De de se servir que du prétexte n°1 et mentir sur le 2ème alors que personne n'est dupe. Enlever les panneaux de radar c'était pas de la sécurité. Autoriser les flics en s'embusquer dans des buissons non plus. Les nouvelles voitures c'est du même acabit.
Après quand on se fait guauler, faut assumer, puisque dans tous les cas on est en tort si on est au dessus de la limitation. Mais que ce ne soit pas des pièges ou des mauvais prétextes par exemple quand c'est sur une autoroute déserte avec les voitures d'aujourd'hui. (Un mec en 205 il devrait rouler à 90 sur l'autoroute si la sécurité était le but réel...)
Je suis d'accord avec toi sur le retrait des panneaux. L'intérêt d'un radar fixe, puisqu'il est fixe, est avant tout préventif : on le met dans une zone qui se justifie (beaucoup d'accidents, ou tout simplement beaucoup de non-respect de la loi, les fameux radars dits "rentables"), de sorte à réduire les infractions et indirectement les risques d'accidents graves.
Enlever les panneaux, c'est mettre le préventif au second plan et ne miser que sur le répressif.
Pour le reste, beaucoup moins d'accord.
Le fait d'avoir des radars fixes à certains endroits n'empêche pas que l'on doit respecter les limitations en tout point. Donc que des flics se planquent, on met en place des radars mobiles, etc... plusieurs mesures visant à sanctionner n'importe où, je trouve cela normal.
En plus avec des flics, ou avec une caméra embarquée, on peut imaginer aller plus loin que la mesure de vitesse et sanctionner également des comportements dangereux : dépassements par la droite, non respect des distances de sécurité, etc... le champ d'application est plus vaste.
Comme tu as fini par le dire, quand on se fait choper, faut assumer, car on est en tort. On ne peut pas reprocher que l'Etat, par ces mesures, cherchent à réguler les mauvais comportements, c'est son rôle.
Enfin sur l'aspect "se servir que du prétexte n°1 et mentir sur le 2ème alors que personne n'est dupe". Très honnêtement, c'est râler pour le plaisir de râler.
Qu'ils soient de droite ou de gauche, les politiques font de la langue de bois en permanence, les discours sont cousus de fil blanc, et on sait très bien que leurs intérêts ne sont jamais totalement ce qu'ils disent être.
A partir de là, à quoi bon se prendre la tête sur la comm ?
Il ne faut pas occulter également que c'est un mal souvent nécessaire. C'est comme en diplomatie, pour que le sujet soit bien accepté, il faut qu'il soit mis en place de façon discrète.
Ainsi si un politique arrive avec ses gros sabots nous dire qu'il met des radars pour remplir les caisses de l'Etat, ça va mal se passer, alors qu'il faut bel et bien le faire, pour l'aspect sécuritaire, comme pour l'état des finances d'ailleurs. Alors que s'il présente simplement l'aspect sécuritaire, sans en faire des caisses, ça passe tout seul.
C'est pourquoi en général il vaut mieux, au contraire, se méfier de ceux qui l'ouvrent beaucoup, il s'agit en général de gros plans de communication sur des petites mesurettes sans effet réel. On a eu un beau spécimen au pouvoir il n'y a pas si longtemps.