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Combinaisons/Skills/Technique


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172 réponses à ce sujet

#166 el landeno

el landeno

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Posté 29 septembre 2026 - 19:23

La préparatrice cérébrale des sportifs, Aurélie Lamy, décrypte sa méthode de développement des aptitudes du cerveau : « Un travail de fond »

Aurélie Lamy, préparatrice cérébrale dans le milieu sportif comme à Arsenal en 2022, auprès de Mikel Arteta, ou aujourd'hui du troisième-ligne international Lenni Nouchi, explique le principe de sa méthode.

Préparatrice cérébrale depuis plus de dix ans, Aurélie Lamy a créé une méthode unique de décryptage et de développement des aptitudes cérébrales auprès des sportifs de haut niveau. Très implantée dans le sport automobile, elle exerce aussi dans des disciplines variées (aviron, VTT, tennis) et donc le rugby.

 
 
 
 

Avant de réaliser des « trainings » hebdomadaires avec le Montpelliérain Lenni Nouchi, elle a notamment été consultante auprès de Fabien Galthié en équipe de France (2020-2021). L'entraîneur Mikel Arteta l'a, lui, surnommée « brain optimizer » lors de son passage à Arsenal en 2022.

 
 
Son métier : « Débloquer au mieux son intelligence situationnelle »

« La préparation cérébrale est une modélisation fonctionnelle du cerveau. L'idée est de réguler les trois grands modes de notre cerveau : le mode émotionnel, le mode instinctif (le somatique, lié aux sensations, au corps, à la gestuelle) et enfin le mode analytique (ce qui relève de la pensée, du calcul, de l'analyse). Nous avons tous un mode de cerveau fort et un mode faible. La préparation cérébrale vise à trouver un équilibre dans le fonctionnement de ces trois modes afin de débloquer au mieux son intelligence situationnelle.

 

J'aide les athlètes ou les équipes à s'adapter à tout type de situation parce que je ne suis pas guidé par un cerveau fort, mais qu'au contraire, je suis capable d'utiliser le bon mode de cerveau au bon moment. C'est un travail de fond au quotidien qui permet d'obtenir un résultat stable et définitif. Je travaille aussi en compétition, plus pour sécuriser la performance en évitant au cerveau de l'athlète de faire une fausse route. »

 
 
 
 
Sa méthode : « Travailler à la régulation du cerveau fort »

« J'ai mis en place un test permettant de savoir quelle est la prédominance cérébrale d'un individu. Je vais travailler à la régulation du cerveau fort, l'augmentation du cerveau faible afin que les athlètes acquièrent eux-mêmes cette capacité de se décrypter en temps réel et de s'ajuster durant les compétitions. Lenni (Nouchi) sait désormais quand il s'emballe et peut y remédier. La méthode s'applique en individuel mais aussi en collectif.

 
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Lenni Nouchi en pleine séance avec Aurélie Lamy. (A. Mounic/L'Équipe)
 

Quand une équipe perd le fil, les joueurs ne sont plus connectés à leur corps, ils sont envahis par leurs pensées. Les équipes peuvent également avoir une prédominance : soit trop analyser, soit trop paniquer, soit être trop dans son corps et généralement, ça se transforme en carton rouge car on ne maîtrise plus rien. Des techniques à mettre en place en match, par les leaders, existent. »

 
Son application aux différents sports : « Éviter d'avoir des pensées trop négatives ou positives »

« Par exemple, au tennis, quand l'athlète tourne le dos à son adversaire pour revenir vers sa ligne de service, c'est un moment d'attente où il pense souvent au point qu'il vient de jouer. J'utilise des techniques de saturation cognitive du cerveau, comme compter ses pas et les caler sur sa respiration, pour éviter d'avoir des pensées trop négatives ou trop positives.

