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Les dérives du rugby


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#466 Alex chocolatines

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Prochaine révélation :

Un cyber raconte sa dépendance aux contrepèteries  ^_^  


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#467 RCV06

RCV06

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Prochaine révélation :

Un cyber raconte sa dépendance aux contrepèteries  ^_^  

T en a pas un qui avoue sa dépendance au dopage et autres poudres magiques  B)  


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#468 Alex chocolatines

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Posted 14 October 2025 - 16:28 PM

T en a pas un qui avoue sa dépendance au dopage et autres poudres magiques  B)  

On appelle ça des compléments alimentaires. Médisant va !  :D


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#469 el landeno

el landeno

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Posted 24 October 2025 - 15:55 PM

Insultes, jets de gobelets et bagarres en Top 14 : les supporters de rugby sont-ils devenus fous ?
Récemment mis en lumière par les incidents qui ont eu lieu lors de Perpignan-Racing, les comportements de certains supporters semblent de plus en plus poser problème. Épiphénomènes ou réelle évolution sociologique ? On s'est posé la question.

Des insultes et des jets de bière dénoncés par des supporters rochelais lors de leur premier déplacement de la saison à Bordeaux, des doigts d'honneur aperçus dans les tribunes bayonnaises pour la réception du Stade Toulousain : le money-time de la saison est encore très loin et pourtant, l'ambiance est déjà bouillante dans certaines tribunes. Bouillante, voire hostile, voire too much, jusqu'à basculer dans le gros incident lors de Perpignan-Racing, le 20 septembre.

 
 

Des jets de gobelets et l'intrusion d'un spectateur sur la pelouse ont conduit l'USAP à une lourde sanction : 50 000 euros d'amende (dont 2 000 avec sursis) et une suspension de deux matches de son terrain (dont un avec sursis). « On fait un éclairage sur l'USAP, mais l'atmosphère générale dans le rugby va dans le mauvais sens », avait alors réagi le président catalan François Rivière, sans renier les débordements observés dans son stade.

Même si ce n'est pas très glorieux, les comportements outranciers ont toujours existé dans le rugby et l'adage « sport de voyous pratiqué par des gentlemen » a dès le début eu du plomb dans l'aile. En 1913, nous rappelle l'historien du rugby Joris Vincent, des supporters furax avaient poursuivi l'arbitre M. Baxter, jugé selon eux responsable de la défaite de l'équipe de France contre l'Écosse (3-21). Il avait dû être protégé par la police. Pour nous ramener dans un passé beaucoup plus récent, « des coups de parapluie entre spectateurs autour du terrain, croyez-moi, ce n'est pas nouveau. J'en ai connu et dès mon plus jeune âge ! », se souvient le président de l'UBB Laurent Marti, qui a joué jusqu'en Reichel.

Affluences en hausse et spectateurs néophytes

Rien de nouveau sous le soleil du rugby français donc ? Si, quand même. Ces dernières années, porté notamment par la Coupe du monde 2023, les bons résultats de l'équipe de France et par l'existence même d'Antoine Dupont, le rugby a gagné en popularité. La saison dernière, le Top 14 a enregistré un nouveau record d'affluence, en augmentation de 6 % par rapport à la saison précédente, et six clubs ont fait 100 % de guichets fermés (Bayonne, Bordeaux, La Rochelle, Perpignan, Toulouse et Vannes). Cette popularité amène logiquement des spectateurs néophytes.

 
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Des échauffourées entre supporters à l'issue de l'access-match ayant opposé Grenoble à Perpignan en juin ont nécessité l'intervention des forces de l'ordre. (J.-B. Autissier/L'Équipe)

« Aujourd'hui, le stade n'est plus un lieu qui va se cantonner à la simple performance sportive. Par exemple, il y a des concerts organisés au Racing, car il y a des enjeux économiques importants, il faut rentabiliser l'investissement et aller chercher des gains ailleurs. Avec cette forme d'ouverture, la socialisation du supporter change », détaille Seghir Lazri, sociologue du sport. « On le voit nous aussi à Toulon, acquiesce Manu Bielecki, président de l'association Les Z'Acrau du RCT. Il y a de nouveaux supporters qui ne sont pas forcément du sérail du rugby, il faut leur apprendre les fameuses valeurs. »

« La sensibilité à la violence n'est pas la même qu'avant. C'est ça la problématique centrale de cette question sur la violence dans le stade »

Joris Vincent, historien du rugby

 
 
 

Mais il ne faudrait pas faire porter aux nouveaux arrivants l'entière responsabilité de l'évolution des comportements. Juste, les débordements d'aujourd'hui viennent s'ajouter à ceux qui étaient déjà là et font déborder le vase à problèmes. Parmi les autres explications, il y a aussi la médiatisation des incidents. « La société n'est pas plus violente aujourd'hui qu'elle ne l'était hier, explique Seghir Lazri. Elle l'est même moins. Mais ce qui est vrai, c'est que l'exploitation de cette violence et sa médiatisation sont d'autant plus prégnantes. »

« Des bagarres entre supporters, ça a toujours existé, poursuit le sociologue. Vous allez dans les clubs de Fédérale ou les week-ends en Régionale, partout où vous allez, ça existe, mais elles ne sont pas toujours relayées et elles l'étaient encore moins avant. C'est à l'image de ce qui se passe quand il y a des violences urbaines. On se dit que le monde s'écroule, mais en fait ces violences ont toujours existé. Par contre, aujourd'hui c'est rapidement visible, il y a une communication autour, et surtout, il y a l'exploitation de ce phénomène ». Et puis « la sensibilité à la violence n'est pas la même qu'avant, théorise l'historien Joris Vincent. C'est ça, la problématique centrale de cette question sur la violence dans le stade. » Les bagarres et invectives qui faisaient rire hier n'ont plus le même succès aujourd'hui.

