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Les dérives du rugby


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574 réponses à ce sujet

#541 frednirom

frednirom

    le Var est dans le fruit.

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Posté 23 septembre 2026 - 15:14

La flemme de tout lire mais ça ressemble à un concourt de bite qui tourne au meurtre non ?


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#542 el landeno

el landeno

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Posté 23 septembre 2026 - 19:47

Durant son réquisitoire, l'avocat général du procès de l'assassinat de Federico Martin Aramburu, Philippe Courroye, a requis mercredi 27 ans de prison pour assassinat contre Loïk Le Priol, et 20 ans de prison pour tentative d'assassinat contre Romain Bouvier.

L'avocat général du procès de l'assassinat de Federico Martin Aramburu, Philippe Courroye, a requis ce mercredi vingt-sept ans de prison contre Loïk Le Priol, et vingt ans contre Romain Bouvier. Lors de son réquisitoire, il a demandé à ce que le tribunal condamne le premier pour assassinat, et le second pour tentative d'assassinat. Selon lui, tous les deux devraient être obligés de suivre des soins médicaux-sociaux.

 
 
 
 

Dans le même temps, Me Courroye a requis trois ans de prison (dont douze mois avec sursis) contre Lyson R., compagne de Le Priol au moment des faits, pour soustraction, recel et destruction de preuves. Antony S., ami de Bouvier, risque lui aussi trois ans de prison (dont vingt-quatre mois avec sursis), également pour soustraction, recel et destruction de preuves.



#543 el landeno

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Posté 24 septembre 2026 - 04:47

« Un homme est mort et ce n'est pas n'importe quel homme » : au procès de l'assassinat de Federico Martin Aramburu, le réquisitoire ravageur de l'avocat général

L'avocat général Philippe Courroye a requis vingt-sept ans d'emprisonnement à l'encontre de Loïk Le Priol pour assassinat et vingt ans contre Romain Bouvier pour tentative d'assassinat. Il a en revanche demandé l'acquittement de Lyson R. pour les faits de complicité de tentative d'assassinat.

De Dostoïevski (« Lisez Crime et châtiment ! », lancé à l'adresse d'Antony S.), à Hugo, Borges, Claudel jusqu'à la mort camusienne de Federico Martin Aramburu, le 19 mars 2022, « une mort pour rien », Philippe Courroye aura énuméré les références littéraires avant de prononcer ses réquisitions, au bout de quatre heures d'un monologue de haut vol, mercredi.

 
 
 
 

Debout dans sa robe rouge, l'avocat général a réclamé des peines de vingt-sept ans d'emprisonnement à l'encontre de Loïk Le Priol pour assassinat, de vingt ans contre Romain Bouvier pour tentative d'assassinat, de trois ans contre Lyson R. (dont un an de sursis) et Antony S. (dont deux ans de sursis) pour soustraction et destruction de preuves.

 
 

Même si elle ne l'a pas convaincu en invoquant la sidération, l'avocat général a laissé comprendre assez tôt qu'il demandait l'acquittement de Lyson R. pour les faits les plus graves la concernant, à savoir la complicité de tentative d'assassinat. Le magistrat n'a pas acquis la certitude que l'ancienne compagne de Le Priol savait Bouvier armé, et prêt ou décidé à vider son chargeur.

 
 

« Le tandem Bouvier-Le Priol n'avait aucune limite ce jour-là. Ils ont appliqué leur justice privée dans laquelle la peine de mort n'a pas été abolie »

L'avocat général Philippe Courroye lors de son réquisitoire

 
 
 
 
 

Au bout de son réquisitoire, il a surligné « la dangerosité » des deux tireurs « qui ont exécuté dans un arpège criminel leur fugue à deux voix » ainsi que la responsabilité pleine et entière du quatuor, « pour qui tout était choix et qui tous sont allés dans le crime et le délit, et pas d'un pas boiteux. Le tandem Bouvier-Le Priol n'avait aucune limite ce jour-là. Ils ont appliqué leur justice privée dans laquelle la peine de mort n'a pas été abolie ».

