Vu la fiesta de malade qu'on fait les irlandais du Leinster dans les rues de Temple bar, je pense pas, pourtant habitués à gagner la HCup, que pour gagner la Amlin soit une consolante. Ils ont gagné une compétition, même mineure, et l'ont fêtée.
Il faudrait que la yellow army soit dans le même état d'esprit. Quelques années en arrière gagner le bouclier aurait été le plus beau des cadeaux.
Et aujourd'hui non?
Encore une preuve de l'intensité dramatique que génére ce club, comme celui de Toulon d'ailleurs, et qui nous aveugle. C'est à une tragédie majuscule du sport que nous assistons et qui trouvera son dénouement en finale de TOP 14.
Nous tous pauvres spectateurs ne comprenons pas ce que l'action sous-tend et en quoi le dénouement nous révèle ce que nous sommes en réalité.
Personnellement je trouve ça extraordinaire et grandiose.
Morphée, au milieu de gesticulations, nous écrit quand même qu'aucun groupe de supporters ne sera passé par des extrêmes émotionnels aussi démesurés.
Aucun cinéaste, aucun artiste en général ne peut créer un tel scénario et nous émmener au paradis, pour l'instant d'après nous faire goûter l'enfer, et qui sait, faire finalement de nous des hommes tout simplement, plus mesurés dans le futur.
l'ASM est à son insue, le Sophocle du Rugby, les joueurs sont les Oedipes qui ont tué leur père (titre de 2010), convoité leur mère (Hcup) se crevant les yeux comme ceux de Rougerie après la défaite et deviendront des hommes libres (titre de 2013) en dépassant leur destin et leur lignée (les supporters que nous sommes et leurs attentes démsurées qui écrasent le destin du héro: l'équipe).
Waouh!
![]()






