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Qui est le Champion de France 2017 ?


Un club :


 

L'AS Montferrand, avec un D et non un T messieurs de la rade, une équipe à la tunique -jaune&bleu- et un club souvent moqué sur les réseaux sociaux et autres. En cause, les multiples défaites en finales, une salle des trophées désertique et un mental de chips lors des rendez vous importants qui nous ont valu le titre de "loser". Mais cette saison encore, l'ASM a disputé 2 finales, de Champions Cup et de Top 14. Quoi de mieux pour les mono-vannistes qui se voyaient déjà faire le buzz sur un doublé de lose, comme ce fut le cas en 2015. Raté les gars ! L'ASM est championne de France. J'aurais tellement aimé lire vos vannes ... tsssss !

 


Un effectif :


 

Clermont a bénéficié d'un collectif et d'un effectif de qualité cette saison. Cette donnée primordiale a permis au staff et à Franck Azema d'opérer à de nombreuses rotations, laissant des joueurs cadres au repos, donnant ses chances aux joueurs dits "seconds couteaux" de prouver leurs valeurs, de lancer une jeune garde pleine d'espoir et surtout de talent. Patricio Fernandez, déjà, seul numéro 10 de métier derrière Camille Lopez, a réalisé une superbe première partie de saison. Sa blessure a néanmoins mis un frein à ce bon début. Malgré une dernière ligne droite sérieuse, il n'a pu ou su retrouver ce talent à "l'Argentine" qui lui avait valu des lauriers à Brive, par exemple, lors du premier derby. Aussi, on notera la surprise Arthur Iturria. Alors que tous attendaient la confirmation de Paul Jedrasiak, révélation de la fin de saison 2015-2016, un nouveau jeune 2e ligne, au profil atypique, sort du chapeau et vient bousculer une hiérarchie pourtant "annoncée". C'est un profil nouveau, le Retallick français diront certains, qui a cad-débordé les codes du métier de seconde ligne à la française. Ensuite, il y a Damian Penaud qui a profité de la grave et grosse blessure de Fofana. Damian Penaud, un jeune prodige au centre, l'insouciance de sa jeunesse qui lui a permis d'éclabousser cette fin de saison. On retient ses nombreuses prises d'intervalles, sa vitesse, sa vista et cet essai de 100 mètres en finale où il dépose la défense toulonnaise avant de servir Raka. Enfin, les cerises sur le gâteau, les surprises sont venues des titularisations de Cancoriet et Raka. Je dois vous avouer que je n'avais pas vu venir ce coup de génie et probablement que ce titre couronne une insouciante jeunesse qui est là pour jouer, pour se faire plaisir, pour s'amuser.

 


Un sorcier :


 

Clermont collectionne les sorciers. Vern Cotter tout d'abord puis Franck Azema aujourd'hui. Franck Azema. Un coach marabout, difficile à suivre parfois dans ses choix, mais qui a su gérer un effectif de qualité. Turn-over. Choix forts comme ce fut le cas avec les titularisations des jeunards en 1/2 et en finale de Top 14. Une gestion humaine qui a construit le succès de Clermont. Entre blessures, internationaux, formes, profils de joueurs par rapport à l'équipe adverse, le coach clermontois a brillamment réussi sa potion magique, sans serpe d'or mais avec un bouclier.

 


Un jeu :


 

Clermont c'est aussi un jeu prôné, celui de la vitesse et du mouvement. Une orgie de jeu qui nous a gratifié de splendides essais. Les deux qui je retiendrais seront ceux de presque 100 mètres lors des deux finales disputées. Quoi de mieux que d'illustrer 2 essais magistraux lors des deux affiches de prestige. L'ASM, quand elle a la balle, a fait preuve de talent, de vitesse, de génie et n'aurait pas été honteux de dire, sans ce titre, que nous nous sommes régalés tout au long de la saison. Je n'envie pas le jeu toulonnais, montpelliérain ou rochelais. J'ai des étoiles dans les yeux en regardant jouer cette équipe. Notre équipe.

 


Un mental :


 

Je vous vois déjà rigoler derrière votre moustache à la Denis Troch qui d'ailleurs fut honorifiquement scalpée un soir du 4 juin 2017. Non ! Ce n'est pas une blague. Rappelez vous, à Lyon, face au Leinster. Les drops de Camille Lopez qui laissent les Dublinois à 1 essai transformé d'une victoire. Rappelez vous le sang froid de Penaud qui vient récupérer, sur le renvoi, la dernière munition promise au Leinster. Rappelez que, malgré une entame ratée et un score large, l'ASM était revenue à 1 petit point des Sarries pourtant dominateurs. Rappelez vous, le 100% de Parra lors de la finale de Top 14. Rappelez le calme en défense pour arracher cette dernière pénalité qui décapite la malédiction clermontoise. Il fut un temps où, les bras ballants, les joueurs se seraient agenouillés devant une fatalité annoncée, les armes à terre. Il fut un temps où les supporters auraient pleuré, de détresse, non de joie et de fierté, proclamant devant qui l'entendra "comme d'habitude". Il fut un temps où l'ASM serait totalement passée à côté. Ce n'a pas été le cas en Champions Cup, battue par plus forts et tombée les armes à la main. Ce n'a pas été le cas en finale de Top 14 malgré un finish stressant, le cul serré, les slips faisant la propagande pour les pneus Michelin.

