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Pro D2 Saison 2025/2026


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614 réponses à ce sujet

#526 Arverne03

Arverne03

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Posté 14 février 2026 - 15:04

Aurillac souffre presque chaque année, pillée régulièrement de ses meilleurs éléments.
Les performances du club année après année sont assez impressionnantes au vue du budget.

 

C'est le moins que l'on puisse dire !



#527 pims

pims

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Posté 20 février 2026 - 22:47

Gros match de Vannes vs 16



#528 Alligator427

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Posté 20 février 2026 - 22:56

Gros match de Vannes vs 16


Pas pu voir le match .

16 parce le public ou arbitrage litigieux ?

#529 pims

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Posté 20 février 2026 - 23:00

Pas pu voir le match .

16 parce le public ou arbitrage litigieux ?

réponse B


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#530 RugbyASM

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Posté 20 février 2026 - 23:29

Pas vu le match non plus, mais d'après le résumé de Ouest-France Benmegal est sorti blessé en 1ère période :crying:, Ruru a pris 2 cartons jaunes :blink: (donc le 2nd a été transformé en carton rouge), Djehi 1 carton jaune. Et malgré tout ils gagnent le match 33-40. https://www.ouest-fr...55-0efc8582b78d

 

@pims : qu'est-ce qui te paraît "litigieux" dans l'arbitrage ? Car apparemment les Vannetais ont été très (trop) indisciplinés.



#531 RUGBY93

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Posté 20 février 2026 - 23:48

Oui je confirme les propos de Pims, arbitrage à deux lors de ce match Biarritz vs Vannes : l'arbitre central a officié avec son adjoint ... Acébes, l'ailier biarrot, même 

pas capitaine, mais par qui la plupart des décisions sont passées !!!

Résultat 2 jaunes donc rouges pour Ruru, le demi de mêlée vannetais, avec un premier carton très très sévère et le deuxième à peine plus mérité.

Et puis à la 79ème, essai accordé à Vannes, intervention d'Acébes et essai refusé à la vidéo alors qu'on voit strictement rien et que la décision terrain donnait essai aux

bretons ! Mélée à  5 pour Vannes, les bleus enfoncent leurs vis-à-vis et pénalité pour ... le BO !

Du grand art ...

 

Dommage car on a assisté à un très beau match, première mi-temps très médiocre des leaders du championnat (12-14 à la pause), réveil à la reprise

et en un quart d'heure, bien emmenés par Surano et Boulier, les bretons prennent le large (12-31) avant de subir les foudres arbitrales qui remettent à flot les locaux

qui trouveront le moyen de revenir à 24-31, avant de concéder un essai en contre, à 15 contre 13 !

 

Bon si Biarritz n'a pas voulu ou pas pu gagner ce match, les vannetais ont montré par intermittence, qu'ils étaient bien les patrons de cette PRO D2.

La semaine prochaine, ils reçoivent Colomiers, second à ... 9 points !!!

Une victoire des hommes à Spitzer et la première place sera définitivement réglée.

Vannes jouera sans son meilleur marqueur d'essai, Ruru qui sera suspendu mais devrait récupérer son maitre à jouer, Maxime Lafage.

 

A noter que Provence Rugby, s'est effondré à Bayonne, contre Dax, avec un carton rouge débile, concédé par Piazzoli, son bouillant 3ème ligne,

qui a dégommé la tête de l'ouvreur dacquois avec ...son genou, complètement volontairement ...et comme c'est son deuxième rouge de la saison,

le solide gaillard provençal va prendre cher, je pense .... pas sûr que Saint-André apprécie beaucoup ce geste pas très chevaleresque ...  


