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MONTAGNE Régis


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579 réponses à ce sujet

#571 ZACH

ZACH

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Posté 04 juillet 2026 - 16:18

Quel plaisir de voir Demba Bamba se vautrer lamentablement face aux Blacks, alors que certains le voyait tellement beau à la vue de la fin de saison avec le Racing !! Toujours aussi faible en mêlée et pénalisé à trois reprises aujourd'hui.
Ça accordera de nouveau du crédit à Régis, qui fait une bonne entrée. Il est encore aujourd'hui le meilleur pilier droit français n'en déplaise à certains...

D’accord avec toi 

Et la trompette de Moscato qui s’invente une vie de boxeur pour avoir fait 2 ou 3 rounds pour amuser la galerie, et qui annonce que le grand PILIER de l’EDF c’est demba bamba au physique unique …. :lol:  :lol:  :lol:
 C’est vrai que notre Regis n’est pas très sculpté mais au moins il tient la marée 



#572 Gibbs

Gibbs

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Posté 04 juillet 2026 - 16:24

Sur le peu du match que j'ai vu, Massa et Montagne ont fait le boulot...Tixeront pas mal non plus !


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#573 Lycha

Lycha

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Posté 04 juillet 2026 - 18:07

Sur le peu du match que j'ai vu, Massa et Montagne ont fait le boulot...Tixeront pas mal non plus !


Du même avis, parce que Lamothe n'a pas été transcendant et que dire de Bochaton... Tixeront n'aurait pas fait tache en débutant le match à sa place. Bochaton si il ne joue pas à l'Ubb, il n'est jamais international !

#574 jm12

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Posté 04 juillet 2026 - 20:23

Bonne prestation de Régis ce matin , propre pas maladroit actif sans fausse note en mêlée; le job bien fait !


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#575 manu01

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Posté 04 juillet 2026 - 20:39

Les trois clermontois n'ont pas détonner par rapport aux UBB. Avec les sous-payés toulousains il faudra voir.



#576 faust63

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Posté 05 juillet 2026 - 15:52

Sur le peu du match que j'ai vu, Massa et Montagne ont fait le boulot...Tixeront pas mal non plus !

 

et ils engrangent de la confiance et de l expérience , ca payera sur leur courbe de progression , ca reste de jeunes joueurs  



#577 xdderf63

xdderf63

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Posté 05 juillet 2026 - 17:20

D’accord avec toi 

Et la trompette de Moscato qui s’invente une vie de boxeur pour avoir fait 2 ou 3 rounds pour amuser la galerie, et qui annonce que le grand PILIER de l’EDF c’est demba bamba au physique unique …. :lol:  :lol:  :lol:
 C’est vrai que notre Regis n’est pas très sculpté mais au moins il tient la marée 

 

Il boxe encore un peu

 A ses heures 

 

https://www.facebook...608625837527047



#578 ZACH

ZACH

    Joueur de TOP 14

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Posté 06 juillet 2026 - 09:06

 

Il boxe encore un peu

 A ses heures 

 

https://www.facebook...608625837527047

Oui c’est bien ça….

Boxeur de comptoir 


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#579 Stoop

Stoop

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Posté aujourd'hui, 15:46

Article rédigé par Nicolas Zanardi

Nicolas Zanardi
Journaliste

Midi Olympique et Rugbyrama

Titulaire au début de la saison internationale, Régis Montagne devrait retrouver face au Japon un maillot de titulaire au goût symbolique, après avoir surmonté bien des épreuves cette saison Une revanche sur le sort que lintéressé aborde toutefois avec le sage recul de ceux qui savent doù ils viennent

Samedi à Tokyo, Régis Montagne devrait être titulaire à droite de la mêlée du XV de France, comme en novembre. Mais ce qui pourrait passer pour une histoire banale nest en réalité rien par rapport au chemin parcouru en huit mois par le pilier de Clermont, à qui le destin avait réservé bien des chausse-trappes. "Juste avant le rassemblement pour les tests de novembre, je métais blessé contre Castres", se rappelait lancien Grenoblois jeudi matin au bord du Conrad Hotel, dont la sublime vue surplombe la baie de Tokyo.


