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213 réponses à ce sujet

#196 xdderf63

xdderf63

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Posté 04 juin 2024 - 18:44

Jacky qui?

 

Le policier

 

https://www.cybervul...iroux-1271.html



#197 bazooka

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Posté 05 juin 2024 - 08:40

De la 28ème à la 32ème pour ceux qui sont pressés ou impatients.

 

Un sacré client sur un terrain le Jacky.

Il était très ami avec mon oncle qui s'était longtemps occupé du rugby à Aubière.

Et de mémoire je me demande si ce n'est pas avec Bravo qu'il intervenait dans les quartiers "difficiles" pour encadrer des jeunes et éviter qu'ils ne dérapent ?

Une autre époque...

 

PS ma mémoire est fatiguée, B)  ce que j'évoque ci dessus est dans le lien que j'ai posté de La Montage en page précédente.


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#198 el landeno

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Posté 05 juillet 2024 - 21:55

« Ah les Judas » : le jour où Raphaël Geminiani a perdu le maillot jaune et sa dernière chance de gagner le Tour de France Mort vendredi à 99 ans, Raphaël Geminiani avait connu un épisode crève-coeur dans sa carrière en 1958. Alors qu'il était maillot jaune, tout s'était effondré à Aix-les-Bains au terme d'une journée calvaire.

 

 

Comment parler de Raphaël Geminiani, du maillot jaune qu'il perdit en 1958 dans les cris (« Ah les Judas ! »), les larmes et sous l'épais déluge de la Chartreuse, au profit de Charly Gaul, sans évoquer, d'abord, le personnage cyranesque, théâtral et qui aurait dû mourir en 1960, comme Coppi, de la malaria au retour d'une partie de chasse en Haute Volta (l'actuel Burkina Faso). Le curé de Chamalières lui avait donné l'extrême-onction, sa nécrologie courait les rédactions, déjà prête pour le marbre. Il s'en tira par miracle, sauvé par l'Institut Pasteur et, depuis, « Gem » n'est plus d'aucun temps mais de toutes les époques à la fois. Personnage multiple.

 
 
Raphaël Geminiani et le Tour de France
4 jours en jaune, 12 participations, 7 victoires d'étape
 

Factotum éclairé au temps des équipes nationales d'un Louison Bobet bouffi d'orgueil et d'ingratitude, gregario zélé de Fausto Coppi à la Bianchi, en 1952. Puis, aussi, rival déclaré de Jacques Anquetil, dont il dirigera plus tard la carrière chez Saint-Raphaël, chez Ford et sous le maillot Bic, le temps d'un duel homérique sur le puy de Dôme en 1964 dans une France envoûtée par Poulidor.

 
 

Il fut aussi le mentor intuitif de Roger Rivière, brisé dans le Perjuret, et de Lucien Aimar, qu'il mènera à la victoire dans le Tour 1966, ce qui lui vaudra l'antipathie féroce de Félix Lévitan et les reproches embarrassés de Goddet, qui rêvait d'un Poupou en jaune à Paris, à la une de ses journaux.

Plus tard, il dirigera Merckx, sous le maillot Fiat. Gem aimait les champions, les battants. Abhorrait les coureurs de salon, les prix d'élégance : « Je veux des gars décidés, qui font du copeau ! récriminait-il. Les mannequins, les danseurs de tango n'auront jamais place dans mon équipe. » Toujours dispos avec les journalistes, il était de ce temps où les coureurs relataient leur course par le menu, sitôt la ligne franchie. Il avait le goût de la conversation, et de se raconter, comme s'il pressentait que ce qui n'est pas écrit, dit, formulé, disparaissait.

5490b.jpg
 
Louison Bobet et Raphaël Geminiani (L'Équipe)

« Pourquoi cette sujétion à Bobet ? Je l'admirais, il faisait le métier comme personne »

 
 
 

Gem savait séduire son auditoire par ses reparties, ses saillies oratoires, ses dons de conteur. Ainsi, à propos de Kübler qui, en 1955, avait abordé le Ventoux plein pot, l'oeil incendiaire, l'écume aux lèvres. « Je lui lance : "Attention Ferdi, le Ventoux c'est pas un col comme les autres", et lui de me répondre : "Ferdi aussi, coureur pas comme les autres." » Le Suisse - qui finira l'étape à contresens - démentira ce dialogue à la Guitry. A-t-il réellement existé ? Gem savait fabriquer des légendes.