 

En VTT descente et en sports automobiles, le cerveau émotionnel peut être fortement activé car il y a un facteur risque. Si c'est trop activé, le corps s'emballe (le coeur notamment) et le champ de vision se réduit (perte de lucidité). On va donc travailler des exercices de régulation émotionnelle pour éviter ces deux aspects et améliorer les performances. »

 
 
Sérénité mentale, musculation du cerveau et enregistrement des sensations : une heure de préparation cérébrale avec Lenni Nouchi
Depuis deux ans, Lenni Nouchi est accompagné par Aurélie Lamy, préparatrice cérébrale. Mi-septembre, le troisième-ligne international de Montpellier (22 ans, 8 sélections) a convié « L'Équipe » à un « training ».
Un soleil de plomb tape encore fort sur Montpellier en cette fin d'après-midi du lundi 14 septembre. Lenni Nouchi, toujours en convalescence à la suite de sa blessure à la cheville gauche (contractée avec l'équipe de France cet été), revient au centre d'entraînement du MHR après une petite sieste.
 
 
 
 

Comme chaque semaine, l'international tricolore a rendez-vous avec Aurélie Lamy, sa préparatrice cérébrale. « Quand nous étions plus jeunes, maman nous (ses deux frères et lui) a poussé à faire de la préparation mentale et notamment de la sophrologie pour gérer nos émotions, glisse le troisième-ligne en préambule. Avec mon papa, c'était le physique, le rugby pur. Ma mère a trouvé un moyen d'apporter un truc à elle. Quand j'ai rencontré Aurélie, j'ai adhéré à son idée de muscler mon cerveau. »

 
 

Aurélie Lamy présente la préparation cérébrale : « Un travail de fond »

Si leurs « trainings » se font généralement en visio, ils ont accepté de se retrouver au Septeo Stadium pour l'occasion. Installés dans une loge climatisée du stade, Nouchi et Lamy sont face à face. L'ordre du jour ? Son retour à la compétition (il sera sur la feuille de match face à Toulon dimanche, 21 h 05). « Aurélie est là pour m'aider à ne pas brûler les étapes, sourit le jeune homme de 22 ans. Je dois me canaliser pour ne pas reprendre trop vite et risquer de me blesser à nouveau. »

 
 

« Aujourd'hui, ton émotion est celle d'un joueur qui a envie de reprendre, de se montrer. Ça engendre de l'excitation. Tu augmentes ton tonus et tu ne perçois plus du tout tes douleurs, ce qui n'est pas bon »

Aurélie Lamy, préparatrice cérébrale à Lenni Nouchi

 
 
 
 
 

« Comment ça va Lenni ? » attaque Lamy, son ordinateur à portée de main. « Tout va bien, répond le Montpelliérain, sourire aux lèvres. J'ai franchi toutes les étapes demandées, la douleur est inexistante. Je me suis chauffé tout seul pour reprendre plus tôt, mais je suis revenu à la raison. » « Le dernier training t'a aidé ? » poursuit-elle. « Oui, notamment celui sur la reprise de course, même si j'étais un peu raide après les exercices. » Nouchi l'avait visualisé a posteriori pour travailler la sensation de ses appuis et améliorer sa reprise de course réelle. Lamy, feutre en main, attrape son bloc-notes et dessine les trois types d'aptitudes cérébrales qui composent notre cerveau. Elle interroge Nouchi. Un dialogue s'engage.

 
 

- « Quelle est ta prédominance cérébrale ? » interroge-t-elle.

 

- « Les émotions. »

 

- « Quand tu t'es beaucoup dépensé, ça t'amène aussi de l'excitation : ce cocktail (émotion + pensée) te coupe de ton corps et engendre un risque de blessure. Aujourd'hui, ton émotion est celle d'un joueur qui a envie de reprendre, de se montrer. Ça engendre de l'excitation. Tu augmentes ton tonus et tu ne perçois plus du tout tes douleurs, ce qui n'est pas bon. Ça te coûte aussi sur ta gestion d'énergie. Si tu envoies trop, ça te met aussi en état de risque. Il y a de belles échéances à venir, ce n'est pas le moment de faire n'importe quoi. On gère l'excitation. »

 

Lamy ouvre sur son ordinateur une application, dans laquelle les athlètes peuvent retrouver leur programme d'entraînement, et lance une évaluation en cinq thèmes notés sur 10 et réalisée à chaque séance afin de pointer les améliorations ou au contraire les baisses de régime.