Relativiser, « sans jouer les naïfs »

Évidemment, les tribunes de Top 14 ne sont pas à feu et à sang, heureusement. « Il n'y a pas de gros incidents, mais de mauvaises paroles, oui, il y en a pas mal », note Manu Bielecki, abonné au RCT depuis plus de 20 ans. Les associations de supporters ont d'ailleurs une responsabilité : « Pas plus tard que dimanche à Mayol, j'ai appelé la sécurité parce qu'un mec éméché insultait une stadière, continue-t-il. C'est notre rôle que ça ne dérive pas. Quand on joue à l'extérieur, dans le bus avant de descendre et quand on fait le briefing sur le déplacement, on insiste bien dessus. On véhicule l'image du club, on a une charte. »

« Tout évolue, il ne faut pas le nier, ne pas laisser faire, agir et punir les vrais imbéciles. Mais je veux relativiser, je n'irais pas jusqu'à dire que ça prend une tournure si inquiétante que ça, ni à Perpignan ni ailleurs, sans pour autant jouer les naïfs de service », résume Laurent Marti. L'idée n'est pas non plus d'avoir des tribunes neutres et aseptisées. La rivalité entre supporters fait partie des charmes du rugby, et le chambrage aussi.

« Quand vous en avez pris 50 pendant un match et qu'à la fin on vous branche un peu trop, il faut vite calmer le truc, sourit Bielecki. Il faut accepter de se faire brancher et accepter la défaite. Mais c'est vrai que parfois, la passion prime et ça fait dérailler. » Surtout quand les enjeux sportifs sont énormes tous les week-ends, avec 12 équipes sur 14 qui veulent jouer le top 6. Alors, quand il faut rester calme face à son pénible voisin de tribune, ou qu'on commence nous-même à devenir le voisin pénible, on peut peut-être penser à notre application de méditation ou à ce qu'on nous a appris en CP : « On ne fait pas à autrui ce qu'on ne voudrait pas qu'on nous fasse. »


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#470 Buckaroo

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Posted 24 October 2025 - 17:37 PM

Tu aurais pu mettre ça directement dans le sujet consacré à l'USAP...



#471 Alex chocolatines

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Posted 24 October 2025 - 17:42 PM

Voui toujours s'inspirer du proverbe porc : Ne fais pas aux truies ce que tu ne veux pas que l'on te fasse .



#472 el landeno

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Posted 07 November 2025 - 13:30 PM

Deux ans de prison requis contre le trois-quarts de Soyaux-Angoulême George Tilsley pour violences conjugales
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L'ailier néo-zélandais de Soyaux-Angoulême George Tilsley (ballon en mains), ici le 2 novembre face à Grenoble, risque deux ans de prison dont un an avec sursis. (ROMAIN/PRESSE SPORTS/Presse Sports)
Après deux reports d'audience, le procès pour violences conjugales de George Tilsley s'est tenu jeudi soir, à Auch. Deux ans de prison, dont un avec sursis, ont été requis contre le trois-quarts néo-zélandais, accusé de coups, d'étranglements et d'humiliations par deux anciennes compagnes. Le verdict sera connu le 4 décembre.
Annabelle Rolninpublié le 7 novembre 2025 à 12h07
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George Tilsley, qui évolue à Soyaux-Angoulême (Pro D2), comparaissait jeudi devant le tribunal d'Auch pour des faits de violences conjugales à l'encontre de deux anciennes compagnes. Déjà condamné en août 2023 à six mois de prison avec sursis pour violences sur sa concubine, le trois quarts néo-zélandais de 33 ans a dû répondre à des faits d'une extrême gravité après deux reports d'audience, les 10 septembre 2024 et 3 avril 2025.

 
 

Après le dépôt de plainte d'une première victime, une seconde femme, mère de l'enfant du joueur, avait été convoquée en tant que témoin, avant de finalement décider de déposer plainte à son tour.

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Violence, alcool et emprise

La première plaignante a évoqué au cours de sa relation avec Tilsley des violences physiques et psychologiques : des coups, des étranglements, des demandes insistantes de relations sexuelles quand le joueur (1,96 m, 103 kg) était ivre, détaille La Dépêche.

Le président du tribunal a souligné de nombreux témoignages indiquant que l'ancien joueur du SU Agen et du Stade Toulousain « boit beaucoup », qu'il peut avoir « l'alcool mauvais » et qu'il « peut être violent ». Il a également relevé les pressions que les victimes auraient subies pour se taire.

 
 

La seconde plaignante a décrit un homme « mi-ange, mi-démon » et évoqué une trentaine d'épisodes de violences physiques et notamment un soir où « elle a cru mourir » : enceinte de trois mois, Tilsley l'aurait étranglée et percutée avec une voiture.

