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Martin Aramburu


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76 réponses à ce sujet

#1 el landeno

el landeno

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Posté 19 mars 2023 - 20:05

Les dernières zones d'ombre de l'affaire Aramburu   Loïk Le Priol, 28 ans, mis en examen pour la mort par balles du rugbyman argentin Federico Martin Aramburu, il y a un an à Paris, nie toute préméditation. Il assure que la vidéosurveillance prouve qu'il ne s'agit pas d'un assassinat. Sa détention provisoire a été prolongée mercredi.

Il n'a plus pour loisir qu'un téléviseur et une cour de promenade. « Quatre murs et un grillage au plafond », selon ses mots, d'où il ne peut distinguer le soleil ; « des trous microscopiques » pour, quelques heures par semaine, « essayer de voir le ciel », explique au juge un de ses avocats, qui n'a pas souhaité que son nom apparaisse dans la presse. À 28 ans, Loïk Le Priol, à l'isolement en prison depuis un an, n'a plus d'avenir et aucun horizon. Mis en examen pour l'assassinat de l'ancien rugbyman Federico Martin Aramburu, en plein Paris, le 19 mars 2022, il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Selon nos informations, après un an d'investigations, il va tenter d'obtenir la requalification des faits en meurtre sans préméditation, un crime puni de trente ans de prison.

 
 

À en croire le raisonnement exposé par son équipe de défense, mercredi devant le juge des libertés et de la détention (JLD) - audience à laquelle L'Équipe a pu assister -, Le Priol devrait même aller encore plus loin à l'avenir et nier toute intention d'homicide. Vidéosurveillance à l'appui, il soutient ne pas avoir été à l'origine de la deuxième rixe, au petit matin du 19 mars 2022. Celle-ci s'était déroulée sur le trottoir du boulevard Saint-Germain, après une première bagarre à la terrasse du bar Le Mabillon. C'est à la suite de ce second affrontement entre Le Priol et Martin Aramburu que l'Argentin décédera.

« Pour eux (Aramburu et Hegarty), l'alignement des astres était parfait. Tout allait bien dans leur vie, leur business et leur groupe de potes. Et ils vont croiser la lune noire... »

Me Yann Le Bras, avocat de la famille d'Aramburu

 
 
 

Ce jour de mars 2022, Aramburu et son ami et ancien rugbyman Shaun Hegarty, arrosent un juteux contrat qu'ils ont réussi à signer via leur agence d'événementiel et fêtent l'anniversaire d'un copain jusque tard dans la nuit. Les deux comparses plaisantent et se disent qu'ils ne seront pas très frais pour ce qui les attend le soir même : un France-Angleterre au Stade de France, en Tournoi des Six Nations, auquel ils comptent assister avec quelques clients de leur entreprise. Vers 6 heures du matin, ils s'attablent au Mabillon pour manger un burger. « Pour eux, l'alignement des astres était parfait. Tout allait bien dans leur vie, leur business et leur groupe de potes. Et ils vont croiser la lune noire... », résume l'avocat de la famille d'Aramburu, Me Yann Le Bras.

À la table d'à côté, Romain Bouvier, 31 ans, Le Priol et sa petite amie, Lyson, 24 ans. Les deux premiers sont connus de la justice et du public pour leur violence et leur engagement à l'ultradroite, notamment au GUD (Groupe union défense, une organisation étudiante d'extrême droite réputée pour ses actions violentes). La tension monte d'un cran lorsqu'un client du bar, fatigué et fatigant, demande une cigarette et se fait rabrouer par Le Priol et ses amis. Aramburu et Hegarty interviennent.

 
 
Petites claques et brassard de police

Les esprits s'échauffent. Dans l'entourage des victimes, on explique que les « gudards » se sont immédiatement énervés, demandant aux rugbymen qui ils étaient et d'où ils venaient pour oser leur parler comme ça. « Moi, je suis d'ici », aurait affirmé Bouvier. Avant que Le Priol ne se lève et ne vienne se coller quasiment front à front à Hegarty, lui décochant quelques petites claques sur la joue. Hegarty, voyant que la situation va dégénérer, part alors fumer une cigarette un peu plus loin. Aramburu se lève à son tour, attrape Le Priol par la capuche, le renverse de sa chaise. Les coups pleuvent jusqu'à ce que le videur et des salariés du bar interviennent.

