On n'est pas capable de gagner avec Lucu ou Serin ?
Ben moi je pense que si, mais j'suis pas sélectionneur. ![]()
Posted 12 March 2026 - 17:08 PM
On n'est pas capable de gagner avec Lucu ou Serin ?
Ben moi je pense que si, mais j'suis pas sélectionneur. ![]()
Posted 12 March 2026 - 17:08 PM
Complétement d'accord, toutes les autres équipes du tournoi font des changements d'un match à l'autre ??
Les Angliches mais c'est passqu'ils sont à la rue ? ![]()
Posted 12 March 2026 - 17:10 PM
Ben moi je pense que si, mais j'suis pas sélectionneur.
Et j'ai oublié Le Garrec actuellement bléssé
Les Angliches mais c'est passqu'ils sont à la rue ?
il me semble que les Irlandais aussi font tourner.
Posted 12 March 2026 - 17:10 PM
Et j'ai oublié Le Garrec actuellement bléssé
J'aime pas Le Garrec. ![]()
Posted 12 March 2026 - 17:10 PM
Oui mais si la question du buteur se pose, je ne pense pas que l'option de titulariser Lucu soit si mauvaise que cela. Il est très fort également et joue parfaitement avec les nombreux 3/4 bordelais.
S'il faut absolument titulariser Dupont, alors il y a également la possibilité de l'associer avec N'Tamack qui était notre buteur numéro un en bleu à ses débuts. Voire à faire buter Jalibert qui n'est pas mauvais non plus dans l'exercice. Mais ce sera évidemment moins fiable que Ramos dans les deux cas. Je pense également que Gourgues peut faire l'affaire.
Dans tous les cas, il n'y a rien d'inquiétant pour moi.
Posted 12 March 2026 - 17:11 PM
J'aime pas Le Garrec.
On s'en fiche que tu ne l'aimes pas du moment ou il joue bien.
Posted 12 March 2026 - 17:12 PM
Y a 26-8 à la 70e
A aucun moment l'Italie n'est en position de gagner.
tu n'as pas dit ca.
Tu as dit que l'italie nous avait jamais mis en danger. ce n'est pas la meme chose.
on est resté à 19-8 pendant tres longtemps, jusqu'à la 60 ou 65ieme il me semble.
bref ca ne change rien à ce que je pense de ce match
Posted 12 March 2026 - 17:13 PM
On s'en fiche que tu ne l'aimes pas du moment ou il joue bien.
Oui mais j'aime pas. A une époque, il aurait pris des tartines dans le museau le drôle. ![]()
Posted 12 March 2026 - 17:17 PM
En tout cas je trouve ça couillu de Galthié de titu Matiu. Il veut encore faire des Tests alors qu'on est tjrs en plein tournoi lol. Même pas sur le banc: direct dans le XV. Il aurait pu mettre Nouchi, ou un autre capé.
Il a bien mis la paire FBB Gailleton d'entrée.
Matiu est le meilleur profil en 8 d'autant plus qu'il est plus rapide que Nouchi, il saute aussi en touche. il est vraiment complet. je ne crois pas que 5-6 selections fassent une grosse difference en terme d'experience. tu es entouré de Cros et Ollivon donc ca va le faire.
Posted 12 March 2026 - 17:33 PM
J'ai une idée !
Et si on sanctionnait les clubs dont les joueurs sous-performent en Equipe de France ? ![]()
On file 200 plaques pour un international dans le céleri-câpres, le gars fait deux en-avant et se fait intercepter on en reprend cinquante ! Avec de longues délibérations en commission qui permettent à des ploucs de se faire rincer par Grill ! ![]()
Posted 12 March 2026 - 18:59 PM
J'ai une idée !
Et si on sanctionnait les clubs dont les joueurs sous-performent en Equipe de France ?
On file 200 plaques pour un international dans le céleri-câpres, le gars fait deux en-avant et se fait intercepter on en reprend cinquante ! Avec de longues délibérations en commission qui permettent à des ploucs de se faire rincer par Grill !
Mais vous ne respectez donc rien monsieur Parigot ? Vous ne participez même pas à l'effort national, quelle honte ! ![]()
Posted 12 March 2026 - 19:10 PM
Y a 26-8 à la 70e
A aucun moment l'Italie n'est en position de gagner.