 


Des internationaux :


 

Clermont a été le pourvoyeur officiel du XV de France cette saison. Tellement que je me demande encore pourquoi le sponsor Altrad a figuré sur le maillot du XV de France ... Vahaamahina, Iturria, Jedrasiak, Chouly, Lopez, Lamerat, Nakaitaci, Spedding et aujourd'hui Penaud. La qualité d'un effectif au service de la bannière tricolore. De quoi être fier même si cela engendre beaucoup de soucis de gestion pour Franck Azema. Même si les épisodes nombreux concernant l'équipe nationale font régulièrement jaillir  des naseaux auvergnats les taureaux qui sommeillent en eux, cela reste tout de même une immense fierté de voir son club largement représenté sur les feuilles de match de Guy Novès

 


Un peuple, une âme :


 

Il y a souvent des débats sur l'ambiance au Michelin, les animations, les chants. Des discours pluriels, parfois houleux, qui, il est vrai, se sont tenus sous fond d'atmosphère terne durant la saison régulière. Un jaune pâle donc, qui a miraculeusement retrouvé de sa superbe et sa flamboyante une fois les phases finales atteintes. Cela fut le cas déjà en 1/4 de finale contre Toulon puis lors la stratosphérique transhumance en terre Lyonnaise. Un climat chaud qui lança une ligne droite de 3 matchs largement suivie par les supporters malgré les efforts et les distances. Edimbourg, Marseille et enfin le stade de France. Un peuple redoré et arborant fièrement ses couleurs pour livrer des batailles jusqu'au titre de Champions de France 2017. Rien qu'à voir la clameur, la ferveur, notamment place de Jaude, il ne pouvait être autrement que les capteurs sismiques enregistrent des piques de magnitude. Le magma bouillant et éruptif de ces volcans pourtant éteints, c'était bien ce cher peuple arverne.

 

publié le lundi 12 juin 2017 à 12h00 par La Rédac

14 Commentaires

  1. Avatar

    Bravo pour cette trés belle analyse de la saison , par contre je regrette le silence des gros pontes du rugby français , pas un seul petit mot sur cette victoire , on ne souligne pas assez a mon avis l'importance des nombreux joueurs que l'asm mets a disposition de l'équipe de france, enfin ce titre a mes yeux a une autre valeur que les titres remportés par toulon les années précédentes ou le racing l'année derniére, titres obtenus avec une pléiade de stars étrangéres !quel entraineur et quel club de top 14 aurait oser mettre 4 gamins d'une vingtaine d'années sur les feuilles de match les plus importants de l'année !

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    Je plussoie le billet de la rédac et la félicite pour ce beau résumé.
    Pour autant, je rajouterai que la revanche prend toute son importance lorsqu'elle se prend en phase finale.
    Exit le Racing 92 et exit le RCT qui nous voyaient sans doute encore rejoindre les abîmes de la défaite qu'ils imaginaient déjà.
    Quel pied de battre ces deux équipes dont les deux présidents excellent dans la communication manipulatrice.
    Pour le jeu, il est évident que celui de l'ASM est récompensé par un titre et les valeurs de l'Ovalie sont sauves tant sur l'élégance de celui-ci mais sur l'ambition affichée de lancer des jeunes dans le grand bain face à des stars en fin de carrière.
    Pour les jeunes, il me parait évident que Penaud et Iturria sont les révélations de notre club mais s'il en est un qui retrouve sa flamboyance, c'est bien Raka pour lequel nous étions plusieurs forumeurs à être inquiet...
    Au fait Monsieur NOVES, si Morgan PARRA, ne pourrait être éligible en EDF que sur blessures éventuelles, je pense que ce dernier vous salue bien...
    Cette Yellow-Army a bien de la chance de supporter une telle équipe mais cette équipe là a bien de la chance d'être suivie par de tels supporters.
    Fier d'être auvergnat.
    #Asmforerver

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      Idem pour ton com. RCT 2 finales perdues de suite ça commence à compter C'est vrai que Toulon empêche son adversaire de jouer ,et comme je l'ai dit pour que le match soit beau il faut 2 équipes sur le terrain mais pas une qui cherche à jouer et l'autre qui fait tout pour l'en empêcher "par TOUS les moyens" Le jour où toutes les équipes seront à égalité pour le championnat je soutiendrai vraiment l'Equipe de France ,mais avec B.L. je crois que ça n'est pas près d'être le cas . Ou bien il ne faudra recruter que dans l'hémisphère sud .