Les deux rugbymen quittent l'établissement en marchant pendant que Bouvier et Le Priol sont collés au mur. Les deux s'énervent, ordonnent aux videurs de les relâcher, exhibent un brassard et revendiquent leur appartenance à la police - ce qui est faux, contrairement à un copain qui était en leur compagnie quelques heures plus tôt. Le Priol s'extirpe et part en courant à la recherche des deux joueurs, avec l'envie certaine d'en « découdre », comme il le dira lui-même en garde à vue. Il veut poursuivre la bagarre. Bouvier parvient à son tour à quitter les lieux et saute dans une Jeep conduite par Lyson.

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Federico Martin Aramburu a perdu la vie au petit matin, boulevard Saint-Germain à Paris. (Laurent Theillet//PhotoPQR/sud ouest/maxPPP)

À partir de là, les versions divergent. « Fédé et Shaun se retrouvent face à deux hommes qui ont le comportement de suprémacistes blancs et qui vont mener une chasse à l'homme dans les rues de Paris à bord d'une Jeep. Mais c'est quoi ça ? Un safari ? Un binôme d'assassins déterminés, en tout cas », lâche Me Le Bras.

Des glaçons à l'hôtel pour soulager des hématomes

Bouvier et Lyson ont une autre version et affirment être partis en voiture, non pas à la recherche des deux rugbymen, mais dans le seul but de récupérer Le Priol parti en courant à la poursuite des sportifs. Le Priol, qui, sans le savoir, est en réalité passé juste à côté des anciens joueurs, lesquels avaient fait halte dans un hôtel. Selon le récit fait aux policiers par Shaun Hegarty, Aramburu et lui ont en effet quitté le Mabillon en marchant, plaisantant sur les coups qu'ils venaient d'échanger, des bêtises de jeunesse qui n'étaient plus de leur âge (42 ans pour Aramburu, 38 pour Hegarty). Amochés, les deux hommes ont ensuite pénétré dans l'hôtel Welcome et demandé au concierge, un peu effrayé par leur état et leur gabarit, quelques glaçons pour soulager leurs hématomes.

Ils seraient repartis en laissant un pourboire. C'est en sortant de l'hôtel qu'ils tombent sur Romain Bouvier, qui pointe son arme sur Aramburu et tire quatre balles, dont deux le touchent, avant de s'enfuir. Les tirs résonnent dans le quartier ; on les entendra sur les dispositifs de vidéosurveillance du Mabillon qui, curieusement, enregistre également le son... Vingt-cinq ou trente secondes plus tard, Loïk Le Priol, qui a lui aussi entendu les coups de feu, parvient sur les lieux.

« Loïk Le Priol a été victime à deux reprises d'une agression extrêmement violente, par deux personnes, à la fois dans le Mabillon et sur le boulevard. Ce n'est pas une vue de l'esprit de la défense. C'est une vue des caméras de vidéosurveillance »

Me Xavier Nogueras, avocat de Le Priol

 
 
 

Hegarty et Aramburu, déjà grièvement blessé, sont les premiers à l'apercevoir et lui sautent dessus, utilisant notamment leur sac de glaçons pour le frapper à la tête. Ce qui permet aujourd'hui de dire à Le Priol qu'il n'est pas à l'initiative des premiers coups portés et qu'il n'entendait absolument pas sortir son arme pour leur tirer dessus. En clair : qu'il n'avait aucune intention de les tuer. Devant le juge des libertés et de la détention (JLD), Me Xavier Nogueras, l'avocat de Le Priol a ainsi osé : « Grâce aux nombreuses vidéosurveillances, le dossier a largement évolué sur le fond. Des expertises sont en cours pour améliorer la qualité des vidéos. Mais nous pouvons affirmer, sur la base d'éléments objectifs, qu'il ne s'agit nullement d'un assassinat, c'est-à-dire d'un homicide avec préméditation. Loïk Le Priol a été victime à deux reprises d'une agression extrêmement violente, par deux personnes, à la fois dans le Mabillon et sur le BoulevardCe n'est pas une vue de l'esprit de la défense. C'est une vue des caméras de vidéosurveillance. » Une reconstitution des faits doit avoir lieu en septembre.