Régis Montagne nous a reçus dans le Conrad Hotel.Régis Montagne nous a reçus dans le Conrad Hotel. AB
"Javais joué une petite vingtaine de minutes et, dès la première mêlée, javais senti un point dans le dos. Sur le coup, je me suis dit que cétait une crampe. Le lendemain, la douleur était toujours là. Il faut savoir quà chaque fois que je dois partir en équipe de France, il m'arrive une tuile. Ma mère mavait dit : "Tu as un chat noir, cest pas possible..." Le dimanche à Marcoussis, ça ne passait pas. Jétais en chambre avec Babé (Massa, N.D.L.R.), et je lui avais dit : "Ça va pas, jai encore mal, je vais essayer mais je ne suis pas sûr". Plus les jours passaient, plus ça se dégradait. Je perdais même de la force dans le bras." Et pour cause : une hernie cervicale venait de pointer au pire des moments, à laube daffronter les champions du monde Springboks au Stade de France pour sa première titularisation au niveau international "Le staff médical a réussi à me mettre dans les meilleures conditions. Avec Bruno Boussagol, on a passé énormément de temps ensemble à bosser pour libérer le nerf. Cest pour ça que je nai pas été renvoyé d'ailleurs, et j'ai enchaîné les trois matches. Même si à un entraînement près, jaurais pu rentrer à la maison."


Régis Montagne nous a reçus dans le Conrad Hotel.Régis Montagne nous a reçus dans le Conrad Hotel. AB
Reste que la suite fut moins drôle. Difficile, au vrai, de succéder à Uini Atonio sans sexposer au flanc de la critique. "Il a été la référence en France pendant dix ans, et même bien plus que ça au niveau international. Forcément, le poids des attentes est décuplé pour ceux qui prennent le maillot derrière, sauf que tout le monde n'est pas lui..." Surtout lorsque le physique ne parvient plus à suivre. "Jai été rappelé pour le Tournoi et, après le match de l'Italie, je passe 24e. En rentrant à Clermont, je mentraîne le mardi. On fait beaucoup de mêlées le matin, le point dans le dos revient mais sans plus. Laprès-midi, on part en musculation. Cest là que jai senti un pic de douleur... et d'un coup, plus rien. Comme si toutes les lumières s'étaient éteintes. La nuit qui a suivi, je me suis réveillé vers 2 heures du matin. Impossible de me rendormir. Ma rotation de cou faisait à peine deux centimètres. Cest là que j'ai dit au doc : "Franchement, je suis prêt à me faire opérer, je veux que ça cesse, j'en ai marre". Je perdais ma force, je m'étais fait l'acromio en janvier du même côté, mon corps se bousillait. Il fallait que ça s'arrête..."

"Jai appris à moins prendre les choses à cur"
Cest ainsi que Régis Montagne passa sur le billard, avec les angoisses qui vont avec. " Jai stressé car javais peur de l'après. Du genre : "quand je me réveille, est-ce que je sentirai encore mes jambes ?". Si on m'avait dit demain que je ne pouvais plus jouer au rugby, j'aurais été dégoûté, cest comme une première mort, mais la vie ne s'arrête pas là, il y a des choses bien plus graves. Surtout que mon hernie était placée très haut, en C6-C7. Mais le chirurgien mavait bien rassuré. Ce n'était pas une arthrodèse où on soude les vertèbres, cétait juste pour enlever l'hernie, je ne devais rien perdre en mobilité. J'ai dit : "D'accord, je signe tout de suite !" Quand je me suis réveillé, j'ai tout de suite bougé mes jambes et mes pieds pour vérifier que tout allait bien Et après ça, j'ai pris un mois de plus que prévu pour ma rééducation, par sécurité. Jen profite dailleurs pour remercier notre kiné de lASM Anthony Comptour, qui a toujours été là pour moi."