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#532 Eastern Outpost

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Posté 20 février 2026 - 23:57

Gros match de Vannes vs 16

 

Carpe diem

 

Seize the day

 

De temps en temps le jour saisit soi-même

 

De temps en temps la meilleure équipe saisit le seize



#533 pims

pims

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Posté 21 février 2026 - 08:39

Pas vu le match non plus, mais d'après le résumé de Ouest-France Benmegal est sorti blessé en 1ère période :crying:, Ruru a pris 2 cartons jaunes :blink: (donc le 2nd a été transformé en carton rouge), Djehi 1 carton jaune. Et malgré tout ils gagnent le match 33-40. https://www.ouest-fr...55-0efc8582b78d

 

@pims : qu'est-ce qui te paraît "litigieux" dans l'arbitrage ? Car apparemment les Vannetais ont été très (trop) indisciplinés.

- le premier CJ de Ruru

- son deuxième CJ + l'EP + le CJ pour l'autre pilier sont mérités mais au tout début de l'action il y a un bel EAT, qu'on a tout le loisir de revoir puisqu'il y a appel à la vidéo pour vérifier autre chose

- l'essai accordé puis annulé sans qu'on voit jamais le ballon à la vidéo (demandée par Acebes)


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#534 Arverne03

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Posté 21 février 2026 - 11:35

DAX a l'air d'aller un peu mieux, contrairement à MONT DE MARSAN qui revient les valises pleines de son voyage à OYONNAX ! 



#535 Babé03

Babé03

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Posté 21 février 2026 - 13:12

Et Nevers en chute libre...



#536 Arverne03

Arverne03

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Posté 21 février 2026 - 16:10

Et Nevers en chute libre...

 

Depuis deux ans ce n'est plus cela. La roue tourne....................



#537 Underscore

Underscore

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Posté 21 février 2026 - 23:12

Brive a loupé le coche a Grenoble pour s'assurer une place dans les 6

#538 Arverne03

Arverne03

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Posté 23 février 2026 - 21:24

Brive a loupé le coche a Grenoble pour s'assurer une place dans les 6

Quoique...................aller gagner à GRENOBLE, c'est plus facile à dire qu'à faire................... :mellow: 



#539 el landeno

el landeno

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Posté 25 février 2026 - 19:32

À la découverte de Valence-Romans, le nouveau cador ambitieux de Pro D2 « parti de zéro » il y a dix ans
Né il y a dix ans d'une fusion entre Valence et Romans, le VRDR squatte cette année le haut de tableau de Pro D2. Bien parti pour disputer les premières phases finales de son histoire, le club drômois se structure patiemment, sans oublier de rêver, à moyen terme, d'une montée en Top 14.

Et si une future place forte du rugby français se trouvait ici, au bout d'une route cabossée à la sortie de Romans-sur-Isère ? Tout près de l'aérodrome, entre les champs et la voie ferrée, se niche le centre d'entraînement du Valence-Romans Drôme Rugby, fier 4e de Pro D2. Avec 13 points d'avance sur le 7e, Agen, et porté par une série de 17 victoires de suite à domicile, ce dernier est bien parti pour disputer les premières phases finales de son histoire. Un parcours surprenant lorsque l'on sait que le VRDR, 2e meilleure équipe de l'année 2025 derrière Colomiers, ferraillait il y a un an pour son maintien... et n'existait pas il y a une décennie.

 
 
 
 

Au même endroit, au printemps 2016, le complexe sonnait en effet bien creux. L'US Romans-Péage y vivotait, sans autre perspective que le maintien en Fédérale 1. Un peu plus au sud, son voisin du ROC La Voulte-Valence dégringolait en Fédérale 2. La dispersion des forces ne pouvait mener bien loin. « Les deux clubs étaient distants de 16 kilomètres, et pas en bonne situation sportive et financière », retrace Laurent Beaugiraud. Alors président de Romans, il orchestra, avec son homologue valentinois Jean-Pierre Cheval, une fusion. « C'était un mariage de raison plus que d'amour, on est partis de zéro », décrit le dirigeant depuis son bureau flambant neuf.

