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L'ASM vu par Bertrand Rioux

C'est maintenant au tour de Bertrand Rioux de venir répondre a nos questions.

-> Que vous inspire le centenaire de l'ASM ?
Beaucoup de fierté et de respect. Respect sur tout ce qu’a pu faire le club et de fierté d’appartenir à ce club depuis déjà pas mal d’années,  une trentaine, d’avoir participé et a continuer à participer à écrire l'histoire de ce club.

Beaucoup de respect pour tout ce qui a était fait par ce club. Le nombre de gamins qui sont passés entre les mains de tous les éducateurs, l’accompagnement que le club a pu faire pour ces jeunes-là pendant ces cent années, c’est impressionnant.

-> Comment avez-vous vécu la victoire du bouclier de Brennus ?
De l’intérieur, j’avais la chance d’avoir été invité par l’équipe et de pouvoir être très proche, pratiquement sur le banc des remplaçants. En tout cas juste à côté des joueurs qui  ne jouaient pas, en plein centre, juste sous le bouclier de Brennus. J’ai donc vécu ça de l’intérieur et aux premières loges. D’avoir pu participer à la soirée et au retour du bouclier dans le train, cela a été très intense, c’était un réel plaisir.

J'ai aussi eu la chance de pouvoir monter sur le podium Place de Jaude pour présenter les 2 boucliers des jeunes gagnés la semaine précédente, c’était aussi beaucoup beaucoup de plaisir et d’émotion partagés avec l’ensemble de la population clermontoise et du public. C’était très fort, c’était vraiment magnifique.

Maintenant on sait faire, il faut qu’on y retourne.

-> Quels souvenirs gardez-vous de votre passage à l'ASM ?
En tant que joueurs c’est nos plus belles années de vie parce que on était insouciant, étudiant pour une bonne partie jusqu’en 87. Pendant cinq ans,  le club m’a accompagné dans me études universitaires, m’a permis de me former, m’a soutenu. Ensuite l'ASM m’a donné  la chance de pouvoir entrainer. Je dois beaucoup au club et je continue à lui devoir beaucoup puisque je continue à travailler dans ma passion au sein de ce club, au centre de formation.

Je n'ai donc que d'énormes souvenirs, quelques déceptions bien sûr quand on a perdues quelques finales, la finale de 85 en Du-Manoir, les demi-finales de 85, 86 et 90 et la finale de 1994 en tant qu’entraineur.

Naturellement j'ai vécu des déceptions mais tellement de bonnes choses à coté de ça que je n’en garde que le meilleur.

-> Vos meilleurs souvenirs ?
Les matchs de finales avec cette ferveur jaune et bleue qui nous suivait lors des déplacements, ça c’était toujours émouvant et riche. L’année 1994 avec les deux finales, celle du championnat et celle du Du-Manoir qui se sont mal finies, reste quand même un très grand moment de ma vie à l’ASM.  Les bons souvenirs maintenant c’est de voir les jeunes qui sortent du centre évoluer en première et cela a été de voir la bonne part de l’équipe championne en 2010 de France issue du centre de formation. Le centre de formation a contribué à l’assise de l’équipe qui a été championne de France et c’est une de nos fiertés. Ça fait parti des énormes moments qu’on a partagés avec  tous les montferrandais.

-> Les moins bons ?
Les déceptions des finales perdues à chaque fois. 1994 était une immense déception parce qu’on pensait vraiment que ça pouvait être l’année. En plus on avait relativement bien maitrisé le match jusqu'à 20 minutes de la fin, mais des faits de jeu ont fait que le sort n’a pas tourné en notre faveur. Cela a été compensé le lendemain lors de notre retour au Michelin avec le stade jaune et bleu qui nous a accueillis, nous avons versé quelques larmes mais c’était à la fois des larmes de déception et de bonheur partagé avec le public qui nous remerciait de la bonne saison qu’on venait de réaliser.

-> Quelles sont vos activités depuis la fin de votre carrière de joueur ?
Je suis prof de sport, je travaille à la Jeunesse et Sports où j’ai en charge le Pôle Sports et en même temps je suis à la direction du centre de formation de l’ASM depuis 2004.

-> Quel est le joueur de l'ASM qui vous a le plus impressionné ?
Nalaga sur les dernières années, alors qu’il était en pleine bourre, était vraiment impressionnant. Il restera celui qui a marqué l’essai  de la finale où l’ASM a été championne de France. Après il y a plein de joueurs qui m’ont marqué, Saint-André bien sûr, Jean-Marc Lhermet aussi pour sa carrière de joueur et pour ce qu’il a réussi à faire par la suite.

Philippe car c’était un incontournable de l’équipe de France. Jean-Marc parce que c’était un incontournable de notre équipe qui n’a pas eu la carrière internationale de Philippe Saint-André à cause d'une blessure. Mais il a marqué notre génération et les générations qui ont suivi par ce qu’il a œuvré à construire aujourd’hui.

-> Quels sont vos meilleurs souvenirs de 3éme mi-temps avec l'ASM ?
1994, c’était un peu chaud après la finale perdue en Du-Manoir à Dax. Cette 3éme mi-temps-là, je m’en souviens !

-> Un pronostic pour France-Galles ?
On a fait un concours de pronostic à la Jeunesse et Sports, je suis le seul à avoir mis la France championne du monde. Donc pour être champion du monde, il faut gagner la demie. Je suis le seul, c’était la grosse côte du début de la compétition donc je me rapproche de plus en plus.

Interview par téléphone le 13 octobre 2011

Merci Bertrand

publié le mardi 25 octobre 2011 à 09h00 par vulcain

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