Merci Fred pour les recherches complémentaires
L'article de Bernes est repris dans les médias ? La LNR ou la FFR ont embrayé ?
Toulouse attend un contact du SCManager pour "ne pas réagir"
Il y a un article sur le président de la LNR Roubert mais je pense que c'était avant l'Equipe (le Dimanche pour le Midol et L'Equipe le Lundi)
Le Parisien a fait un petit résumé et RR aussi
https://www.leparisi...GYZSAYTJ6BY.php
« C’est un processus qu’on avait engagé en septembre 2025, on en avait parlé dès le printemps et on l’avait annoncé pour associer toutes les parties prenantes. Le comité directeur effectivement a adopté ces évolutions mercredi dernier, avec une vision claire qui est de conforter un dispositif essentiel à l’équilibre sportif et économique du Top 14, tout en l’adoptant aux évolutions du contexte. Et notamment à l’importance des clubs de pouvoir étoffer leur effectif, afin de mieux protéger la santé des joueurs.
Ce processus a été clair, transparent, partagé, avec non seulement l’ensemble des clubs qui ont participé à divers ateliers depuis septembre, mais aussi aux autres parties prenantes, les joueurs, les entraîneurs, leurs syndicats, parce qu’ils concernent tout le monde. L’objectif était d’optimiser ce dispositif du salary cap qui est absolument essentiel, parce qu’il garantit une compétition équitable, et qu’il préserve l’intégrité économique des clubs. »
« Il faut bien parler de l’ensemble du dispositif. D’abord de la hausse du plafond principal, qui sera de 300 000 euros dès la saison prochaine, puis 100 000 euros par an sur les trois saisons qui vont suivre. Cela fera à terme 600 000 euros de plus par club, donc si vous multipliez par quatorze, cela ferait une jolie somme (8,4 millions d’euros, N.D.L.R.) qui va gonfler la masse salariale du Top 14 pour rémunérer ses acteurs. Ça, c’était effectivement appelé par les clubs, ça l’a été aussi par les joueurs et par les entraîneurs, et on y a accédé parce que c’était possible.
Une des autres raisons qui a motivé cette hausse du plafond, que pas grand-monde n’a relevé, c’est tout simplement la bonne santé économique de la Ligue. Cette saison, nous avons redistribué 500000 euros supplémentaires aux clubs du Top 14. Cela viendra largement compenser le passage de 10,7 à 11 millions d’euros de salary cap la saison prochaine. »
« Je n’oublie pas que j’ai longtemps été favorable à une baisse progressive et mesurée du salary cap. Je ne dis d’ailleurs pas que si je n’étais pas toujours président du Lou, je n’aurais pas gardé au départ cette position, dans la mesure où ne pas augmenter le salary cap est facteur d’équilibre économique. Mais je n’ai pas tourné une girouette dont l’avis varie selon ses propres intérêts, il faut simplement s’adapter au contexte.
J’ai entendu à la fois les arguments des clubs, mais aussi des joueurs, des entraîneurs et de leurs syndicats, avec notamment l’intérêt qu’il faut apporter à la santé des pratiquants. Cette augmentation progressive et modérée, j’insiste vraiment sur ce point, doit permettre d’étoffer les effectifs afin de protéger la santé des joueurs. »
Perso : POUR CE PASSAGE, ils se foutent de la gueule du PUBLIC. La limite à 35 joueurs pros, c'est biaisé. Dans les 35 pros, n'entrent pas les joueurs formés au club. Il y a toujours 7 à 20 joueurs pros formés dans chaque club
« Ils ne seront plus limités à un maximum de 35 joueurs sous contrat professionnel. La hausse du salary cap n’est pas simplement pour payer mieux les joueurs : c’est un ensemble que chacun le gérera au mieux selon ses intérêts, ses contraintes et sa volonté. Personne n’est obligé de dépenser cet argent, chacun le gérera comme il le veut. Mais l’idée, c’est bien de pouvoir étoffer les effectifs, afin de préserver la santé des pratiquants. Le fait que cela s’établisse dans un dispositif partagé et transparent me semble positif, la priorité étant donnée à l’intérêt général. Le salary cap impose une limite, mais c’est précisément cette limite qui protège l’ensemble du système, et garantit la stabilité pour l’ensemble des joueurs pros. »
Lors de son entretien accordé à Midi Olympique, le président de la Ligue Nationale de Rugby, Yann Roubert, détaille les limites techniques et éthiques auxquelles se heurte la Ligue concernant les contrôles sur le Salary Cap.