Tilsley nie toute violence physique, son avocat demande une relaxe

Face à ces témoignages et à la longue liste des épisodes de violences, le joueur, dont les dires étaient traduits par une interprète, a nié toute violence physique.

Il a invoqué son infidélité pour justifier les « disputes, désaccords »« échanges agressifs, insultes, mais rien de plus ». Lors de sa première condamnation, Tilsley avait comparu sur reconnaissance préalable de culpabilité, un « plaider-coupable » qui permet d'aller plus vite et d'alléger la peine encourue.

Son avocat, Me Casellas, a pointé l'absence de témoin des violences, de certificat médical ou de photo pour défendre son client. Il a demandé une relaxe.

À l'issue d'une audience de quatre heures, la procureure a demandé la plus grande fermeté, requérant deux ans de prison, dont un an avec sursis probatoire, au vu « de la gravité des faits, de leur répétition sur deux victimes et de la dimension d'humiliation qui s'en dégage ». Le tribunal rendra sa décision le 4 décembre 2025.



#473 el landeno

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Posted 08 November 2025 - 07:25 AM

Des progrès mais encore quelques dérives : les liaisons sulfureuses entre le rugby sud-africain et le dopage
Le sélectionneur des Springboks Rassie Erasmus a réveillé la mauvaise réputation du rugby sud-africain en convoquant Asenathi Ntlabakanye pour le match face à la France ce samedi soir (21h10). Le pilier droit est pourtant sous le coup d'une procédure antidopage dans un pays où les contrôles sont en baisse.

C'est un télescopage qui s'était produit il y a deux ans, déjà, et qu'on ne s'attendait pas à voir ressurgir : l'Afrique du Sud et son rugby confrontés au dopage, pour mieux réveiller une réputation sulfureuse, et ce juste avant un match contre le XV de France, ce samedi (21h10). En 2023, juste avant le quart de finale de Coupe du monde entre les deux équipes, le pays était mis sous pression par l'Agence mondiale antidopage (AMA) pour n'avoir pas encore aligné sa législation sur le code mondial antidopage. Cette semaine, c'est la convocation dans le groupe springbok d'Asenathi Ntlabakanye, malgré son contrôle positif, en juillet, à une substance spécifiée, qui a suscité la polémique.

 
 

« C'est dur, pour quelqu'un qui n'a pas encore été reconnu coupable et sur lequel il y a encore une enquête, a temporisé Rassie Erasmus, jeudi. Il n'est pas suspendu et on nous dit qu'il peut jouer. Mais si les gens veulent en faire toute une histoire... » C'est sans doute que c'en est une, d'histoire, n'en déplaise au sélectionneur des champions du monde. Ces dernières années, quatre internationaux ont été pris par la patrouille : le champion du monde 2019 Elton Jantjies, ainsi qu'Aphiwe Dyantyi, Chiliboy Ralepelle et, enfin, Ntlabakanye.

Le sujet a intéressé Clinton Van der Berg, ancien journaliste qui en a tiré un livre en 2022 : Guns and Needles : A Journey into the Heart of South African Sport's Steroid and Drug Culture (Zebra Press), non traduit (en français, le titre signifie « Des armes à feu et des aiguilles : un voyage au coeur de la culture des stéroïdes et de la drogue dans le sport sud-africain »). « Ce que le livre illustre, explique-t-il, c'est qu'historiquement, le problème de dopage du rugby sud-africain a débuté dans les années 1980, et a atteint son point le plus haut dans les années 1990, surtout avec des stéroïdes. »

 

Le seul laboratoire national a perdu son accréditation

« L'Afrique du Sud a été exclue du sport mondial (à cause de l'Apartheid), mais en s'y rouvrant lentement à ce moment-là, elle a adopté les habitudes du reste du monde, dont le dopage, poursuit l'auteur. Mais ces dernières années, la Fédération sud-africaine (SARU) et le SAIDS (l'agence anti dopage sud-africaine) ont vraiment pris des mesures contre le phénomène. Surtout, il y a eu de la sensibilisation et de l'éducation. »

 

Les rapports d'activité du SAIDS montrent que le rugby est le troisième sport le plus contrôlé en Afrique du Sud, après l'athlétisme et le cyclisme. En 2022 et 2023, environ 400 tests étaient conduits chaque année sur les rugbymen. Mais ce chiffre est tombé à 166 en 2024-2025. « Depuis la révocation du laboratoire de Bloemfontein, on a dû ajuster le nombre de tests pour faire face aux dépenses supplémentaires engendrées par l'envoi des échantillons à l'étranger, à Doha et à Gand, en Belgique », fait savoir Khalid Galant, du SAIDS. C'est un souci en ce moment pour la lutte antidopage en Afrique du Sud : le seul labo national a perdu son accréditation de l'AMA.

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Asenathi Ntlabakanye a été contrôlé positif à une substance spécifiée. (A. Orfali/Getty images via afp)

Mais le nombre de cas positifs chez les rugbymen en Afrique du Sud n'atteint pas des sommets : 8 en 2022-2023, 4 en 2023-2024, 2 en 2024-2025. Le taux de cas positifs dépasse malgré tout régulièrement les 1 %. Pour point de comparaison, il a été de moins de 1 % en France en 2024 (18 cas positifs pour 2 608 tests dans le rugby tricolore). Ce qui attire surtout l'attention dans les rapports du SAIDS, qui révèle l'identité des sportifs testés positifs, c'est cette petite ligne qui apparaît parfois : « Personne protégée ». Il révèle en creux qu'il s'agit d'un sportif mineur. Et c'est là l'autre souci du rugby sud-africain vis-à-vis du dopage.