 

- « Quelle note en sérénité mentale ? » demande-t-elle.

 

- « 8. »
- « Sommeil ? »
- « 7... Ce n'est pas l'Amérique, mais il y a du mieux. Je m'endors tard, je traîne, même si j'ai réduit le temps de sieste. »
- « Motivation ? »
- « 9 ! »
- « Confiance ? »
- « 6. »
- « Pourquoi ? »
- « Parce que je n'ai pas encore retouché le ballon. »
- « Détente physique ? »
- « 6. »
- « Tu as revu les exercices sur ton diaphragme ? (son diaphragme s'était bloqué précédemment) »

 

- « Non, pas du tout... »
- « Alors on y va ! Prends une respiration normale, mets tes mains sur ton ventre... »
- « Je respire par le ventre ? »
- « Respire et tais-toi ! » se marre Lamy avec humour et bienveillance.

 
Étirer son diaphragme, écouter ses sensations intérieures

Nouchi ferme les yeux, pose sa main gauche sur son thorax et sa main droite, plus bas, sur son ventre. Il inspire et expire lentement par la bouche et doit laisser son ventre ressorti. L'objectif de l'exercice est d'étirer au maximum son diaphragme. « Ça fait déjà mal, je ne tiens pas longtemps », peste le troisième-ligne. « Prends ton temps », glisse la préparatrice cérébrale. « J'ai chaud, je suis en tempête émotionnelle », se marre-t-il en secouant son t-shirt. Il a le visage rouge et quelques gouttes perlent sur son front alors qu'il est resté immobile sur sa chaise. Il boit quelques gorgées d'eau.

 

Lamy propose d'effectuer un autre exercice, préconisé dans l'écoute de ses sensations intérieures. Mais avant, la préparatrice cérébrale note sur un paperboard les différents niveaux de vigilance du cerveau : hypervigilance, la veille (ou vigilance classique), l'attention flottante (« celle propice à la sensation du corps, ce qu'on va chercher », précise-t-elle), le sommeil, le coma et la mort. « Tu te situes où ? » interroge-t-elle. « En veille », répond-il. L'exercice commence. Le troisième-ligne se recule, cale sa tête contre la baie vitrée juste derrière lui et ferme les yeux. Mains et jambes croisées, il écoute attentivement Lamy, qui enregistre chaque séance. De sa voix posée, elle demande au Montpelliérain de relâcher au maximum son corps, « pour relâcher les endorphines ». « Relâche ton crâne... Relâche ton front... »

 
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Après avoir été finaliste du Top 14 la saison dernière, Lenni Nouchi a rejoint les Bleus pour deux matches du Championnat des nations. (A. Mounic/L'Équipe)
 

Tout y passe : joues, bouche, mâchoire, cou, épaules, bras, doigts, trapèzes, ventre (liste non exhaustive). « Concentre-toi sur ta respiration, insiste-t-elle. L'air froid à l'inspiration, l'air chaud à l'expiration. Concentre-toi sur le passage dans ta trachée. » Puis c'est au tour du bas du corps : bassin, jambes, genoux, mollets, pieds, orteils... Elle insiste sur le bas du corps. « Sois à l'écoute de ce qui se passe dans chaque partie de ton corps, intime-t-elle. Tu dois être capable de percevoir où débute ta chaussure sur ton pied. »

 
 

« Avant, j'étais partout et nulle part à la fois. Aujourd'hui, je suis plus intelligent sur le terrain. Comme lorsque je loupe une action, je switche plus rapidement grâce à de petites techniques glissées par Aurélie »

Lenni Nouchi, troisième-ligne de Montpellier

 
 

Pour terminer, elle lui demande de répéter deux exercices de « Jacobson ». À l'inspiration, il doit retenir l'air et contracter l'intégralité des muscles de son corps. À l'expiration, à l'inverse, il doit se relâcher le plus possible et abaisser au maximum son tonus musculaire. Le but : enregistrer les sensations dans sa mémoire corporelle et affiner la finesse de sa perception pour que son excitation ne masque pas un résidu de douleur.