 

Car le rapprochement, même équilibré - Cheval et Beaugiraud à la coprésidence, matches en intermittence entre les deux villes (20 km environ)- n'allait pas de soi. « Les deux premières années, on a vécu l'enfer », retrace encore Beaugiraud, en pensant au froid glacial de ces matches contre Bourg-en-Bresse ou Aubenas dans l'anonymat complet. « J'ai connu la guéguerre entre Valence et Romans chez les jeunes, se souvient Adrien Roux, troisième ligne formé au club, âgé de 14 ans au moment de la fusion. Mais je comprenais qu'il fallait réunir les deux bons clubs de la région pour être ambitieux. »

 
 
 
 
 
La Drôme, terre de rugby

Le temps a fait son oeuvre et les deux montées en Pro D2, en 2019 puis 2023, ont achevé de convaincre les plus récalcitrants. Depuis, et faute de terrain aux normes, le club est contraint de jouer tous ses matches au stade Georges-Pompidou de Valence. « L'usine est à Romans, la salle de spectacles à Valence », schématise le co-président Beaugiraud. Le vieillissant Pompidou a beau n'avoir ni la capacité, ni le design d'un Zénith, c'est devenu une place qui compte dans une Drôme peuplée par un demi-million d'âmes. « Certains font près d'une heure pour venir », illustre Hugo Pinchenet, président du groupe de supporters le 16e Damier.

 
 
 
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Les supporters peuplent le vieillissant stade Pompidou. (O.Devise/DR)
 

Car la vallée du Rhône représente une vraie terre de rugby, parfois mésestimée, où personne n'avait su reprendre le flambeau de La Voulte, champion de France en 1970. « J'ai été agréablement surpris par la culture rugbystique ici, acquiesce l'entraîneur Fabien Fortassin. C'est un département agricole, avec des champs et des gens humbles, ça me rappelle le Gers ou le Tarn-et-Garonne où j'ai joué. » On discerne d'ailleurs sans mal, juste derrière le terrain d'entraînement, les premiers monts du Vercors. Mais le décorum est bien différent lorsque l'on met le cap au sud, sur la N532. Celle qui longe le Rhône et relie Romans à Valence.

 
Les exemples La Rochelle et Vannes

À mi-chemin, sur la droite, on y voit le parc Rovaltain, un pôle réunissant 200 entreprises - majoritairement dans la tech - et 3 000 employés. Une gare TGV relie la zone à Paris à 2h10, et le VRDR a longtemps rêvé d'y ériger un nouveau stade de 10 000 places. Le projet a échoué à cause de coûts revus à la hausse, mais son promoteur, l'homme d'affaires Pieric Brenier - PDG de Koesio, une entreprise locale accompagnant les PME dans leur transition numérique - a de la suite dans les idées. Et de l'argent, aussi, puisqu'il détient, d'après Challenges, la 233e fortune française (600 millions d'euros).

 
 

« En arrivant, je ne pensais pas que le club était si structuré et stable, mais je trouvais qu'il avait un peu trop d'humilité et n'annonçait pas ses ambitions »

Jonathan Wisniewski, directeur sportif du VRDR

 
 

Pour « rendre au territoire ce qu'il [lui] a apporté », il a choisi d'investir près de 15 millions d'euros, à titre « familial », afin de rénover les infrastructures du club. Ainsi, Pompidou va entièrement faire peau neuve dès le mois de mars, pour atteindre 9 000 places - dont 6 000 couvertes et un paquet de VIP. Brenier, dépeint comme un « mécène » au club, va prendre en charge la moitié des coûts. « Je n'ai pas une passion du rugby assez grande pour donner plusieurs millions par an », assure-t-il toutefois. Et ce même si son apport de 500 000 euros par an en fait le premier des 400 partenaires privés du club, doté d'un budget de 8 millions d'euros - le 10e de Pro D2.