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Federico Martin Aramburu a été enterré le 26 mars 2022 à Biarrtz. (F. Lancelot/L'Équipe)

Federico Martin Aramburu et Shaun Hegarty avaient-ils en réalité d'autre choix que d'employer sans sommation la force contre Le Priol, alors même qu'Aramburu venait d'être touché par plusieurs coups de feu tirés par Romain Bouvier ? De fait, dans la mêlée, Le Priol sort son pistolet et tire six fois en quatre secondes. Quatre balles toucheront Aramburu et lui seront fatales. « La bagarre dans le bar est d'une banalité affligeante. Des types un peu éméchés qui se battent. Mais il n'y a pas d'humiliation, rien qui explique la rage, le déferlement de haine qui va suivre, qui permette de comprendre cette colère. Car, derrière, ce n'est pas un banal fait divers. C'est très rare d'avoir un binôme de tireurs qui fait feu à dix reprises, en pleine rue, dans Paris », remarque Me Le Bras.

Les trois suspects prennent immédiatement la fuite. Lyson est interpellée à Paris, Le Priol dans la nuit du mardi au mercredi 23 mars, à la frontière hongroise, tandis qu'il comptait partir combattre dans l'Est. « Lorsqu'il a compris qu'il avait donné la mort à un homme, son premier réflexe, un réflexe de militaire, a été de donner la sienne en Ukraine, a affirmé Xavier Nogueras au juge. Il y a une dimension sacrificielle à cette démarche vers l'Ukraine. Il est interpellé alors qu'il attendait de connaître le destin judiciaire de Lyson, pour savoir s'il allait passer la frontière ou pas. Il a fini par remettre ses propres papiers d'identité au garde-frontière lorsqu'il a su que Lyson était incarcérée. Il a toujours assumé ses responsabilités. »

Bouvier, le deuxième tireur, pensait être l'auteur des coups de feu mortels

Bouvier, enfin, est arrêté le lendemain, dans la Sarthe. Le militant a réussi une cavale de plusieurs jours grâce à la complicité active d'un troisième homme, qui l'avait déposé peu de temps après les faits devant l'abbaye de Saint-Pierre-de-Solesmes (Sarthe). Un refuge pour un fugitif, à l'instar des pistes qui avaient été examinées pour retrouver Dupont de Ligonnès ? Pas du tout, jure aujourd'hui le complice, qui assure avoir déposé son ami devant l'édifice religieux dans un but de rédemption chrétienne et en aucun cas comme un moyen d'entretenir sa cavale. Les enquêteurs continuent leurs investigations sur ce point.

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Loik Le Priol, le principal suspect, a été arrêté dans la nuit du 22 au 23 mars 2022, à la frontière hongroise (Gergely Besenyei/AFP)

C'est en tout cas sur les indications précises de ce troisième homme que l'arme de Bouvier avait été récupérée dans la Seine par la brigade fluviale, grâce à des détecteurs de métaux et un quadrillage efficace de la zone. En garde à vue, Romain Bouvier expliquera quant à lui avoir été persuadé, jusqu'à son interpellation, que ce sont les balles qu'il avait tirées qui avaient causé la mort de Federico Aramburu, et non celles de Loïk Le Priol.

Le Priol revendique des troubles psychiques

Plusieurs commissions rogatoires sont aujourd'hui en cours et portent notamment sur une expertise technique des téléphones et supports informatiques des suspects et une amélioration des images de vidéosurveillance, particulièrement floues. On cherche aussi à retracer l'itinéraire exact de la fuite des deux hommes et à identifier d'autres personnes qui pourraient potentiellement les avoir aidés.