« Les cas sont plus rares, et on est surpris chaque fois qu'il y en a un nouveau »

Clinton Van der Berg, ancien journaliste ayant travaillé sur le dopage en Afrique du Sud

 
 
 

« Dans le rugby des lycées, à partir des années 2000, 2010, le problème a été grave, éclaire Van der Berg. Il y a eu beaucoup de tests positifs. L'attention est presque disproportionnée sur le rugby des lycées en Afrique du Sud. C'est très populaire. Il y a des sponsors, ça passe à la télé, c'est un business. Il y a une forme de pression, car il y a de possibles contrats pros au bout. » Moins encadrés, ces jeunes joueurs peuvent céder à la tentation. Les compléments alimentaires sont aussi à l'origine de cas positifs.

Ce fut le cas de Johan Goosen, l'ancien du Racing 92 et de Montpellier, suspendu trois mois en 2010, alors qu'il avait 18 ans et venait d'être élu meilleur joueur de la Craven Week, le grand tournoi national des lycées. Petit à petit, le SAIDS et la SARU ont davantage testé ces jeunes et aussi mis au point des campagnes de sensibilisation. Mais les dérives existent encore : en 2018-2019, six rugbymen mineurs ont été suspendus.

Les pros, eux, sont mieux contrôlés. La SAIDS effectue des dépistages lors des rassemblements des Springboks, qui sont autant testés que les autres joueurs du circuit international. « Les cas sont devenus plus rares, et on est surpris chaque fois qu'il y en a un nouveau, insiste Van der Berg. Il y a trop de choses en jeu pour ces joueurs maintenant. »



#474 el landeno

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Posted 13 November 2025 - 07:13 AM

Tournée de novembre. Les Fidji pensent à des garde-fous face aux excès
20250915183157-louv6.jpgLe joueur de Dax Ratu Nacika a fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire suite à une condamnation : son avocate a déposé un recours. © Crédit photo : Isabelle Louvier / SO

Publié le 13/11/2025 à 6h00.
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L’équipe des Fidji n’est que l’écume d’une vague de près de 300 joueurs qui irriguent les clubs de toutes les divisions de France. Confrontée à des dérapages, la communauté fidjienne s’organise

Josua Tuisova, Kalaveti Ravouvou, Jiuta Wainiqolo, Sireli Maqala… Au moment d’affronter le XV de France, samedi à Bordeaux, les Fidji aligneront la plupart de leurs plus prestigieux ambassadeurs. Des joueurs qui, de Lyon à Bayonne en passant par le Racing 92, comptent parmi les animateurs les plus spectaculaires du Top 14.

Cela n’a rien de nouveau. Ils perpétuent la longue histoire d’amour entre la France et le rugby fidjien amorcée avec l’arrivée de Waisale Serevi à la fin des années 90 à Mont-de-Marsan, puis entretenue à intervalles réguliers par celles de Rupeni Caucaunibuca à Agen, Sireli Bobo à Biarritz ou encore Metuisela Talebula à Bordeaux. Liste non exhaustive.

En dépit d’épisodes virant parfois au feuilleton, et qui trouvent pour la plupart leur source dans le choc culturel vécu par des joueurs venus de l’autre bout du monde, ces trajectoires sont l’illustration d’aventures sportives synonymes de réussite. Elles n’occultent cependant pas une réalité bien plus précaire pour les nombreux Fidjiens, en quête de contrats professionnels ou fédéraux, et de réussite, irriguant les clubs de l’élite à la Fédérale 3.

Déracinement

Cette face sombre des liens entre les rugby polynésiens et français a depuis longtemps été documentée. La mécanique est la même quelle que soit la nationalité des joueurs en question. Mais une réponse est en train d’être formulée depuis les Fidji. « De nombreux joueurs de rugby fidjiens sont confrontés à des difficultés de communication ou ont du mal à s’adapter au mode de vie en France. Vivre loin de sa famille peut être éprouvant psychologiquement et engendrer le mal du pays », déplore l’ancien numéro 8 international de l’UBB et de Brive, Sissa Koyamaibole, futur président de l’Association des joueurs de rugby fidjiens en Europe (FRPAE), filiale de FRPA (Fiji rugby players association), qui doit être officiellement lancée ce jeudi 13 novembre.

so-5b4019e066a4bdd22bb04b78-ph0.jpg?v=17Sissa Koyamaibole, l’ancien troisième ligne international de Brive et de l’UBB, doit être le président de l’Association des joueurs de rugby fidjiens de France.
AFP
Chronique judiciaire

Cette structure, sorte de syndicat de joueurs, ambitionne d’accompagner les candidats au départ en Europe. Mais aussi de les préparer à ce qu’ils vont découvrir dans une société dont ils n’appréhendent pas tous les codes. La très grande majorité des près de 300 joueurs fidjiens recensés par la FRPAE vivent cette expérience sans histoire. Malgré le soutien de la communauté fidjienne en France, qui a depuis longtemps organisé un tissu de solidarité pour encadrer les nouveaux arrivants, certains dérapages vont toutefois jusqu’à alimenter la chronique judiciaire sur fond de mal-être et d’alcoolisation. Inutile de se plonger dans les archives, les exemples récents ne manquent pas.

