Régler plus de 40 ans d’incurie politique ayant ghettoïsé un nombre incommensurable de nos concitoyens, en foutant les quinze pour cent d’emmerdeurs au bagne est une solution effectivement.
Je pense quand même que c’est un tantinet simpliste pour ne pas dire plus…
La concentration d’inculture et l’abandon de l’état dans la gestion de proximité des banlieues, font que les quinze pour cent d’agités du bocal ne peuvent être canalisés par une éducation minimale et un mélange impératif des couches de la société. Alors dans les banlieues ils font comme tout le monde, ils se montent leurs tribus à eux. Et dans des contextes comme les leurs pour les valeurs civiques c'est loin d'être gagné...
On pourrait faire comme d’autres ailleurs et remplacer en proximité l’état par la religion, croire en je ne sais quoi, éviter de trop penser. On voit où ça les mène et j’ai la faiblesse de croire que nous n’avons pour l’instant pas trop mal réussi à nous sortir de toutes ces conneries...
Dans une société dite moderne on devrait être capable de garantir une éducation et une place à chacun. Si on ne s’en occupe pas on a que ce que l’on mérite, l’anarchie économique appelle l’anarchie tout cours mais je m'égare…
Alors bien sûr il faut de la répression, agir sur les conséquences de l’incurie, et envoyer du bourrin pour traiter en direct les violences des banlieues chaudes lorsqu’elles surviennent.
Mais quid des causes ?
Ce n’est pas en se focalisant sur les conséquences que l’on traite un problème.
Absolument d'accord avec toi Squal!
Traiter les conséquences à court terme ne doit pas faire oublier de traiter les causes, les problèmes de fond que sont l'éducation, l'enseignement, le logement, le travail....
Nos politiques le plus souvent plus préoccupés par leurs réelections ne savent pas gouverner à long terme et ne prennent que des mesures de court terme.
Dans le domaine que je connais un peu, celui de l'enseignement, depuis quelques années, on ne fait que casser un système (qui, il est vrai est loin d'être parfait).
Par exemple et concrètement, là où il y a quelques années il y avait:
* 2 postes "emplois-jeunes", il n'y en a plus que 1/2!
* un réseau d'aide aux enfants en difficulté (RASED) [ Créés en 1990, par transformation des GAPP, les RASED ont pour mission de fournir des aides spécialisées à des élèves en difficulté dans les classes ordinaires, en coopération avec les enseignants de ces classes, dans ces classes ou hors de ces classes. Ils comprennent des enseignants spécialisés chargés des aides à dominante pédagogique, les “maîtres E”, des enseignants spécialisés chargés des aides à dominante rééducative, les “maîtres G” et des psychologues scolaires.]avec 1 psychologue scolaire et 2 enseignants spécialisés qui intervenaient sur l'école en gros la moitié du temps, leur champ d'action s'est élargi à tel point qu'ils ne peuvent intervenir en gros que 1/4 du temps!
* 1 infirmière scolaire qui était présente la moitié du temps dans l'école, elle ne peut l'être en gros que 1/3 du temps car son champ d'action s'est lui aussi étendu à d'autres écoles!Volilà ce que je voulais dire sur ce que je vois dans une école d'environ 180 élèves de primaire et 110 élèves de maternelle d'un quartier qui ne ressemble pas aux beaux quartiers du centre ville ou de Ceyrat, Chamalières..........
Les choix d'aménagements de nos élus sont politiques:
pourquoi y a-t-il plus de logements sociaux à Gerzat, Aulnat, Cournon, Clermont qu'à Chamalières, Royat, Aubière?
pourquoi y en a-t-il plus à Grigny, Clichy... qu'à Neuilly....?
Nos jeunes ne choisissent ni leurs familles, ni l'endroit où ils naissent. Ont-ils alors tous les mêmes chances? Je ne le pense pas et pourtant c'est notre société qui devrait les leur garantir. On en est loin!
Ce qui ne doit pas faire oublier que s'ils ont des droits (les mêmes que tout le monde), ils ont également des devoirs et qu'on ne peut impunément faire n'importe quoi!
De la répression quand il le faut mais avant tout de l'éducation!