Et sa renommée excède le Tour, ses enjeux. On en oublierait presque l'autre Geminiani, le « Grand Fusil », baroudeur efflanqué, le grimpeur émérite au visage anguleux, taillé à coups de serpe, qui maniait l'invective, l'esperanto, et dominait Bartali, Gaul et Coppi dans les cols du Giro (il gagna deux fois le Grand Prix de la montagne). Un « vrai champion », estimait Goddet, qui avait titré l'un de ses éditos « J'aime Gem ». « Un montagnard honnête mais sans flamme, disgracié sympathique et bavard », le désigne Roland Barthes dans ses Mythologies. Un montagnard sans flamme ? « Plutôt fataliste », dit-il.

Le cyclisme traverse son âge d'or. Il est barré dit-il, par des supers : « En 1948, je tombe sur Bartali, puis sur Coppi, Kübler, Koblet, et en 1952, à nouveau Coppi... » Son destin se cristallise dans l'ombre de Bobet, avec lequel il formera un tandem légendaire, façon Don Quichotte, Sancho Pança. Gem, le fort en thème, se mue en équipier de luxe, sous l'influence d'un Bobet geignard, pleurnichard et maniéré. « Pourquoi cette sujétion ? (Il hésite.) Je l'admirais. Bobet faisait le métier comme personne. » Qui sait s'il n'aurait pas gagné le Tour en inversant les rôles ? Le Tour qu'il avait abandonné en 1948, affaibli par une fièvre aphteuse contractée dans un abreuvoir : « Est-ce que je l'aurais gagné si Bobet avait couru pour moi ? Oui, peut-être... », concède-t-il sans approfondir, rétif aux regrets tardifs.

Fils d'un émigré italien de Lugo, il se battait pour ce qu'il croyait juste et l'idée, très haute, qu'il se faisait des hommes et de son métier. En 1952, à Namur, sous les assauts de Coppi, il s'était mis à plat ventre pour sauver le maillot jaune de Lauredi. « Ce maillot, on s'était battus pour l'avoir et plus personne ne voulait le défendre ! Robic m'avait dit, exténué, tu sais, je ne suis pas bien... Mais l'autre, Lauredi, il chialait. Ça m'avait foutu en rogne. » Le même soir à l'hôtel, il surprend Robic, trônant dans sa baignoire, qui pérore devant des journalistes : « J'ai été plus malin, j'ai su faire le mort, j'ai encore toutes mes chances. Gem, lui, peut déjà faire son deuil du Tour de France... »

La rupture avec Bobet en 1958

À peine avait-il fini sa phrase que « Biquet » avait vu l'ombre d'un Gem menaçant lui saisir le crâne et l'enfoncer sous l'eau du bain. Avec Bobet, la rupture s'était consommée en 1958, avec l'annonce de la sélection tricolore. Vainqueur l'année précédente, Anquetil avait imposé ses vues (en résumé, « Bobet ou Gem, mais pas les deux »). Et Bidot avait choisi Bobet, lequel avait accepté sans même plaider la cause de Raphaël. « Quand, en 1957, Bobet m'avait demandé au Giro de renoncer au Tour, je l'avais écouté et, là, il me laissait en rade ! J'ai vécu ça comme une humiliation. » Gem trouve refuge dans l'équipe du Centre Midi (« une bande de copains ») avec Anglade, Dotto, Busto, Chaussabel, Graczyck, Rolland. « Je n'avais qu'une idée, me rebiffer, régler mes comptes ! Je ne me suis pas gêné. »

« Tu vois Louison, j'ai toujours roulé pour toi. Cette fois, je vais te flinguer et tu vas passer par la fenêtre »

 
 
 

À Saint-Brieuc, il incite Nencini à attaquer, s'étant aperçu qu'Anquetil et Bobet flânaient en queue de peloton. Gem, à l'arrière, reste neutre dans la poursuite. « Mais je vous préviens gentiment, lance-t-il aux Tricolores, sitôt la jonction opérée, je vous débouche dans la gueule ! » Gem tient parole et rallie Saint-Brieuc avec onze minutes d'avance. À Pau, il endosse le maillot jaune. « Jusqu'ici, je travaillais pour les autres, mais là je suis libre, et je crois en moi... », confie-t-il à Robert Chapatte venu l'interviewer pour Miroir Sprint. La presse est dithyrambique, sa popularité au plus haut. « J'ai reçu trois sacs postaux de lettres. Ma femme Nanou a mis deux ans à y répondre, se souvient-il, et j'ai fait quatre-vingt-cinq criteriums. On me demandait de partout. »