Si des assouplissements sont actés, notamment pour les contrats d’images des joueurs avec les équipementiers de leur propres clubs, le président justifie le maintien d’un contrôle strict sur les partenariats individuels pour éviter une explosion du système.
L’exception des équipementiers et la réalité économique
La LNR accepte de lâcher du lest sur certains secteurs très encadrés, tout en rappelant que la santé financière globale des clubs reste fragile malgré les apparences :
« J’entends ces joueurs qui se disent limités par le salary cap d’une part, et par le fait que les parties associées aux clubs ne puissent pas être partenaires de joueurs à titre individuel. Ça va en effet évoluer, d’abord de par cette hausse du plafond principal. Il va aussi y avoir un assouplissement au sujet des équipementiers : un joueur dont le partenaire particulier sera me même que celui de son club ne rentrera pas dans l’assiette.
Idem sur la participation, pour les clubs qui gagnent de l’argent et qui font des bénéfices, ceux-ci pourront être partagés au sein d’un dispositif de participation avec l’ensemble des salariés. Mais il ne faut pas non plus oublier que ces clubs qui dégagent des bénéfices ne sont pas majoritaires, loin s’en faut, puisqu’il y en a encore 10 sur 14 en élite qui ont enregistré une perte d’exploitation. Il faut être conscient de cette réalité économique. »
Le risque d’un système « incontrôlable »
Pour la Ligue, ouvrir la porte aux partenariats entre un joueur et un sponsor de son club (hors équipementiers) reviendrait à créer une zone grise impossible à réguler :
« Une fois encore, j’entends les joueurs et les clubs qui, du coup, sont entravés dans la possibilité – pour ceux qui gagnent le plus – de gagner encore plus avec des partenariats que des parties associées au club pourraient sincèrement leur donner. Mais si on libéralisait ça, on ne trouve pas la solution pour le contrôle. Ce serait l’ouverture à un outil de contournement pour des clubs qui voudraient contourner le salary cap. En clair, ce serait incontrôlable. Si un partenaire disait donner deux millions de partenariat, mais donnait en réalité un million plus dix fois 100 000 euros à 10 joueurs, on ne pourrait pas le vérifier. Or, on a besoin d’équité, de solidarité aussi. »
Un sacrifice demandé aux stars pour protéger la base
Yann Roubert assume que cette règle pénalise les joueurs les plus médiatisés, mais il y voit une mesure de protection indispensable pour la stabilité du championnat et la survie des moins nantis :
« Je suis bien conscient que ce système bloque les trois, cinq, dix joueurs qui pourraient prétendre à gagner plus le biais de partenariats avec des sponsors de leur propre club. Je suis conscient de l’effort que c’est pour eux, il faut y voir un symbole de solidarité dans le rugby. Parce que cette limitation qui s’applique sans doute aux joueurs les plus « bankables » permet en réalité de protéger l’ensemble des 2 000 joueurs qu’on recense au sein du Top 14. Idem en ce qui concerne les clubs qui pourraient potentiellement dépenser plus, ce salary cap a le mérite de préserver l’équité de nos compétitions, avec les mêmes règles pour tous et un même plafond pour tous, qui joue un rôle d’amortisseur pour prévenir les déséquilibres budgétaires majeurs susceptibles d’arriver si on n’appliquait pas ce contrôle. »
Lorsque le journaliste lui demande pourquoi l’assouplissement concerne uniquement les contrats équipementiers, il réagit immédiatement.
« Parce que c’est contrôlable ! C’est ce que j’ai dit aux joueurs et à leur syndicat ; si on avait une solution simple, on l’appliquerait. L’idée, ce n’est pas de les brider pour les brider, mais c’est de faire comprendre et de partager en toute transparence et pédagogie les impossibilités de contrôle. Il ne faut surtout pas qu’on offre aux clubs qui le voudraient une possibilité de contourner ce salary cap. Pour le coup, les contrats équipementiers sont très normés et il y a des valeurs de marché qui sont plus faciles à établir, puisque beaucoup de joueurs ont déjà ces contrats équipementiers. »
Perso : pour les équipementiers, je pense que c'est très facile à réguler et vérifier si la prestation est effectué. Le joueur portent de temps en temps un équipement de son sponsor (chaussure, serviette en interview)