Un recrutement ambitieux orchestré par Wisniewski

Avec ce maillage « du Vaucluse au sud de Lyon » selon Beaugiraud, le club entend suivre les réussites économiques de La Rochelle ou Vannes. Cette manne lui permet de se bâtir une stratégie sportive cohérente, pilotée par l'ancien demi d'ouverture Jonathan Wisniewski (40 ans), passé par le Racing 92, Grenoble ou Lyon et nommé directeur sportif l'été dernier. « En arrivant, je ne pensais pas que le club était si structuré et stable, avoue-t-il, mais je trouvais qu'il avait un peu trop d'humilité et n'annonçait pas ses ambitions. » En quête de « signaux forts » dans le recrutement, il a enrôlé l'ailier Xavier Mignot (32 ans), arrivé début janvier après une pige aux États-Unis.

 
 

« Pour être honnête et pour l'avoir vécu avec Bayonne, c'est pas rigolo et je ne le souhaite pas pour la pérennité du club »

L'ouvreur Lucas Méret, à propos d'une éventuelle montée dès cette saison en Top 14

 
 

L'éphémère international - sa seule cape remonte à juin 2016 en Argentine... quand le VRDR n'avait que deux mois - aux 131 matches de Top 14 sera rejoint l'an prochain par le troisième ligne montpelliérain Marco Tauleigne (32 ans, 5 capes), né à Montélimar. « Son agent Thierry Cazedevals (le même qu'Antoine Dupont) m'a dit qu'il ne pensait pas que le club était si ambitieux, déroule Wisniewski, présent à temps plein au club en plus de ses activités sur Canal+. Il l'a même accompagné visiter le club. Normalement, l'agent de Dupont ne vient pas à Valence-Romans ! Ce sont des petits signaux... »

 
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Lucas Méret, le demi d'ouverture de VRDR. (A. Martin/L'Équipe)

Ambitieux, le VRDR l'est à coup sûr. Au point de viser une « Montauban » dès cette année ? « On sera plutôt calibrés pour vivre une année bonheur dans 2-3 ans », tempère Wisniewski. L'ouvreur Lucas Méret est encore plus catégorique : « Si on gagne tous nos matches, on ira, mais quand je vois le niveau, l'exigence, les infrastructures que cela nécessite... Pour être honnête et pour l'avoir vécu avec Bayonne, c'est pas rigolo et je ne le souhaite pas pour la pérennité du club. »

 

Dans un premier temps, Valence-Romans vise surtout les phases finales. « Ce n'était pas l'objectif de base, mais on a pris le bon wagon » se projette Fortassin, sans omettre que son équipe était encore 15e il y a un an, à la mi-saison 2024-25. « Si personne ne nous prend la place, on va la garder », complète Méret. Et, si possible, dans le top 4, histoire de recevoir un barrage à Pompidou. Les jambes de son président Laurent Beaugireaud, qui a promis de se rendre à vélo au premier match de phases finales du VRDR, l'en remercieront.


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#540 Francoisbougnat

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Posté 26 février 2026 - 12:46


À la découverte de Valence-Romans, le nouveau cador ambitieux de Pro D2 « parti de zéro » il y a dix ans

Né il y a dix ans d'une fusion entre Valence et Romans, le VRDR squatte cette année le haut de tableau de Pro D2. Bien parti pour disputer les premières phases finales de son histoire, le club drômois se structure patiemment, sans oublier de rêver, à moyen terme, d'une montée en Top 14.




Et si une future place forte du rugby français se trouvait ici, au bout d'une route cabossée à la sortie de Romans-sur-Isère ? Tout près de l'aérodrome, entre les champs et la voie ferrée, se niche le centre d'entraînement du Valence-Romans Drôme Rugby, fier 4e de Pro D2. Avec 13 points d'avance sur le 7e, Agen, et porté par une série de 17 victoires de suite à domicile, ce dernier est bien parti pour disputer les premières phases finales de son histoire. Un parcours surprenant lorsque l'on sait que le VRDR, 2e meilleure équipe de l'année 2025 derrière Colomiers, ferraillait il y a un an pour son maintien... et n'existait pas il y a une décennie.