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S’il s’impose progressivement comme un leader au Stade Rochelais, au point d’avoir été capitaine contre Montauban, le flanker de 22 ans n’a pas commencé un match en bleu depuis sa première cape, le 6 juillet 2024, à Mendoza…
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Sensation du début de saison avec Bayonne, Esteban Capilla vit sa troisième semaine auprès des Bleus. Le troisième ligne raconte à « Sud Ouest » ce qu’il a mis en place pour franchir un cap

En mai dernier, le troisième ligne fidjien Masivesi Dakuwaqa a ainsi été condamné à huit mois de prison avec sursis pour avoir, sous l’empire de l’alcool, violemment mordu à la joue son coéquipier Pierre Pagès. Condamné pour agression sexuelle en novembre 2024 par le tribunal de Dax, le deuxième ligne de l’USD Ratu Nacika a lui reçu une notification l’obligeant à quitter le territoire français dans les 30 jours. Une décision qui a fait l’objet d’un recours de la part de son avocate. Condamné à quatre mois de prison avec sursis, son équipier Jope Naseara avait été reconnu coupable de violences commises lors de la même soirée.

Inutile de prolonger cet inventaire. Graves, ces faits divers ne constituent que des cas rares. Sissa Koyamaibole n’hésite pas cependant à en tirer des conclusions très claires : « Ces problèmes juridiques mettent en lumière la nécessité d’un système de soutien clair, d’un encadrement professionnel et d’une supervision pour protéger les intérêts des joueurs et de garantir la transparence du recrutement ». « C’est important de former et d’éduquer des jeunes qui n’ont que 17 ou 18 ans quand ils arrivent en France », prolonge Gabiriele Lovobalavu, l’ancien centre international qui a évolué notamment à Toulon et Bayonne, et qui interviendra lui aussi au sein de la FRPAE.

Prévention

Ces propos n’ont pas vocation à rester sans suite. Des propositions ont été formulées par la FRPA, présidée par Ilivasi Tabua aux Fidji, pour répondre à ces différents objectifs. En premier lieu, elle ambitionne de préparer les candidats au départ à ce qu’ils trouveront de l’autre côté du globe. Et, accessoirement, de créer une base de données pour recenser les profils de ces joueurs.

« On ressent le manque du pays et de la famille : on peut basculer dans l’alcool pour oublier ça »

« Nous souhaitons développer des compétences et des valeurs à travers des ateliers organisés aux Fidji », prolonge Sissa Koyamaibole. « L’un porterait sur le rugby : esprit d’équipe, honnêteté, confiance et auto-discipline. Un autre permettrait un suivi psychologique et un accompagnement à la transition professionnelle. Enfin, un dernier sensibiliserait à la préparation de l’après-rugby. »

Gabiriele Lovobalavu est bien placé pour mesurer l’importance d’une telle démarche : « Quand je suis arrivé en France à 22 ans, il n’y avait pas encore beaucoup de Fidjiens. Tout était difficile avec la barrière de la langue. Alors qu’aux Fidji je ne gagnais pas d’argent, j’en ai eu d’un coup ! Mais on ressent le manque du pays, de la famille : on peut basculer dans l’alcool pour oublier ça. Ça arrive encore à beaucoup de jeunes. »

En même temps qu’ils présentaient la filiale européenne de leur syndicat, les représentants de la FRPAE ont eu l’opportunité d’évoquer cette trame avec leurs homologues de la Ligue nationale de rugby et à la Fédération ce mercredi. Mais leur démarche ne se limite pas à cela. Elle ambitionne également de réguler, via un système d’accréditation, la liste des agents autorisés à explorer le vivier fidjien.

« Un système d’agrément pour les agents souhaitant recruter des joueurs fidjiens est essentiel : il garantit la transparence et la responsabilité », développe Sissa Koyamaibole. Des précautions qui pourraient éviter des situations dommageables selon Gabiriele Lovobalavu : « Des jeunes sont arrivés à l’aéroport à Paris alors qu’il n’y avait personne pour les attendre ! C’est nous, des gens de la communauté, qui étions obligés d’aller les chercher. »

Une raison pour laquelle l’association vise aussi à gagner un droit de contrôle sur les contrats… Illusoire ? Tout cela n’est pour l’heure qu’à l’état de projet. Mais c’est déjà une première réponse.

 
 
 

 



#475 Babé03

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Posted 20 January 2026 - 07:43 AM

"J'ai mal pour le rugby, frapper un enfant c'est inacceptable" : maillot des adversaires piétiné, un match junior dégénère en bagarre généralisée

La tension entre les rugbymen juniors de Bédarrides et de Digne a dégénéré en bagarre générale samedi 17 janvier, à la suite d'une provocation de l'équipe accueillante. Les supporters s'en sont pris aux jeunes joueurs.

C'est Ici Vaucluse qui le révèle, une rencontre de rugby junior a dégénéré en bagarre générale samedi 17 janvier à Bédarrides. Les jeunes de l'AS Bédarrides-Châteauneuf-du-Pape accueillaient ceux du Rugby Club Dignois sur le terrain de la commune. "Le match aller avait déjà été compliqué" se remémore Gérard Bouche, le président du club de Bédarrides.