 

Une once de fatalisme parcourt sa démonstration. « Oui, c'est une chronique annoncée. » Avant d'en arriver à dire : « Un homme est mort et ce n'est pas n'importe quel homme », Philippe Courroye a remonté le fil de la vie des accusés, presque toute la bobine. Rappelant qu'ils appartenaient « tous à des milieux familiaux cadrants » et que « c'est le GUD (*), le ciment et le point de jonction entre ces personnages. Le GUD n'est pas un syndicat étudiant peace and love. Si le mobile de ce dossier n'a rien de xénophobe, leur compagnonnage dans cette mouvance n'est pas étranger aux faits. Il est le fond de sauce, le substrat pouvant expliquer la fascination des armes, la violence. On aurait été moins inquiet si Romain Bouvier avait appartenu à l'association des amis de Marcel Proust. »

 
 
(*) Groupe union défense, organisation étudiante d'extrême droite radicale dissoute en 2024 sur décision gouvernementale.

L'avocat général en vient à l'enchaînement de cette mécanique meurtrière qu'il compare au quatre-temps d'un moteur de Jeep : l'admission du carburant (la terrasse), la compression (les premières tensions, les claques sur la joue de Shaun Hegarty), l'explosion (la capuche, la bagarre au Mabillon, les fusillades), et enfin l'échappement (la destruction de preuves, les cavales).

 

Pour établir la préméditation des tireurs, l'avocat général s'applique à remonétiser les témoignages du videur, des serveurs et des clients, remis en cause par la défense. « La somme de témoignages que nous avons dans ce dossier et leur convergence ne les rendent pas soupçonnables. Tous décrivent la fureur de Le Priol et Bouvier après la première échauffourée. Ils nous disent que Le Priol est déterminé et armé. Déterminé à quoi ? À tuer, comme il l'a dit au videur et à un serveur. Ce ne sont pas des paroles en l'air. Elles assoient la préméditation. On me dit qu'il n'y a pas eu de conciliabule mais voyons, on ne parle pas de la réunion consultative du 2 décembre 1851 avant le coup d'État. On les voit cheminer quinze-vingt secondes, ça suffit pour décider d'une volonté commune. »

 
 
 

Pour caractériser l'intention homicide de Bouvier, le représentant du ministère public convoque l'expertise de la médecin légiste Isabelle Sec, qui a écarté la thèse des deux premiers tirs vers le sol. « Certes, les projectiles de Bouvier n'ont pas causé la mort mais l'experte a parlé du hasard des trajectoires », indépendantes de la volonté de celui qu'on surnomme aussi le Chaman. Justement, quand Bouvier justifie ses actes par la vision qui lui est apparue de son pote subclaquant sur le trottoir, battu à mort par les rugbymen, Courroye se fait grinçant : « C'est dangereux d'imaginer des choses, surtout quand on a une arme chargée sur soi. »

 

L'avocat général rejoint ensuite la théorie développée par Me Le Bras dans sa plaidoirie. « L'imprévu dans notre dossier, c'est l'hôtel Welcome (celui où les deux rugbymen demandent des glaçons pour apaiser leurs blessures), développe l'avocat de Maria Aramburu. Sans ce détour, le tireur 1, c'était Le Priol », lequel ne pourrait pas aujourd'hui soutenir que ce sont les tirs de Bouvier qui l'ont fait basculer.

 
Une « chasse à l'homme » selon l'avocat général

À ce propos, l'avocat général se range à l'avis des experts psychiatres Isabelle Teillet et Roland Coutanceau qui ont considéré « non actif » le syndrome de stress post-traumatique de Le Priol au moment des faits et « nulle » l'altération de son discernement. « C'est une chasse à l'homme. Tel un chasseur, Le Priol regarde à chaque intersection. Et comme à la chasse à courre, où on créance un gibier bien spécifique, ici c'est Aramburu la cible, celui qui a humilié le grand Loïk Le Priol. Les trois balles dans le dos d'un homme sans arme et déjà blessé par deux balles signent l'intention homicide. Il faut avoir de l'estomac pour soutenir la légitime défense dans ce dossier. Des policiers de la Crim'sont venus nous dire que ceux qui vident leur chargeur sont ceux qui veulent tuer. Un surveillant de prison est venu ici confirmer qu'il avait surpris Le Priol disant : "Ce que j'ai préféré, ce sont les quatre dernières bastos que je lui ai mises dans le buffet." Cela correspond bien à la personnalité de Le Priol, qui aime se faire photographier avec le pétard à la ceinture du peignoir. »

