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Aviron Bayonnais


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#916 el landeno

el landeno

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Posté 28 juillet 2026 - 16:46

Après une saison gâchée par les blessures et les tensions en interne, Bayonne veut oublier le passé et se relancer avec son nouveau staff
L'Aviron a repris le chemin de l'entraînement mi-juillet avec une idée en tête : rayer de sa mémoire les derniers mois catastrophiques, en coulisses et sur le terrain.

L'Aviron est au travail depuis près de deux semaines. Il n'a pas commencé au Campus, son centre d'entraînement, comme d'habitude. Les fêtes de Bayonne l'ont contraint à s'éloigner. Il s'est donc posé à Loudenvielle (Hautes-Pyrénées), au calme, à la montagne, pour une petite semaine. Laurent Travers, le directeur du rugby, était aux commandes, avec Gerard Fraser, le manager général.

 
 
 
 

Laurent Baratchart a quant à lui pris la responsabilité de la préparation physique. Il était déjà au club. Il a remplacé Loïc Louit, un proche de Grégory Patat, qui ne se voyait pas rester avec la nouvelle équipe, tout comme d'ailleurs Nicolas Viguera, ce professeur de sport qui a longtemps endossé le rôle du recruteur en chef. Antoine Kneblewski accompagnera Baratchart. Il est une nouvelle tête du staff. Il arrive en provenance du Racing. C'est un préparateur physique qui connaît donc très bien Laurent Travers, mais aussi Thibault Giroud, le directeur de la performance de l'UBB, qui sera bayonnais la saison prochaine, à partir de 2027.

 
 
Rien n'a été oublié

Joël Rey est également parti. Il devait se rapprocher du centre de formation, il a changé d'avis, préférant s'engager à Carcassonne, club relégué en Nationale. C'est Andrea Moretti qui le remplace. L'ancien talonneur oeuvrait jusque-là avec la sélection italienne, où il avait la charge des avants. Stéphane Barbéréna qui s'occupait de la touche bayonnaise a également quitté son poste. Le nouveau spécialiste de ce secteur est Jean Monribot, l'ancien joueur, qui était arrivé en cours de saison, alors que Grégory Patat n'était pas très chaud à l'idée de l'accueillir si vite.

Avec cette nouvelle organisation, l'Aviron espère et réussir sa saison, et surtout tirer un trait définitif sur celle qui vient de se terminer, catastrophique sportivement avec en 2026 12 défaites sur 15 matches disputés, et une peu reluisante 12e place au classement. Philippe Tayeb, le président, n'a rien digéré, et même si on le questionne sur un autre sujet, il revient sur ces derniers mois.

 

Pour lui, tout a commencé lors de la préparation estivale et ce match amical perdu contre Biarritz, le voisin. Un match programmé rapidement, trop rapidement. Les joueurs de l'Aviron venaient à peine de reprendre. Bayonne avait perdu (19-21), provoquant la colère froide de Tayeb, fou de rage dans les vestiaires, ce qui avait provoqué la stupeur du staff et des joueurs. Bayonne retrouvera Biarritz, le 20 août, à Jean-Dauger.

 
Patat-Tayeb, un duo devenu dysfonctionnel

C'était donc le début de la fin pour Grégory Patat, l'homme qui venait pourtant d'offrir à l'Aviron une demi-finale de Top 14 (perdue 32-25 contre Toulouse). Malgré ces premières secousses, ce dernier avait prolongé jusqu'en 2028, Tayeb lâchant lors d'une réunion qu'il n'avait pas eu le choix, et qu'il avait cédé à la pression du public. Pour ne rien arranger, le président n'a pas du tout apprécié la manière dont Laurent Travers, son nouveau directeur du rugby, l'homme qu'il a choisi pour faire passer un cap à son Aviron, a été accueilli par le staff. Tayeb espérait une collaboration étroite entre Patat et l'ancien coach du Racing. Rien ne s'est passé comme il avait prévu.

Deux mois plus tard, c'est Gerard Fraser qui signait un nouveau contrat. Jusqu'en 2028 ? Non, jusqu'en 2030... Un adjoint qui s'engage pour une durée plus longue que le numéro 1, un cas unique pour un étrange procédé. Patat n'est pas stupide et savait alors que ses jours étaient comptés. Et juste avant cette annonce, il avait découvert l'arrivée programmée pour 2027 de Thibault Giroud. Sur ce sujet, il n'a absolument pas été concerté. Il aurait aimé continuer avec Loïc Louit, un Gersois, comme lui.

 

Dans ce contexte, il est évidemment difficile de travailler dans de bonnes conditions, de se projeter, et de ne pas réagir aux propos de Philippe Tayeb qui, en public ou en privé, ne cessait de remettre en cause la compétence de son staff, trop laxiste à ses yeux, trop proche des joueurs, pas assez assidu. « On ne travaille pas assez » a longtemps été sa phrase préférée, celle qu'il servait à toutes les sauces pour justifier la dégringolade. C'est en travaillant pourtant de la sorte que l'Aviron avait terminé à la quatrième place du Top 14, en 2024-2025. « Une année post-Coupe du Monde », rétorquait alors le président. Une pluie de reproches et d'actes qui aurait pu être assimilée à du harcèlement.

Las, Patat a fini par partir, en février. Tayeb dit lui en vouloir d'avoir quitté le navire avant la fin de saison, d'avoir abandonné son poste pour s'engager en faveur de Brive. Peut-on reprocher au manager d'avoir agi ainsi alors qu'il savait éperdument qu'il allait un jour ou l'autre être viré ? En novembre 2025, il avait déjà songé à claquer la porte du club... Et à cette date, Brive ne cherchait pas de manager.

 

Pour réussir une saison, il faut aussi avoir des joueurs, des bons joueurs si possible, valides, en état de marche. Lors du dernier exercice, l'infirmerie a été constamment pleine. Patat n'a quasiment jamais pu s'appuyer sur son équipe type. Tous ceux qui avaient contribué au bel exercice 2024-2025 ont rencontré des pépins physiques : on pense à Manu Tuilagi, à Sireli Maqala, à Maxime Machenaud, à Arthur Iturria, à Baptiste Chouzenoux, à Luke Tagi, à Guillaume Martocq, à Rodrigo Bruni. Sans oublier Tevita Tatafu, le pilier droit, la petite merveille qui s'est perdue en route et a oublié ce que devait produire un joueur professionnel. A-t-il été perturbé par les conséquences de son vrai-faux départ pour l'UBB ? Il n'a quasiment pas joué de la saison : six matches au total avec son club. C'est trop peu. Il était avec les Bleus, lors de première phase du Championnat des Nations. Il irait mieux.

 
 
Les recrues de Bayonne
Guillaume Cramont (talonneur, prêté par Toulouse), Léo Coly (demi de mêlée, Montpellier), Killian Geraci (deuxième-ligne, Lyon), Lasha Macharashvili (pilier, Agen, Pro D2), Brian Alainu'uese (deuxième-ligne, Toulon), Madosh Tambwe (ailier, Bordeaux), Viliame Tutuvuli (ailier, Carcassonne, Pro D2), Rob Du Preez (ouvreur, Sale, ANG), Matthieu Uhila (deuxième-ligne, prêté par Montpellier).





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