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La détresse de Geminiani à l'arrivée à Aix-les-Bains (L'Équipe)
Terrassé par la fringale

Puis, vint l'étape de la Chartreuse, Briançon-Aix les Bains, 219 km. Il pleut à verse. Gaul, distancé dans l'Izoard, tenu pour battu la veille à Gap, s'en va dans les premiers lacets du Luitel. Anquetil, relégué à 7 minutes au général, le prend en chasse (« grâce à un relais à la volée de Darrigade ») dans les brumes de Chamrousse. Gem se jette à l'eau : « Il ne fallait pas que Jacques me reprenne du temps, c'était mon obsession car, après, il y avait un chrono. » Déchaîné, il distance, éparpille les Tricolores, Bobet est le dernier à s'accrocher. « Je lui ai dit : "Tu vois Louison, j'ai toujours roulé pour toi. Cette fois, je vais te flinguer et tu vas passer par la fenêtre". »

Dans le col de Porte, il retombe sur Anquetil, éprouvé, frigorifié (qui souffre d'un point de pleurésie). Gaul n'est plus qu'à quatre minutes mais la fringale le terrasse, sur le plat, entre Vizille et Grenoble. « Je fais la connerie, admet-il. J'en avais plein des poches, mais j'oublie de me ravitailler. » À Aix-les-Bains, Gem lâche 14 minutes, le maillot jaune et ses dernières illusions. Grelottant, en larmes, il s'écrie : « Ah les Judas ! Tous des Judas ! » Dans son immense détresse, il accuse tout le monde et personne à la fois. « Je pleurais car je savais qu'à trente-trois ans, c'était fini, je ne retrouverais plus une occasion pareille. »

 
 

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#199 ELSAZOAM

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Posté 06 juillet 2024 - 06:16

RIP Raphaël...



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Posté 06 juillet 2024 - 06:39

Paix à son âme. Je crois me souvenir qu'il n'était pas contre le dopage. 



#201 Le vieux Tullois

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Posté 06 juillet 2024 - 10:50

C'était un sacré personnage ...

 

Il y a 30 ans en 1994, Radio France Bleue Puy de Dôme avait diffusé une série de 20 émissions où "Le Grand Fusil" racontait sa vie,  de son enfance clermontoise à sa carrière de champion cycliste puis de directeur sportif ...Emissions qui ont été rediffusées sur France Culture en 2022 et qui sont encore écoutables sur le site de cette radio 

https://www.radiofra...phael-geminiani

 

Il apparait aussi  en 1969 dans le film documentaire de Marcel Ophuls  "Le Chagrin et la Pitié - Cronique d'une ville française sous l'Occupation" ... la ville en question étant Clermont-Ferrand et il déclare : "Des soldats allemands à Clermont ? J'en ai jamais vus" ... 



#202 DOUDOU63

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Posté 06 juillet 2024 - 13:15

Petite anecdote personnelle, si vous le permettez....J'ai eu l'occasion de le rencontrer plusieurs fois lors de mon activité professionnelle, quel régal!!!...Une gouaille incroyable et des histoires de vélos d'un autre temps...Toujours souriant et disponible...Sacré personnage, et aimant le rugby...D'ailleurs, il a fait l'introduction du livre sur Jean-Pierre ROMEU de la mine au soleil en compagnie de Jacques FOUROUX...Sa dernière échappée... :wacko:


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#203 Underscore

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Posté 06 juillet 2024 - 18:49

RIP Raphaël.

Les anciennes légendes des années 50 / 60 s'en vont.


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#204 Rugby ?

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Posté 06 juillet 2024 - 18:55

RIP Raphaël.

Les anciennes dernières légendes des années 50 / 60 s'en vont.

 



#205 el landeno

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Posté 06 juillet 2024 - 19:55

Disparition de Raphaël Geminiani : « Le Tour nous a fait oublier la guerre » Raphaël Geminiani, porteur du maillot jaune du Tour en 1958, a tout connu, y compris la guerre et la malaria. Il était un extraordinaire conteur de ce cyclisme d'antan. Extraits d'un entretien avec Philippe Brunel.

