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Montpellier Hérault Rugby


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#5326 el landeno

el landeno

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Posté 08 décembre 2023 - 15:55

Patrice Collazo (entraîneur de Montpellier) : « À 50 balais, on évolue » Arrivé le 19 novembre à Montpellier, juste après avoir été évincé de Brive, Patrice Collazo explique avoir changé sa façon de manager.

Bonnet sur la tête, sweat bleu et pantalon foncé en velours. Patrice Collazo déambule dans les couloirs du GGL Stadium. Jeudi, c'était repos pour ses joueurs. Pas pour le nouveau manager du MHR. Viré à 6 heures du matin, le 13 novembre, par les dirigeants de Brive, le technicien de 49 ans est arrivé seulement six jours plus tard à Montpellier pour tenter de relancer le dernier du Top 14, qui reste désormais sur huit revers de rang.

 
 

Depuis, les journées sont longues. Il les passe avec le reste de son staff ainsi que Bernard Laporte, le directeur du rugby du club héraultais. L'homme qui l'a appelé pour venir à la rescousse d'un club à la dérive. Malgré les deux défaites inaugurales contre Oyonnax (21-26) puis à Bayonne (34-19), l'ancien entraîneur de La Rochelle, du RCT et du CAB a, comme prévu, accepté de se confier très longuement sur ce nouveau challenge. Il dit aussi avoir beaucoup changé et il l'explique.

Avez-vous eu enfin le temps de récupérer toutes vos affaires à Brive ?
(Rires.) Il fallait être opérationnel avant de récupérer les affaires parce qu'il y avait urgence. Je me suis encore planté sur la route lundi en revenant de Brive. J'ai raté la sortie et j'ai fait un détour. Les premiers jours ont été speed. Déjà parce que la situation du club est compliquée. Speed aussi car je suis passé d'un point A à un point B, d'un club à un autre, en six jours. Je ne sais pas si c'est déjà arrivé mais c'est perturbant. Quand vous rentrez dans une salle de réunion avec 45 joueurs différents et un autre staff, il faut être accroché.

« Là, c'est vraiment une mission et pas un projet puisque le club est en difficulté »

 

 
 
 
 
 

De l'extérieur, ce virage était inattendu...
Oui, c'est assez fou car le scénario et le casting sont improbables. Personne n'aurait pu y penser. Même pas Bernard (Laporte) trois jours avant. C'est ce que l'on appelle un concours de circonstances ou le destin. Là, c'est vraiment une mission et pas un projet puisque le club est en difficulté.

Comment Laporte vous a-t-il convaincu de le rejoindre, le 19 novembre ?
Il est 7 h 45. Je devais aller chercher ma fille et manger avec elle, puis remonter sur Brive lundi et mardi et ensuite aller à Toulon. Bernard, que je connais depuis très longtemps, me dit : "Est-ce que tu as fait le sac ?" Je lui réponds : "C'est pourquoi ? Je suis titulaire ou remplaçant ?" En principe, on dit ça aux joueurs. Très vite, avec sa personnalité et un débit de paroles très accéléré, il m'explique les choses et me dit de réfléchir à un fonctionnement. Il me donne deux-trois noms en me citant Vincent (Etcheto) et Christian (Labit) avec qui j'ai joué (avec Etcheto à Bègles-Bordeaux entre 1993 et 1995 puis de 1996 à 1998 et avec Labit au Stade Toulousain de 2002 à 2005).

« J'ai vu qu'on ne pouvait pas forcément transposer des choses d'un club à un autre. C'est l'erreur que j'ai faite »

 

 
 
 

Quelle est votre réaction ?
Je ne pouvais pas lui dire oui de suite. Il me dit : "Je te rappelle dans une heure." C'est ce qu'il a fait en ajoutant : "Dépêche-toi, je vois le président (Mohed Altrad) dans 45 minutes." L'idée était que je sois manager et de bien répartir les missions d'un staff qui n'est pas pléthorique, contrairement à ce qu'on dit. On n'est pas plus nombreux que les autres encadrements du Top 14. Au contraire même. Moi, je suis manager général et après il y a des entraîneurs (Etcheto pour l'attaque, Labit pour le jeu d'avants et les attitudes au contact, Antoine Battut en charge de la touche, Benson Stanley à la défense et Jérémy Valls pour le jeu au pied). Didier Bès vient de nous rejoindre pour la mêlée car il y avait un besoin.