 


 


 





 




Au même endroit, au printemps 2016, le complexe sonnait en effet bien creux. L'US Romans-Péage y vivotait, sans autre perspective que le maintien en Fédérale 1. Un peu plus au sud, son voisin du ROC La Voulte-Valence dégringolait en Fédérale 2. La dispersion des forces ne pouvait mener bien loin. « Les deux clubs étaient distants de 16 kilomètres, et pas en bonne situation sportive et financière », retrace Laurent Beaugiraud. Alors président de Romans, il orchestra, avec son homologue valentinois Jean-Pierre Cheval, une fusion. « C'était un mariage de raison plus que d'amour, on est partis de zéro », décrit le dirigeant depuis son bureau flambant neuf.

 


 
Le classement de Pro D2



Car le rapprochement, même équilibré - Cheval et Beaugiraud à la coprésidence, matches en intermittence entre les deux villes (20 km environ)- n'allait pas de soi. « Les deux premières années, on a vécu l'enfer », retrace encore Beaugiraud, en pensant au froid glacial de ces matches contre Bourg-en-Bresse ou Aubenas dans l'anonymat complet. « J'ai connu la guéguerre entre Valence et Romans chez les jeunes, se souvient Adrien Roux, troisième ligne formé au club, âgé de 14 ans au moment de la fusion. Mais je comprenais qu'il fallait réunir les deux bons clubs de la région pour être ambitieux. »

 


 


 


 





 



La Drôme, terre de rugby
Le temps a fait son oeuvre et les deux montées en Pro D2, en 2019 puis 2023, ont achevé de convaincre les plus récalcitrants. Depuis, et faute de terrain aux normes, le club est contraint de jouer tous ses matches au stade Georges-Pompidou de Valence. « L'usine est à Romans, la salle de spectacles à Valence », schématise le co-président Beaugiraud. Le vieillissant Pompidou a beau n'avoir ni la capacité, ni le design d'un Zénith, c'est devenu une place qui compte dans une Drôme peuplée par un demi-million d'âmes. « Certains font près d'une heure pour venir », illustre Hugo Pinchenet, président du groupe de supporters le 16e Damier.

 


 
 



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Les supporters peuplent le vieillissant stade Pompidou. (O.Devise/DR)

 



Car la vallée du Rhône représente une vraie terre de rugby, parfois mésestimée, où personne n'avait su reprendre le flambeau de La Voulte, champion de France en 1970. « J'ai été agréablement surpris par la culture rugbystique ici, acquiesce l'entraîneur Fabien Fortassin. C'est un département agricole, avec des champs et des gens humbles, ça me rappelle le Gers ou le Tarn-et-Garonne où j'ai joué. » On discerne d'ailleurs sans mal, juste derrière le terrain d'entraînement, les premiers monts du Vercors. Mais le décorum est bien différent lorsque l'on met le cap au sud, sur la N532. Celle qui longe le Rhône et relie Romans à Valence.

 


 
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Les exemples La Rochelle et Vannes
À mi-chemin, sur la droite, on y voit le parc Rovaltain, un pôle réunissant 200 entreprises - majoritairement dans la tech - et 3 000 employés. Une gare TGV relie la zone à Paris à 2h10, et le VRDR a longtemps rêvé d'y ériger un nouveau stade de 10 000 places. Le projet a échoué à cause de coûts revus à la hausse, mais son promoteur, l'homme d'affaires Pieric Brenier - PDG de Koesio, une entreprise locale accompagnant les PME dans leur transition numérique - a de la suite dans les idées. Et de l'argent, aussi, puisqu'il détient, d'après Challenges, la 233e fortune française (600 millions d'euros).