Régis Montagne, pilier droit de l'équipe de France face aux All Blacks.Régis Montagne, pilier droit de l'équipe de France face aux All Blacks. Dave Lintott / Icon Sport
Le résultat en valait la peine puisque, quatre mois plus tard, Régis Montagne affrontait les All Blacks sur leurs terres, où il avait vécu ses premiers émois internationaux un an plus tôt. "Après mon opération, je voulais juste rejouer au rugby. Alors, se retrouver à préparer un match face aux All Blacks un an après tout ça... Je me suis dit : "Ça y est, un an après, je suis de retour". Cétait monstrueux. À chaque fois qu'on bossait dur et que j'en chiais, je me disais que ça paierait un jour. Forcément, au moment du coup d'envoi, j'ai pensé à tous ces moments où je n'ai pas abandonné, où je me suis posé les bonnes questions." Ce travail acharné lui ayant permis, aussi, si tout va bien, de retrouver une tunique de titulaire haute en symboles face au Japon ce week-end, et pas seulement parce que Régis Montagne s'y sent comme un poisson dans l'eau en tant que collectionneur de Pokémon "Ce match, je ne veux pas l'aborder comme les autres. Lors de mes premières titularisations en France, devant mon public, ma famille, au Stade de France face aux champions du monde, la pression était immense. Si tu ne l'as pas là, tu ne l'as jamais. Mais aujourd'hui, j'ai appris à prendre les choses moins à cur. Ça me fait du bien. Je fais mon job, je me prépare bien, j'ai mes petits checkpoints dans la semaine pour me mettre en confiance. Et le reste, c'est tout pour l'équipe."

"Quand je déchargeais les camions la nuit, jai su ce que cétait que den chier..."
Un discours terre à terre, et dautant mieux compréhensible au vu du parcours du bonhomme, loin des chemins parfois tout tracés du rugby pro. "À mes débuts en pro avec Grenoble, je ne touchais pas beaucoup d'argent, se souvient Montagne. Je venais d'avoir mon permis, je touchais 300 euros par mois. Avec ça, quand tu as payé l'assurance de la voiture, il ne te reste plus rien, et je n'osais pas demander de l'argent à ma mère. Alors il a fallu que je trouve un travail. Je me suis lancé : tous les week-ends, le vendredi soir, j'allais décharger des camions à Voreppe pour une boîte de transport, Kuehne-Nagel. Parfois, j'étais 24e le vendredi soir au Stade des Alpes, et je partais à minuit pour embaucher jusqu'à 7 heures du matin, à décharger les palettes. Depuis, je sais ce que cest que den chier vraiment J'ai fait ça pendant près de deux ans. Dès que j'avais une semaine de vacances ou un week-end de libre, j'y allais. Même pendant le Covid, sur les quatre mois de confinement, j'ai passé trois mois à bosser là-bas. Je n'ai signé pro qu'à l'été d'après. Ça m'a permis de voir autre chose et de me rendre compte que pour avoir de l'argent, il faut travailler dur. Et surtout que, quand tu en as, il ne faut pas le gaspiller. "

Une réflexion qui prend tout son sens à cet instant charnière de la carrière du jeune homme, qui doit sapprêter à négocier à 25 ans le contrat de sa vie, lui qui se retrouvera en fin de bail avec lASM à lissue de la saison. "C'est la première fois de ma carrière que je me retrouve en fin de contrat. Forcément, il y a une petite sensation bizarre. On est au début du mois de juillet et tu te dis que dans onze mois, si tu ne trouves rien, tu n'as plus rien. Ça fait un peu de pub de débuter en équipe de France, cest sûr, mais j'essaie de ne pas y penser pour ne pas me rajouter de la pression. J'ai un agent qui s'occupe de ça, je lui laisse les clés du camion, c'est son rôle. Le mien, cest de jouer et de prendre du plaisir." Toujours plus facile, quand on revient de si loin...

Lanecdote : cette improbable allergie au froid
À lévidence, dans la moiteur japonaise, cette singularité de Régis Montagne ne sera pas un handicap, dautant quelle a tendance à sestomper. Reste que le pilier droit du XV de France présente une étrange particularité, celle davoir développé une allergie au froid, sur laquelle il a accepté de revenir avec beaucoup dautodérision. "C'est venu d'un coup quand j'étais à Grenoble. On faisait de la cryothérapie dans des tubes. Je n'avais jamais été allergique au froid de ma vie, je me baladais toujours en short et t-shirt, même par -10 °C. Et un jour, après un match contre Montauban, en sortant du tube, j'avais des plaques rouges sur tout le corps. Rouge vif ! Je me suis pris en photo avec un coéquipier, j'avais juste une serviette autour de la taille. Quand j'ai vu le cliché, j'avais l'air d'une glace vanille-fraise : la tête vanille, le corps fraise..."