Les joueurs n'étaient visiblement pas emballés lorsque vous avez été nommé, surtout après l'expérience Richard Cockerill...
Oui, mais c'est l'image que l'on renvoie. On me colle une étiquette mais est-ce que c'est facile de fonctionner avec Christophe Urios, Pierre Mignoni et d'autres ? Chacun a sa manière de manager et sa personnalité. Je sais très bien que j'ai une étiquette mais tout le monde en a une. Quand vous faites sept ans dans un club (La Rochelle, de 2011 à 2018), ça veut dire quelque chose. Je suis parti pour un désaccord avec mon staff, non pas avec mes joueurs. Après, j'ai fait trois ans à Toulon (2018 à 2021) dans un contexte totalement différent. J'ai vu qu'on ne pouvait pas forcément transposer des choses d'un club à un autre. C'est l'erreur que j'ai faite. Mais ce qui m'est arrivé par le passé est aussi arrivé à quasiment tous les entraîneurs.

Cette étiquette vous fatigue-t-elle ?
Non, à 50 balais on évolue. Je n'entraîne plus et je ne manage plus de la même façon. Après mon départ de Toulon, j'ai beaucoup voyagé et j'ai été invité dans beaucoup de clubs de Top 14 et à l'étranger durant un an et demi. Quand on entraîne, on est dans une bulle et on développe un côté parano. Ça fait du bien de se renouveler et de s'ouvrir. C'est là où j'ai le plus appris. Quand je suis arrivé à Brive (en décembre 2022), les gens s'attendaient à quelque chose et ils en ont eu une autre même si j'ai gardé mes convictions non négociables par rapport à un fonctionnement, une institution et une équipe.

Patrice Collazo, en bref
49 ans. Entraîneur de Montpellier.
Clubs : La Rochelle (2011-2018), Toulon (2018-2021), Brive (2022-2023), Montpellier (depuis novembre 2023).
2017 : avec La Rochelle, il termine à la première place du Top 14 à l'issue de la saison régulière, avant de se faire éliminer par Toulon en demi-finales, à la sirène (15-18).

Avez-vous vraiment modifié votre manière de vous exprimer ?
Oui, j'ai eu envie de faire passer des messages différemment en faisant la synthèse de ce que j'ai vu et des conneries que j'ai faites. Quand je suis arrivé ici, les joueurs ont peut-être pensé que j'allais être dur. Geoffrey Doumayrou, que je connaissais bien (il l'a entraîné à La Rochelle en 2017-2018), m'a d'ailleurs dit qu'il avait prévenu les mecs mais il m'a dit : "T'as changé ou évolué, tu dis les choses différemment." Après, on ne se transforme pas sinon les joueurs ne le comprendraient pas mais j'ai envie de les surprendre.

Cela vous sert-il, d'autant plus face à un groupe marqué par l'enchaînement des défaites ?
Oui, même si le contexte est différent, je l'ai déjà vécu à Brive. Je l'ai dit aux joueurs d'ailleurs. Quand ce n'est pas bien, on va leur dire mais quand c'est bien, il faut aussi le dire. Nous ne sommes pas sur une faillite collective mais sur des joueurs mentalement en difficulté et qui peuvent plomber l'équipe. Il faut vite regagner mais la première chose est de leur montrer qu'on va leur donner un cadre. On doit retrouver cette confiance et cette adhésion collective sans tout modifier, on le fait par touches homéopathiques.

« Si on est forts mentalement, le rugby suivra »

 

 
 
 

Ressentez-vous l'urgence du résultat ?
Bien sûr. À Bayonne, on se tue un peu tout seul avec une interception et des plaquages ratés. Dans une saison, il faut savoir saisir des fenêtres et c'est le cas aujourd'hui jusqu'au 27 janvier. On a des matches de Challenge Cup (voir plus bas) qui doivent nous permettre de valider des certitudes mais aussi trois réceptions en Top 14 (Castres, Toulon et Pau) et un déplacement (Lyon). C'est peut-être vraiment le moment de se lâcher. Si on est forts mentalement, le rugby suivra.