Selon nos informations, le célèbre psychiatre Daniel Zagury a été mandaté pour réaliser l'expertise psy de Loïk Le Priol, qui revendique des troubles psychiques et des traumatismes liés à son passé militaire - les juges ont récemment reconnu une altération de son discernement dans une affaire de violences entre gudards et en ont tenu compte dans leur décision (deux ans de prison ferme et deux ans avec sursis, prononcés en juin 2022 à son encontre). « Il a un trouble psychiatrique reconnu médicalement. C'est un blessé de guerre », assure une de ses avocates, tandis que, dans le camp d'en face, on pointe un stratagème qui viserait à le faire échapper à ses responsabilités.

Mercredi, la détention provisoire de Loïk Le Priol, gilet blanc et col roulé noir, debout dans le box, les mains croisées devant lui, a été prolongée de six mois. Devant le juge, il avait tenu à avoir « un mot pour la famille en cette triste date d'anniversaire ». Avant, aussitôt, de s'appesantir sur son sort personnel et de dénoncer ses conditions carcérales, lui qui est à l'isolement le plus complet depuis un an. « Toute ma vie, j'ai essayé, d'être costaud, d'être dur, de résister, notamment dans le cadre de l'armée. Je pensais que l'isolement allait être simple, a-t-il dit. Tout ce qui fait tenir un homme en détention m'est interdit. À la télévision, je vois que des chiens, à la SPA, ont une plus grande cellule que moi. [...] Mes voisins sont tous des terroristes, des djihadistes. Je suis au milieu, et je me demande vraiment ce que je fais là. J'ai tout donné pour mon pays. Aujourd'hui, on m'enferme à côté de gens que j'ai combattus. »

Un hommage sur le lieu du drame
Un an jour pour jour après la tragédie, un hommage à Federico Martin Aramburu est organisé par la Ville de Paris, en accord avec sa famille, ce dimanche 19 mars. Le rendez-vous est fixé à 11 h 15, à hauteur du 146, boulevard Saint-Germain, dans le VIe arrondissement de Paris, à l'endroit où l'ancien joueur argentin a perdu la vie. Un temps de recueillement est prévu à 11 h 30, suivi de trois prises de parole. Anne Hidalgo, maire de la capitale, l'ambassadeur d'Argentine en France et la maman de « Fede », Cecilia, s'exprimeront devant des proches, dont la plupart monteront du Pays basque, où vivait l'ex-joueur du Biarritz Olympique. Plusieurs personnalités du monde du rugby et des membres de l'équipe de France, qui aura joué la veille (à 15 h 45) à Saint-Denis son dernier match du Tournoi des Six Nations face au pays de Galles, seront présents. Une plaque commémorative sera également présentée à cette occasion, mais ne sera posée que plus tard, une fois tous les accords légaux obtenus.
 
 

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#2 Parigot_Paris

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Posté 20 mars 2023 - 09:19

J'étais à la cérémonie de dévoilement de plaque, par solidarité avec Gonzalo Quesada, très touché et ému.

La maman de Martin Aramburu a tenu un discours d'une grande dignité et à la fois très politique en faisant le parallèle entre l'idéologie d'extrême droite des assassins et la dictature des années 70 dans son pays. Pierre Rabadan a bien parlé même si on sent que ça n'est pas son métier.

 

Tout homme a droit à une défense, le misérable connard qui a tué Federico Martin Aramburu comme les autres. Mais cette défense se dissoudra lors des débats, prétendre qu'il y a eu une simple bagarre entre personnes éméchées est faux, il y a eu volonté de blesser de la part des assassins ; prétendre qu'il n'y a pas eu préméditation est faux. J'ai rencontré F Aramburu ce soir là chez Volver (en début de soirée) c'était un bon vivant mais assurément pas un ivrogne et c'est un alcoolique qui parle.

Vivement le procès.


https://www.lequipe....52-75/2c360.jpg

 

A côté d ema pomme c'est Bernard Laporte et Serge Simon.


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#3 Buckaroo

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Posté 20 mars 2023 - 10:02

Tout homme a droit à une défense, le misérable connard qui a tué Federico Martin Aramburu comme les autres. Mais cette défense se dissoudra lors des débats, prétendre qu'il y a eu une simple bagarre entre personnes éméchées est faux, il y a eu volonté de blesser de la part des assassins ; prétendre qu'il n'y a pas eu préméditation est faux. J'ai rencontré F Aramburu ce soir là chez Volver (en début de soirée) c'était un bon vivant mais assurément pas un ivrogne et c'est un alcoolique qui parle.

