Putain, un geste comme ça, 3 semaines en moins pour expression de remords, on se fout pas de la gueule du monde ?
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Mais comment peuvent-ils s’assurer, à l’inverse, que le remords ou la honte sont authentiques ? Peut-être n’y a-t-il rien de pire qu’un remords joué voire surjoué, qu’un repentir forcé, voire ritualisé, lorsque l’accusé, à qui il faut donner la parole en dernier, dit, du bout des lèvres, « je regrette ». Et d’ailleurs, que pourrait-il dire d’autre ? Est-ce véritablement le rôle de la justice que de prendre en considération le remords ?
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Virginie Gautron : "Ce qui constitue, sociologiquement, une déviance émotionnelle, c'est la réaction sociale générée par une violation des normes sociales, c'est le rejet de certaines manifestations émotionnelles. [...] Il est important de comprendre, que, de façon générale, il y a une suspicion judiciaire autour de l'expression d'excuses, de regrets ou d'un sentiment de culpabilité. [...] Et, en fait, ces déclarations, vont être soumises à toute une série de tests destinés à en vérifier l'authenticité."
Delphine Boesel : "Après la condamnation, vous ne pouvez pas avoir de réduction de peine si vous n'allez pas voir un psy. Vous pouvez, parfois, ne même pas avoir de permission de sortir si l'on considère que vous n'avez pas assez réfléchi sur les faits et parce que vous n'avez pas de suivi psychologique."
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cf: https://www.radiofra...-accuse-5898136