Avec quel jeu ?
Il faut aller au plus simple. Et ça tombe bien, c'est un peu l'ADN de Montpellier depuis des années, avec une conquête forte, une bonne défense, jouer les coups quand ils sont bons. On a vu qu'une fois en place, Montpellier était capable de jouer un très bon rugby.

« Avoir l'adhésion d'un groupe et d'un staff, c'est ma priorité désormais »

 

 
 
 

Avez-vous l'impression de jouer gros à titre personnel ?
Celui qui est champion est bon et les autres sont des cons ? Non. On fait tous le même métier et on a tous les mêmes emmerdes. Le seul mec qui a gagné à Montpellier, c'est Philippe (Saint-André, en 2022). Vern Cotter était nul ? Jake White était nul ? Richard Cockerill était nul ? Non. Philippe a gagné et un an demi après, il n'est plus là. Si on ne gagne pas, on est un mauvais entraîneur ? Le plus important c'est ce que pensent les joueurs de vous. Je l'ai compris avec le temps. Avoir l'adhésion d'un groupe et d'un staff, c'est ma priorité désormais. Après on est dépendant de tellement de paramètres.

Comment se passe la collaboration avec Bernard Laporte ? Il n'est pas en jogging ?
(Rires.) Si, il est en survêt', en tenue de club. Même si ça fait longtemps qu'il n'a pas entraîné (2016), c'est un entraîneur au départ. Il a une vision et une certaine expérience du rugby. Il intervient sur le groupe mais à des moments précis. Jamais par-dessus le staff. Ses traits de personnalité sont toujours les mêmes. Il a un esprit de compétition. Il n'est pas là pour enfiler des perles mais pour gagner. Comme nous. On n'est pas là pour prouver qu'on est bons sinon on ne se mettrait pas au service de notre mission.

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Patrice Collazo au milieu de ses joueurs avant la réception d'Oyonnax par Montpellier (21-26), le 25 novembre. (J-B. Autissier/L'Équipe)
Le Challenge pour se relancer
Le MHR se rend à Newcastle dimanche (16 h 15) pour lancer sa saison de Challenge Cup. Comme les Héraultais, les Anglais occupent la dernière place de leur Championnat et restent sur une série de huit défaites consécutives. L'adversaire parfait pour enfin se relancer ? « Il n'y a jamais de match idéal, répond Patrice Collazo. Ils ont aussi besoin de renouer avec la victoire et la confiance. Cette compétition peut générer beaucoup de choses positives à court et plus long terme pour l'équipe. En 2021, Montpellier avait fini dixième du Championnat et gagné le Challenge. L'année suivante, le club est champion. Ça doit aussi nous permettre de reconstruire quelque chose et recréer une dynamique d'équipe. » Placé dans la poule 2, Montpellier affrontera ensuite les Ospreys (pays de Galles), les Lions (Afrique du Sud) et Trévise (Italie).


#5327 el landeno

el landeno

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Posté 19 décembre 2023 - 21:46

Bernard Laporte à Montpellier : un nouveau club pour une nouvelle vie Quelques mois après la fin chaotique de sa présidence à la FFR, Bernard Laporte a rebondi à Montpellier sous les ordres de Mohed Altrad. Le dirigeant déchu a replongé la tête la première dans le quotidien d'un club. Plus loin du terrain, tout près du vestiaire.

Dans les entrailles du Camp Nou en ce 24 juin 2016, Bernard Laporte salue les journalistes un par un et le répète avec le sourire : le survêtement et les entraînements au milieu des joueurs, c'est fini. Promis, juré, craché, il vient de clore, par une finale perdue contre le Racing 92 à Barcelone, son parcours à Toulon (2011-2016) et une carrière d'entraîneur-manager-sélectionneur. À l'époque, il était déjà lancé dans la campagne à la présidence de la FFR - présidence achevée fin janvier sur une démission chaotique après sa condamnation à deux ans de prison avec sursis, 75 000 euros d'amende et deux ans d'interdiction d'exercer toute fonction en lien avec le rugby pour corruption, trafic d'influence, prise illégale d'intérêts, abus de biens sociaux et recel d'abus de biens sociaux (il a fait appel), dans une affaire qui porte son nom et celle de son nouvel employeur, Mohed Altrad, désigné par la justice comme le corrupteur et lui aussi condamné dans cette affaire (il a fait appel).