Dans la matinée, les cinq avocats des parties civiles avaient plaidé, chacun dans un registre différent. Me Thonon-Wesfreid a ravivé la teinte politique de ce procès en connectant la douleur d'une mère, Cecilia, qu'elle représente, à la dictature argentine. « Elle a été marquée en 1975 par la mort du demi de mêlée du club de La Plata, criblé de balles par un groupe paramilitaire d'extrême droite. Pour elle, à des époques différentes, en des lieux différents, le même fascisme tue. »

 

Conseil de Shaun Hegarty, Me Massi a insisté sur l'inversion des rôles. « Monsieur Bouvier vole le verbatim de monsieur Hegarty pour se positionner en victime. » Avocate des trois enfants, âgés de 10, 8 et 2 ans au moment du drame, Me Tortos a la voix pleine d'émotion quand elle dit : « La victimisation, messieurs, ils vous la laissent. Ils ne veulent pas que vos actes conditionnent leur vie. Il est 11h20, ils sont dans le train pour nous rejoindre (les deux grandes entendront le réquisitoire). Ils ont confiance, et moi, j'en ai terminé. »


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#544 ZACH

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Posté 24 septembre 2026 - 08:00

Merci pour le partage de ces articles ou l’on peut apprécier la qualité de la plaidoirie de l’avocat general Courroye.

Je n’arrive pas à comprendre la stratégie de défense des 2 accusés.

S’ils avaient reconnus leurs responsabilités et commencés  à faire, durant ces 4 années au cachot, leurs remises en question, cela aurait eu beaucoup plus de crédit auprès de la cour.

Au final, ils ont moqués le tribunal, les familles et Aramburu et ils vont prendre le maximum de ce qu’ils encourent et ce sera justice.

 

Les 2 accusés sont des psychopathes dangereux pour la société.

RIP à Federico et courage à sa famille 


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#545 Alex chocolatines

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Posté 24 septembre 2026 - 13:14

Bon ben l'avocat général pense comme moi, j'espère que le jury suivra pour au moins respecter la mémoire de Aramburu . 


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#546 el landeno

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Posté 25 septembre 2026 - 07:06

« Blessure narcissique », « légitime défense » et « altération du discernement » : l'autre perception de l'affaire plaidée par les avocats de Loïk Le Priol lors du procès de l'assassinat de Federico Martin Aramburu

Jeudi, la défense s'est démenée pour faire entendre une autre perception de l'affaire et un autre portrait des accusés. Les avocats de Loïk Le Priol ont plaidé la légitime défense et demandé de retenir une altération du discernement. Quant à Romain Bouvier, il reconnaît les violences volontaires avec arme, pas la tentative d'assassinat.

Loïk Le Priol l'a répété dix fois. « La seule vérité, c'est la vidéo. » Et c'est vrai, les policiers du 36 en ont convenu à l'audience : on ne voit pour ainsi dire jamais un crime qu'on peut suivre quasiment image par image, comme celui du 19 mars 2022 qui a coûté la vie à Federico Martin Aramburu. C'est pourtant dans un angle mort des caméras de surveillance que la défense de l'ancien Béret Vert cherche à s'engouffrer, l'oeil de la machine n'ayant que mal saisi ou pas du tout les 14 secondes de la deuxième scène de violence entre Aramburu et Le Priol, avec la participation de Shaun Hegarty, « armé, dira l'avocat général, d'un torchon garni de trois glaçons en train de fondre, reconnaissez qu'on a connu des armes plus létales ».

 
 
 
 

Dans ce hors-champ, Me Xavier Nogueras, avocat et témoin des troubles de Le Priol depuis l'affaire Klein en 2015, voudrait introduire un doute. Et même beaucoup plus que ça puisque c'est le jour et l'heure pour lui de plaider la légitime défense. Il s'y emploie mais sans réclamer l'acquittement, en tirant sur les cordes vocales comme l'a fait plus tôt Me Florian Lastelle, le conseil de Lyson R.