 


 

« En arrivant, je ne pensais pas que le club était si structuré et stable, mais je trouvais qu'il avait un peu trop d'humilité et n'annonçait pas ses ambitions »


Jonathan Wisniewski, directeur sportif du VRDR


 
 




Pour « rendre au territoire ce qu'il [lui] a apporté », il a choisi d'investir près de 15 millions d'euros, à titre « familial », afin de rénover les infrastructures du club. Ainsi, Pompidou va entièrement faire peau neuve dès le mois de mars, pour atteindre 9 000 places - dont 6 000 couvertes et un paquet de VIP. Brenier, dépeint comme un « mécène » au club, va prendre en charge la moitié des coûts. « Je n'ai pas une passion du rugby assez grande pour donner plusieurs millions par an », assure-t-il toutefois. Et ce même si son apport de 500 000 euros par an en fait le premier des 400 partenaires privés du club, doté d'un budget de 8 millions d'euros - le 10e de Pro D2.

Un recrutement ambitieux orchestré par Wisniewski
Avec ce maillage « du Vaucluse au sud de Lyon » selon Beaugiraud, le club entend suivre les réussites économiques de La Rochelle ou Vannes. Cette manne lui permet de se bâtir une stratégie sportive cohérente, pilotée par l'ancien demi d'ouverture Jonathan Wisniewski (40 ans), passé par le Racing 92, Grenoble ou Lyon et nommé directeur sportif l'été dernier. « En arrivant, je ne pensais pas que le club était si structuré et stable, avoue-t-il, mais je trouvais qu'il avait un peu trop d'humilité et n'annonçait pas ses ambitions. » En quête de « signaux forts » dans le recrutement, il a enrôlé l'ailier Xavier Mignot (32 ans), arrivé début janvier après une pige aux États-Unis.

 


 

« Pour être honnête et pour l'avoir vécu avec Bayonne, c'est pas rigolo et je ne le souhaite pas pour la pérennité du club »


L'ouvreur Lucas Méret, à propos d'une éventuelle montée dès cette saison en Top 14


 
 




L'éphémère international - sa seule cape remonte à juin 2016 en Argentine... quand le VRDR n'avait que deux mois - aux 131 matches de Top 14 sera rejoint l'an prochain par le troisième ligne montpelliérain Marco Tauleigne (32 ans, 5 capes), né à Montélimar. « Son agent Thierry Cazedevals (le même qu'Antoine Dupont) m'a dit qu'il ne pensait pas que le club était si ambitieux, déroule Wisniewski, présent à temps plein au club en plus de ses activités sur Canal+. Il l'a même accompagné visiter le club. Normalement, l'agent de Dupont ne vient pas à Valence-Romans ! Ce sont des petits signaux... »

 



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Lucas Méret, le demi d'ouverture de VRDR. (A. Martin/L'Équipe)




Ambitieux, le VRDR l'est à coup sûr. Au point de viser une « Montauban » dès cette année ? « On sera plutôt calibrés pour vivre une année bonheur dans 2-3 ans », tempère Wisniewski. L'ouvreur Lucas Méret est encore plus catégorique : « Si on gagne tous nos matches, on ira, mais quand je vois le niveau, l'exigence, les infrastructures que cela nécessite... Pour être honnête et pour l'avoir vécu avec Bayonne, c'est pas rigolo et je ne le souhaite pas pour la pérennité du club. »

 



Dans un premier temps, Valence-Romans vise surtout les phases finales. « Ce n'était pas l'objectif de base, mais on a pris le bon wagon » se projette Fortassin, sans omettre que son équipe était encore 15e il y a un an, à la mi-saison 2024-25. « Si personne ne nous prend la place, on va la garder », complète Méret. Et, si possible, dans le top 4, histoire de recevoir un barrage à Pompidou. Les jambes de son président Laurent Beaugireaud, qui a promis de se rendre à vélo au premier match de phases finales du VRDR, l'en remercieront.
Merci pour l'article, il est très sympa.

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