Je ne vois pas ça comme un agression de la part de T. Fraysse, Vincent. Je pense que le club ne devrait pas le prendre ainsi non plus.
Le fait est que les tarifs deviennent inabordables en tribune, le rugby s'est graduellement coupé depuis quelques années de sa base populaire par l'augmentation constante des tarifs. Est-ce bien ou pas, je ne donnerai pas d'avis, mais le constat est là. Dans un contexte économique très difficile pour beaucoup de supporters, on note que l'affluence est globalement en baisse au Michelin sur ce début de saison par rapport aux précédentes. Une révision des tarifs sur certaines affiches ne me semblerait pas délirante.
Ah, mais ça, oui, on est d'accord.
Mais imaginer que le club va pouvoir se passer d'une partie de la recette billetterie comme certains le préconisent ? Non.
Après, la proposition qui tient la route, c'est de baisser les tarifs pour les "petites affiches" (j'aime pas trop le mot, mais bon, à défaut, on fait avec), et compenser cette baisse sur les "grosses affiches".
Et au global rester à peu prés neutre en termes de billetterie. Ou suivre peu ou prou l'inflation globale du secteur (donc l'inflation moyenne du prix des places dans les stades de rugby du TOP 14)
Ce qui revient à dire que, encore plus que maintenant, seuls les "nantis" iront voir les "grosses affiches".
Est-ce plus "juste" ? Je ne sais pas, mais de toutes façons, quoi que fasse le club sur son positionnement tarifaire, il sera critiqué. Alors que l'ASM est un club qui pratique des tarifs bas par rapport à ses concurrents de haut de tableau, et ça, je pense que beaucoup l'occultent, volontairement ou non, d'ailleurs.
Le "juge de paix" économique, ça restera le taux de remplissage, en particulier dans les catégories premium.
Par ailleurs, je ne pense pas que le président de l'interclubs soit dans son rôle quand il donne son avis sur le modèle économique de l'ASM, vu qu'il n'en assume aucune des charges, contraintes ou garanties.