 
 

C'est une légitime défense qui avance à bas bruit. « Je sais ce qu'il peut y avoir d'abject à demander la légitime défense et donc l'acquittement, convient Me Nogueras en se tournant vers les familles. Je ne sais même pas s'il (son client) vous la demande. Il est hors de question de renverser la position accusatoire mais voilà, il s'est défendu et il ne comprend pas pourquoi on ne veut pas l'entendre. »

 
Peu de crédit accordé aux temoignages des gens de la terrasse

Une autre question s'impose, celle de la préméditation, celle qui oblige à soupeser la proportionnalité d'une réponse face à la gravité d'une atteinte. Le Priol a tiré six fois en quatre secondes sur un homme désarmé. « Il est maintenu par la veste, ne peut pas partir, énumère Me Nogueras. Il tombe au sol, il a des blessures. Ils sont deux, il est seul. A-t-il agi ainsi parce qu'il ne pouvait pas faire autrement ? »

 
 
 
 

Mercredi, avant de requérir 27 ans de réclusion criminelle, l'avocat général s'est étonné à voix haute que la défense de Le Priol n'abandonne pas cette thèse de la légitime défense. Cette bataille sur la qualification - assassinat ou meurtre, en état de légitime défense ou non - est susceptible d'abaisser la peine maximale encourue. En conclusion de sa plaidoirie, Me Nogueras a formé le voeu que l'ancien de l'École des mousses puisse « revoir la mer bientôt, et pas dans 27 ans ».

 

Son confrère, Me Pierre-Henri Baert a sorti une fourchette de sa robe, situant la juste peine entre les 8 ans de l'affaire Clément Méric et les 25 ans contre les « rafaleurs » de la DZ Mafia, « mais tout de même plus proche des 25 ans ».

 

Rejoignant le choeur de la défense, Me Nogueras a dit le peu de crédit qu'il accordait aux témoignages des gens de la terrasse du Mabillon, celui de François le commissaire-priseur en particulier. Il aimerait effacer des mémoires cette idée de chasse à l'homme et la remplacer par « la blessure narcissique de celui qui a perdu la figure après le tirage de capuche et la première bagarre. Quand il part en courant, il n'a pas son arme à la main. Monsieur Aramburu se jette sur lui et il a raison car monsieur Le Priol était une menace. C'est une défense légitime ».

 
 

« On ne se défait jamais d'un PTSD et celui de monsieur Le Priol est incontestable. Des détonations dans Paris à 6 heures du matin, ça ne résonne pas dans sa tête comme dans la nôtre »

Me Baert, avocat de Loïk Le Priol

 
 

Qui en précéderait une autre ? Pour étayer cette démonstration, Me Baert est celui qui doit parler du dernier domino qui tombe, ce syndrome post-traumatique (PTSD) qui se réveillerait en sursaut quand Le Priol entend les coups de feu dont il ignore qu'ils proviennent du pistolet de Romain Bouvier. « On ne se défait jamais d'un PTSD et celui de monsieur Le Priol est incontestable. Des détonations dans Paris à 6 heures du matin, ça ne résonne pas dans sa tête comme dans la nôtre, assure-t-il en dénonçant « les folies » et « le mensonge » de l'experte psychiatre Isabelle Teillet. Il vous faut retenir une altération de son discernement. Quant à sa dangerosité, je ne peux pas m'empêcher de vous dire qu'une grenade, ça n'explose qu'une seule fois. »

 

La semaine dernière, le docteur Daniel Zagury a écarté la dangerosité criminologique de Romain Bouvier. Au fil d'une plaidoirie aussi forte que subtile, Me Sophie Rey-Gascon l'a rappelé, exhortant la cour et les jurés à dépasser toute vision manichéenne. « J'ai quelques notes dans ma main. Ce ne sont pas les miennes, ce sont celles de Romain Bouvier. Vous l'avez vu écrire frénétiquement. Il écrit parce qu'il est dingue de peur que vous le jugiez mal. Je ne sais pas comment il fait pour ne pas devenir fou. Cette affaire est plus complexe que l'histoire du duo maléfique ou du commando de trois tarés. On ne veut pas être dans une société où, par bonne conscience, on se dit : c'est un facho, je lui mets vingt ans (ce sont les réquisitions du parquet). Jamais je n'aurais pensé que je plaiderais devant des bancs vides. On a tout raté, c'est un échec (Maria Aramburu et Shaun Hegarty regagneront leur banc pendant sa plaidoirie). On est irréconciliables. »