Le quatrième essai est marqué à la 73ème (tard pour le BO) et le dernier à la 78ème. On ne peut pas dire, même si je suis d'accord l'Italie ne semble pas en mesure de gagner (malgré des opportunités réelles de marquer), que le résultat final traduit la réalité de ce match : encore une fois, une rencontre mal maîtrisée où l'on arrive à se détacher sur des erreurs adverses et grâce à des actions "facteurs X" mais pas du jeu construit. Devant les italiens, ça passe, devant les écossais, le plus souvent aussi, devant des sudistes, c'est trop juste. Ce tournoi montre que sur ce point (assurer une vraie domination du XV de France assise sur des certitudes sur le niveau de jeu proposé en toutes circonstances) Galthié n'a pas progressé d'un iota. Nous pouvons encore et toujours nous faire exploser la gueule dans les grandes largeurs par une équipe objectivement inférieure. Ce n'est pas possible d'accepter ça si l'on veut gagner la CDM. On va voir face aux britons ce que ça va donner mais je ne suis pas serein.
Posted 12 March 2026 - 19:31 PM
Posted 12 March 2026 - 19:34 PM
Le quatrième essai est marqué à la 73ème (tard pour le BO) et le dernier à la 78ème. On ne peut pas dire, même si je suis d'accord l'Italie ne semble pas en mesure de gagner (malgré des opportunités réelles de marquer), que le résultat final traduit la réalité de ce match : encore une fois, une rencontre mal maîtrisée où l'on arrive à se détacher sur des erreurs adverses et grâce à des actions "facteurs X" mais pas du jeu construit. Devant les italiens, ça passe, devant les écossais, le plus souvent aussi, devant des sudistes, c'est trop juste. Ce tournoi montre que sur ce point (assurer une vraie domination du XV de France assise sur des certitudes sur le niveau de jeu proposé en toutes circonstances) Galthié n'a pas progressé d'un iota. Nous pouvons encore et toujours nous faire exploser la gueule dans les grandes largeurs par une équipe objectivement inférieure. Ce n'est pas possible d'accepter ça si l'on veut gagner la CDM. On va voir face aux britons ce que ça va donner mais je ne suis pas serein.
Oui, mais c'est le cas de presque toutes les équipes. Même les Boks ont perdu de 16 points à domicile contre une modeste écurie australienne cette année. 18 mois avant d'être champions du monde en 2019, ils perdent 57/0 en Nouvelle-Zélande.
Alors oui, il y a un encore un chantier à bâtir pour corriger les manques et arriver sereins en Australie. Mais je ne pense pas qu'on soit si loin des sudistes. On a bien vu lors du dernier mondial que la décision s'était jouée à un seul point et avec des circonstances très favorables pour les Boks. Erasmus avait même dit en privé que si le match se jouait dix fois, ils l'auraient gagné peut-être à trois reprises.
Aujourd'hui, je pense qu'il faut corriger ce problème de constance mental et mieux équilibrer l'équipe. Ce qui passe selon moi par prendre un peu plus de risques lors des prochaines échéances sur certains postes, comme les piliers. Plutôt que de faire jouer des Neti ou des Aldegheri lors des matchs amicaux, tentons des Mallez, Bertrand ou Hawkes.
Et pour la coupe du monde, comme le disait Laporte, il faut aussi la préparer en coulisses et se faire mieux respecter au niveau de l'arbitrage. Ce que les sud-africains ont très bien compris. Des efforts ont été entrepris, mais ils ne sont pas encore suffisants.
Posted 12 March 2026 - 22:11 PM
Je voudrais détester personne, c'est même un but dans ma vie. Je me réveille chaque matin avec l'ambition de faciliter le monde autour de moi. Je m'interroge souvent sur les causes de ce conformisme, est-ce l'envie d'être aimé ou plutôt mon éducation de demi d'ouverture, de facilitateur de jeu ? Finalement, j'ai grandi sur le terrain comme huile dans les rouages, comme artisan du « jouer ensemble ». L'architecture de ma vie est dans la construction pacifique, j'aime quand le public est heureux, quand les actions finissent dans l'en-but et que les accrochages se transforment en accolades.
En grandissant, mon syndrome n'a fait qu'empirer. En 2023, quand le quinze de France a passé la barre des 50 points à Twickenham contre l'Angleterre, j'ai même ressenti une grande tristesse. Pour les joueurs principalement mais aussi les supporters, j'imaginais les gens abattus dans les pubs et j'avais mal au coeur. Ça n'a rien d'anecdotique, je pars de loin.
Quand j'étais petit, les jours de Crunch, mon père cuisinait du roast beef. Il n'a rien de méchant non plus, il aime à peu près tout le monde lui aussi, mais pas les Anglais. Comme un Français regardant le rugby dans les années 1980, il se souvient de chaque match terminé en bagarre, de toutes leurs agressions. Ils avaient fait du mal à Blanco, ils ont fait saigner Rives. Je peux pas leur en vouloir, les photos sont magnifiques et j'étais pas né. D'ailleurs, ils nous accusent de la même chose.
