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Racing Toulousain


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5550 réponses à ce sujet

#5491 Buckaroo

Buckaroo

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Posté 15 mars 2024 - 16:51

Photo collector ;)

 

Wilkinson a l'air heureux de rencontrer son idole.


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#5492 Codoràvie

Codoràvie

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Posté 15 mars 2024 - 16:58

Photo collector ;)



Bahhh, qu'est-ce qu'il faisait jeune Belleau à cette époque.

#5493 el landeno

el landeno

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Posté 27 mars 2024 - 21:12

Joel Merkler, l'Anglais venu d'Espagne que l'équipe de France surveille Étudiant à Sciences Po et joueur au temps de jeu exponentiel, Joel Merkler, le jeune pilier droit anglo-espagnol du Stade Toulousain, présente un parcours aussi atypique que prometteur. Le staff des Bleus garderait un oeil sur sa progression.

 
 

Son nom ne vous est sans doute pas encore familier. Au Stade Toulousain, où il a débarqué d'Espagne à l'âge de 16 ans en 2017, Joel Merkler n'est encore qu'un joueur méconnu au milieu d'une flopée de champions. Un pilier droit au gabarit avantageux (1,94 m, 135 kg) qui grappille surtout du temps de jeu en période de doublons, quand ses concurrents directs au poste sont soit en sélection (Dorian Aldegheri), soit blessé (Nepo Laulala).

 
 

Avec son visage arrondi et son crâne dégarni, qui semblent lui donner une maturité qu'il n'a pas encore, ce gaillard de 22 balais attire pourtant déjà bien des regards. Il se murmure même que le staff de l'équipe de France lui-même, et en particulier William Servat, l'actuel coresponsable des avants, garderait un oeil intéressé sur sa progression, à un poste où les potentiels successeurs du massif Uini Atonio ne sont pas légion. Le problème, c'est que Merkler compte déjà 9 sélections avec l'Espagne (la dernière en novembre 2022) et qu'en vertu d'un règlement qui stipule qu'un joueur ne peut pas porter les couleurs d'un autre pays avant trois ans, l'équipe de France ne pourra pas compter sur lui avant novembre 2025.

Au Stade Toulousain, il passe pour un ovni

Le Toulousain assure ne pas porter attention à ces bruits. Explique que s'il n'a pas daigné participer cet hiver au Rugby Europe Championship avec la sélection ibérique (équivalent d'un Six Nations B), c'est pour mieux se consacrer à son club : « Comme je suis très sollicité pendant les doublons, c'est mieux pour moi de rester ici. C'est l'occasion de m'améliorer, de me faire une place. J'ai l'impression qu'on me fait davantage confiance. Du coup, je me fais plus confiance aussi. »

Au Stade Toulousain, Merkler passe un peu pour un ovni. Pour un type surgi comme par miracle d'une terre peu propice aux grands destins dans l'Ovalie. C'est à Sant Cugat, près de Barcelone, qu'il a ainsi grandi et fini par préférer le rugby au foot, à l'âge de 12 ans. Là aussi que Toulouse l'a repéré à l'occasion d'un tournoi en cadets. « On avait joué le Stade en finale, se souvient-il. On était invaincus chez nous. Ils nous avaient mis 50-0. » Merkler, qui joue alors deuxième-ligne, parfois 8, intrigue quand même les recruteurs du club rouge et noir qui l'invitent à un stage d'été. À l'issue de celui-ci, ces derniers lui disent qu'ils le rappelleront mais ne rappellent jamais.

 
 
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Joel Merkler, cette saison avec Toulouse. (A.Martin/L'Equipe)

Du haut de ses 16 ans, l'ado prend alors lui-même les choses en main et écrit à tous les centres de formation des clubs de Top 14 et de Pro D2 situés entre Bordeaux et Toulon, pas trop loin de sa Catalogne. « J'ai envoyé une quinzaine de mails et reçu quatre réponses, dit-il. J'étais pris à Montpellier, Béziers, Narbonne et Agen. Le Stade Toulousain ne m'a contacté que quand il a su que j'allais signer à Béziers. » Reste à passer un entretien dans les bureaux d'Ernest-Wallon, seul face à Fabien Pelous, Pierre Escalier et Michel Marfaing, trois responsables de la formation locale. Merkler s'y pointe avec une clavicule brisée et les quelques mots de français appris en catastrophe les jours précédents.

