Petit up si jamais l’ASM veut s’inspirer de cet article pour ses bonnes résolutions pour l’année 2009.

A l’ASM et plus globalement à la LNR, les choses changent et pas forcément dans le bon sens. Depuis quelques temps déjà le club a une politique assez austère, froide vis à vis de ses supporters. Certains diront que c’est pour le bien du club, mais beaucoup trouvent dommage qu’un club populaire se cloisonne et se renferme sur lui même. On entend depuis plusieurs années dire que l’ambiance n’est plus la même, qu’elle est moins festive au stade, qu’il y a moins d’ambiance malgrè une capacité qui n’a cessé d’augmenter. Un ensemble de petites choses ternissent le côté festif des matchs.

Les instances du rugby ne veulent pas de supporters sur le terrain avant les matchs. Cette tradition reflétait bien pourtant la convivialité et le folklore typique du rugby et n’avait rien à voir avec les streakers qui rentrent sur les terrains souvent dans le plus simple appareil en cours de match. Plusieurs supporters faisaient le tour du terrain en début de match et bien souvent un de chaque équipe. L’ALCRPF avait bien tenté de maintenir cette tradition, mais malheureusement sans succès.

L’entraînement de l’équipe n’est maintenant ouvert au public que le lundi, des bâches ont été disposées pour éviter aux curieux de voir les joueurs s’entraîner un autre jour de la semaine. Ici aussi certains diront que c’est pour garder les combinaisons secrètes, pour que les compositions d’équipe ne soient pas dévoilées trop tôt. D’autres, les esprits chagrins sûrement, diront que depuis que cette politique d’austérité est en place, les résultats ne sont pas meilleurs, voire pires.

Ce samedi, à la fin du match, il a été conseillé de ne pas envahir la pelouse, pour ne pas la détériorer. Raison louable: il est vrai que les conditions météo de la semaine n’avaient pas été bonnes et que l’hiver approchant, la pelouse sera plus difficile à entretenir. Cela pourrait aussi ressembler aux prémices d’une nouvelle suppression de tradition chère aux supporters et en particulièrement aux tout petits.

La bodéga mériterait un chapitre à part. En effet, la suppression de celle-ci au Polydôme (bien que remplacée par une bodéga en extérieur dans le stade) est un symbole du fait qu’à l’ASM, beacoup est fait pour les partenaires, et quasi rien pour les supporters. Il faut bien sûr s’occuper des partenaires, mais il ne faut pas oublier les supporters et les laisser sous la pluie et le froid à la fin du match. Si le rugby attire les sponsors, c’est aussi par les valeurs de fraternité et de convivialité. Ce ne sera plus un argument commercial si les supporters ne peuvent plus fraterniser autour des matchs.

Pour le speaker, il est inadmissible d’avoir quelqu’un qui ne connait pas le rugby, ni le nom des joueurs. Faire monter l’ambiance, d’accord, mais ne pas monopoliser le son du stade et par là-même brider la spontanéité des supporters.

Alors que le club a franchi avec succès le passage au professionnalisme dans les domaines sportifs et des installations, la gestion globale de la billetterie est digne des pires moments de l’amateurisme. Avec des effectifs très insuffisants en face du public, une gestion papier (!!!) à l’heure ou l’informatique est un lieu commun, la billetterie conduit à des files d’attente interminables, souvent dans des conditions absolument indignes. La hausse des abonnements pourrait devenir prohibitive pour un public qui, rappelons le, est majoritairement populaire.

Comme tout le monde le sait, l’ASM n’a jamais pu conquérir le Brennus. Après les 8 défaites perdues, à chaque fois les joueurs ont été fêtés par les supporters (au stade, à jaude…). L’année dernière: Rien.. Votre avis. Le sportif qui prime sur l’affectif? Une façon d’éviter aux joueurs de trop penser à cette “malédiction” (à priori si c’est ça c’est pas gagné). Je pense que nombre de supporters auraient souhaité remercier les joueurs (et le staff) de cette superbe saison, leur donner du baume au cœur,les re-motiver.

Attention à ne pas dégouter le public du Michelin. Les supporters pourraient être tentés de faire des économies en ces temps de crise économique… Sans ou avec moins de supporters, l’ASM aurait ce que l’on appelle le 16ème homme en moins (et elle en a bien besoin en ce moment). Il ne faut pas oublier que l’ASM a l’un des meilleurs publics de France (Ce n’est pas moi qui le dis, c’est la LNR).

Comme le dirait Benabar dans sa dernière chanson, l’effet papillon, moins de supporters, équivaut à moins de rentrées d’argent. Pour plusieurs raisons: moins de spectateurs, moins d’acheteurs de produits dérivés, moins de donateurs.. Donc avec moins d’argent et avec l’inflation qui dans le rugby concurrence ou plutôt dépasse celle de l’économie française, il sera difficile de rivaliser avec les clubs en plein “boum” économique (Toulon, Stade Français, Toulouse, Bayonne, Montpellier..)

Le but n’est absolument pas de râler et de dénigrer le club, mais de contribuer à ce que ces critiques / observations permettent à l’ASM de savoir précisément ce qu’attendent les supporters, en plus de brillants résultats sportifs, du club de leur cœur et de faire en sorte que chacun puisse trouver un maximum de satisfaction en venant au match et en supportant l’équipe.

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