Vivement le procès.

Et quand bien même. On est pas face à une simple bagarre dont les coups donnés auraient malencontreusement causé la mort d'un des hommes. On a deux petites merdes qui sont allées chercher des armes, sont revenues, ont tous deux tiré avec intention de donner la mort.

 

Je leur souhaite à tous les deux le pire.


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#4 Baba Yaga

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Posté 20 mars 2023 - 13:16

Un avocat qui refuse que son nom soit cité dans un article sur l'affaire de son client, j'avais encore jamais vu...

Ca donne envie de lui faire confiance.


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#5 Good Shvili

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Posté 20 mars 2023 - 13:17

J'étais à la cérémonie de dévoilement de plaque, par solidarité avec Gonzalo Quesada, très touché et ému.

La maman de Martin Aramburu a tenu un discours d'une grande dignité et à la fois très politique en faisant le parallèle entre l'idéologie d'extrême droite des assassins et la dictature des années 70 dans son pays. Pierre Rabadan a bien parlé même si on sent que ça n'est pas son métier.

 

Tout homme a droit à une défense, le misérable connard qui a tué Federico Martin Aramburu comme les autres. Mais cette défense se dissoudra lors des débats, prétendre qu'il y a eu une simple bagarre entre personnes éméchées est faux, il y a eu volonté de blesser de la part des assassins ; prétendre qu'il n'y a pas eu préméditation est faux. J'ai rencontré F Aramburu ce soir là chez Volver (en début de soirée) c'était un bon vivant mais assurément pas un ivrogne et c'est un alcoolique qui parle.

Vivement le procès.


https://www.lequipe....52-75/2c360.jpg

 

A côté d ema pomme c'est Bernard Laporte et Serge Simon.

à une légère surcharge pondérale près, je t’aurais confondu avec CharlÉlie Couture 



#6 Parigot_Paris

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Posté 20 mars 2023 - 13:21

à une légère surcharge pondérale près, je t’aurais confondu avec CharlÉlie Couture 

D'habitude on me confond avec une ampoule 45 watts qui se serait laissé pousser la barbe ! :crying: Merci de ta sollicitude ! :w00t:


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#7 Codoràvie

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Posté 20 mars 2023 - 13:58

à une légère surcharge pondérale près, je t’aurais confondu avec CharlÉlie Couture


Ah non Charlélie est beaucoup, beaucoup plus enveloppé maintenant.
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#8 Buckaroo

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Posté 20 mars 2023 - 14:32

Ah non Charlélie est beaucoup, beaucoup plus enveloppé maintenant.

Il a d'ailleurs changé de prénom, et se fait désormais appeler Charles-Pètsé Couture.


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#9 cocotte 63

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Posté 20 mars 2023 - 14:51

je t'avais reconnu Parigot, mais je n'ai pas voulu faire un post nauséabond vu la cirsconstance...



#10 Good Shvili

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Posté 26 mars 2023 - 12:03

P-P illustre tous les media

 

https://www.lefigaro...enazzi-20230326



#11 el landeno

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Posté 13 septembre 2023 - 20:50

Assassinat de Federico Martin Aramburu : La défense de Loïk Le Priol envisage de plaider la légitime défense Un juge a maintenu mardi la détention de Loïk Le Priol, mais a mis fin à son isolement en prison. Son avocat, Me Nogueras, conteste toute préméditation au geste fatal de son client, chez qui une « altération du discernement » a été reconnue par un psychiatre.

C'est une audience que le parquet de Paris ne souhaitait pas rendre publique. Pour éviter, peut-être, un nouveau « retentissement médiatique » en pleine Coupe du monde de rugby, dans une affaire qui a ému l'ovalie et la France entière ; et alors que des députés LFI avaient réclamé en vain, samedi, une minute de silence avant le match Angleterre-Argentine. Mais aussi, sans doute, pour préserver encore un peu le secret de l'instruction, alors que des actes sont toujours en cours, qu'une confrontation entre Shaun Hegarty et les mis en examen a eu lieu cet été, qu'une ultime audition de Loïk Le Priol doit avoir lieu à l'automne, ainsi qu'une reconstitution des faits en novembre.

