Parfaitement, cher ami! C'est ainsi que l'on présente parfois ses excuses à quelqu'un pour avoir fait une erreur, et c'est ainsi que l'on doit écrire cette expression! Au temps fait partie du vocabulaire équestre, militaire, sportif et musical; cela signifie qu'il faut revenir au temps où devait commencer un mouvement. Révise tes classiques (et pas seulement Lamartine) avant de vouloir donner des leçons de français aux autres, sans quoi tu risques de passer pour un précieux ridicule... 
Allez, ne t'inquiète pas, va, un moment de honte est vite passé!...
Bien en fait, cher ami, tout dépend des classiques qu'il faudrait que je révise. Certes, il semble qu'auprès des plus officiellement académiques je pourrais effectivement sur ce coup passer pour un ignare...
Mais il se trouve, qu'outre Lamartine, j'ai aussi parfois apprécié la lecture de Claude Duneton (grand spécialiste des origines des expressions françaises,
Cf. en particulier son excellent bouquin "
La puce à l'oreille") qui assure que la graphie "
au temps pour moi" (aux origines prétendument militaires) n'est très probablement qu'une dérive pédante de l'expression originelle "
autant pour moi" (
Cf. par exemple
ICI).
Comme par ailleurs cette dernière forme est tout de même considérablement plus répandue (au moins dans l'écriture courante) que la version dite "militaire", je m'étais offert ce chambrage gentil et sur un ton léger. C'est aussi que je savais pouvoir me le permettre face à tel interlocuteur. Et cela ne se voulait bien évidemment pas du tout une leçon, juste un simple trait d'humour (mal placé ? ).
Je reconnais toutefois humblement que jusqu'aux quelques minutes passées (et un détour sur le Wiktionnaire) j'ignorais que la graphie "
au temps pour moi" demeurait celle encore recommandée par l'Académie. On la rencontre si peu souvent...
Dois-je alors ici ajouter : autant pour moi ?
Mais quel est ainsi le plus précieux de nous deux ?
Qui vient de s'écrier derrière moi : "Les deux mon Capitaine ! " ?
Sans doute encore un pour qui les temps comptent et se comptent !
En espérant bien que nous ayons tous deux été, sur ce coup, peut-être précieux mais pas ridicules...
(encore que sur un forum de rugby de tels échanges peuvent paraître très déplacés. OK, c'est moi qui ai commencé ! ).
P.S. : Puisque je viens d'évoquer Claude Duneton, si par hasard tu n'avais pas lu son très bon bouquin "
Je suis comme une truie qui doute", dans lequel il développe quelques contentieux avec l'éducation nationale française, que lui ont valu son statut de prof d'anglais, je t'en recommande chaleureusement la lecture.