 

Après une petite quinzaine de minutes, Nouchi rouvre les yeux, s'étire les bras et s'essuie encore le visage, avec les deux mains cette fois. Son t-shirt est mouillé. « J'ai tellement chaud, ce n'était pas agréable, précise-t-il. Au début, je suis descendu en attention flottante, pas longtemps. J'ai perçu mon mollet gauche et ma cheville blessée, surtout le mollet où j'ai senti des douleurs et des tensions. »« Lenni est un émotionnel, prévient la préparatrice cérébrale. Se savoir observé (par notre présence) ne l'a pas aidé. Normalement, il est très calme et proche du sommeil. » La session d'une petite heure touche à sa fin.

 

« Fais tes exercices de retour au corps après tes entraînements et tes exercices de diaphragme », glisse-t-elle. « En match, ça m'aide à ressentir mon état corporel, à savoir où j'en suis afin de mieux me gérer physiquement, explique Nouchi. Avant, j'étais partout et nulle part à la fois. Aujourd'hui, je suis plus intelligent sur le terrain. Comme lorsque je loupe une action, je switche plus rapidement grâce à de petites techniques glissées par Aurélie. » Des techniques faciles à exécuter, très rapides et imperceptibles pour un oeil non averti. Lamy conclut : « Son plus grand défi est maintenant de réussir à garder ce cap de constance sans que le côté émotionnel de son cerveau ne reprenne le dessus. »

 
 
 


#167 el landeno

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Posté 03 octobre 2026 - 13:37

Des ailiers lanceurs d'alertes au collectif comme ligne directrice : Fabrice Estebanez, entraîneur de la défense à la méthode singulière

Opposé au Stade Toulousain, samedi soir à Pierre-Fabre (21 heures), le Castres Olympique s'appuiera notamment sur la méthode innovante de Fabrice Estebanez, son nouvel entraîneur de la défense, pour tenter de neutraliser la force de frappe de son illustre voisin.

Fabrice Estebanez pourrait passer des heures à parler de la défense. Le sujet le passionne depuis toujours. Peut-être parce qu'il vient du rugby à XIII, ce sport qui vous confronte en permanence à des duels et vous apprend à ne jamais céder un pouce de terrain à votre adversaire direct. « J'aime ça, assure-t-il. Quand je jouais, je m'intéressais déjà beaucoup à ce secteur, j'échangeais énormément avec les staffs. La défense, c'est un état d'esprit. »

 
 
 
 

Joueur, l'ancien treiziste passé au 15 par Gaillac (2006-2007), Brive (2007-2011), le Racing 92 (2011-2014), Lyon (2014-2015) et Grenoble (2015-2017), 8 fois international, était un trois-quarts centre extrêmement solide en défense, capable de lire à la perfection les mouvements adverses et de distiller des plaquages offensifs plutôt musclés. Entraîneur, il n'a pas changé. « J'ai une vision très simple de mon boulot, observe-t-il. J'aime à dire qu'en attaque on vise les espaces, et qu'en défense on vise les hommes. Donc, il faut déjà savoir se mettre en face d'eux. Et pour ça, aujourd'hui, il y a des vraies stratégies. Moi, j'ai la mienne. »

 
 
Les ailiers, ses « aiguilleurs du ciel »

La sienne, Estebanez l'applique aujourd'hui au Castres Olympique. Après diverses expériences de coach avec les U20 de l'équipe de France, l'US Bressanne et les Crabos de Clermont, le natif de Carcassonne a effectivement intégré le staff de Xavier Sadourny l'été dernier en remplacement du Cookien Steven Setephano en tant qu'entraîneur de la défense. À 44 ans, c'est sa première expérience en Top 14. Et donc l'opportunité d'exposer enfin sa méthode au plus haut niveau. Car Estebanez a un système bien à lui, qui peut parfois dérouter. Savez-vous par exemple quels sont les hommes de base de son système défensif ? Les centres ? Non. Les flankers ? Non plus.

