J'ai reçu ça sur Facebook, je le partage ici, je cite ma source mais c'est un article du journal, donc pas en libre accès... bon en même temps, c'est le Midol 
Désolé, je n'ai pas le nom du journaliste...
Dans tous les cas, si un cyber avait écrit ça, je pense que beaucoup auraient dit qu'on a chopé la grosse tête...
DANS LE MIDI OLYMPIQUE de ce lundi 29 !
Montpellier - Clermont : 22 - 26
CLERMONT TOUJOURS AUSSI ENTHOUSIASMANTS OFFENSIVEMENT, LES AUVERGNATS ONT AUSSI RÉUSSI À FORCER LE TRISTE VERROU MONTPELLIÉRAIN. LEUR VICTOIRE EST AUSSI PLAISANTE QUE MÉRITÉE, MALGRÉ UNE ÉQUIPE REMANIÉE.
MEILLEURS SECONDS RÔLES
Prenez, sur le papier : Clermont alignait dimanche quatre espoirs sur le banc (Beheregaray, Falgoux, Iturria, Fernandez) deux autres sur le terrain, à la mêlée (Sanga) et en troisième ligne (Cancoriet). « Je me fous de leur âge. Ce qui m’intéresse, ce qu’ils peuvent apporter au collectif », répète Azéma. Il avait aussi titularisé un joueur tout droit sorti d’un frigo de sept mois (Bardy), un ailier à neuf feuilles de match seulement l’an dernier (Planté) et un talonneur, John Ulugia, illustre inconnu il y a deux ans, débarqué tout droit de la relégation en Fédérale 1 avec Bourg-en-Bresse. On pouvait légitimement se demander s’il aurait de quoi rivaliser avec les Guilhem Guirado, Dimitri Szarzewski et Bismarck du Plessis qui peuplent le Top 14. Rivaliser ? Vaste blague. Dimanche comme souvent depuis un an, il a éclaboussé la rencontre de sa classe.
COLOSSAL ULUGIA
Clermont se forge aussi de cela, aux côtés de ses stars très médiatiques. Des noms sans CV, des destinées sans sélection mais qui, un beau jour sous la canicule de l’Altrad Stadium, arrachent le scalp de la moitié des Springboks d’un coup d’épaule. Mais pour cela, il a fallu attendre. Le temps nécessaire de l’expérience. « L’an dernier, je pense que je dirigeais plutôt un groupe en développement. Il est assez clair que tous ces garçons ont gagné en maturité, apprécie Azéma. On ne va pas s’emballer, nous n’en sommes qu’à la deuxième journée, mais je trouve qu’ils ont pris de la confiance. Ils ont aussi pris conscience du haut niveau et de ses standards, que ce soit aux entraînements ou sur le terrain. »
Ulugia, pour reprendre l’exemple, incarne cela. « J’ai beaucoup écouté, depuis que je suis arrivé à Clermont. Des gens comme Benjamin Kayser, Dato Zirakashvili et Jamie Cudmore m’ont tellement apporté ! Sur le terrain, j’essaie juste de leur rendre. » Durant 74 minutes, il a démembré les adversaires sur chacun de ces impacts que les Héraultais affectionnent tant. « Je ne le fais pas pour me faire plaisir mais pour servir l’équipe. Nous faisons un sport de combat où le plaquage est un geste de base. Il faut chercher à avancer et quand vous y parvenez, vous amenez toute l’équipe avec vous. » Ulugia fut la star et Du Plessis l’anonyme, renvoyé à ses chères études de lancer en touche. « C’est la force de notre effectif : il est hyper-complet et doit nous permettre de gagner chaque week-end. Au minimum, de l’ambitionner. Nous voulions gagner à La Rochelle la semaine dernière, ici aussi à Montpellier. On le voudra encore la semaine prochaine, à Paris, qu’importe la rotation choisie par l’entraîneur », assumait Camille Lopez, maestro formidable de ce récital collectif.
UN RUGBY DE BONNE HUMEUR
C’est l’autre réjouissance du déplacement auvergnat en terre héraultaise. Quand les individualités brillent de tant de feux, la production collective ne peut que suivre. Elle fut enthousiasmante, surtout pour un mois d’août. Si les Clermontois n’ont eu que deux semaines de préparation physique pleine, ils profitent en revanche d’une stabilité appuyée de leur effectif, à l’intersaison. De quoi servir une ambition offensive toujours aussi plaisante, faite de vitesse et de cette bonne humeur que Lopez porte si bien au veston : « Nous sommes une équipe dynamique. Alors, encore une fois, notre projet était de faire bouger notre adversaire, poursuit l’ouvreur. Le MHR est lourd, fort dans les duels. Nous voulions déplacer le ballon et leur imposer beaucoup de rythme. » Azéma appuie : « On aurait aimé mettre encore plus de rythme, même ! On se prépare toute la semaine à gagner mais, surtout, on se prépare à gagner de cette manière. C’est notre identité. » Merci à Clermont, donc. Pour nous avoir sorti de cette torpeur maul-ruck-maul du MHR, déridée au compte-gouttes par la folie d’un départ au ras. Grâce aux Auvergnats d’avoir sorti par le haut un week-end de Top 14 où la canicule avait étouffé les talents en même temps que les organismes. Cela ne procure toujours aucun titre à Franck Azéma et ses hommes, mais ça leur permet de bien envisager l’avenir. « Et aussi d’apprécier quelques bières dans le bus du retour. » Amplement mérité.