  3. Avatar

    qu'ajouter à l'exhaustivité de cet article ? Ce que je pense à titre personnel après l'obtention de ce titre, c'est qu'il me semble que ce dernier n'a pas grand chose à voir avec celui de 2010 qui était pour faire court, d'avantage le fruit d'un faisceau de circonstances que la récompense d'un véritable travail foncier de tout un club. Cette fois ci, et bien avant l'aboutissement que l'on a pu tous savourer, j'ai senti que quelque chose se passait intra-muros, que chacun occupait la place qui devait être la sienne, que la communication externe plus agressive dans le bon sens du terme en direction des instances et des médias avait un effet positif à la fois sur le groupe et le staff. Sans doute la mise à l'écart de J.M.L. y a contribué pour une part, car on a senti un Azéma taille patron en capacité de faire des choix et de les assumer sans aucun complexe. Tout n'a pas été facile et rien n'a été donné mais chacun a été à sa place sur le terrain comme en dehors. Même Eric De Cromières, a su parler juste en s'érigeant en défenseur du club quand il le fallait, sans outrance à la "Mourad" mais avec fermeté et détermination. Cet état d'esprit nouveau, issu certainement d'une plus juste répartition des rôles et de l'apparition parfois forcée par les blessures des uns et des autres de jeunes talents, ont certainement conditionné la réussite de cette équipe qui a su provoquer la chance et forcer un destin que tout le monde croyait immuable. Cette année, c'est la bonne, pas seulement à cause du titre mais parce que Clermont a grandi et s'est structuré mentalement autour d'objectifs précis. Avant la finale européenne, je pensais qu'en cas d'échec c'était également fini pour le titre, après le match, curieusement en raison d'une défaite nette et sans bavure, je me suis mis à croire qu'ils pouvaient en raison même de cet échec puiser au fond d'eux mêmes la force et le courage nécessaire pour aller chercher le bouclier, ils l'on fait, bien aidés en cela par la sagacité d'un coach qui a su prendre un risque qu'en d'autres temps, il n'aurait peut-être pas osé prendre. Aujourd'hui, on peut raisonnablement espérer que ce titre en appelle d'autres, pas forcément à enfiler comme des perles tellement la concurrence est rude et que la méthode clermontoise revêt d'exigences par rapport aux clubs qui se contentent d'aligner principalement des grands noms de l'hémisphère sud ayant achevé leur carrière internationale. Toutefois la cohésion est bel et bien là et les joueurs doivent sentir plus qu’auparavant qu'ils évoluent dans un cadre où chacun est à sa place et où tout le monde tire dans le même sens.

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    très joli résumé d'une saison magnifique et une belle mise au point concernant notamment le supposé mental de jambon de notre équipe 😉
    montferrandais un jour, montferrandais toujours !!

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    pour ceux qui ne savent pas écrire Clermont-Ferrand avec un D et non pas avec un T ( masqué par du feutre noir sur les maillots des joueurs du RCT ) je me peremts aussi un petit rappel d'arithmétique :

    sur la période 2007 - 2017
    finales TOP14 jouées ASM = 6 RCT = 5
    finales perdues ASM = 4 RCT = 4 soit 80%
    fiales gagnées ASM = 2 RCT = 1

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      Bien analysé, en terme de statistiques nous sommes devant le RCM(auvais), et ce avec un maximum de JIFFS utilisés en France sur la saison. Le centre de formation est bien pour l'instant le meilleur de l'héxagone avec 3 titres de Champions de France Espoirs en 4 ans.

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    Et oui, amis des médias parisiens ClermonD-FerranT vous l'a fait à l'envers en cette année pas comme les autres et j'ai même envie de vous rappeler que l'A.S.M. reine de la lose, a remporté dans son histoire deux boucliers europééns, puisque cette compétition a subitement pris de l'importance à vos yeux après la victoire du Stade Français ! Aujourd'hui, c'est complètement débile de remonter aux années 30 et 70 pour comptabiliser les échecs passés, vu que le rugby a changé du tout au tout et que la régularité dans les parcours au plus haut niveau est devenue essentielle pour les clubs et leurs différents sponsors. Au vu de la concurrence qui règne à l'heure actuelle entre les uns et les autres, des finales perdues, toutes les grosses équipes du championnat seront appelées à en connaître à tour de rôle dans l'avenir et se servir de çà pour tenter de déstabiliser éternellement un club qui ne répond pas à vos critères "parisianistes" alimentés par le Bling-Bling et le sensationnalisme des déclarations de présidents obnubilés par leur image de marque est non seulement antisportif mais totalement contre-productif vis à vis d'un sport qui a besoin pour faire contre-poids de clubs structurés à la "clermontoise" autour de valeurs sportives stables et d'un financement sain et totalement dépourvu d'opacité.

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