 

« Pour moi, ce sont les ailiers, explique-t-il sans ciller. Parce que ce sont les personnes qui ont le plus d'axes d'observation. Je dis souvent que ce sont nos aiguilleurs du ciel. Je leur demande donc de scanner en permanence tout ce qui se passe sur le terrain. Pour l'instant, ils ne sont pas habitués, mais il va falloir que ça vienne parce que ce sont eux qui vont déterminer à un moment comment on va défendre et circuler, en fonction des surnombres qu'il peut y avoir. Les ailiers, ils voient tout. En tout cas beaucoup plus de choses que les avants qui, eux, travaillent beaucoup au milieu, entre les mauls, les mêlées et les rucks, et crament beaucoup d'énergie. Or, quand l'oxygène ne monte plus, le cerveau fonctionne un peu moins bien. »

 
 
 
 
 

« Quand je fais mes retours vidéo, je ne m'attarde pas spécialement sur l'instant où un joueur manque un plaquage. Je vais plutôt remonter deux ou trois rucks avant pour essayer de comprendre pourquoi il a loupé le plaquage »

Fabrice Estebanez, entraîneur de la défense du Castres Olympique

 
 

Dans son système défensif idéal, Estebanez imagine donc les ailiers comme des lanceurs d'alerte qui diraient aux trois-quarts centres la bonne stratégie défensive à adopter en temps réel, lesquels centres la donneraient à leur tour aux troisièmes-lignes, tout cela dans un process de communication parfaitement huilé. Le nouveau coach du CO, qui travaille en étroite collaboration avec Julien Dumora (entraîneur des trois-quarts) et Julien Tastet (entraîneur des avants), attache beaucoup d'importance à cette connexion entre les hommes.

 

« Quand je fais mes retours vidéo, je ne m'attarde pas spécialement sur l'instant où un joueur manque un plaquage, schématise-t-il. Je vais plutôt remonter deux ou trois rucks avant pour essayer de comprendre pourquoi il a loupé le plaquage. Aujourd'hui, tous les joueurs du Top 14 savent plaquer. S'il y a un manquement à un moment, c'est donc qu'il y a eu un placement qui n'était pas bon dans le déroulé de l'action, un retard, bref une mauvaise connexion. Je cherche donc plutôt pourquoi l'auteur du loupé n'a pas été mis collectivement dans de bonnes dispositions pour réussir son geste. La défense est un secteur très collectif où il faut faire bloc. »

Pour renforcer cette notion de bloc et de collectif, Estebanez a décidé en début de saison de créer un pool évolutif de leaders de défense à six têtes, deux par lignes concernées. Y figuraient en ce début de saison les ailiers Rémy Baget et Christian Ambadiang, les centres Jack Goodhue et Taylor Gontineac et les troisièmes-lignes Baptiste Delaporte et Hamish Watson. « En plus de deux ailiers, j'ai pris deux centres, parce qu'ils ont beaucoup à gérer en défense, notamment des situations de passage à vide et de surnombres, et ce sont eux qui font les décalages, se justifie-t-il. Et puis bien sûr deux joueurs de troisième ligne, parce qu'au-delà du fait qu'ils plaquent souvent, ils aiment aussi être des leaders de défense. »

 
 

« Il nous explique toujours pourquoi on a fait ça, et pourquoi on ne fait pas autrement. Et tout de suite après, il nous laisse la parole pour voir si on a une autre vision »

Rémy Baget, ailier du Castres Olympique

 
 

Le rôle de ces six garants du blocus castrais ne s'arrête pas au terrain. Ils ont aussi des responsabilités en dehors, notamment celle d'analyser la prestation défensive de l'équipe lors du dernier match et d'en livrer leurs enseignements à leur nouveau coach au début de chaque semaine, à l'occasion d'un tour de table forcément constructif. Le procédé, nouveau au CO, est particulièrement apprécié.