Maillot piétiné au sol

En forme de provocation, un supporter local a disposé au sol un maillot de l'équipe adverse, afin que les rugbymen juniors de son équipe le piétinent l'un après l'autre lors de leur entrée sur le terrain. "Une honte !" commente le président du RC Dignois Jérémy Teissier sur la vidéo ayant immortalisé le moment, et que le club a publié sur les réseaux sociaux.

"Ça ne se fait pas" reconnaît Gérard Gauche. Le président de l'ASBC estime qu'à 16 ou 17 ans, les jeunes "n'ont pas conscience de l'impact". Dans un communiqué publié lui aussi sur les réseaux sociaux, le président du club vauclusien condamne "avec la plus grande rigueur" un acte qu'il juge "en totale contradiction avec les valeurs fondamentales du rugby que sont le respect de l’adversaire, la dignité et la fraternité".

Bagarre généralisée

La provocation a eu l'effet escompté : un match sur les charbons ardents, au cours duquel un joueur de Digne a eu 2 dents cassées à la suite d'un coup de poing porté au visage. Et une bagarre généralisée impliquant les joueurs des deux équipes, ainsi que des supporteurs ayant envahi le terrain. L'arbitre n'a eu d'autre choix que de mettre fin prématurément à la rencontre. "Un gamin de 16 ans a deux dents en moins, c'est triste" constate Jérémy Teissier. Qui pointe aussi l'irresponsabilité des adultes : "Un supporter de Bédarrides a frappé par-derrière un de nos jeunes remplaçants sur le banc de touche" raconte le responsable dignois. "Frapper un enfant, c'est inacceptable".

Frapper un enfant, c'est inacceptable

Jérémy Teissier - Président Rugby Club Dignois

à France 3 Provence-Alpes

 

"Pour une bagarre, il faut être deux, ce n'est pas tout blanc ni tout noir" commente pour sa part le président de l'AS Bédarrides, sous le feu des critiques depuis la rencontre. Qui dit désormais attendre le rapport de l'arbitre afin de connaître plus précisément les circonstances du fiasco. "L'essentiel, c'est qu'il n'y ait pas eu de blessé, pas de couteau ni ciseau" veut-il se rassurer.

Société plus violente

Adhérent du club de rugby "depuis 40 ans", Gérard Gauche reconnaît que les rencontres sont désormais plus violentes, "à l'image de la Société".

Em matière de violences, le terrain est à l'image de la Société

Gérard Bouche - Président AS Bédarrides-Châteauneuf-du-Pape Rugby

à France 3 Provence-Alpes

"Les bagarres, on en voit assez souvent" déplore-t-il. "Avec les jeunes plus que les seniors" selon lui. Le dirigeant incrimine tour à tour "les parents qui se mêlent du terrain" et "les jeunes, 'foufous', qui veulent faire comme les grands". Il rappelle qu'il s'est excusé auprès de son homologue des Alpes de Haute-Provence. Et promet "des sanctions" : "On leur fera nettoyer les vestiaires, ils doivent comprendre qu'il y a des choses ne se font pas" justifie-t-il.

Mission des éducateurs sportifs

"J'ai mal pour le rugby" s'émeut de son côté le président de RC Dignois. Dans son message sur les réseaux, Jérémy Teisseire s'adresse directement aux dirigeants et éducateurs du club accueillant : "comment peut-on apprendre à des M19 de telles valeurs ? Vous étiez présents : comment pouvez-vous messieurs, apprendre à des enfants à marcher sur le maillot de vos adversaires" ? Il appelle les instances à sanctionner la dérive constatée.

Procédures de prévention

Lui-même membre de la Ligue de Rugby, Jérémy appelle les dirigeants des clubs à davantage de fermeté, à l'heure où "la haine envahit" aussi le sport. Pour lui, le rugby doit se fixer un objectif intangible : zéro violence. "Un mec qui déborde, il faut le sortir" argumente-t-il.

Un mec qui déborde, il faut le sortir

Jérémy Teissier - Président Rugby Club Dignois

à France 3 Provence-Alpes

Et appelle les éducateurs bénévoles à mettre en place des procédures de prévention : "la 'gagne' engendre trop souvent des comportements inappropriés", constate Jérémy Teissier. Il réclame de " mieux communiquer avec les jeunes avant les matches", insistant sur la préparation des rencontres "à risques", qui nécessitent "davantage d'arbitres". Et le dirigeant n'hésite pas à pointer "certains éducateurs qui font eux-mêmes monter la violence". "On doit miser sur les bons éducateurs, qui font avancer pédagogie. Et se séparer des mauvais" tranche-t-il.

Préserver le rugby des dérives du foot

Malgré les dérives constatées, Jérémy Teissier continue de penser que le rugby "est un excellent outil pour lutter contre la violence" qui permet de "transmettre auprès de la jeunesse les valeurs universelles qui font la beauté du sport". Et le dirigeant veut croire à des terrains de rugby qui sauront se préserver des comportements violents "qui ont envahi le foot". "Chez nous, on n'en est pas encore aux couteaux dans les tribunes" estime-t-il. Tout en plaidant pour la généralisation des actions de pédagogie dans les vestiaires. "Pour que ça n'arrive pas" conclut-il.