 
 

Sept ans après le Camp Nou, malgré les tempêtes, revoilà Bernard Laporte aux commandes d'un club. Mercredi dernier, son groupe préparait la réception des Ospreys en Challenge. En pantalon, bonnet vissé sur la tête et parka du club sur les épaules, Bernard Laporte est arrivé un peu après les joueurs sur le terrain annexe du GGL Stadium. Il a suivi la séance de loin, a échangé quelques mots avec Gonzalo Quesada, le sélectionneur de l'Italie, en visite ce jour-là, puis est reparti vers les bureaux du club après une vingtaine de minutes, sans un mot pendant la séance. Celle-ci était pilotée par le staff pléthorique qu'il a monté en quelques heures le dimanche 19 novembre, au lendemain d'une défaite à Perpignan (23-16).

« Même si tu ne parles pas français, ne t'inquiète pas, tu comprends ! »

Paolo Garbisi, demi d'ouverture

 
 
 

Le désormais directeur du rugby de Montpellier, qui assure « ne plus avoir la force d'entraîner », n'est pas devenu muet pour autant. « Il n'intervient pas sur le rugby, mais plutôt sur les briefings d'avant-match et les retours vidéo, en sourit le deuxième ou troisième-ligne Marco Tauleigne. Et là, c'est Bernard Laporte quoi ! Déjà, quand il arrive dans la salle, tout le monde la ferme (rires). »

 
 

« Bernie le dingue » revient parfois au galop. Le lundi matin suivant la défaite à Bayonne (34-19, le 2 décembre), Cobus Reinach en a pris pour son grade de double champion du monde après le visionnage de sa boulette qui mène à un essai encaissé. « Même si tu ne parles pas français, ne t'inquiète pas, tu comprends, se marre l'Italien Paolo Garbisi. Il ne fait pas de cadeaux mais cible tout le monde de la même façon. Et puis il a à la fois ce côté très dur mais aussi très motivant. »

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Bernard Laporte lors de la 9e journée. (N. Luttiau/L'Équipe)

Bernard Laporte a fait mouche dès sa première intervention devant les garçons convoqués le fameux dimanche 19 novembre à 18 heures. Il a accepté la proposition de Mohed Altrad la veille au soir. Le téléphone a surchauffé, sauf pour appeler Richard Cockerill et Jean-Baptiste Élissalde, qui ont appris leur départ indirectement. Ce n'est pas une surprise pour l'Anglais, plus pour Élissalde, qui a du mal à encaisser, le fond et la forme (depuis, ce dernier a trouvé un accord financier avec Altrad).

« Pas d'unité, pas d'enthousiasme, des tracasseries d'ego, des clans... Tout ça, c'est terminé »

Bernard Laporte

 
 
 

Alors que Patrice Collazo, Christian Labit et Vincent Etcheto sont en route pour Montpellier, Bernard Laporte met les joueurs face à leurs responsabilités. « Pas d'unité, pas d'enthousiasme, des tracasseries d'ego, des clans... Tout ça, c'est terminé, résume-t-il quelques minutes plus tard sur RMC. On doit créer un état d'esprit, une unité. »

Les internationaux français retrouvent le Bernard Laporte qui passait une tête dans les avant-matches du quinze de France de Fabien Galthié. « Je suis fan, glisse le deuxième-ligne Paul Willemse. C'est direct, franc, les choses sont dites et tu peux repartir au boulot super motivé. »

Avant le premier match de sa mandature contre Oyonnax (le 25 novembre, 21-23), Laporte prend une chaise et s'assied au milieu du vestiaire, plantant son regard dans ceux de certains joueurs. Il suit l'échauffement de loin, sur le terrain, avant de s'installer en tribune. À la mi-temps (14-14), alors que Montpellier vient de vendanger plusieurs opportunités en supériorité numérique, il secoue les joueurs. Puis passe le relais à son staff.