Le cran et la détermination de ce gamin de père anglais et de mère espagnole, qui parlait déjà couramment trois langues (anglais, espagnol et catalan), impressionnent alors les formateurs du Stade. « J'étais très motivé, souffle-t-il dans un français désormais impeccable. Si je voulais me donner une chance de faire quelque chose dans le rugby, il fallait que je quitte l'Espagne. Encore plus à mon poste, où il faut prendre le temps de bien se former. À 16 ans, ici, tu renforces déjà tes cervicales. En Espagne, comme il n'y a pas de machines pour ça, tu ne fais que des passes. »

Merkler se stabilise alors au poste de pilier droit. Non sans quelques difficultés. « Les premiers retours qu'on a eus, quand il évoluait en Crabos, c'est : "Il s'est fait démonter en mêlée, il a été culbuté", etc. se souvient le directeur sportif du vivier toulousain Michel Marfaing. Il a fallu que Thierry Savio (responsable de la formation et du développement des première-ligne) le fasse énormément bosser sur la spécificité du poste. »

« C'est rare de trouver des mecs qui ont autant d'appétence que lui pour la remise en question »

 
 
 

« Au départ, il était un peu sur la retenue dans l'engagement, précise Savio. Comme il était déjà très grand, il avait peur de faire mal aux autres. En mêlée, c'était compliqué aussi parce qu'il fallait qu'il s'allonge beaucoup et tombait sur des mecs plus petits, trapus, qui lui mettaient techniquement la misère. Mais comme c'est un garçon qui prend la critique comme un axe de travail, il a vite appris. C'est rare de trouver des mecs qui ont autant d'appétence que lui pour la remise en question. »

Merkler progresse vite. Sur le terrain comme dans ses études. Après un bac ES réussi au lycée toulousain Déodat de Séverac, il s'inscrit à Sciences Po et envisage désormais, une fois sa licence acquise, de mener en parallèle un Master en TVS (Territoires, Villes et Santé). « La compta, le commerce international et la finance me plaisent, mais le rugby me prend beaucoup de temps, observe-t-il. En période de partiels, je dois rattraper tout ce que je n'ai pas pu faire pendant trois mois. Je révise le soir, sur mes jours off, parfois même avant les entraînements. Je me lève très tôt, me couche assez tard, il m'arrive de m'endormir sur le bureau... »

En ce moment, c'est plutôt le Top 14 qui accapare la grande majorité de son temps. Merkler vient d'y enchaîner quatre titularisations d'affilée et devrait encore au moins figurer sur la feuille de match contre Pau, ce prochain samedi, au Wallon. Le bonhomme a changé de braquet, même s'il est encore loin d'être arrivé. « Aujourd'hui, c'est un très costaud parmi les très costauds, conclut Savio. Mais qui doit encore gagner de l'expérience, de la maturité. Plus il jouera, plus il progressera. »

 
 

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#5494 PPR

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Posté 27 mars 2024 - 21:58

Intéressant cette façon de faire toulousaine. Les mecs deviennent des cibles quand ils vont signer ailleurs. On les signe pour affaiblir les autres clubs ?
Sinon 22 ans et il a déjà la gueule de urda, pas de chance mec
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#5495 Bon Chasseur

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Posté 27 mars 2024 - 23:22

C'est ça qui est bon pour les grosses nations et dévastateur pour les petites nations: dans un sport comme le Rugby, niche et très exclusif (de par ses exigences), un pays pas Rugby comme l'Espagne va bien à un moment donné produire un joueur à haut potentiel qui s'est intéressé au Rugby plus qu'au foot ou basket. Ce joueur va donc chercher à se hisser dans sa carrière et va tomber dans le champio de haut niveau le plus proche, à savoir dans ce cas au-delà des Pyrénées et dans le Top 14. Mais autant il est pondu par l'Espagne à l'origine, autant il va finir par récompenser son pays hôte et pas son pays d'origine (car il va être piqué par le pays hôte), ce qui renforce les nations déjà fortes et handicape lourdement les toutes petites. Dommage pour les espinguoins, mais bordel, on veut le plus de droitiers possibles sélectionnables alors tant pis pour eux, basta qu'ils fassent du foot (et du basket...ils font chier à tout le temps gagner d'ailleurs)



#5496 Requiem_W

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Posté 27 mars 2024 - 23:50

C'est pas faux.
Un destin à la Debaty ?

D'un autre côté, beaucoup de candidats et peu d'élus ! Ce qui fait que des joueurs même locaux finissent par jouer pour l'Italie (comme Trussardi chez nous), le Portugal (Tadjer chez nous), l'Algérie (Best), la Namibie (Burger)...
Sans parler de la règle des 4 ans sans sélection qui permet de jouer comme international d'un second pays (Lee ou Moala chez nous).

#5497 Rugby ?