 
 


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Posted 25 March 2026 - 07:14 AM

Retour aux assises pour les trois anciens Grenoblois, condamnés en décembre 2024 pour viol en réunion
C'est ce mercredi à Angoulême que commence le procès en appel de Denis Coulson, Loïck Jammes et Rory Grice, les trois anciens joueurs du FC Grenoble Rugby, condamnés pour viol en décembre 2024 à Bordeaux et incarcérés depuis.

Marie (le prénom a été modifié) est fatiguée et aimerait passer à autre chose, ou tourner la page même si elle pense que ce sera complexe. La cicatrice est toujours là, bien ouverte et douloureuse. Cela fait neuf ans maintenant qu'elle vit avec cette image, la sienne, au petit matin, nue, allongée sur un lit, des hommes autour d'elle, endormis. Une image effrayante mais pas de souvenirs. Le black-out total. La veille, elle était sortie avec des amis, avait fait la fête et bu. Beaucoup.

 
 
 
 

Victime d'un viol en réunion dans cette fameuse et triste nuit du 11 au 12 mars 2017, la jeune femme qui avait 20 ans à l'époque des faits et était étudiante à Bordeaux va recroiser ce mercredi matin, dans la salle d'audience de la cour d'assises de la Charente, statuant en appel, à Angoulême, Denis Coulson (31 ans), Loïck Jammes (31 ans) et Rory Grice (35 ans). « Elle est lasse de toute cette histoire, reconnaît Gaessy Gros, un de ses avocats, mais elle fera front et s'exprimera avec la plus grande clarté possible. »

 
 

Les trois hommes, qui étaient alors joueurs au FC Grenoble Rugby, avaient profité d'elle, de son alcoolémie et de sa vulnérabilité, dans cette chambre d'un hôtel de Mérignac (Gironde), où leur équipe séjournait, en marge d'une rencontre de Top 14 contre l'UBB. Malgré la défaite, les joueurs s'étaient autorisé une sortie nocturne dans les rues de Bordeaux. La scène avait été filmée.

 
Trois lourdes condamnations prononcées

Jugés devant les assises de la Gironde en décembre 2024, après de très longues années de procédure et un premier report du procès à la suite du grave accident de voiture de Coulson, les trois hommes avaient été condamnés à de lourdes peines de prison : 14 ans pour le pilier irlandais qui avait ramené, à bord d'un taxi, Marie à l'hôtel. Il l'avait sortie de la voiture, et soutenue pour ne pas qu'elle s'effondre sur le bitume du parking. Petit gabarit, elle avait, selon les experts, entre 2 et 3 grammes d'alcool par litre de sang.

 
 
 
 
 
 

Quatorze ans également pour Jammes, le talonneur français, qui avait eu un rapport sexuel avec la victime, en utilisant plusieurs objets dont une béquille pour la pénétrer, et 12 ans pour Grice, le troisième-ligne néo-zélandais, qui était entré dans la chambre parce que la porte était ouverte. Il avait profité de la situation pour violer l'étudiante. Quelques jours après la décision, ils avaient fait appel de ce jugement.

 

Lors des débats qui s'étaient déroulés à huis clos, ils avaient d'abord expliqué qu'ils étaient persuadés que la jeune femme était consentante, puis avaient légèrement fait évoluer leur défense, au fil des débats, en racontant qu'ils étaient ivres, et qu'ils n'avaient pas les capacités de déterminer si Marie était oui ou non consentante. C'est ce qu'ils répéteront à partir de ce mercredi et jusqu'au 3 avril prochain, devant les assises, où siégeront neuf jurés et trois magistrats professionnels. La présidente sera Marie-Dominique Boulard-Paolini, le procureur, Philippe Vique, comme en première instance. La partie civile demandera à nouveau le huis clos.

 

« Nous abordons cette audience avec une grande confiance, affirme Me Corinne Dreyfus-Schmidt, aphone en ce début de semaine et qui défend les intérêts de l'Irlandais. Face à une peine totalement excessive de 14 ans prononcée en première instance, le résultat d'une soirée mêlant sexe et alcool, pour un jeune homme de 21 ans au moment des faits, sans aucune dangerosité, libre pendant 8 années. On interroge sur l'intérêt pour la société de le maintenir en détention. Le consentement perçu par les accusés n'a aucunement été pris en considération. On s'est contenté d'une simplification. La Cour ne pourra qu'avoir une appréciation différente et conforme à la justice. » Me Jean-Félix Luciani, l'un des avocats de Jammes avec Me Denis Dreyfus, peine toujours, lui, à comprendre la dureté de la peine.

 
Plusieurs demandes de mise en liberté rejetées

Les conseils des Grenoblois avaient espéré un dépaysement judiciaire, une requête qui vise à obtenir une délocalisation vers un autre tribunal, ils voulaient Paris, car ils avaient estimé que la cour d'assises de Gironde avait manqué d'impartialité lors des débats, déroulant à tour de rôle le curriculum vitæ de Marie, cette jeune femme devenue magistrate...

 

Donc, à les entendre, Marie serait une partie civile pas comme les autres et protégée. La cour de cassation a tranché et rejeté leur demande. Depuis l'incarcération de leurs clients, ils ont aussi effectué plusieurs demandes de mise en liberté qui ont été à chaque fois refusées. Coulson, Jammes et Grice dorment en prison, à Gradignan (Gironde), depuis la fin du mois de décembre. En ce début de semaine, ils ont déménagé pour rejoindre la maison d'arrêt d'Angoulême.