« Il intervient mais à des moments précis, ce n'est jamais par-dessus le staff, explique le nouveau manager Collazo, qui n'a jamais eu un tel CV au-dessus de lui. Bernard, c'est un facilitateur car il connaît le rugby et il a toujours cette âme d'entraîneur et de compétiteur. » Dans la semaine, il descend régulièrement dans le bureau du staff, interroge sans remettre en question les choix d'équipe de départ par exemple. « C'est moi qui tranche », assure Collazo. « On se retrouve souvent après les entraînements, à revoir des lancements par exemple, témoigne de son côté l'entraîneur de l'attaque Vincent Etcheto. Comme il est plus porté sur les avants, avec Patrice (Collazo), Didier (Bès, en charge de la mêlée), Christian (Labit, jeu d'avants et attitude au contact), et Antoine (Battut, touche), c'est la NASA ! »

Omniprésent au club et dans le recrutement

Installé provisoirement dans un hôtel à quelques kilomètres au nord du GGL Stadium, Laporte passe ses journées au club, sauf quand il est convoqué à Paris pour répondre aux questions de la commission d'enquête parlementaire sur les dysfonctionnements des fédérations sportives le jeudi 23 novembre, jour de première ouverture médiatique autour du nouveau staff. Sinon, il suit l'équipe partout, à part quand un problème de passeport l'empêche d'aller à Newcastle en ouverture du Challenge il y a dix jours (victoire 24-19). Il n'est pas sourd, non plus, aux sifflets qui l'ont accompagné à chacune de ses apparitions à l'écran géant de Jean-Dauger, à Bayonne.

Ce soir-là, Montpellier concédait une huitième défaite d'affilée (34-19) et s'enfonçait à la dernière place du Top 14. L'électrochoc est raté, le quotidien agité. Quand il n'est pas près de l'équipe, Bernard Laporte s'active dans les bureaux, en lien avec la directrice générale Jessica Casanova et (souvent par téléphone) avec son président Mohed Altrad.

Les deux hommes, qui attendent la date de leur procès en appel, sont peu soucieux des questions que leur nouvelle relation d'employeur à salarié pose. Altrad met les formes : « Sur le plan technique, est-ce que j'ai respecté la loi en recrutant Bernard Laporte ? Je pense que oui », assure-t-il dans nos colonnes le 3 décembre. Laporte fait du Laporte : « Mon retour agace les cons (...) Les jaloux et les aigris, je ne leur réponds pas », tonne-t-il dans différents médias à son arrivée à Montpellier.

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Bernard Laporte et Mohed Altrad lors de la finale de Top 14, en 2022. (A. Réau/L'Équipe)

« C'est une machine, mais ça part un peu dans tous les sens. À l'ancienne, à la Bernard Laporte »

Une source interne au MHR

 
 
 

Il est comme ça, le nouveau directeur du rugby du MHR : il fonce. Il dépeint à son arrivée un chantier énorme sur l'effectif, déséquilibré, à la traîne sur les quotas de JIFF, et déplore certains salaires exorbitants au vu des performances des intéressés. Il s'empare par exemple du dossier de la première ligne, surpeuplée.

Au talon, il a déjà exfiltré Tolu Latu en prêt à La Rochelle. Sur le recrutement, il ne valide pas en interne le profil du Toulousain Guillaume Cramont, mais pousse pour ceux de Christopher Tolofua (Toulon) et Thomas Sauveterre (Biarritz), même si ce dernier devrait finalement rejoindre Aix-en-Provence.

« C'est une machine, mais ça part un peu dans tous les sens. À l'ancienne, à la Bernard Laporte », glisse-t-on en interne. Les profils étudiés sont différents. Le directeur du rugby échange directement avec certains agents. Selon nos informations, Waisea (Toulon) et Iñaki Ayarza (Soyaux-Angoulême) ont été sondés au centre, alors que Geoffrey Doumayrou et Jan Serfontein ne devraient pas être prolongés. En troisième-ligne, Nicolas Martins (Soyaux-Angoulême) fait aussi partie des pistes. Au sommet, le trio Altrad-Casanova-Laporte se met d'accord sur ces dossiers.