 

« Être ainsi missionnés rend notre boulot plus excitant, confie Baget. Il y a de l'échange entre nous et c'est très bien. Fabrice aurait pu nous dire de faire ça et ça, et on aurait pu s'exécuter bêtement, sans chercher à comprendre. Mais en fait non, il nous explique toujours pourquoi on a fait ça, et pourquoi on ne fait pas autrement. Et tout de suite après, il nous laisse la parole pour voir si on a une autre vision des choses. Je pense qu'on a beaucoup à apprendre de lui, mais que lui a aussi beaucoup à apprendre de nous. Avant, on échangeait aussi nos ressentis. Mais on le faisait individuellement, pas collectivement. »

 

Ce samedi soir (21 heures), sur la pelouse du stade Pierre-Fabre, le CO aura une belle occasion de tester la pertinence et l'opacité de sa défense. En face, ce sera le Stade Toulousain, ce voisin si encombrant aux superpouvoirs offensifs.

 
 
 

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#168 Silhouette

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Posté 03 octobre 2026 - 15:35

Merde alors, quelqu'un a oublié de prévenir Estebanez que la défense c'était que de la mentalité et des collisions.
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#169 Milian

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Posté 03 octobre 2026 - 19:02

Merde alors, quelqu'un a oublié de prévenir Estebanez que la défense c'était que de la mentalité et des collisions.


Le soucis c'est que si ils s'entrainent a défendre contre ce qu'on propose en attaque pendant la semaine, ça va pas bien les préparer a ce qui va se passer le weekend.
Bref on en revient tjrs au même, ce staff est une catastrophe dans son approche du rugby...
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#170 el landeno

el landeno

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Posté 11 octobre 2026 - 19:31

Aurélien Cologni, l'entraîneur de la défense de l'UBB, au sujet des plaquages « pivotants » : « Une technique pas adaptée au rugby »

L'entraîneur de la défense de l'UBB, Aurélien Cologni, se félicite de l'interdiction des plaquages « pivotants » et des plaquages à genoux à partir du 1er novembre. Il milite pour que les joueurs aient plus de temps pour travailler leurs attitudes défensives.

 
 
 

« Que pensez-vous de l'interdiction du plaquage « pivotant » à compter du 1er novembre ?
Je trouve ça bien. Après, il y a le timing de ce changement dont on peut discuter. Mais ce que je vois là-dedans, c'est que ça va éviter des blessures supplémentaires. Il y a déjà beaucoup de clubs et de joueurs qui sont en souffrance à cause des graves blessures que ce plaquage génère. Sans dénaturer le rugby non plus, parce que ça reste un sport de combat, je vois tout ce qui peut être mis en place pour l'intégrité physique des joueurs d'un bon oeil.

 
 
 
 

En tant qu'entraîneur spécialisé dans la défense, comment vous adaptez-vous ?
Utiliser son corps pour faire basculer l'attaquant, à la façon d'un contre-poids comme on le voit au judo, c'est une technique qui n'est pas forcément adaptée au rugby parce qu'il y plus de mobilité et de vitesse dans notre sport. Épurer ce genre d'action, ça oblige à être beaucoup plus propre sur l'attitude. C'est comme pour les commotions qui résultent de contact tête-tête. Elles viennent d'erreurs techniques au plaquage. Il faut donc augmenter la précision.