On sait que Bouvier a tiré quatre fois, touché deux. On sait que ses balles n'ont pas causé la mort. Mais comment se défaire de l'impression terrible renvoyée par cette scène de tirs restituée nettement par la vidéosurveillance ? « Quand des policiers viennent ici vous dire que quand vous videz un chargeur, c'est une intention homicide, c'est une honte ! tonne Hugues Vigier, l'autre conseil de Bouvier. Ils ne sont pas juges. Si la préméditation existe, il sort de la Jeep l'arme à la main. Il ne prend pas le risque du combat à mains nues perdu d'avance. Et ensuite, il ne s'en va pas sans être certain qu'il est mort. »

 

Romain Bouvier reconnaît les violences avec arme, pas la tentative d'assassinat. Peine encourue ? Cinq ans. Et c'est Me Vigier lui-même qui demande au président de retenir la récidive, ce qui doublerait la peine. « On ne sait pas ce qu'Aramburu et Bouvier se disent quand mon client descend de la Jeep, argumente Me Rey-Gascon. Ça dure 25 secondes. Il n'était peut-être pas en danger mais il s'est senti en danger. Il faut vous interroger sur le lien fusionnel, peut-être toxique, entre messieurs Bouvier et Le Priol. C'est un noeud important. C'est parce qu'il a la charge de la grande fragilité de son ami ce soir-là que Romain monte dans la Jeep. Il se demande dans quel danger il va se mettre. »

 

Avant d'en terminer, Me Vigier pose deux questions : « Mon client n'appelle pas Le Priol au téléphone quand il part à sa recherche. Mais s'il l'avait fait, ne lui aurait-on pas reproché de poursuivre la concertation en vue d'une chasse à l'homme ? Et si on n'avait pas la vidéo, aurait-on cru au geste du tirage de la capuche venant de monsieur Aramburu ? » Vendredi matin, les accusés auront la possibilité de reprendre la parole avant que la cour et les jurés délibèrent et prononcent un verdict.



#547 Alex chocolatines

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Posté 25 septembre 2026 - 12:10

Je suis choqué par la ligne de défense, c'est un manque de respect total à la victime, aux familles et aux proches.


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#548 Bad Zé

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Posté 25 septembre 2026 - 21:02

https://www.lequipe....-19-ans/1721262

#549 PPR

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Posté 25 septembre 2026 - 21:31

Putain c'est pas cher payé ! Vraiment pensée à Hegarty et aux proches de Aramburu
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#550 Milian

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Posté 25 septembre 2026 - 22:24

Je suis choqué par la ligne de défense, c'est un manque de respect total à la victime, aux familles et aux proches.

Oui "j'aurai des remords toute ma vie" ect.. Il joue la victime maintenant ? Ou va le plaindre et c'est pas sa faute ? C'est insupportable d'entendre ça car je pense que son seul remord c'est de passer du temps en prison..
Quand on a eu un geste pareil de sang froid, surtout on ne se victimise pas, c'est le plus dur pour la famille de la véritable victime d'entendre ça..


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#551 Clum63-

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Posté 25 septembre 2026 - 23:33

Pas de période de sûreté, donc libérable dans 5 ou 6 ans avec le jeu des remises de peine. Ça fait pas cher 


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#552 twiX

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Posté 26 septembre 2026 - 05:56

La flemme de tout lire mais ça ressemble à un concourt de bite qui tourne au meurtre non ?

c'est faire peu de cas du caractère profondément xénophobe et raciste de l'assassin et de ses complices


Pas de période de sûreté, donc libérable dans 5 ou 6 ans avec le jeu des remises de peine. Ça fait pas cher 

C'est fort d'arriver à ne pas retenir la préméditation


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#553 el landeno

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Posté 26 septembre 2026 - 08:47

Pas de préméditation, mais « indubitablement une volonté de tuer » : les raisons des lourdes peines au procès Aramburu

Après plus de onze heures de délibération, la cour d'assises de Paris a écarté la préméditation chez les deux tireurs mais prononcé ce vendredi des peines sévères de 26 ans de réclusion criminelle à l'encontre de Loïk Le Priol pour meurtre et de 19 ans contre Romain Bouvier pour tentative de meurtre.

 
 

« Vingt-sept ans, c'est vertigineux, c'est l'âge que j'avais au moment des faits. Mais que vaut la vie d'un homme ? » Telles furent, vendredi matin, les dernières paroles de Loïk Le Priol, celui qui a tiré deux balles mortelles dans le dos de Federico Martin Aramburu le 19 mars 2022, au niveau du 144 boulevard Saint-Germain, au coeur de Paris.