 
 

Mardi 13 septembre, le juge des libertés et de la détention (JLD) a finalement accepté la publicité des débats. Une fenêtre inédite sur une instruction qui dure depuis le 19 mars 2022, date à laquelle Federico Martin Aramburu a été tué par balles après une bagarre, en plein Paris, par Loïk Le Priol, un militant connu pour son engagement à l'ultra-droite, et son complice, Romain Bouvier. L'Équipe a ainsi appris à cette occasion que Loïk Le Priol s'était vu reconnaître une légère « altération du discernement » par le psychiatre Daniel Zagury. Un trouble psychique lié à des traumatismes dans son passé militaire qui, s'il était considéré par les juges lors d'un futur procès, les contraindrait à en tenir compte dans la fixation de la peine. En clair : la possibilité pour Loïk Le Priol de ne pas se voir imposer la peine de prison maximale prévue par le code pénal.

Retour à l'isolement en mai 2023 après deux incidents

Mis en examen pour assassinat après une courte cavale en Hongrie d'où il espérait rejoindre l'Ukraine pour se battre, puis sa reddition, le 23 mars 2022, lorsqu'il a appris que sa petite amie avait été arrêtée, Loïk le Priol avait été placé à l'isolement à Meaux. Il avait ensuite obtenu son transfèrement à Fleury et avait fini par devenir un détenu de droit commun, au sein du quartier dit « spécifique » de la maison d'arrêt. Un régime de détention visant à les protéger du reste de la population carcérale.

Le 23 mai 2023, cependant, l'administration pénitentiaire signale un premier incident. Un téléphone portable est retrouvé lors d'une fouille, dissimulé dans la semelle creusée d'une de ses chaussures. Trois jours plus tard, le 26 mai, un second portable est découvert. Un surveillant assure également l'avoir entendu tenir des « propos préoccupants », selon le juge. Lors d'une conversation téléphonique avec un mystérieux interlocuteur, Le Priol aurait ainsi évoqué les « plans » de la prison. L'indiscrétion est aussitôt remontée, et Loïk Le Priol renvoyé à l'isolement, qu'il n'a plus quitté depuis. Les deux téléphones ont été expertisés mais n'ont rien révélé d'utile à l'enquête.

 
 

« J'ai les mêmes conditions de détention que Redoine Faïd, qui est mon voisin Je m'étonne de ce traitement particulier »

Loïk Le Priol

 
 
 

Mardi, le procureur s'est appuyé sur ces rapports pénitentiaires - « Les détenus sont particulièrement ingénieux », a-t-il dit - pour requérir le statu quo sur les conditions carcérales de l'ancien gudard. Soulignant les dangers d'un placement sous contrôle judiciaire en termes de « concertation frauduleuse », de « préservation des investigations » et de risque de fuite - n'avait-il pas quitté la France, au lendemain des faits, pour « échapper à ses responsabilités » ? a interrogé le magistrat. « Je ne me roulerais pas par terre si vous ne mainteniez pas l'isolement », a tempéré le procureur, précisant toutefois que les faits étaient d'une « particulière violence, c'est un euphémisme de le dire », et que Loïk Le Priol avait démontré par le passé son « incapacité à tenir parole ».

Une allusion à une précédente affaire de violences entre gudards, qui a valu à Le Priol une condamnation à quatre ans de prison dont deux ferme en juin 2022. Placé sous contrôle judiciaire dans l'attente de son jugement, Le Priol avait normalement l'interdiction d'entrer en contact avec Romain Bouvier. Une mesure qu'il n'avait pas respectée : c'est au côté de celui-ci, le soir du 19 mars 2022, qu'il participera à une bagarre contre Shaun Hegarty et son vieux camarade, Federico Martin Aramburu, avant qu'ils ne tirent plusieurs balles sur ce dernier et ne le tuent.