 

Deux autres hommes avaient été sanctionnés par la justice : présents au moment des faits, le Néo-Zélandais Dylan Hayes et l'Irlandais Chris Farrell n'avaient pas violé Marie, mais n'avaient rien entrepris pour empêcher la commission de ce crime, et venir en aide à une personne en danger. Hayes avait pris deux ans avec sursis, et Farrell quatre ans, dont deux avec sursis, et l'obligation de porter un bracelet électronique.

 

Ce dernier, qui a disputé son ultime match avec Oyonnax en novembre 2024, a essayé de rejouer en Irlande. En octobre dernier, il avait tenté de signer une licence avec Clogher Valley RFC, mais la Fédération irlandaise s'était farouchement opposée à ce retour dans son club d'origine. Hayes et Farrell seront présents à Angoulême en qualité de témoins mais ne seront pas rejugés. Ils n'avaient pas fait appel.

 
 
 

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Posted 26 March 2026 - 07:16 AM

Le huis clos partiel, prononcé au premier jour du procès en appel des ex-joueurs de Grenoble condamnés pour viol en réunion, est contesté par la défense
Comme en première instance et malgré les protestations de la défense, le procès en appel des anciens Grenoblois condamnés pour viol en décembre 2024, ouvert ce mercredi, se déroulera sans la présence du public et des médias.

Comme en première instance à Bordeaux, le procès en appel des trois anciens joueurs de Grenoble, condamnés pour viol en réunion en décembre 2024, se déroulera à huis clos. Vers 13 h 30, ce mercredi, dans la salle d'audience du tribunal d'Angoulême, Grégoire Mouly, l'un des avocats de Marie (*), la plaignante, s'est levé pour effectuer cette requête, précisant que sa cliente acceptait la présence de ses proches, de l'association France Victime, et des familles de Loïck Jammes, Denis Coulson et Rory Grice, les trois accusés.

 
 
 
 

Les avocats de la défense ont vivement regretté ce choix du huis clos et l'ont fait savoir à l'image de Me Denis Fayolle, un pénaliste du barreau de Marseille qui a rejoint Me Filip Fitzgerald pour conseiller Rory Grice. Il a demandé à la cour la possibilité de voir les médias rester pour « une question d'équité et d'équilibre. »

 
 

Sur son banc, Marie, réconfortée par sa mère, a alors secoué la tête, et dit non. Parce qu'elle est devenue magistrate et qu'elle a subi une pression de sa hiérarchie comme le laisse entendre la défense ? Parce qu'elle n'a pas envie que les vidéos prises par les joueurs dans cette lugubre chambre d'hôtel soient vues ?

 

Les faits se sont déroulés il y a 9 ans, en mars 2017. Elle est encore fébrile, fragile, et la possibilité d'ouverture était au-dessus de ses forces. Elle ne devrait d'ailleurs pas assister à la globalité du procès. Ce mercredi matin, quand Loïck Jammes a pris la parole pour décliner son identité, assise entre son compagnon et sa mère, elle s'est raidie, et le sourire et la relative décontraction qu'elle affichait au moment de rentrer dans cette salle ont alors brutalement disparu.

 
 
 
 
 
 
Témoignages sur la personnalité des accusés

Marie-Dominique Boulard-Paolini, la présidente de la cour d'assises d'appel, a donc proclamé le huis clos qui est d'ailleurs accordé systématiquement, dans les affaires de viol, quand la partie civile le sollicite. Les journalistes sont donc sortis. Pour raconter et tenter de saisir ce qui se passe et se joue lors de ces débats qui s'achèveront le 3 avril, ils devront attendre les suspensions et les fins de séance pour interroger les avocats des deux camps - qui auront la totale liberté de raconter ce qu'ils veulent -, ou les témoins appelés à la barre.

 

Ce mercredi, Joe El Abd, un des adjoints de Steve Borthwick, le sélectionneur anglais, était présent. L'ancien entraîneur d'Oyonnax est venu évoquer la personnalité du troisième-ligne néo-zélandais, Rory Grice, qui a fini sa carrière dans ce club de l'Ain, en novembre 2024, à quelques jours du début du premier procès. À la sortie, ému d'avoir vu son ancien joueur dans le box des accusés, derrière la vitre, le technicien anglais ne s'est pas épanché de longues minutes, confiant simplement qu'il avait « vécu un moment très difficile, plus difficile que la première fois. »

 

Dougal Bendjaballah, le président d'Oyonnax, a également déposé. Il a dit tout le bien qu'il pensait de Grice, et révélé qu'avant chaque match disputé par son équipe, les joueurs se retrouvaient pour se recueillir et penser à leur ancien coéquipier. Un aveu qui a surpris l'avocat général, Philippe Vique.

 

Pour Loïck Jammes, c'est Denis Philipon, le président de Provence Rugby, qui a pris la parole. Il était en visio. Il a expliqué qu'il croyait beaucoup en la présomption d'innocence, et que c'était pour cela qu'il n'avait pas hésité à recruter le talonneur français alors qu'il était mis en examen pour viol, et qu'il s'était réservé le droit, après la condamnation en première instance, de reprendre son joueur s'il faisait appel et était libéré. Loïck Jammes et les deux autres accusés dorment en prison depuis près de 15 mois.

 
 
 

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