Des fois on en ferait pas un tout petit peu trop dans le domaine de l émotion, qui en plus est souvent de façon artificiel et éphémère.
Il me parait évident que dans quelques jours la plupart des effondrés par l événement seront passés à autre chose pour peut qu un autre événement ne soit venu supplanter celui la.
Nous avons eu la chance que ce magnifique monument traverse l histoire sans trop de problèmes, ce qui ne fut pas le cas pour les allemands ou les Russes qui ont laissé une grande partie de leur histoire dans les conflits récents. Ils n ont pas eu le loisir de se lamenter, ils se sont mis au boulot et ils ont tout reconstruit.
Tout ça pour dire que cet événement est une grande perte mais qu il faut savoir garder la mesure des choses ce qui me semble ne plus être le cas ou tout est mis sur un pied d'égalité.
Je ne comprends pas vraiment le sens de ton message, notamment la dernière phrase.
On devrait faire comme s'il ne s'était rien passé ? Ou qu'on s'en fiche parce qu'on aurait eu la chance d'avoir Notre Dame depuis 900 ans ?
Je suis athée et j'accorde de l'importance au patrimoine, qu'il soit français ou mondial, religieux ou non religieux. Le patrimoine est un témoin, c'est ce qu'il reste une fois que nous êtres humains ne sommes plus, c'est de l'art, de l'esthétisme, un symbole religieux pour ceux qui se sentent concernés, c'est ce qui fait notre Histoire et qui explique où nous en sommes aujourd'hui.
Alors j'estime qu'on peut avoir de la peine -ou pas d'ailleurs, chacun fait et ressent comme bon lui semble-, et oui je te rejoins sur le fait que, notamment par l'ampleur des réseaux sociaux et des chaînes d'actualités H24 qui amplifient la déferlante d'émotions, certaines personnes se sentent aujourd'hui concernées et oublieront rapidement ou passeront à autre chose (une fois le selfie ou l'interview télé effectués), mais ce n'est pas nécessairement le cas de tout le monde.
Je pense aux artisans de toute sorte qui ont bâti Notre Dame, à l'Histoire qui s'y est déroulée, et l'enthousiasme m'émeut lorsque je constate le nombre de personnes qui maintenant se mobilisent pour préserver et reconstruire ce bâtiment ainsi que les oeuvres qui ont pu être sauvées. Je pense aux artisans d'aujourd'hui et de demain qui apporteront leur savoir-faire, qui se mêlera à celui du passé.