Le déclenchement dune pathologie qui pourrait paraître amusante, si elle nétait pas hautement handicapante pour un joueur de rugby ! "Sur le coup, jai cru que le rugby allait être terminé pour moi. La semaine d'après, on jouait à Aurillac, il faisait 5 °C. Or, ces allergies, c'est en dessous de 8 °C quelles se déclenchent Cétait mon 50e match en pro et je men souviendrai toute ma vie : on était sorti pour faire les mêlées à léchauffement. Je me mets à quatre pattes et quand je me relève, j'avais les mains de Mickey Mouse ! J'ai joué mais je ne pouvais pas me lier en mêlée, j'étais tombé la tête dans le sol sur la première mêlée à l'échauffement, javais l'il complètement gonflé. Le doc m'avait donné un antihistaminique de première génération qui m'a complètement shooté... À la mi-temps, ils m'avaient même fait un ECG pour vérifier si je n'étais pas en train de clamser, tellement j'étais mal ! Ça a mis jusqu'au lendemain 11 h pour dégonfler..."

Rassurez-vous toutefois, depuis le temps et à force de visites chez lallergologue, Régis Montagne est aujourdhui parvenu à contrôler ce problème, dont la singularité ne se manifeste plus que rarement. "Depuis, même pour la récup, j'ai banni les bains froids, sourit-il. Les kinés de léquipe de France le savent : si je prends un coup, on met de l'argile, mais jamais de glace." Un moindre mal, au bout du compte...

#580 Binche63

Binche63

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Posté aujourd'hui, 16:39

Article rédigé par Nicolas Zanardi

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Titulaire au début de la saison internationale, Régis Montagne devrait retrouver face au Japon un maillot de titulaire au goût symbolique, après avoir surmonté bien des épreuves cette saison Une revanche sur le sort que lintéressé aborde toutefois avec le sage recul de ceux qui savent doù ils viennent

Samedi à Tokyo, Régis Montagne devrait être titulaire à droite de la mêlée du XV de France, comme en novembre. Mais ce qui pourrait passer pour une histoire banale nest en réalité rien par rapport au chemin parcouru en huit mois par le pilier de Clermont, à qui le destin avait réservé bien des chausse-trappes. "Juste avant le rassemblement pour les tests de novembre, je métais blessé contre Castres", se rappelait lancien Grenoblois jeudi matin au bord du Conrad Hotel, dont la sublime vue surplombe la baie de Tokyo.


Régis Montagne nous a reçus dans le Conrad Hotel.Régis Montagne nous a reçus dans le Conrad Hotel. AB
"Javais joué une petite vingtaine de minutes et, dès la première mêlée, javais senti un point dans le dos. Sur le coup, je me suis dit que cétait une crampe. Le lendemain, la douleur était toujours là. Il faut savoir quà chaque fois que je dois partir en équipe de France, il m'arrive une tuile. Ma mère mavait dit : "Tu as un chat noir, cest pas possible..." Le dimanche à Marcoussis, ça ne passait pas. Jétais en chambre avec Babé (Massa, N.D.L.R.), et je lui avais dit : "Ça va pas, jai encore mal, je vais essayer mais je ne suis pas sûr". Plus les jours passaient, plus ça se dégradait. Je perdais même de la force dans le bras." Et pour cause : une hernie cervicale venait de pointer au pire des moments, à laube daffronter les champions du monde Springboks au Stade de France pour sa première titularisation au niveau international "Le staff médical a réussi à me mettre dans les meilleures conditions. Avec Bruno Boussagol, on a passé énormément de temps ensemble à bosser pour libérer le nerf. Cest pour ça que je nai pas été renvoyé d'ailleurs, et j'ai enchaîné les trois matches. Même si à un entraînement près, jaurais pu rentrer à la maison."


