Ce format, décidé par les présidents des deux divisions depuis la saison 2017-2018, est entériné jusqu’en 2031. Il est régulièrement questionné, davantage encore cette année, sous le double effet de la supériorité écrasante de Vannes et du chemin de croix de Montauban en Top 14. L’USM avait fini sixième de Pro D2 la saison dernière, s’était frayé un chemin via les phases finales vers l’élite où il a perdu 23 des 25 matchs disputés.
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Le Parc des Princes, le drop de Cazaubon, le plaquage sur Cantoni, la pénalité de Mazas, le Brennus, le retour à Agen : Daniel Dubroca garde des images gravées à vie de son premier titre. C’était il y a 50 ans, le 23 mai 1976
Tremblement de terre
« Sud Ouest » a sollicité les 16 présidents de la saison en cours de Pro D2, ainsi que ceux de Narbonne, Nice (promus depuis le National) et Montauban (relégué), avec cette question : « le premier de la saison régulière doit-il monter directement, sans passer par une phase finale ? » Une petite majorité (onze) se détache en faveur du « oui », tandis que neuf sont en faveur d’un statut quo. Étonnamment, beaucoup d’entre eux s’attendaient à un résultat inverse.
Denis Philipon, président de Provence Rugby, est assez clair : « Si Vannes ne monte pas, ça s’appelle un scandale. Des gens travaillent dur toute l’année, mettent beaucoup d’argent, et on leur dit que tout se joue sur 80 minutes. Une montée, ça se prépare, c’est un tremblement de terre. Mais comment être prêt quand on ne l’apprend que le 6 juin ? Le budget n’est pas le même, votre campagne d’abonnements et de partenariats n’est pas la même, les joueurs ne sont pas les mêmes, et à cette date, beaucoup sont déjà engagés. »
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Sauvé administrativement à quelques heures du coup d’envoi, le BO a mis un point d’honneur à valider son maintien sur le terrain face à Carcassonne (41-15). Une dernière soirée libératrice à Aguilera, marquée par les adieux de plusieurs cadres, dont le triple champion de France Piula Fa’asalele
Suspense et engouement
Lui comme d’autres seraient favorables à un retour au précédent format, quand le premier montait, et qu’une phase finale était organisée du 2e au 5e pour déterminer l’autre club promu… ou envoyé en barrage d’accession face à l’avant-dernier du Top 14. « On pourrait même considérer que le premier de la phase régulière monte mais participe tout de même à cette phase finale, pour déterminer qui est champion », suggère Dougal Bendjaballah, président d’Oyonnax.
En 2023, son club avait survolé la Pro D2 (24 points d’avance), avait dû attendre de gagner la finale pour être sûr de monter, et avait fini dernier de Top 14 la saison suivante. Idem pour Perpignan, promu en 2018 et aussitôt redescendu. Sur les quatre dernières saisons, Oyonnax est le seul club leader de saison régulière à être monté. Mont-de-Marsan (2022), Provence (2024) et Grenoble (2025) ont tous perdu en phase finale.
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Le président veut comprendre les « raisons de cet échec » immense pour dresser les grandes lignes d’un « projet ambitieux » dans lequel le Stade Montois n’aura pas d’autre objectif que celui de retrouver son standing en Pro D2
« Le principal objectif (de cette formule) est de maintenir l’incertitude sportive jusqu’au bout, explique-t-on à la Ligue. En évitant qu’un promu ou un champion soit désigné trop tôt, elle permet de conserver davantage d’équipes concernées par l’enjeu de montée, au bénéfice du suspense, de l’intensité sportive et de l’engouement autour du championnat. » La finale de samedi se jouera d’ailleurs dans un stade Ernest-Wallon à guichets fermés, au terme d’une saison à l’affluence record.
Mérite sportif
« Si le premier montait automatiquement, on assisterait à un ‘‘yo-yo’’ des clubs de Top 14, qui conserveraient leurs effectifs en cas de descente, et les autres clubs n’auraient plus aucune chance d’accéder à l’élite », estime Jean-Robert Cazeaux, président du Stade Montois. « Il y aurait aussi le risque que le premier, s’il n’a plus rien à jouer en fin de saison, se laisse un peu aller, ou en profite pour faire remonter sa moyenne de Jiff », glisse Cyril Arrosteguy.
Le président de Biarritz n’a « pas d’avis tranché » sur la question du format mais penche plutôt en faveur d’une montée pour le leader au soir de la dernière journée. « Mitigé » lui aussi, l’Agenais Jean-François Fonteneau vote « oui » au nom du « mérite sportif ». Le sujet risque en tout cas d’animer les discussions entre les présidents de Pro D2, qui se réunissent ce vendredi à Colomiers.