Un contrat « entre 23 000 et 25 000 euros par mois »

Quid du contrat de ce dernier ? « C'est un contrat normal d'entraîneur, entre 23 000 et 25 000 euros par mois, nous a confié Mohed Altrad en début de semaine, sans plus de précision. Le staff est en mission commando et, si elle est accomplie, on refera un point sur les situations contractuelles. » Loin du faste de ses années toulonnaises, Laporte a d'abord replongé dans une situation sportive d'urgence, avec aujourd'hui neuf points de retard sur la 12e place synonyme de maintien assuré. À bientôt 60 ans, il joue gros dans ce nouveau projet.

 
 

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Posté 19 décembre 2023 - 21:51

Merci pour l'article.

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Posté 20 décembre 2023 - 17:31

Bernard Laporte veut faire le ménage dans le groupe Montpellierain : Certains joueurs en danger !

 

Il souhaiterait également se séparer de certains joueurs qui possèdent des salaires exorbitants mais qui ne sont pas si performants sur le terrain.

 

Le même probléme que chez nous en fait !!


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#5330 Y&B

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Bernard Laporte veut faire le ménage dans le groupe Montpellierain : Certains joueurs en danger !
 
Il souhaiterait également se séparer de certains joueurs qui possèdent des salaires exorbitants mais qui ne sont pas si performants sur le terrain.
 
Le même probléme que chez nous en fait !!


Ils ont eu Azema aussi ?

#5331 RCV06

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Ils ont eu Azema aussi ?

St André c'est la même école :D



#5332 Alex chocolatines

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Posté 20 décembre 2023 - 19:43

Bernard Laporte veut faire le ménage dans le groupe Montpellierain : Certains joueurs en danger !

 

Il souhaiterait également se séparer de certains joueurs qui possèdent des salaires exorbitants mais qui ne sont pas si performants sur le terrain.

 

Le même probléme que chez nous en fait !!

Voui mais le Bernie il ne cherche pas à faire de l'économie pure, il veut libérer du budget pour le casquer personnellement de façon correcte pour un homme de son rang.

Il faut aussi casquer l'armée Mexicaine qu'il a fait embaucher par marchand de brouettes  :D


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#5333 SEB ASM

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Posté 20 décembre 2023 - 21:12

Qu'il nous file Carbonel et 2 ou 3 autres et on verra après.

#5334 Sushi

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Posté 20 décembre 2023 - 21:25

Qu'il nous file Carbonel et 2 ou 3 autres et on verra après.

Bécognée, en tête, alors!


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#5335 TH69

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Posté 20 décembre 2023 - 21:26

Si allègement de la masse salariale du côté du 34 contrairement à ce que j'avais pu écrire, peut-être une opportunité pour récupérer Carbonel.

#5336 Alligator427

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Posté 20 décembre 2023 - 21:31

Ford - Carbonel - Giral

#5337 SEB ASM

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Posté 20 décembre 2023 - 21:37

Bécognée, en tête, alors!



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#5338 Alex chocolatines

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Posté 20 décembre 2023 - 22:51

Qu'il nous file Carbonel et 2 ou 3 autres et on verra après.

Je sais pas ce que vous avez à rever de Carbonel. Pour moi c'est l'exemple typique de ce que l'on disait il y a quelques temps sur je ne sais plus quel sujet : le Gars très fort en junior et qui a du mal à confirmer en senior. 



#5339 RCV06

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Posté 20 décembre 2023 - 22:55

Je sais pas ce que vous avez à rever de Carbonel. Pour moi c'est l'exemple typique de ce que l'on disait il y a quelques temps sur je ne sais plus quel sujet : le Gars très fort en junior et qui a du mal à confirmer en senior. 

Franchement se débarrasser de Plisson et Urda pour se retrouver avec Carbo et Belleau, je pige pas l intérêt.


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#5340 Alex chocolatines

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Posté 20 décembre 2023 - 22:57

Franchement se débarrasser de Plisson et Urda pour se retrouver avec Carbo et Belleau, je pige pas l intérêt.

Il est jiff et jeune. Si ce sont les seuls critères... Ah j'oubliais, il va etre revanchard  :D


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