Régis Montagne nous a reçus dans le Conrad Hotel.Régis Montagne nous a reçus dans le Conrad Hotel. AB
Reste que la suite fut moins drôle. Difficile, au vrai, de succéder à Uini Atonio sans sexposer au flanc de la critique. "Il a été la référence en France pendant dix ans, et même bien plus que ça au niveau international. Forcément, le poids des attentes est décuplé pour ceux qui prennent le maillot derrière, sauf que tout le monde n'est pas lui..." Surtout lorsque le physique ne parvient plus à suivre. "Jai été rappelé pour le Tournoi et, après le match de l'Italie, je passe 24e. En rentrant à Clermont, je mentraîne le mardi. On fait beaucoup de mêlées le matin, le point dans le dos revient mais sans plus. Laprès-midi, on part en musculation. Cest là que jai senti un pic de douleur... et d'un coup, plus rien. Comme si toutes les lumières s'étaient éteintes. La nuit qui a suivi, je me suis réveillé vers 2 heures du matin. Impossible de me rendormir. Ma rotation de cou faisait à peine deux centimètres. Cest là que j'ai dit au doc : "Franchement, je suis prêt à me faire opérer, je veux que ça cesse, j'en ai marre". Je perdais ma force, je m'étais fait l'acromio en janvier du même côté, mon corps se bousillait. Il fallait que ça s'arrête..."

"Jai appris à moins prendre les choses à cur"
Cest ainsi que Régis Montagne passa sur le billard, avec les angoisses qui vont avec. " Jai stressé car javais peur de l'après. Du genre : "quand je me réveille, est-ce que je sentirai encore mes jambes ?". Si on m'avait dit demain que je ne pouvais plus jouer au rugby, j'aurais été dégoûté, cest comme une première mort, mais la vie ne s'arrête pas là, il y a des choses bien plus graves. Surtout que mon hernie était placée très haut, en C6-C7. Mais le chirurgien mavait bien rassuré. Ce n'était pas une arthrodèse où on soude les vertèbres, cétait juste pour enlever l'hernie, je ne devais rien perdre en mobilité. J'ai dit : "D'accord, je signe tout de suite !" Quand je me suis réveillé, j'ai tout de suite bougé mes jambes et mes pieds pour vérifier que tout allait bien Et après ça, j'ai pris un mois de plus que prévu pour ma rééducation, par sécurité. Jen profite dailleurs pour remercier notre kiné de lASM Anthony Comptour, qui a toujours été là pour moi."


Régis Montagne, pilier droit de l'équipe de France face aux All Blacks.Régis Montagne, pilier droit de l'équipe de France face aux All Blacks. Dave Lintott / Icon Sport
Le résultat en valait la peine puisque, quatre mois plus tard, Régis Montagne affrontait les All Blacks sur leurs terres, où il avait vécu ses premiers émois internationaux un an plus tôt. "Après mon opération, je voulais juste rejouer au rugby. Alors, se retrouver à préparer un match face aux All Blacks un an après tout ça... Je me suis dit : "Ça y est, un an après, je suis de retour". Cétait monstrueux. À chaque fois qu'on bossait dur et que j'en chiais, je me disais que ça paierait un jour. Forcément, au moment du coup d'envoi, j'ai pensé à tous ces moments où je n'ai pas abandonné, où je me suis posé les bonnes questions." Ce travail acharné lui ayant permis, aussi, si tout va bien, de retrouver une tunique de titulaire haute en symboles face au Japon ce week-end, et pas seulement parce que Régis Montagne s'y sent comme un poisson dans l'eau en tant que collectionneur de Pokémon "Ce match, je ne veux pas l'aborder comme les autres. Lors de mes premières titularisations en France, devant mon public, ma famille, au Stade de France face aux champions du monde, la pression était immense. Si tu ne l'as pas là, tu ne l'as jamais. Mais aujourd'hui, j'ai appris à prendre les choses moins à cur. Ça me fait du bien. Je fais mon job, je me prépare bien, j'ai mes petits checkpoints dans la semaine pour me mettre en confiance. Et le reste, c'est tout pour l'équipe."