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Posté 28 mars 2024 - 10:26

C'est ça qui est bon pour les grosses nations et dévastateur pour les petites nations: dans un sport comme le Rugby, niche et très exclusif (de par ses exigences), un pays pas Rugby comme l'Espagne va bien à un moment donné produire un joueur à haut potentiel qui s'est intéressé au Rugby plus qu'au foot ou basket. Ce joueur va donc chercher à se hisser dans sa carrière et va tomber dans le champio de haut niveau le plus proche, à savoir dans ce cas au-delà des Pyrénées et dans le Top 14. Mais autant il est pondu par l'Espagne à l'origine, autant il va finir par récompenser son pays hôte et pas son pays d'origine (car il va être piqué par le pays hôte), ce qui renforce les nations déjà fortes et handicape lourdement les toutes petites. Dommage pour les espinguoins, mais bordel, on veut le plus de droitiers possibles sélectionnables alors tant pis pour eux, basta qu'ils fassent du foot (et du basket...ils font chier à tout le temps gagner d'ailleurs)

Rien de bien nouveau. Les NZ depuis longtemps ont pillé les Iles du Pacifique.


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#5498 Bon Chasseur

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Posté 28 mars 2024 - 12:06

Rien de bien nouveau. Les NZ depuis longtemps ont pillé les Iles du Pacifique.

Je plussoie mais seule différence: c'est un peu un cliché dans le cas des NZ et Iles Pacifiques, pour beaucoup, ce SONT des Néo-zélandais suivant la définition classique d'un individu qui grandit, se développe et devient professionnel dans un pays. Les Ezeala ou Merkler naissent et grandissent qd mm dans leur pays - ils sont à proprement parler Espagnols 100% - puis rejoignent un plus grand pays Rugby et s'y dvpent et y deviennent sélectionnables. Pareil pour les Virimi Vakatawa, Nakaitaci, ou encore plus les Willemse, Kockott, Claassen qui ont carrément un début de carrière pro dans leur pays d'origine avant de devenir "Français". Dans le cas d'une majorité de ces All Blacks aux origines Pac Islanders, leur "chez moi" est véritablement la NZ. Ils y grandissent, s'y dvpent, etc. Il y a de rares cas: Sivivatu est un Fidjien qui arrive en NZ à 15 ans.


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#5499 Gourine63

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Posté 28 mars 2024 - 16:27

On dirait un texte chatgpt.
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#5500 Lourugby

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Posté 28 mars 2024 - 21:00

C'est ça qui est bon pour les grosses nations et dévastateur pour les petites nations: dans un sport comme le Rugby, niche et très exclusif (de par ses exigences), un pays pas Rugby comme l'Espagne va bien à un moment donné produire un joueur à haut potentiel qui s'est intéressé au Rugby plus qu'au foot ou basket. Ce joueur va donc chercher à se hisser dans sa carrière et va tomber dans le champio de haut niveau le plus proche, à savoir dans ce cas au-delà des Pyrénées et dans le Top 14. Mais autant il est pondu par l'Espagne à l'origine, autant il va finir par récompenser son pays hôte et pas son pays d'origine (car il va être piqué par le pays hôte), ce qui renforce les nations déjà fortes et handicape lourdement les toutes petites. Dommage pour les espinguoins, mais bordel, on veut le plus de droitiers possibles sélectionnables alors tant pis pour eux, basta qu'ils fassent du foot (et du basket...ils font chier à tout le temps gagner d'ailleurs)

 

Oui, enfin la moitié de l'équipe d'Espagne est composée de joueurs français tandis que les espagnols jouant ou ayant joués pour la France doivent se compter sur les doigts d'une main. La possibilité de jouer pour une autre sélection favorise beaucoup plus les secondes nations, faute de réservoir, que les meilleures d'entre elles.

 

Rien de bien nouveau. Les NZ depuis longtemps ont pillé les Iles du Pacifique.

 

Quelques sélectionnés épisodiques tandis que les nations du pacifiques piochent allègrement dans le réservoir néo-zélandais, profitent énormément de la formation et des infrastructures kiwis et du championnat domestique. Les îles du Pacifique en profitent bien plus que les All Blacks. L'exemple type était les Tonga qui comptait 41% de néo-zélandais dans leur effectif en 2015... dont certains n'avaient jamais mis les pieds sur ces terres...


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#5501 Bon Chasseur

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Posté 28 mars 2024 - 21:12

 

Oui, enfin la moitié de l'équipe d'Espagne est composée de joueurs français tandis que les espagnols jouant ou ayant joués pour la France doivent se compter sur les doigts d'une main. La possibilité de jouer pour une autre sélection favorise beaucoup plus les secondes nations, faute de réservoir, que les meilleures d'entre elles.

