Eric Di Meco sur les cartons rouges de ce Week-end, sur RMC :
« Vous trouvez juste, vous, que l’équipe qui termine première du championnat avec 16 points d’avance sur Toulon, se fait carotter en demi-finale sur une interprétation de l’arbitre ? Alors on m’a expliqué la règle de ce fameux plaquage cathédrale. Mais pour moi, ce n’est pas du tout un plaquage cathédrale ! C’est un vrai plaquage viril. C’est ce qu’on appelle un plaquage offensif. Il renvoie l’adversaire chez lui. On m’a dit en « off » que les mecs apprennent désormais à retomber sur la tête pour que l’adversaire se fasse expulser. Les mecs essaient désormais d’aller à la limite de la règle. Là où j’ai été agacé, c’est que La Rochelle qui a été premier toute la saison perde le championnat sur ce fait de jeu, sur une interprétation de l’arbitre. Ce qui me réconforte, c’est que j’ai lu beaucoup de messages de rugbymen professionnels, via les réseaux sociaux, qui trouvaient cette décision catastrophique. Le lendemain, il se trouve que Chris Masoe fait un plaquage en l’air, le Clermontois tombe sur l’épaule et intelligemment, l’arbitre donne le carton jaune. Alors peut-être que c’est la règle, mais changez-là votre règle, car votre sport n’est pas juste ! Je suis désolé. Ne nous emmerdez plus avec la vidéo dans le foot car on ne veut pas que ce soit plus juste comme chez vous. Le fait que, dans votre sport, le premier du championnat se fasse carotte en demi-finale, ça m’a gonflé ! Ce fait de jeu m’a gâché la soirée. Moi, j’ai vu les images et je n’ai pas la même interprétation que l’arbitre ! Même Vincent Moscato a dit que j’avais raison ! J’étais à côté du banc de Toulon, et je peux te dire que James O’Connor était mort de rire à la fin du match. »