 
LE TOUR 1947 ET ROBIC
« Presque aveugle à Strasbourg »

« Je n'ai jamais revu autant de monde au départ de Paris qu'en 1947, des milliers de personnes, exaltées, le long des rues. Le Tour nous a fait oublier la guerre. Il faisait tellement chaud que (Édouard) Fachleitner s'est jeté dans la Meuse et moi j'ai attrapé la fièvre aphteuse en buvant l'eau d'un abreuvoir. J'ai fleuri comme un pommier et fini l'étape à Strasbourg presque aveugle, accroché à (Jean) De Gribaldy. Tout ça manquait d'hygiène. Dans les musettes, les galettes de riz étaient dures comme des briques et le poulet venait tout seul à cause des asticots.

 
 

(Jean) Robic, qui a gagné ce Tour, en avait tiré une popularité extraordinaire. C'était un drôle de mec, excentrique, il passait pour un type ingénieux mais il n'a pas inventé grand-chose, si ce n'est un casque qu'il s'était fabriqué avec du carton. Comme on le charriait, il s'était donné un grand coup sur le crâne avec un marteau pour montrer son efficacité. Et là, on avait vu un filet de sang couler de son front. À la fin, il est devenu aigri, détestable.

En 1952, vers Namur, il m'avait laissé défendre seul pendant 150 bornes le maillot jaune de (Nello) Lauredi. Puis Coppi met un coup de pétard près de l'arrivée et là, qui saute dans sa roue ? Robic ! L'enfoiré. Plus tard à l'hôtel, je l'entends qui parade dans son bain : "J'ai pas voulu faire comme ce con de Gem, rouler pour Lauredi, ça servait vraiment à rien !" Je lui ai pris la tête et lui ai fait boire trois fois la tasse. »

 
 
 
LE GIRO, COPPI ET BARTALI

 

« Traverser Lugo en maillot rose »

« En 1955, (Gastone) Nencini, maillot rose, est lâché dans l'étape de San Pellegrino. Le lendemain, on arrivait à Milan. Je vais gagner, c'est fait, quand je crève dans la caillasse, à vingt kilomètres de l'arrivée. Le matin, au départ, j'avais senti qu'il se tramait quelque chose, (Fiorenzo) Magni et (Fausto) Coppi avaient fait monter des boyaux à grosse section, on les avait prévenus, pas moi. (Pierre) Chany (journaliste à « L'Équipe ») avait compté, il y avait eu 94 crevaisons sur ce tronçon. Mais je n'ai aucun regret. Je n'avais pas l'ambition suprême. J'étais déjà satisfait d'avoir pu traverser Lugo en maillot rose, la ville de mon père, qu'il avait quittée en 1922 pour fuir le fascisme. Fausto m'avait entraîné à la Bianchi.

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Geminiani (à gauche) aux côtés de la légende italienne Fausto Coppi. (L'Équipe)

Il fallait voir le luxe, on voyageait en wagon-lit, on nous frottait les jambes à l'eau de Cologne et pas avec de l'alcool à brûler comme chez Metropole. En 1952, j'ai fait le Giro à ses côtés, face à (Gino) Bartali, qui m'aimait bien. Il m'aurait voulu avec lui à la Legnano : "T'aurais pas été aussi bien payé qu'à la Bianchi, mais moi, j'aurais terrorisé Fausto, et toi t'aurais gagné le Giro."

Dans le Grand-Saint-Bernard, il nous avait flingués la gueule et, au sommet, il s'était arrêté. Son vélo à la main, il nous avait lancé : "Hé, je ne vous ai pas vus au sprint !" Véridique ! Fausto fulminait, il avait le maillot rose, mais toute l'Italie était pour Gino. Leur rivalité était aussi vraie que celle d'Anquetil et Poulidor a été fausse. En France, le vrai rival de Jacques, c'était (Roger) Rivière, qui le battait dans les chronos. Mais Roger est tombé dans le Perjuret (en 1960, il se fracture la colonne vertébrale). Du coup, les journalistes ont fabriqué Poulidor, pour vendre
du papier. Mais sincèrement, entre les deux, il n'y avait pas match. »

LA MALARIA
« Chany a fait ma nécrologie »