Il y a quelques mois, j'avais deviné les volontés de spectacle des instances internationales en découvrant le calendrier des Six Nations pour le quinze de France. Commencer par l'Irlande et finir par l'Angleterre, ça respecte les codes de la dramaturgie, j'ai senti l'odeur du soufre, il fallait muscler mon jeu. J'ai vu l'opportunité de tester mes capacités de poil à gratter, jouer la carte irritante. J'ai envoyé plusieurs mails pour rencontrer Henry Pollock, en précisant bien que je ne souhaitais aucune polémique, aucune embrouille. Rappelez-vous, je suis un mec gentil et sage, je l'ai déjà dit dans la première phrase. J'adore ce joueur malgré sa grande bouche.
Je vois les choses simplement : tu peux te la raconter si tes performances sont à la hauteur de ton extravagance. Aucune personne n'ayant posé un pied sur un terrain de rugby ne me dira le contraire, ce mec est un crack, un ovni de ce jeu. La fée du rugby s'est penchée sur son berceau et lui a beaucoup donné. Il est devenu ce sale gosse des cours de récréation, le genre hyperactif qui ne se tait jamais.
Avec lui je voulais comprendre, comment peut-on aimer choquer à ce point, comment accepter la détestation. J'adore les gens différents de moi, il est capable de provoquer une tribune entière se levant pour l'insulter comme à Bordeaux en janvier dernier. En termes de détestation, il est proche de Drago Malefoy et j'avais prévu de commencer mon interview sur sa connaissance en Harry Potter. Ma première question aurait ressemblé à : « Si t'étais pas un Moldu, penses-tu que ta maison aurait été Serpentard ? » Voilà mon niveau maximum d'anticonformisme, je progresse en restant loin des meilleurs.
Quelques jours après avoir envoyé ces dizaines de mails comme des bouteilles à la mer, j'étais avec mon père, chez moi à Massy. On a parlé rugby, des Six Nations approchant à grandes enjambées. Je lui ai annoncé : « J'attends les autorisations pour photographier et interviewer Pollock en Angleterre. » « Ah je le déteste », il m'a répondu. Je m'en serais douté. Je revenais d'Édimbourg où, dans un pub magnifique et bondé du centre-ville, diffusant la fin houleuse du test-match entre l'Angleterre et l'Argentine, l'ambiance s'est tendue, on est passé d'une hostilité anti-anglaise à une véritable haine. On était proche des émotions ressenties dans la séquence finale de Braveheart.
Mes yeux se sont détournés des écrans pour se poser sur les supporters autour de moi. Des Écossais, des Irlandais, des Néo-Zélandais et une poignée de Français. Tous détestaient l'équipe d'Angleterre. J'ai passé un bon moment, toujours fasciné par la capacité humaine de se rassembler autour d'un sentiment négatif comme la colère ou la peur. Un vieux monsieur assis à côté de moi m'a payé un verre, on a discuté de l'histoire coloniale anglaise, de la façon dont le rugby avait voyagé par bateau depuis les ports anglais avant d'être joué et réinventé par les populations locales. Il était australien et haïssait viscéralement l'Angleterre, la famille royale et toute cette tradition. « Cette colère est culturelle, rien de très intelligent, les matches nous donnent ces moments de défouloir, j'adore voir perdre l'Angleterre, ça a toujours été comme ça, depuis petit, comme mon père et mes oncles avant moi. »
Je l'ai écouté longtemps sans tenter de contradiction. J'avoue avoir perdu une partie de ses paroles, son accent en mangeait la moitié et au fond de moi, je me disais qu'il pouvait tenter d'expliquer par la raison ce qu'il voulait, il avait surtout la rage à cause du drop de Jonny Wilkinson en 2003 à Sydney. Probablement mon moment iconique de l'histoire du rugby, cette frappe du mauvais pied dans les dernières secondes, battant les Australiens champions en titre dans leur propre pays. Il était tôt en France et, devant ce moment de grâce, les yeux bien réveillés et malgré mon héritage, j'ai compris que je ne pourrais jamais détester ce pays comptant dans son histoire un tel joueur.
Je voudrais me souvenir toute ma vie de cette frappe limpide, lumineuse, du ballon montant doucement, des spectateurs en arrière-plan se levant instinctivement, sans l'avoir contrôlé. Pas pour le résultat mais pour la pureté du geste, de la balle suspendue entre ciel et terre quelques secondes. Tant d'êtres humains sur cette planète l'ont ressenti dans leur coeur et ce moment m'a chamboulé à jamais, il a déterminé beaucoup de choses, dans mes choix, dans mes aspirations et ce que je voulais faire de ma vie.