Le Néo-Zélandais Leroy Carter s'est blessé à la cheville après un plaquage « pivotant » de Rob Valetini samedi. Mais qu'est-ce que l'Australien pouvait faire d'autre dans cette position d'ultime défenseur, en poursuite ?
L'idée, c'est d'attaquer par un côté et d'y rester. Souvent, il y a un changement de position quand le défenseur est pris de vitesse. Mais on a pris l'habitude de se laisser traîner. C'est quelque chose qu'il faut travailler, de la même façon que la hauteur de plaquage. À un moment donné, si tu ne travailles pas, tu n'arrives pas à trouver de la précision.

 
 

« Si on veut protéger au maximum les joueurs, il faut répéter la technique et faire ce travail de précision, donner un temps imparti à la routine de travail du plaquage. Je milite pour ça »

Aurélien Cologni, entraîneur de la défense de l'UBB

 
 
 
 
 

Concrètement, comment mieux habituer les joueurs sur ce point ?
À Bordeaux, je fais travailler aux joueurs le plaquage en poursuite, je les fais « spiner » (tourner) loin du contact, pour enchaîner avec le contre-ruck. Cette volonté de tomber sur les jambes, je pense que ça peut se maîtriser au niveau défensif. L'idée, lors de l'amenée au sol, c'est de se sortir de la trajectoire de l'attaquant pour se tourner et se remettre sur ses appuis, au lieu de se laisser tomber et propulser avec la vitesse centrifuge en rasant les jambes.

 
 

Verra-t-on davantage de plaqueurs garder leurs appuis, à la manière du geste de lutteur d'Antoine Dupont contre l'Irlande en 2023 ?
En tout cas, on est plus efficace en restant sur ses appuis. Ça rejoint l'interdiction du plaquage à genoux. Personnellement, je ne suis pas du tout fan de ce geste et je ne l'ai jamais fait travailler. Déjà, c'est très contraignant parce que tu n'as aucune emprise au sol. Et en plus, c'est très dangereux pour l'attaquant comme pour le défenseur s'il prend un coup au niveau de la tête ou des cervicales. Si on veut protéger au maximum les joueurs, il faut répéter la technique et faire ce travail de précision, donner un temps imparti à la routine de travail du plaquage. En tout cas, je milite pour ça.

Vous trouvez que le temps imparti aux joueurs pour travailler leur technique individuelle défensive est insuffisant ?
On ne peut pas uniquement travailler la collision et la force de frappe. Il faut aussi bosser les appuis, le côté d'impact... Parce qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de joueurs physiquement très costauds et aussi très mobiles. Vitesse + puissance + mobilité... Si tu n'es pas à l'heure sur ton approche, ça fait un crash. Il faut donc passer plus de temps sur l'exécution du plaquage, comme on peut le faire sur les phases statiques.

 

Les plaquages à genoux seront aussi interdits à partir du 1er novembre. Comment les arbitres vont-ils s'adapter pour déceler ces gestes car les défenseurs posent parfois le genou au sol juste avant l'impact ?
Certains de ces plaquages sont très frontaux et assez visibles parce que la position est très vite prise par le plaqueur. Je pense surtout à la zone près de l'en-but, à 10 ou 15 mètres. Mais sur le reste du champ de jeu, on en voit très peu. Cette règle concerne surtout la zone d'affrontement, avec du jeu à une passe. C'est là-dessus qu'il faut mettre la loupe. »



#171 Elvis Presto

Elvis Presto

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Posté 15 octobre 2026 - 10:18

Quelqu'un pour mettre en ligne , dans LMT d'aujourdh'ui : quel est le secret du jeu au large du stade aurillacois ?



#172 RCV06

RCV06

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Posté 15 octobre 2026 - 10:42

Quelqu un pourrait enlever du titre les mots combinaisons et technique merci  B) 


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#173 Elvis Presto

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Posté 15 octobre 2026 - 10:46

Quelqu un pourrait enlever du titre les mots combinaisons et technique merci  B)

C'est BB qui va se fâcher.  B) 


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