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L'ASM vu par Jacques Brugiroux

Cette semaine, c'est Jacques Brugiroux qui témoigne pour célébrer le centenaire du club.

-> Que vous inspire le centenaire de l'ASM ?
Déjà cent ans c’est énorme après en multisport ça fait des milliers de licenciés qui sont passés par ce club.  J’aurai une pensée pour ces milliers de bénévoles de l'ASM sans lesquels le club ne serait pas ce qui est actuellement. Je pense vraiment à eux.

-> Comment avez-vous vécu la victoire du bouclier de Brennus ?
Comme un truc vraiment très très fort, tellement attendu.
Je ne dirai pas qu’on n’y croyait plus parce qu’on l’espérait toujours mais c’est vrai qu’on avait eu tellement de déception, qu’on ne savait plus que penser. Cela a été une immense joie, même si en tant qu’ancien on ne se sent pas champion de France, nous, bien sûr. On aurait tellement voulu l’être mais bon c’est la vie, c’est comme ça.
J’étais à Clermont avec une bande de copains dans un garage, on a fait une belle petite fête.

-> Quels souvenirs gardez-vous de votre passage à l'ASM ?
J’ai plusieurs souvenirs, mais je garde surtout le souvenir d’une bande de copains. J’ai eu la chance de jouer à un haut niveau avec une bande de copains pendant 12 ans et je trouve ça extraordinaire.
Beaucoup d'entre nous étaient issus de la région plus quelques pièces rapportées évidemment, mais nous étions vraiment une bande de copains.
C’est ce que je retiens avant tout. D’ailleurs ça se ressent maintenant car on se retrouve avec  plaisir.

-> Vos meilleurs souvenirs ?
J’ai un très grand souvenir de la finale de 1978, à l’époque j’étais tout jeune. Joseph Bravo et moi étions  remplaçants, on s'était dit, il faudra qu’on y revienne comme titulaire et on n'y est jamais revenu.
A l’époque les finales se jouaient au Parc des Princes et on n'y a jamais rejoué malheureusement. Souvent on n'était pas loin, on a fait je ne sais combien de demi-finale, mais on n’a jamais pu refaire une finale autre que celles du Du-Manoir bien sûr.

-> Les moins bons ?
(NDLR : après un très long moment d’hésitation) C’est marrant on n’a que de bons souvenirs finalement. Bien sûr qu’on a des pénibles aussi, des défaites, la concurrence qui était quand même rude à l’époque, mais de mauvais souvenirs, non, je ne peux pas dire.

-> Quelles sont vos activités depuis la fin de votre carrière de joueur ?
J’ai joué très longtemps,  jusqu'à 48 ans quand j’ai fini à Romagnat. Après je me suis occupé de deux équipes junior, et maintenant je joue avec les rechapés, avec Gaëtan Héry comme coach.
C’est un plaisir de se retrouver entre nous, il y a plusieurs générations, des joueurs que j’avais peu ou pas connus parce qu’ils sont beaucoup plus jeunes que moi. Ce petit mélange est bien agréable, on fait des matchs contre des petits clubs du coin ou pour des occasions particulières et je trouve que c’est très bien, cela donne aussi une bonne image du club.

-> Quel est le joueur de l'ASM qui vous a le plus impressionné ?
Je ne dirai pas un joueur en particulier mais certains m’ont impressionné, comme  Jacques Fouilhoux, Dominique Sauzade, Henri Bourdillon, Jean-Pierre Romeu, Yves Lafarge. On ne peut pas désigner un joueur en particulier, c’était plus un collectif avec de grosses individualités.
Il y avait plein de joueurs impressionnants plus ou moins fondus dans le collectif.

-> Quels sont les adversaires qui vous on le plus impressionné ?
Il y en avait plusieurs la aussi, il y avait Pepelnjak, les frères Saux à Pau, Cenale, Rossignol, des joueurs pas faciles à affronter.

-> Quels sont vos meilleurs souvenirs de 3éme mi-temps avec l'ASM ?
(NDLR : Avec une grande exclamation)On en a bien fait quelques uns ! Je crois qu’on avait tous adoré l’époque où pendant 2 ou 3 ans, on faisait une chouchoute au siège de l’ASM, rue Montlosier une fois pas an, c’était assez mémorable.
Il y avait les supporters, les joueurs, les familles. Il y avait tout le monde, c’était de grosses soirées.

-> Ça n’a plus rien à voir avec ce qui se fait maintenant ?
De ce côté-la ça n’a plus rien à voir. Il n’y a pas une occasion où on va retrouver les joueurs, leur famille, les supporters, tous mélangés. En plus la soirée choucroute était organisée par les joueurs avec l’aide des bénévoles et de supporters.
On ne retrouve plus cette ambiance, c’est l’évolution du rugby. On travaillait tous, la semaine on rencontrait les supporters, on avait des relations, on avait des points de chute en ville dans des bars à gauche à droite. Avec la vie que mènent les joueurs professionnels aujourd'hui, ils ne peuvent pas se permettre de faire les 3éme mi-temps qu’on faisait pratiquement tous les dimanches.

Merci Jacques

publié le mardi 08 novembre 2011 à 09h32 par vulcain

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