je le suis complètement, sinon j’aurais jeté l’éponge. Je suis résolument optimiste sur une ASM qui redevienne attractive, pour gagner les matchs, être bon sur le terrain, optimiste sur la fidélité de notre public unique et sur celle de nos partenaires. Regardons tous devant et fixons ce sommet que le club doit à nouveau viser."
Christophe Buron (LA mONTAGNE - 30/09/2023)
La 13e promotion du diplôme de manager général
Vingt candidats ont été retenus par le jury du CDES de Limoges pour intégrer la 13e promotion du diplôme de manager général. Il y a plusieurs grandes premières dans cette promotion. Déjà, le nombre de féminines retenues. Elles sont six, dont trois handballeuses, une footballeuse, une basketteuse et une joueuse de rugby à XIII. Premier rendez-vous, ce lundi 2 octobre, à Paris, dans la salle du conseil d’administration du CNOSF.
La 13e promotion : Camille Aoustin (handball), Camille Ayglon-Saurina (handball), Christophe Cassan (handball), Éric Chelle (football), Mikaël Cherel (cyclisme), Elisa Ciria (rugby à XIII), Jérémy Clément (football), Johan Dalla Riva (rugby), Siraba Dembele (handball), Céline Dumerc (basket), Cédric Enard (volley-ball), Laurent Koscielny (football), Clément Masson (hockey sur glace), Fulgence Ouedraogo (rugby), Felipe Patavino Saad (football), Laurent Peyrelade (football), Aurélien Rougerie (rugby), Siga Tandia (football), Grégory Thil (football), Jonathan Wisniewski (rugby).