 
 
 
 

Il a ajouté : « Je porterai à vie le poids de la culpabilité. J'aimerais un jour me soigner afin que je ne puisse plus jamais recommencer l'irréparable. J'ai demandé pardon à la famille Aramburu, j'espère qu'un jour ils trouveront la force de me pardonner et que moi-même j'aurai la force de me pardonner. Je suis chrétien. Le Pape arrive à Paris aujourd'hui, c'est peut-être un signe. » Ce vendredi, en raison du passage de la papamobile, l'île de la Cité avait des airs, et même des courants d'air, rappelant Paris sous confinement. C'est comme s'il n'y avait plus qu'une affaire en suspens, et une seule, entre les murs de cet immense palais de justice.

 
 
La préméditation de l'acte n'a pas été retenue

Le vertige des vingt-sept ans dont parlait Le Priol le matin correspondait aux réquisitions de l'avocat général Philippe Courroye le concernant. À 21h43, après plus de onze heures de délibération, les 27 ans de réclusion criminelle devenaient 26. Le président Zentaria annonçait ensuite que son acolyte Romain Bouvier était condamné à 19 ans de réclusion criminelle, là encore une année de moins que les réquisitions. À cet énoncé, il n'y eut pas un bruit dans une salle pourtant remplie jusqu'au dernier bout du dernier banc. Pas un mouvement non plus chez les accusés.

 

Le président précisait aussitôt que dans son verdict, la cour n'avait pas retenu la préméditation pour l'un et l'autre des tireurs. Cela signifie que la bataille de la qualification, noeud central de ce procès, avait été partiellement menée à bien pour les deux principaux accusés. « La cour a décidé que la préméditation supposait un dessein réfléchi, une concertation préalable qui, selon elle, n'existe pas, lut le président. L'énervement des accusés à l'issue de la première bagarre au Mabillon, constaté par les témoins, ne traduit pas qu'une décision de tuer a été prise à cet instant. »

 
 
 
 

D'assassin, Le Priol devenait meurtrier. Idem pour Bouvier, qui passait d'une tentative d'assassinat à une tentative de meurtre. Cette nuance est d'importance mais elle ne retire rien de l'intention homicide, de la volonté de tuer que la cour a retenue pour Le Priol et Bouvier. Et ne change quasiment rien à la sévérité des peines.

 
 

« Les six coups de feu ont bien été tirés en direction de monsieur Aramburu, les parties atteintes attestent d'une volonté de viser la victime »

Le président de la cour d'assises, Franck Zientara, au sujet de Loïk Le Priol

 
 

S'agissant de l'ancien commando marine (32 ans), la cour a décidé à une majorité d'au moins sept voix que la théorie de la légitime défense, plaidée à voix basse, presque en se pinçant le nez (« Je ne sais même pas s'il (son client) vous la demande », confessait Me Nogueras, avocat de Le Priol, dans sa plaidoirie) n'était pas convaincante, insistant sur une « réponse non proportionnée face à un homme désarmé, indiqua le président. Les six coups de feu ont bien été tirés en direction de monsieur Aramburu, les parties atteintes attestent d'une volonté de viser la victime, le fait de vider le chargeur traduit indubitablement une volonté de tuer. Malgré l'éloignement progressif de la victime, vous avez appuyé méthodiquement sur la queue de la détente. »

 

Quant à l'autre requête exprimée par sa défense - l'altération du discernement en raison du syndrome de stress post-traumatique -, elle n'a pas davantage été suivie. La cour s'est rangée à l'avis des experts psychiatres Teillet et Coutanceau qui ont considéré ce trouble « non actif » au moment des faits et « nulle » l'altération de son discernement. La cour a noté chez Le Priol « une personnalité inquiétante, une intolérance à la frustration ainsi qu'une idéologie mortifère et violente ». Elle a conclu à « un risque criminologique élevé ».