Il y a certainement les deux à l’œuvre à la fois. Dès qu'un joueur sort du lot dans un pays mineur frontalier il est bouffé par le voisin grand frère, donc les joueurs à fort potentiel ne terminent pas dans l'équipe natio, comme on a dit pour qu'ils évoluent c'est direct Top 14 et qui dit Top 14 dit résidence en France donc plus de 3 ans et hop dans la valoche - mais par contre oui effectivement certains des joueurs (très mineurs) du grand frère vont aller représenter le petit frère au niveau intl. Je ne sais pas qui est le plus perdant dans l'affaire, à chacun de se faire son idée !



#5502 el landeno

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Posté 28 mars 2024 - 22:15

« Tout le monde a bien bossé » : comment Toulouse a retapé son maestro Romain Ntamack Près de huit mois après sa grave blessure au genou gauche, l'ouvreur international du Stade Toulousain Romain Ntamack s'apprête à reprendre du service en Top 14, samedi face à Pau.

 
Mercredi après-midi, lors de l'entraînement délocalisé du Stade Toulousain à Lavelanet (Ariège), Romain Ntamack est apparu aux nombreux gamins des écoles de rugby massés autour du stade Paul-Bergère avec la mine ravie du type qui sait qu'il en termine avec une longue traversée du désert. La sienne, consécutive à une rupture du ligament croisé du genou gauche contractée avec les Bleus le 12 août dernier lors d'un match de prépa face à l'Écosse (30-27), a duré presque huit mois. Huit mois d'indisponibilité qui l'ont privé d'une Coupe du monde à la maison et, bien sûr, des deux tiers de la saison de son club.
 
 

Mais le bout du tunnel est là, tout près, puisque les projecteurs du stade Ernest-Wallon devraient illuminer la renaissance printanière du maestro dès samedi, face à la Section Paloise, en Top 14. Ntamack revient au meilleur moment de la saison, juste avant le début de la phase finale de la Coupe des champions et à l'amorce du sprint final de la phase régulière du Championnat. Il lui reste ainsi encore trois mois de compétition pour retrouver ses meilleures sensations et peut-être redevenir le héros qu'il fut l'an passé, lorsqu'il marqua contre La Rochelle l'essai décisif d'une finale de Top 14 inoubliable (29-26).

La santé : en forme et affûté

Ntamack va bien. Il s'apprête d'ailleurs à reprendre la compétition à la date qu'il s'était lui-même fixée il y a quelques mois, preuve d'une convalescence parfaitement maîtrisée, au cours de laquelle il aura aussi pris soin de souffler en s'évadant ici aux États-Unis (New York), là à la montagne (Val-d'Isère). « Vu comment ça se passe, je pense que je serai prêt fin mars-début avril », disait-il en décembre dernier, près de quatre mois après son opération au genou (30 août).

Jusqu'ici, de ses semaines de rééducation à Sainte-Marie-la-Mer (Pyrénées-Orientales) et Capbreton (Landes) à sa reprise de l'entraînement collectif à Toulouse début mars, l'aîné de la fratrie Ntamack a coché toutes les cases d'un rétablissement idéal. « Tous les signaux sont au vert depuis un moment, expliquait jeudi l'entraîneur de la défense toulousaine Laurent Thuéry. Tout le monde a bien bossé, que ce soit lui, son entourage, la partie médicale, la prépa physique, les coaches... Pour le moment, tout est nickel, et il n'y a pas de raison que ça ne continue pas ainsi. »

 
 
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Romain Ntamack a soigné sa rééducation afin d'être prêt (X@RomainNtamack)

Le joueur de 24 ans, qui a récemment réalisé de très bons tests de vitesse et enquille les 100 % face aux perches à l'entraînement, se serait même délesté de la plupart des quelques kilos superflus accumulés durant son repos forcé. « Ça fait bizarre à dire parce qu'il est plus jeune que moi, mais Romain est un exemple, un mec très professionnel, observait aussi le pilier droit international Dorian Aldegheri en conférence de presse. Il avait pris du poids et je lui avais dit qu'il risquait bientôt de jouer troisième-ligne (sourire)... Mais il a (presque) tout reperdu. C'est un bosseur. » Et un compétiteur au mental de fer. « Sincèrement, il est très bien, envoie des signaux très positifs, ajoute Thuéry. Il a envie, il est prêt. Forcément, il y aura de l'excitation, et sûrement un peu d'appréhension au moment de rejouer, mais les premières minutes lui enlèveront tout ça de la tête. On retrouvera alors le Romain qu'on connaît tous. »

La rentrée : sans précipitation

Le Stade Toulousain va y aller doucement. Inutile de se précipiter. Même Antoine Dupont, réintégré lui aussi sur les terrains après huit mois d'absence pour une blessure similaire en octobre 2018, avait démarré les trois premiers matches de son retour, dont deux en phase régulière de Coupe d'Europe, sur le banc des remplaçants. Le club rouge et noir n'a aucune raison de brusquer les choses. Deuxième en Top 14, avec 7 points d'avance sur le 3e (l'UBB), il n'est pas dans une urgence absolue de résultats.

