Faut aussi arrêter de véhiculer cette idée sous-jacente que les "nouvelles générations" n'acceptent plus rien et n'en font qu'à leur tête.
Dans tous les domaines et tous les secteurs d'activités, comme la restauration par exemple pour sortir du rugby et du sport, ou les méthodes et les discours ne sont tous simplement plus entendables, et n'auraient d'ailleurs jamais du l'être.
A chaque passage de génération ses changements, il faut s'adapter, le rugby et son microcosme bien fermé n'est pas le meilleur élève pour ça, Urios pas Urios.
Justement comparer le management en général et le management sportif me paraît peu pertinent.
On parle quand même d'un sport, le rugby ou la part d'engagement doit être maximale si tu veux performer, ou tu risques pour ton intégrité physique sur chaque contact. Le niveau de motivation et d'engagement est donc sans commune mesure avec la restauration que tu cites. Des lors comment le management pourrait-il être le même?
Je ne te suis pas trop non-plus sur l'évolution manageriale nécessaire au renouvellement des generations. Pour moi il y a un point pivot qui est France Télécom et ses suicidës fin des années 2000. A partir de la, les boîtes ont policé leur discours pour déboucher sur une espèce de robinet d'eau tiède à destination d'abord des managers puis de la base. C'est une évolution engendrée par les drames de l'époque mais qui fut impulsée par le haut et pas par le bas. Rien à voir avec des managers devant s'adapter àu caprice ambiant.
Pour résumer, je ne vois pas bien comment un management policé, sans aucune asperité pourrait avoir cours dans le rugby et dans le sport en général. Et je trouve notre position confortable de juger un mec qui doit cornaquer un staff de 60 personnes, avec la pression sportive et médiatique qui est la sienne.
Platini l'explique très bien dans le documentaire qui lui est consacré en ce moment. En EDF, il ne prenait pas de pincette parce que les mauvais résultats, c'était pour sa gueule.