L'isolement finalement levé ce mardi, la requalification des faits espérée par la défense

À la barre, Loïk Le Priol, chemise blanche, a d'abord tenu à avoir un mot pour la « famille de la victime, ça me paraît être le minimum ». Puis il s'est aussitôt plaint de son régime de détention, qui lui interdit toute communication avec ses proches depuis 540 jours. « J'ai les mêmes conditions de détention que Redoine Faïd, qui est mon voisin, a-t-il lancé. Je m'étonne de ce traitement particulier ». « C'est un acharnement »", a renchéri son avocat, Me Nogueras. Plus que son régime de détention, l'enjeu des prochains mois porte en réalité sur la qualification initiale retenue par le juge d'instruction. La thèse de l'assassinat résistera-t-elle à l'enquête, tandis que le procureur a admis, mardi, l'existence d'un « débat sur la qualification des faits ».

Puni de la réclusion criminelle à perpétuité, l'assassinat exige en effet la préméditation du geste. Or, la défense entend se servir d'une expertise de 250 pages qui compile les différentes vidéosurveillances du 19 mars 2022, et qui vient d'être versée au dossier d'instruction. Me Nogueras entend obtenir, a minima, la requalification des faits en meurtre (puni de trente ans de prison). Selon l'avocat, l'expertise montre que « Loïk Le Priol n'est pas à l'initiative » de la seconde rixe qui débouchera sur les coups de feu et qu'il n'avait donc en aucun cas prévu de tuer le rugbyman avec son arme. « J'ai été agressé à deux reprises de manière extrêmement violente par un homme à qui je n'avais rien fait [...] Ils m'ont sauté dessus jusqu'à me casser les dents et me fracturer le nez. Me défendre était une absolue nécessité », avance quant à lui Le Priol.

Un « tournant dans le dossier », pour la robe noire, qui a osé, devant le JLD, éclairer sa stratégie de défense. Affirmant qu'il avait les éléments en main pour désormais envisager, « pourquoi pas, disons-le, aujourd'hui, une fois pour toute : la légitime défense ». Mardi soir, le juge a maintenu la détention de Loïk Le Priol, mais a mis fin à son isolement en prison. Contacté, l'avocat de la famille de Federico Martin Aramburu, Me Yann Le Bras, n'a pas souhaité faire de commentaire. S'en tenant à ses propos tenus dans L'Équipe, en mars 2023, un an après la mort du rugbyman : « Fédé et Shaun se sont retrouvés face à deux hommes qui ont le comportement de suprémacistes blancs et qui vont mener une chasse à l'homme dans les rues de Paris à bord d'une Jeep. Mais c'est quoi ça ? Un safari ? Un binôme d'assassins déterminés, en tout cas [...] Ce n'est pas un banal fait divers. C'est très rare d'avoir un binôme de tireurs qui fait feu à dix reprises, en pleine rue, dans Paris. »

 

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Posté 13 septembre 2023 - 21:14

La propension à être faux cul chez ces extrêmes-violents…


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#13 Pâquerette

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Posté 13 septembre 2023 - 21:25

[...]

Une allusion à une précédente affaire de violences entre gudards, qui a valu à Le Priol une condamnation à quatre ans de prison dont deux ferme en juin 2022. Placé sous contrôle judiciaire dans l'attente de son jugement, Le Priol avait normalement l'interdiction d'entrer en contact avec Romain Bouvier. Une mesure qu'il n'avait pas respectée : c'est au côté de celui-ci, le soir du 19 mars 2022, qu'il participera à une bagarre contre Shaun Hegarty et son vieux camarade, Federico Martin Aramburu, avant qu'ils ne tirent plusieurs balles sur ce dernier et ne le tuent. [...]

 

 Je ne connaissais pas ce terme. Maintenant je sais. Pas de mots pour décrire ce type !



#14 Patator

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Posté 13 septembre 2023 - 21:43

Ces gens n'ont aucune humanité ni honneur ni rien. Leur avocat je préfère ne rien dire.
Que la justice se charge d'eux.
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#15 Alex chocolatines

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Posté 13 septembre 2023 - 22:15

La propension à être faux cul chez ces extrêmes-violents…

C'est assez récurent en effet, avec comme d'habitude l'altération du jugement. l'être humain peut parfois etre une grosse merde. 






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