Pas le match ni même la victoire, mais plutôt ce qui a suivi. Quelques secondes après le drop, on voit Wilkinson sauter dans les bras de Will Greenwood et, sur son visage libéré, en la cherchant bien, on peut y déceler une seconde d'éternité. Un alignement parfait du présent et du futur qu'il vient de créer. Une joie pure, une euphorie enfantine, il court et saute en même temps, il réalise.
Plus tard, après la remise des médailles, on ne le voit pas dans les scènes de joie et de communion entre les joueurs et le public. Il est resté à l'écart, profitant seul de ce moment volé aux mille destins qui auraient pu exister à la place. La caméra le montre remercié et embrassé par ses coéquipiers, il est alors calme et serein, il porte sur son visage l'assurance que jamais personne ne pourra lui prendre ce qu'il vient de faire. Lui, angoissé et scrupuleux jusqu'aux portes du mal-être, se trouve pour quelques heures sur le toit du rugby, le monde qu'il a choisi. J'imagine les premiers alpinistes arrivant au sommet de l'Everest dans cet état de calme, de paix intérieure. Je ne voudrais jamais détester des gens capables de rester loin des caméras en plein succès. Je ne voudrais jamais haïr ceux qui travaillent toute une vie pour un objectif et l'accomplissent dans la modestie.
Après deux semaines d'attente, ne voyant aucune réponse à mes demandes pour rencontrer Pollock, j'ai eu la folie de penser que Wilkinson accepterait une discussion. J'écrivais en précisant ne pas vouloir parler de rugby mais pour ouvrir le sujet de ce qui a pris place dans son éternité. Aucune réponse à nouveau, dommage. J'ai pensé à d'autres joueurs anglais et anticonformistes croisés sur les terrains. Il y a Manu Tuilagi et les oreilles de lapin avec ses doigts derrière la tête du Premier ministre sur une photo officielle, en 2011. Un geste stupide et mythique, passer la frontière entre une blague lancée par un coéquipier et un scandale d'État sans penser aux conséquences, du génie pur.
Ce garçon était sulfureux, je l'avais vu de mes propres yeux avec l'équipe de France des moins de 19 ans, nous étions à Leicester pour le dernier match d'une tournée anglaise. Match le dimanche matin à Welford Road, le stade légendaire, la sortie des vestiaires au milieu de la tribune. On avait pris le score, et l'entrée en jeu de Tuilagi en seconde mi-temps a haussé le niveau d'agressivité de la rencontre. Je me souviens de ses charges, de sa masse physique dure comme l'acier et son centre de gravité si bas qu'il cassait constamment le premier plaquage.
À dix minutes de la fin, j'ai marqué un essai, terminant une belle action nous mettant à l'abri et scellant la victoire. J'ai plongé dans l'en-but et vu les étoiles. Tuilagi avait sauté sur moi, aplatissant ma face dans le gazon. En reprenant mes esprits au milieu d'une bagarre entre lui et Benjamin Fall venu me porter secours, j'ai vu son visage libérant une colère pure. Encore aujourd'hui, si on tape son nom sur Google, ses coups de poing arrivent en première page.
J'ai aussi pensé à Courtney Lawes, que nous avions battu dans le Tournoi des Six Nations, l'année suivante. Je m'étais dit que sûrement dans son passé, la violence avait eu un rôle à jouer. J'aurais aimé rencontrer ces garçons dans leurs dernières saisons, discuter avec eux d'apaisement, de leur rôle de père de famille, comment voient-ils ces années où la colère prenait de la place.
Avec le temps, j'ai réussi à aimer tous les matches que j'ai joués et ceux qui m'ont échappé. J'aime aussi les projets qui vivront seulement dans ma tête. La rencontre avec ces joueurs en fait désormais partie. Je n'ai jamais reçu autant de mails de refus, merde, je vais finir par ne plus les aimer moi non plus. Pourtant je voudrais détester personne, ça reste un but dans ma vie. Moi, j'aime les Anglais. Pour les champignons au petit déjeuner, pour Mary Poppins et pour Maro Itoje. Pour cette nouvelle génération démonstrative et confiante embourbée dans un Tournoi difficile et décevant.
Samedi, on sentira le soufre, et s'ils venaient gagner au Stade de France et gâcher la fête ? On repartirait pour de bon, des années de détestation. Alors je jure de rester en dehors, sauf s'ils font du mal à Antoine Dupont.
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