C'est un peu différent en Coupe des champions, puisque les premiers matches couperets arrivent à grands pas (8e de finale le 7 avril face au Racing 92, quart de finale éventuel le week-end suivant), mais Toulouse a montré jusqu'ici qu'il pouvait compter sur Thomas Ramos (s'il est rétabli de sa blessure à la crête iliaque), Antoine Dupont (phénoménal dimanche dernier à l'UBB) et même Juan Cruz Mallia (rayonnant pendant les doublons) pour occuper avec brio le poste d'ouvreur.

En clair, le champion sortant devrait procéder par étapes. Vingt-quatrième homme à Bordeaux, dimanche, où il a participé à l'échauffement collectif de son équipe avant le match, Ntamack devrait débuter sur le banc contre Pau. Toulouse osera-t-il ensuite le titulariser en Coupe des champions, dans un match à quitte ou double, alors qu'il n'aura que quelques minutes de jeu dans les jambes ? Rien n'est moins sûr. Peut-être faudra-t-il attendre la deuxième quinzaine d'avril et le retour du Top 14 pour voir le revenant rendosser son maillot floqué du 10 dès le coup d'envoi. « Il faudra être relativement patient avec lui, parce qu'il revient d'une blessure longue et pas anodine, précise Thuéry. Il faudra lui laisser le temps de digérer sa reprise. On s'adaptera tous ensemble comme on le fait d'habitude, en bonne intelligence, pour prendre les meilleures décisions possibles. »

L'équipe de France : un statut préservé

En équipe de France, les absents n'ont pas toujours tort. Ainsi, Romain Ntamack ne devrait pas trop souffrir de son forfait au dernier Tournoi des Six Nations, au regard des performances mitigées de ses concurrents au poste.

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Matthieu Jalibert a suppléé Romain Ntamack chez les Bleus (A. Mounic/L'Équipe)

Prenez Matthieu Jalibert. Avant de se blesser contre l'Italie (entorse du genou gauche), l'ouvreur bordelais, certes peu mis en valeur dans une équipe en manque de jus et d'agressivité, n'avait pas franchement pesé lors de deux premiers matches de l'épreuve contre l'Irlande (défaite 17-38) et en Écosse (victoire 16-20). Thomas Ramos, lui, s'en est plutôt bien sorti en 10 lors de la seconde partie du Tournoi, mais il devrait vite retrouver son poste de prédilection d'arrière. La réalité, c'est que le sang-froid de Ntamack, sa gestion sereine des temps forts et des temps faibles et sa très bonne défense au coeur du jeu ont souvent manqué aux Bleus.

Si Toulouse parvient jusqu'en finale du Top 14, comme c'est possible, l'ouvreur ne participera pas à la tournée de juillet en Amérique du Sud. Mais il reviendra alors en sélection pour les tests de novembre prochain face au Japon, à la Nouvelle-Zélande et à l'Argentine. Sans doute dans la peau du titulaire qu'il était avant de se blesser.



#5503 Ptolémée

Ptolémée

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Posté 28 mars 2024 - 22:21

22 Romain revient, reste que çà fait plaisir de le revoir 



#5504 Lourugby

Lourugby

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Posté 29 mars 2024 - 09:59

Merkler ne devrait finalement pas être sélectionnable avec les bleus : https://www.lequipe....-france/1457363



#5505 Alex chocolatines

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Posté 29 mars 2024 - 12:05

Merkler ne devrait finalement pas être sélectionnable avec les bleus : https://www.lequipe....-france/1457363

Il faudrait essayer avec le formulaire A 38 ... Boudiou que c'est alambiqué ce foutu règlement  :ermm: 

 

Par contre si il est sélectionné chez les rosbeef, j'vais avoir les boules modèle géant  :angryfire: Privé d'un gars de plus pour renforcer l'ennemi c'est un scandale. Grill peut pas "arranger un truc" ? Laporte aurait trouvé une combine  ^_^  






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