« J'ai perdu tellement d'amis que je ne parle plus jamais de vélo. J'ai d'ailleurs tout dispersé, mes photos, maillots, trophées, je n'ai plus rien. Mais je pense souvent à Fausto, qui était comme un frère. En 1959, Bobet s'étant désisté, je lui avais proposé de nous accompagner avec Anquetil, (Henri) Anglade, Rivière, (Roger) Hassenforder en Haute-Volta (ancienne colonie française). Il aimait la chasse, il avait accepté, tout heureux à l'idée de revoir l'Afrique où il avait été fait prisonnier en 1943, en Tunisie, par les troupes de Montgomery. À Fada Ngourma, on était logés chez un particulier. Fausto avait passé la nuit à chasser les moustiques, moi je m'étais endormi.

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Geminiani malade. (L'Équipe)

On s'était séparés à Orly, en se souhaitant bon Noël. Puis il m'avait appelé pour que je lui trouve six coureurs qu'il voulait engager dans son équipe. Je lui ai dit que je ne me sentais pas bien. Il m'a dit : "Moi non plus." Après, je ne sais plus rien, j'ai été foudroyé, je suis tombé dans le coma. J'ai eu de la chance. Un médecin qui savait que j'avais été en Afrique m'a fait faire une prise de sang et l'a fait transporter par deux motards de la gendarmerie, en urgence, à Paris, à l'institut Pasteur. Après, tout est flou, entre brèves périodes de coma et de réveil, le temps de voir un prêtre
me donner l'extrême-onction et des journalistes dans mon salon. Ils revenaient de l'enterrement de Coppi et se préparaient pour le mien.

Chany a fait ma nécrologie, qu'il m'a fait lire, elle doit être encore dans les cartons à L'Équipe. Et puis, on m'a mis des journaux sous les yeux et j'ai vu... les titres : "Disparition de Coppi", les photos de ses funérailles, la foule au cimetière de Castellania, les visages atterrés de Bobet, Anquetil... Ç'a été l'horreur ! Bobet ne vient pas en Afrique, Fausto prend sa place et meurt de la malaria. Avec le destin, il n'y a rien à faire, fatalitas, il faut l'accepter. »

 
 


#206 Eria

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Posté 06 juillet 2024 - 20:43

Coup de gueule de Jacky contre le club 

 

pour préciser à la 27 eme minute , et un peu avant sur Slimani ....

belle intervention de Yannick heyraud

 

Jacky Brugiroux un de mes préférés avec Jean Paul Pellou et bien d'autres ,un sacré client en 2 eme ligne ,connut et reconnu il adorait  faire mijoter la viande avant avec des petits gestes d'affection , ensuite il assouplissait la barbaque en tapant dessus juste avant de la découper saignante...



#207 l'ours des tavernes

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Posté 07 juillet 2024 - 13:18

l'épouse de Joe Tekori vient de décédé :
 
Le Stade Toulousain a appris ce matin avec émotion le décès de Helen Tekori, à lâge de 44 ans. Épouse de Joe et mère dOwen et de Preston, Helen était une femme rayonnante et ô combien importante dans la vie du club, notamment par sa joie de vivre.
Nous adressons toutes nos plus profondes condoléances à Joe, ses 2 enfants, à leur famille et à leurs proches. 1f54a.png
 
sincères condoléances à sa famille.

#208 Buckaroo

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Posté 07 juillet 2024 - 13:53

Ah merde ! Elle œuvrait beaucoup pour les kiwis et îliens vivant à Toulouse, et je crois qu'elle était très importante pour les femmes de joueurs.



#209 Barnabe03

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Posté 07 juillet 2024 - 15:54

Terrible pour cette jeune femme, sincères condoléances à sa famille.



#210 RCV06

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Posté 07 juillet 2024 - 16:19

 
l'épouse de Joe Tekori vient de décédé :
 
Le Stade Toulousain a appris ce matin avec émotion le décès de Helen Tekori, à lâge de 44 ans. Épouse de Joe et mère dOwen et de Preston, Helen était une femme rayonnante et ô combien importante dans la vie du club, notamment par sa joie de vivre.
Nous adressons toutes nos plus profondes condoléances à Joe, ses 2 enfants, à leur famille et à leurs proches. 1f54a.png
 
sincères condoléances à sa famille.
 

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