Et voila m'sieur Zach !
"J'aime le rugby sud-africain" : pourquoi le jeu des Springboks inspire Christophe Urios avant Sharks-ASM Clermont Combat, impact, efficacité. Christophe Urios ne cache pas son admiration pour le rugby sud-africain. Une source d’inspiration philosophique et sportive pour le manager avant le match face aux Sharks, ce samedi (14 heures).
« Christophe Urios doit se régaler quand il regarde les matchs de l’Afrique du Sud (rires). Il y a du combat, des avants qui concassent leurs adversaires et surtout de l’efficacité. »
Benjamin Boyet, consultant pour beIN Sports, ne s’y trompe pas. Le technicien clermontois partage la philosophie de jeu des Springboks. Une forme de rugby basée sur des principes simples : être fort sur les fondamentaux et dominer physiquement son adversaire pour avancer. Lorsque Benjamin Boyet avait Christophe Urios comme entraîneur à Bourgoin-Jallieu, il y a une vingtaine d’années, le technicien possédait déjà ses préceptes.
« C’est un personnage qui a bâti sa panoplie de joueur là-dessus. Il était en avance sur la préparation physique et il a peut-être compensé son manque de bagage rugbystique par le défi physique. Cela l’a poursuivi dans sa manière de manager ses joueurs. Celui qui se donne à 100 % compensera le manque rugbystique qu’il pourrait avoir. »
Le rugby sud-africain n’est probablement pas le plus technique ni le plus beau à regarder. Mais il est indéniablement le plus efficace. Cette forme de jeu a permis aux Springboks d’être doubles champions du monde en titre.
« Siya Kolisi, il a mangé des cailloux »« La base de ce jeu, c’est d’avoir le ballon dans le camp adverse et d’avancer, tranche Benjamin Boyet. Si l’on prend les Springboks, avec les joueurs qu’ils ont, ils avancent quasi systématiquement quand ils ont le ballon. Et quand ils n’y parviennent pas, cela passe par le jeu au pied. C’est un jeu pragmatique, basé sur l’efficacité. »
C’est peu ou prou ce que souhaite inculquer Christophe Urios dans le projet de jeu clermontois. À l’heure de retrouver les Sharks ce samedi à Durban, le manager avoue prendre plaisir à regarder le rugby sud-africain.
« J’ai été éduqué et formé par un rugby physique et frontal. Quand je parle de l’identité de l’équipe, avec des avants forts, de la violence sur la ligne d’avantage, de la vitesse dans le champ profond, c’est tout simplement reprendre l’identité de l’équipe. C’est ce qui me plaît. Et j’aime le rugby sud-africain. Les puristes peuvent ne pas être d’accord, mais ils jouent avec la qualité de leurs joueurs. Ils sont physiques, ils aiment le combat. C’est à l’image de leur pays et de leur histoire. Il n’y a qu’à prendre Siya Kolisi : il a mangé des cailloux dans sa jeunesse. Et quand il est sur un terrain, il a besoin de l’évacuer. »
Cette source d’inspiration n’est pas tant technique que philosophique. « Les lancements de jeu, les combinaisons, etc... Tu les adaptes surtout aux joueurs à ta disposition. »
On le sait, Christophe Urios est très attaché au projet commun, à l’histoire collective dans l’aventure d’un groupe et d’une saison. L’unité affichée par les joueurs sud-africains autour de leur drapeau et de leur nation est quelque chose qui plaît énormément au meneur d’hommes.
« Leur façon d’aborder le rugby, leur manière de créer une atmosphère autour de ce sport et d’un territoire, de créer une cohésion autour d’un collectif… Ce sont des choses qui m’inspirent. J’y crois très fort. Ce que j’apprécie par-dessus tout, c’est leur projet commun. C’est un pays qui n’est pas simple, et Rassie Erasmus a réussi à créer une dynamique incroyable en réunissant toutes les ethnies et toutes les couleurs pour en faire un rugby très efficace. »


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