Evidemment que notre position de papys du Muppet Show est facile.
Je suis d'accord aussi sur le fait qu'en sport, un management lisse, bienveillant et sans aspérité, ça ressemble plus à un compte de fées pour les petits enfants des générations X, Y, Z,Z'...
Pour autant, le management et les pincettes, l'alignement entre le discours et les faits constatés, et surtout la responsabilité qui en incombe et ses incidences font partie de la panoplie du manager général, dans les deux sens... quand ça marche les lauriers, quand ca merde le goudron et les plumes...
On a vu du beau jeu sur 3 ou 4 matchs l'an dernier c'est vrai... on a vu de la merde immonde sur au moins le double...
et le classement final est insuffisant.
Il y a plein de choses à prendre en compte, et moi-même n'étant pas un pro-Urios convaincu (
) je fais la part des choses entre générationnel, maladresses, fonctionnement du club, etc.
- le rugby est devenu complètement professionnel. Les mecs gèrent leur carrière comme n'importe qui. Avec l'aléa de la durée de la carrière, des blessures, etc.
- de fait, les joueurs ont probablement un niveau d'études moindre, mais je me trompe peut-être (je serais curieux de savoir le niveau entre un groupe pro actuel et un groupe pro du début des années 2000) => de fait des horizons de reconversion moins ouverts
- j'y ajoute le fait que les joueurs pro étant plus mobiles dans une carrière (faire 2-3 clubs ça devient courant), il y a peut-être moins d'ancrage, donc de réseau facilitant une reconversion.
- les joueurs actuels sont bercés à la vidéo, aux RS, et regardent beaucoup de rugby - ils aiment comprendre ce qu'on leur demande, pourquoi on fait ça. Situation bien décrite par Piqueronnies il y a 1-2 an, confirmé par un entraîneur de Nationale avec qui j'ai discuté.
- je ne crois pas que ls joueurs actuels soient fermés et craignent la rigueur, l'engueulade, la difficulté ou le fait de se faire recadrer. La rigueur, l'exigence c'est le lit dans lequel les mecs ont été bercés depuis els jeunes, et dans le rugby en général. Ils sont arrivés à ce niveau parce qu'ils ont bossé, et il savent que c'est la première brique de la réussite.
=> se faire engueuler parce qu'on a mal fait, on le supporte parce qu'on sait où on va, parce qu'on sait qu'on a merdé individuellement ou collectivement et qu'on sait qu'on met en danger le projet collectif. Je continue à penser que le projet de club reste très flou, hors l'aspect financier. Le projet rugby de CU ne me paraît pas, de l'extérieur, très limpide non plus. Le fait de ne pas jouer la CE sérieusement ou avec des choix étranges n'amène pas vraiment de garantie sur les ambitions. Un joueur, il vise des titres mais aussi (et surtout) de se mettre en avant pour une place en EDF ou dans un club plus prestigieux. Il veut bien se battre et encaisser s'il sait où il va. On parle beaucoup d'argent dans les départs de nos jeunes - c'est une réalité, mais s'abriter derrière ça c'est aussi se voiler la face sur les dysfonctionnements du club. Dysfonctionnements et absence de lisibilité qui dépassent CU, mais dans lesquels il a trouvé le terreau pour s'installer confortablement.