"Quand je déchargeais les camions la nuit, jai su ce que cétait que den chier..."
Un discours terre à terre, et dautant mieux compréhensible au vu du parcours du bonhomme, loin des chemins parfois tout tracés du rugby pro. "À mes débuts en pro avec Grenoble, je ne touchais pas beaucoup d'argent, se souvient Montagne. Je venais d'avoir mon permis, je touchais 300 euros par mois. Avec ça, quand tu as payé l'assurance de la voiture, il ne te reste plus rien, et je n'osais pas demander de l'argent à ma mère. Alors il a fallu que je trouve un travail. Je me suis lancé : tous les week-ends, le vendredi soir, j'allais décharger des camions à Voreppe pour une boîte de transport, Kuehne-Nagel. Parfois, j'étais 24e le vendredi soir au Stade des Alpes, et je partais à minuit pour embaucher jusqu'à 7 heures du matin, à décharger les palettes. Depuis, je sais ce que cest que den chier vraiment J'ai fait ça pendant près de deux ans. Dès que j'avais une semaine de vacances ou un week-end de libre, j'y allais. Même pendant le Covid, sur les quatre mois de confinement, j'ai passé trois mois à bosser là-bas. Je n'ai signé pro qu'à l'été d'après. Ça m'a permis de voir autre chose et de me rendre compte que pour avoir de l'argent, il faut travailler dur. Et surtout que, quand tu en as, il ne faut pas le gaspiller. "

Une réflexion qui prend tout son sens à cet instant charnière de la carrière du jeune homme, qui doit sapprêter à négocier à 25 ans le contrat de sa vie, lui qui se retrouvera en fin de bail avec lASM à lissue de la saison. "C'est la première fois de ma carrière que je me retrouve en fin de contrat. Forcément, il y a une petite sensation bizarre. On est au début du mois de juillet et tu te dis que dans onze mois, si tu ne trouves rien, tu n'as plus rien. Ça fait un peu de pub de débuter en équipe de France, cest sûr, mais j'essaie de ne pas y penser pour ne pas me rajouter de la pression. J'ai un agent qui s'occupe de ça, je lui laisse les clés du camion, c'est son rôle. Le mien, cest de jouer et de prendre du plaisir." Toujours plus facile, quand on revient de si loin...

Lanecdote : cette improbable allergie au froid
À lévidence, dans la moiteur japonaise, cette singularité de Régis Montagne ne sera pas un handicap, dautant quelle a tendance à sestomper. Reste que le pilier droit du XV de France présente une étrange particularité, celle davoir développé une allergie au froid, sur laquelle il a accepté de revenir avec beaucoup dautodérision. "C'est venu d'un coup quand j'étais à Grenoble. On faisait de la cryothérapie dans des tubes. Je n'avais jamais été allergique au froid de ma vie, je me baladais toujours en short et t-shirt, même par -10 °C. Et un jour, après un match contre Montauban, en sortant du tube, j'avais des plaques rouges sur tout le corps. Rouge vif ! Je me suis pris en photo avec un coéquipier, j'avais juste une serviette autour de la taille. Quand j'ai vu le cliché, j'avais l'air d'une glace vanille-fraise : la tête vanille, le corps fraise..."

Le déclenchement dune pathologie qui pourrait paraître amusante, si elle nétait pas hautement handicapante pour un joueur de rugby ! "Sur le coup, jai cru que le rugby allait être terminé pour moi. La semaine d'après, on jouait à Aurillac, il faisait 5 °C. Or, ces allergies, c'est en dessous de 8 °C quelles se déclenchent Cétait mon 50e match en pro et je men souviendrai toute ma vie : on était sorti pour faire les mêlées à léchauffement. Je me mets à quatre pattes et quand je me relève, j'avais les mains de Mickey Mouse ! J'ai joué mais je ne pouvais pas me lier en mêlée, j'étais tombé la tête dans le sol sur la première mêlée à l'échauffement, javais l'il complètement gonflé. Le doc m'avait donné un antihistaminique de première génération qui m'a complètement shooté... À la mi-temps, ils m'avaient même fait un ECG pour vérifier si je n'étais pas en train de clamser, tellement j'étais mal ! Ça a mis jusqu'au lendemain 11 h pour dégonfler..."

Rassurez-vous toutefois, depuis le temps et à force de visites chez lallergologue, Régis Montagne est aujourdhui parvenu à contrôler ce problème, dont la singularité ne se manifeste plus que rarement. "Depuis, même pour la récup, j'ai banni les bains froids, sourit-il. Les kinés de léquipe de France le savent : si je prends un coup, on met de l'argile, mais jamais de glace." Un moindre mal, au bout du compte...


Entre les problèmes d argent connu dans sa jeunesse et l allergie au froid.
Ça vas pas être evident de le prolonger :D
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