 
 

« Le fait de devoir réarmer le chien du revolver entre chaque coup de feu traduit mécaniquement une intention homicide »

Le président de la cour d'assises, Franck Zientara, au sujet de Romain Bouvier

 
 

La caractérisation de la préméditation n'a pas été retenue pour Bouvier (35 ans) malgré la thèse défendue par le ministère public. En revanche, la cour a jugé qu'il était animé d'une intention homicide manifeste. « Tirer quatre coups de feu en quatre secondes contre une victime désarmée, vider son chargeur, tout cela l'établit. Le fait de devoir réarmer le chien du revolver entre chaque coup de feu traduit mécaniquement une intention homicide. Monsieur Aramburu est bien la victime de l'alchimie funeste du duo Bouvier-Le Priol, tous deux animés d'une fascination pour les armes et la violence. »

 

Acquittée de la charge la plus lourde qui pesait sur elle (complicité de tentative d'assassinat), Lyson R. a été reconnue coupable des délits en vue de faire obstacle à la manifestation de la vérité (destruction de la carte SIM du téléphone de Le Priol...). Une peine de trois ans avec trente mois de sursis a été prononcée mais elle ne retournera pas en prison. Pour avoir aidé Bouvier dans sa fuite et fait disparaître son arme dans un bassin, Antony S. a été condamné à trois ans avec sursis. À 23 heures, les avocats de Le Priol et Bouvier quittaient groupés le tribunal, sans un mot pour les nombreux journalistes massés dans le hall.

 

Pendant trois semaines, les murs de la Salle Voltaire qui en ont entendu tant et tant entre les procès du docteur Petiot, de Pierre Goldman ou de Violette Nozière, ont été témoins de l'hommage rendu à la vie lumineuse de « Fede », racontée par ses amis et sa famille. Surplombant des débats parfois vifs mais jamais outranciers, la dignité de Maria, l'épouse, de Cecilia, la maman, ou de Shaun Hegarty, l'ami inséparable, témoin de tout et victime de tout cette nuit-là, a servi de borne, de barrière. Et la haine n'a jamais infiltré le prétoire.

Quarante-quatre témoins et experts se sont succédé à la barre. Le Priol a raconté l'itinéraire, le sien, d'un soldat perdu, lui. Le poids trop lourd de la lignée militaire familiale, le « mandat transgénérationnel » en langage psy, qui l'aurait écrasé. Bouvier a parlé de sa névrose biographique, entre un père naturel qui l'a abandonné et un père adoptif décédé trop tôt.

 

On nous a instruits sur les armes de collection du XIXe siècle, catégorie D, certaines de fabrication liégeoise. On nous a bien expliqué qu'un collectionneur digne de ce nom ne serait jamais sorti dans la rue avec une arme chargée, liégeoise ou non. On a entendu les bruits saturés, sourds, des détonations qui claquent. On a vu et revu les images de vidéosurveillance, on a évalué les distances en centimètres, les angles des tirs. On a écouté un témoin bousillé de l'intérieur parce qu'il s'en voulait encore de ne pas avoir fait son boulot « comme il le fallait, sinon monsieur Aramburu serait en vie ». Ce n'est pas vrai mais ça ne change rien pour lui. On nous a tout dit et rien épargné du stress post-traumatique. On a montré une image, dix images, une vidéo, dix vidéos éclairant la fascination du duo d'anciens gudards pour les armes, pour les symboles du Troisième Reich aussi.

 

Avec tout ça, a-t-on mieux compris ce qui s'est passé pour en arriver à ce qu'un homme reçoive six balles dans le corps en quarante et une secondes ? Peut-être mais ce n'est pas sûr. Les accusés ont dix jours pour faire appel.

 
 
 


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Posté 26 septembre 2026 - 08:57

La seule chose qui m'étonne, c'est que la préméditation n'est pas été retenue.


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Posté 26 septembre 2026 - 10:25

Pas de période de sûreté, donc libérable dans 5 ou 6 ans avec le jeu des remises de peine. Ça fait pas cher 

Ils ont déjà fait 4 ans et demi de cachot .

Sans période de sûreté , à la moitié de la peine exécutée ils pourront demander une libération conditionnelle.

Donc pour Lepriol Mars 2022 +13 =2 035 

Pour l’autre Mars 2022 +8,5=2 030,5 

 

La question est de savoir s’ils auront réellement changé ?

Pas certain 


La seule chose qui m'étonne, c'est que la préméditation n'est pas été retenue.

Sur la zone de la bagarre ils voulaient tuer.

La préméditation n’est pas prouvée car avant les bagarres, voulaient ils tuer ?

Un doute …qui leur profite 






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